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——————————— February 14, 2017 - Tuesday 14, February 2017 ———————————

The binary log contains “events” that describe database changes such as table creation operations or changes to table data. […] The binary log has two important purposes:

  • For replication, the binary log on a master replication server provides a record of the data changes to be sent to slave servers. The master server sends the events contained in its binary log to its slaves, which execute those events to make the same data changes that were made on the master. See Section 18.2, “Replication Implementation”.

  • Certain data recovery operations require use of the binary log. After a backup has been restored, the events in the binary log that were recorded after the backup was made are re-executed. These events bring databases up to date from the point of the backup. See Section 8.5, “Point-in-Time (Incremental) Recovery Using the Binary Log”.

The binary log is not used for statements such as SELECT or SHOW that do not modify data. […]

[…]

The binary log is generally resilient to unexpected halts because only complete transactions are logged or read back. […]

Passwords in statements written to the binary log are rewritten by the server not to occur literally in plain text. […]

À l’initiative des élus LR, les parlementaires réunis au sein de la commission mixte paritaire ont rétabli le délit de consultation de site terroriste. […]

[…]

Philippe Bas, président de la Commission des lois, avait prévenu quelques heures plus tard qu’il réinjecterait ce délit considéré comme « essentiel », en l’adaptant pour se conformer à la décision du Conseil Constitutionnel. Passant de la parole aux actes, un amendement au projet de loi sur la sécurité publique a été déposé en toute dernière ligne droite […]

Il faudra d’abord que « la consultation s’accompagne d’une manifestation de l’adhésion à l’idéologie » exprimée sur le site consulté habituellement.

L’expression est floue : dans son acception la plus simple, on peut envisager qu’un juge soit sensible à un simple « like » sur Facebook. Mais quid d’un partage sur Twitter de la page en cause ? Quid d’un commentaire plus ou moins neutre placé sur une zone ouverte du site litigieux ? De même quand faut-il que cet « accompagnement » soit constaté ? Concomitamment à la consultation... ou plus tard ? Bref, comment doit s’exprimer cette manifestation, qui ne semble pas nécessairement publique ?

[…]

Cette fois, une personne poursuivie pourra esquiver la peine par la démonstration d’un « motif légitime ». Le texte en cite quatre, mais la liste n’est pas limitative du fait de l’adverbe « notamment ». […]

[…]

Le parapluie du motif légitime n’est pas bien costaud. Celui qui exprime une adhésion bruyante à telle idéologie, appelant à la commission d’actes terroristes, pourra certes échapper au délit de consultation habituelle, car il a docilement dénoncé ce site. Mais il pourra toujours être poursuivi sur le fondement de l’article 421-2-5 du Code pénal, lequel réprime de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende, le fait « de faire publiquement l'apologie de ces actes »



Ces gus ont pondu un pseudo-patch en 3 jours, week-end compris, comment espérer une quelconque réflexion ?! :( Notons, qu'une fois encore, droite et gauche ne font qu'un. ;)

Ce pseudo-patch a été introduit dans le projet de loi sur la sécurité publique qui est déjà fortement contestable.

Le Conseil constitutionnel a censuré sur 3 points :

  • La disposition n'est pas nécessaire compte-tenu de l'arsenal existant. Ce patch ne prend pas en compte ce point.

  • Ne pas punir la démarche intellectuelle visant à s'informer. Ce patch prend partiellement en compte ce point : la construction d'une opinion passe par le débat. Quid de diffuser un lien en y ajoutant un commentaire ? Comment sera perçu ce commentaire ? Quand je vois que l'analyse d'un discours du califat par Islamic-News a conduit à la censure sans juge de ce site… Surtout, comment sais-je que je suis sur un site web qui entre dans le cadre de ce délit ? Parce que des sites avec des fortes idéologies, j'en consulte tous les jours. Le Monde, Mediapart, Fakir, pour ne citer qu'eux. Juste leur idéologie est mainstream donc ça passe. Donc on punit encore la démarche intellectuelle de rechercher l'info, le savoir. On est sur une pente glissante.

  • Les exceptions doivent être strictement définies. Ce patch corrige ce problème… tout en introduisant des effets de bord curieux comme le signale NextInpact.

En effet, le comité des administratifs et des personnels de la mairie ont rendu leur recommandation sur la réorganisation de l’IT. Il prône le démarrage immédiat de la création d’une architecture client unifiée basée sur Windows, déployable d’ici 2020 au plus tard. Pour motiver son choix, le comité a indiqué que l’usage de « produits standards » est nécessaire pour la compatibilité avec d’autre solutions comme SAP par exemple.

Dans son avis, le comité précise que si le choix de retourner sous Windows et Office est définitivement validé, dans l’intervalle de migration, le personnel municipal devra pouvoir exécuter Windows ou LiMux à leur convenance.

Cette orientation ne satisfait pas la Free Software Foundation Europe. Mathias Kirschner, son président, a expliqué à nos confrères de ZDnet que « le maire est depuis le début contre le logiciel libre ». Et d’ajouter : « Quand il a été élu, il était fier d’avoir réussi à ce que Microsoft déménage son siège à Munich et il a fait réaliser une étude par Accenture, un partenaire de Microsoft. »

LALA.

Site web qui recense la position des député-e-s européen-ne-s sur le CETA, par pays, par groupe politique, etc. et qui propose d'envoyer, facilement, un mail aux indécis-e-s afin de leur demander de s'engager à voter contre cet accord commercial délétère dans tous les domaines (agriculture, santé, "propriété intellectuelle", protection de la vie privée et données personnelles, etc.) : harmonisation par le bas des normes, justice privée parallèle, ultra-libéralisme (compétitivité, concurrence accrue,…), etc. Accord négocié en secret sinon c'pas drôle. CETA, c'est la même merde que d'habitude, quoi. :/

Le vote au Parlement européen aura lieu demain. Dernière ligne droite pour se bouger.

La cryptozoologie est plus compliquée qu'il ne parait. Si tous les récits de monstres marins mystérieux n'étaient que des racontars de vieux marins ivres au bistrot du port, si toutes les histoires d'animaux étranges au cœur de la jungle n'étaient que des inventions d'indigènes ignorants, forcément ignorants, tout serait plus simple. On classerait tout cela au rayonnage des mythes, amusants et distrayants sans doute, mais indignes d'une vraie étude scientifique. Mais la cryptozoologie peut apporter des surprises. Bien sûr, il est rare que la bestiole citée dans les légendes existe vraiment. Mais son étude scientifique peut mener à des découvertes bien réelles. Les pieuvres gigantesques n'existent pas, mais le calmar géant (bien moins cité dans les légendes) était réel. Les mystérieux hommes-singes perdus au fin fond de l'Afrique sont de « simples » chimpanzés, mais ces chimpanzés montrent une variété de physiques et de cultures bien plus grande que ce qu'on croyait.

Selon une étude de l’université de Duke, il y a 40 % des actions qu’on effectue tous les jours qui ne sont pas des décisions, en fait. Ce sont des habitudes. Je pense que quand vous sortez de chez vous le matin, vous fermez votre porte à clef, vous partez et vous vous posez la question « est-ce que j’ai fermé la porte ? » Parce que tellement on le fait machinalement qu’on oublie qu’on l’a fait. Les habitudes deviennent des automatismes et les automatismes ça sert à quoi, en fait ? Que notre cerveau arrête de réfléchir : on fait ça automatiquement, et ça permet d’économiser de l’énergie. Comme ça notre cerveau ne va pas énormément utiliser d’énergie, il va faire appel à un automatisme et, de ce fait-là, donc quand vous fermez la porte le matin vous dites : « Est-ce que j’ai vraiment fermé la porte, ou non ? ». Vous l’avez fermée, mais vous ne savez pas, quelquefois.

Et après, c’est vrai que changer ces automatismes-là c’est le plus compliqué. Si vous êtes habitué à Windows, vous avez des automatismes sur Windows. Si vous êtes habitué à avoir votre téléphone, vous l’utilisez uniquement pour les réseaux sociaux, c’est dur à supprimer ces automatismes-là.

En fait, le schéma des automatismes, le schéma des habitudes c’est un peu celui-là, que vous pouvez trouver sur un livre, si vous êtes intéressé, de Charles Duhigg, The Power of Habit, La force des habitudes, qui est un livre intéressant sur, justement, les habitudes et comment changer nos habitudes.

Donc une habitude, il y a un déclencheur. Il y a un déclencheur qui va lui-même engendrer une routine pour avoir une récompense. Et donc ça, c’est un peu le schéma des habitudes.

Je vais prendre, par exemple, quand quelqu’un à côté de vous a la même sonnerie. Déjà dès que votre téléphone sonne, il y a un SMS qui arrive, c’est le déclencheur, et la routine c’est d’aller voir qui vous a envoyé un SMS. La récompense c’est la lecture de ce SMS-là. Donc c’est dur, quand votre téléphone est de l’autre côté de la salle, de ne pas aller. Vous entendez la petite sonnerie du SMS, donc votre cerveau vous dit : « Il faut aller lire le SMS. » C’est dur de résister, déjà. Vous vous dites « je dois aller voir qui m’a écrit ». Donc c’est exactement ça. La sonnerie du SMS c’est le déclencheur. La routine c’est d’aller chercher son téléphone, ouvrir l’application des SMS, et la récompense c’est la lecture, que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle. En tout cas, c’est la récompense et c’est le but. Et je pense que ça nous est arrivé, à tout le monde : quand il y a un voisin qui a exactement la même sonnerie que vous, vous savez que le téléphone sonne chez le voisin et pourtant, vous ne pouvez pas vous empêcher de sortir votre téléphone et de regarder votre téléphone. Eh bien pourquoi ? Parce que simplement, le déclencheur ça a été la sonnerie et que votre cerveau s’en fout : ça a été un déclencheur, il lui faut sa récompense ! C’est pour ça qu’en général, quand il y a quelqu’un à côté de vous qui a la même sonnerie du SMS, vous le voyez qui sort son téléphone, c’est vraiment lui, mais vous ne pouvez pas vous empêcher de sortir votre téléphone et de regarder. Voilà, c’est Pavlov, c’est un réflexe pavlovien.

[…]

On reprend un tout petit, en fait, ce que disait l’auteur du livre. On a le schéma : pour changer nos habitudes, eh bien il faut garder le déclencheur, si on a la possibilité de garder le déclencheur, et garder la récompense aussi. Et interagir, agir sur la routine. Par exemple, je prends juste pour les fumeurs, l’exemple des fumeurs, quand vous voyez un café, eh bien le fumeur veut allumer sa cigarette. La routine c’est d’allumer une cigarette, la récompense c’est la nicotine. En changeant la routine, c’est d’avoir le déclencheur, eh bien c’est le café il est là, et au lieu de fumer sa cigarette mettre un patch nicotine et la récompense elle est la même, en fait. C’est qu’on garde le déclencheur, on garde la récompense, mais on change la routine. C’est peut-être pareil, aussi, pour passer, par exemple, à un OS libre. Le déclencheur c’est de pouvoir aller sur Internet. La récompense c’est d’avoir des nouvelles des proches si on va sur les réseaux sociaux ou utiliser Office, eh bien la routine ça serait de lui proposer quelque chose : au lieu d’aller sur Windows, c’est d’aller sur Ubuntu.

En fait, qu’est-ce qu’on fait ? C’est presque moi, quand j’ai lu ça, je disais « tiens, c’est presque qu’on va hacker l’habitude : on va intervenir sur l’habitude et essayer de changer la routine. »

Voilà, au niveau des habitudes je pense que c’est quelque chose qui est très compliqué à changer et que ça induit de se faire violence et de se dire « voilà, moi ce que j’ai envie de changer, c’est ça », et de s’en donner les moyens et d’en être convaincu.

[…]

Et comme effort économique aussi, c’est dire aussi adieu aux cartes de fidélité. Parce que oui, vous faites des économies en utilisant vos cartes de fidélité : à chaque fois que vous allez acheter, on va vous dire « moins 50 %, moins 10 % », vous allez accumuler des sous dans une carte et vous pouvez les utiliser après, vos sous. Mais seulement, en contrepartie, vous donnez plein, plein, plein de données. On sait tout ce que vous êtes en train d’acheter. Justement, vous devez connaître l’anecdote du père de famille, aux États-Unis, qui retrouve dans sa boîte aux lettres des coupons de réduction pour des couches pour bébé, des affaires pour bébé. Il est sidéré parce que sa fille n’était qu'au lycée, en fait, et donc avait 16 ans. Il est allé se plaindre chez Target qui est l’équivalent, à peu près, de Carrefour ici et le directeur de Target lui a dit : « Je suis désolé, je ne sais pas pourquoi vous avez reçu de telles publicités ou de tels bons de réduction. » Il disait : « Oui, vous incitez ma fille à faire des choses en lui envoyant de telles publicités. »

Le papa est rentré chez lui furieux. Une semaine après il y a le directeur qui l’appelle parce que, aux États-Unis ils ont un suivi client, ils suivent le client, vraiment c’est bien fait. Le directeur a rappelé la personne en s’excusant encore une fois, lui dire : « Voilà, je m’excuse, franchement je ne sais pas pourquoi vous avez reçu de telles publicités ! » Le père lui dit : « Non, c’est moi qui m’excuse, parce que, apparemment, il est arrivé des choses sous mon toit que je ne connaissais pas. » Et donc sa fille était vraiment enceinte.

Pourquoi on a su ? Pourquoi Target savait que sa fille était enceinte ? Parce qu’ils avaient engagé un excellent statisticien, un excellent scientifique qui avait étudié les millions de données qu’ils avaient accumulées depuis déjà une quinzaine, voire une vingtaine d’années. C’est Andrew Pole, ce scientifique s’appelle Andrew Pole et donc, à un moment donné, le but c’était de connaître si une femme était enceinte au début de son deuxième trimestre. Parce que c’est au début du deuxième trimestre que, apparemment, les femmes enceintes commencent à acheter des affaires pour leur bébé. Donc en analysant toutes les données, Andrew Pole a identifié 25 produits qu’utilisaient les femmes enceintes en général. Et si une femme achetait au moins 4 produits de ce lot de 25, eh bien à 80 % elle était enceinte, au troisième [deuxième, NdT] trimestre. Ça veut dire qu’il a développé un modèle prédictif en se basant uniquement sur l’achat de 25 produits. Et comment ils ont eu toutes ces informations-là ? Eh bien uniquement avec les cartes de fidélité.

[…]

[…] Je ne dis pas qu’il faut se couper du monde, mais, comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est reprendre en main le contrôle de nos données : il faut être acteur de notre vie numérique et ne pas subir le numérique.

Via https://twitter.com/morandim77/status/831384810614620161 via https://twitter.com/aeris22

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