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——————————— December 25, 2018 - Tuesday 25, December 2018 ———————————

Une entrevue de Bluetouff et Kitetoa. Rien d'intéressant pour ceux qui lisent Reflets.info car cette entrevue est un foutoir, les concepts ne sont pas expliqués, tout s'enchaîne à toute vitesse, il faut lire un minimum Reflets.info pour suivre, etc.

Quelques notes :

  • Pour sortir son dossier sur IOL (interceptions obligatoires légales), l'architecture d'écoute des connexions Internet domestiques françaises, Reflets.info s'est basé sur un échange de documentation entre Qosmos, le fabricant des sondes utilisées dans cette architecture, et un des quatre fournisseurs d'accès à Internet d'envergure nationale. Cette documentation précise que le dispositif peut travailler sur un /16 IPv4, soit environ 65 000 connexions Internet. C'est cela qui a fait écrire à Reflets qu'IOL est un dispositif d'écoute de masse. J'ai toujours du mal à y croire compte-tenu des limitations techniques et financières de l'époque (état du réseau de maillage des centraux téléphoniques en 2006, une duplication d'un gros volume de données, ça encombre ce réseau de maillage donc ça porte atteinte à la qualité des connexions internet, etc.) ;

  • Il est de notoriété publique que la France participe au grand marché de la surveillance : nos services secrets échangent des infos avec les autres services secrets, notamment pour couvrir des territoires sur lesquels un service n'est pas autorisé à agir. Exemple : la DGSE française peut légalement surveiller les résidents US, pas la NSA. Inversement, la surveillance de résidents français est encadrée pour la DGSI française mais open bar pour la NSA. Pourtant, compte-tenu de la proéminence de l'agence américaine dans le renseignement mondial, je me demandais ce que pouvait bien lui apporter nos services français de renseignement qui soit assez conséquent pour compenser le flot d'information qu'elle nous fait parvenir (sur le Yémen, par exemple). Une réponse possible : les USA sont très mal interconnectés à l'Afrique, il existe peu de câbles sous-marin directs. En revanche, la France est très très bien raccordée à l'Afrique. Voilà une monnaie d'échange crédible par sa quantité et le fait que l'Afrique soit un territoire prioritaire d'un point de vue de la lutte antiterroriste. Évidemment, pour que cette hypothèse fonctionne, il faut poser comme postulat que l'interception massive sur les fibres optiques transocéaniques (c'est l'objet du programme « UPSTREAM » de la NSA tel que décrit dans les documents publiés par Snowden) est courante, ce dont je doute, en comparaison d'une interception chez les géants du Net (programme PRISM) qui m'apparaît être plus fréquente et pratique (facilité d'utilisation, absence de chiffrement aux extrémités, etc.).

J'ai toujours présenté sous un angle complotiste le fait que la batterie de nos ordinateurs de poche (smartphones) soit de plus en plus souvent inamovible : ça doit être conçu pour que nous ne puissions pas retirer la batterie, donc que la puce GSM dite baseband (celle qui communique avec le réseau) puisse continuer à émettre et à recevoir donc à nous fliquer (géolocalisation par les antennes de téléphonie, envoi d'informations pompées directement dans la mémoire du téléphone, etc.). Voir, par exemple : Pourquoi choisir un ordiphone avec une batterie amovible ?

Un collègue fan d'électronique m'a récemment proposé un autre angle de réflexion.

Une batterie peut être souple, molle et enfermée dans un petit sachet de protection. Rien oblige à ce qu'elle soit un gros rectangle dur. On trouve de telles batteries souples depuis longtemps dans les tous petits bidules électroniques. Sauf erreur de ma part, c'était aussi le cas de la batterie de mon Motorola Moto G 4G LTE : elle était souple et enfermée derrière une feuille de plastique dur scellée.

Pour qui veut miniaturiser toujours plus, ces batteries souples sont une opportunité, car elles occupent un peu moins d'espace que leur équivalente enfermée dans du plastique rigide. Mais l'impératif de sécurité préalable à la mise sur le marché demeure : il ne faudrait pas que le consommateur endommage la batterie (torsion, perçage, choc, etc.). Pour répondre à cette exigence de sécurité, le plus évident est de rendre la batterie inamovible.

Ainsi, la batterie inamovible de plus en plus répandue serait une conséquence de la miniaturisation et pas d'une volonté de surveiller tout le monde. Le fait que le consommateur ne puisse plus s'assurer que son smartphone est réellement éteint serait une conséquence de la miniaturisation.

Évidemment, cela n'a pas empêché les constructeurs d'ordinateurs de poche de broder des fonctionnalités qui peuvent exister seulement si l'ordinateur est toujours allumé, telle que la possibilité d'effacer à distance les données d'un ordinateur de poche volé, ce qui signifie que la puce GSM reste connectée au réseau et qu'elle dispose des droits d'écriture sur la mémoire du téléphone. Mais, rien permet d'affirmer que le choix de batteries inamovibles découle de la volonté de proposer de telles "fonctionnalités".

On serait donc dans le cas où un choix technologique a entraîné un effet secondaire négatif, une possibilité de surveillance.

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