The Daily Shaarli
Site web qui recense la position des député-e-s européen-ne-s sur le CETA, par pays, par groupe politique, etc. et qui propose d'envoyer, facilement, un mail aux indécis-e-s afin de leur demander de s'engager à voter contre cet accord commercial délétère dans tous les domaines (agriculture, santé, "propriété intellectuelle", protection de la vie privée et données personnelles, etc.) : harmonisation par le bas des normes, justice privée parallèle, ultra-libéralisme (compétitivité, concurrence accrue,…), etc. Accord négocié en secret sinon c'pas drôle. CETA, c'est la même merde que d'habitude, quoi. :/
Je trouve cet outil très bien fait et le mail qui sera envoyé me paraît plus approprié que celui des précédentes campagnes.
La Quadrature nous informe :
Dans la foulée de l'élection houleuse d'Antonio Tajani à la tête du Parlement européen et à l'approche d'élections majeures aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, les rapports de force et les positions des groupes politiques de l'institution se transforment et rendent difficilement prévisible l'issue du vote. Sans surprise, la plupart des conservateur·rice·s (PPE et CRE) et des centristes (ADLE) semblent acquis·es à CETA, tandis que les groupes des écologistes (Verts/ALE), de la gauche unitaire (GUE/NGL) et des nationalistes (ENL) s'y opposent. Le groupe décisif qui pourra faire basculer le vote sera donc celui des sociaux-démocrates (S&D), divisé sur la question : alors que les élu·e·s allemand·e·s du groupes sont favorables à CETA, les élu·e·s français·es affichent leur opposition – pendant que leurs collègues de l'Assemblée nationale affinent leurs convictions. […]
Je vous propose donc qu'on se bouge avant le vote du 15 février au Parlement européen. :)
Via https://www.laquadrature.net/fr/finissons-en-definitivement-avec-CETA
Pour une version synthétique, voir : Projet de loi sécurité publique : refusez ce débat expédié ! .
Le projet de loi sécurité publique a été examiné par chacune des chambres de notre Parlement. Il ne reste plus qu'un passage en commission mixte paritaire pour trancher les dernières divergences notamment sur l'extension de l'affaiblissement des conditions requises pour plaider la légitime défense aux forces de police municipale..
Là encore, ce texte envoie du lourd niveau atteintes aux libertés et droits fondamentaux. Je retiens :
On notera qu'il a suffit de 15 député-e-s présent-e-s en séance pour voter ce texte… PS + LR + FN sont du même avis.
Et comme d'habitude, cela se déroule dans un silence assourdissant.
La communauté en vert de Marine Le Pen se retrouve ainsi totalement à l’écart des échanges, et c’est le compte @Elyseemarine qui sert de relais, plus que celui des élus. Si le compte twitter d’Emmanuel Macron a une meilleure position, ce sont clairement les comptes de @JLMelenchon et @JLM_2017 qui sont les plus centraux.
Les positions de Mélenchon se diffusent le plus largement. Mais la discussion ne fait pas le vote. ;) Un des biais peut être, comme cette analyse y fait référence, le fait que Le Pen et Macron ont été diffusés en intégralité sur 4 médias de grande écoute là où Mélenchon et Hamon n'ont eu que des miettes, ce qui a pu provoquer un report sur d'autres supports.
A noter que les communautés des trois candidats sont relativement semblables en volume : celle de Marine Le Pen correspond à environ 14 % du total des comptes, celle d’Emmanuel Macron à 12,3 % et celle de Jean-Luc Mélenchon à 13 % des comptes twitter.
Gephi permet également d’afficher les comptes twitter en fonction de leur activité et notamment des mentions qu’ils font d’autres comptes. Cette cartographie des comptes très actifs fait apparaître une autre communauté en rose, la plus importante avec 20 % du total des comptes du corpus : [ NDLR : des comptes twitter de médias, d’activistes et satiriques ]
Donc beaucoup de tweets sont des piques, de la dérision, des réactions outrées. Macron est particulièrement visé.
Le top tweets contient avant tout des piques destinées aux candidats, leur propagande à l’occasion des meetings a donc été détournée par les twittos, ce que l’on retrouvait mais moins fortement pendant les primaires de la gauche. Attention donc aux analyses uniquement en terme de volumes, car une part non négligeable des mentions des politiques vient de leurs critiques.
[…]
Une autre option intéressante proposée par Visibrain est l’export des relations entre les hashtags. On retrouve les 3 communautés militantes mobilisées, néanmoins sur ces hashtags on peine à trouver des idées spécifiques.
En résumé, les candidats ont des thématiques propres : #lafranceenmarche, la #franceinsoumise, ou encore #aunomdupeuple, qui apparaissent comme des slogans sans substance ni proposition marquante. C’est d’ailleurs sans doute ce qui explique pourquoi aucune de leurs communautés ne s’est vraiment distinguée sur twitter, à l’exception de Mélenchon avec son hologramme. Cette incapacité à diffuser et faire discuter ses propositions sur Twitter est d’autant plus remarquable au regard de la propension de B. Hamon et de ses soutiens à avoir réussi lors des débats de la Primaire de la gauche à imposer et mobiliser autour de ses propositions, et notamment le #revenuuniversel, comme nous l’avons vu dans une précédente analyse. Communiquer est important, mais sans propositions, comment marquer et mobiliser les électeurs ?
Pire que la non mobilisation, cela met en exergue l'absence d'un projet de société qui se démarque et suscite un engouement du Peuple. Et c'est bien triste et ça sera lourd en conséquences.
[…] Et pourtant, dans cette «affaire Théo», du prénom de la victime, on a parfois l’impression, à lire des articles et des commentaires politiques, que ce qui rend tout cela vraiment scandaleux, c’est que Théo est un «type bien», qui «ne méritait pas ça». […]
On se pose des questions : s’il avait le casier judiciaire d’un dealer ou d’un voleur, cet homme aurait-il mérité d’être violé ? S’il avait fait de la prison, aurait-il reçu la visite du président de la République ? Lequel, dans sa grande bonté, a souligné que «Théo a réagi avec dignité et responsabilité». Et s’il avait été au contraire envahi par la colère et la rage, ce qui serait parfaitement compréhensible, serait-il moins digne d'être entendu ?
A trop souligner les «qualités» de Théo, on prend le risque de le faire passer pour une exception, le gentil noir, et de présenter son cas comme un acte isolé. Insister sur sa «gentillesse», c’est mettre du mascara sur le coquard d’une réalité française : celle des violences policières. Ces agressions aveugles, basées sur des préjugés racistes, ne s’embarrassent pas de savoir si un individu est digne d’un prix Nobel de la paix ou pas. Théo n’a pas besoin de circonstance atténuante et encore moins qu’on l’enferme dans le cliché colonial du bon noir sage, seulement coupable de n’être pas né sous la bonne étoile.
Gros +1.
[…] Saisi par un Français poursuivi pour avoir consulté des contenus djihadistes, notamment des chants, sur l’application Telegram, ce dernier a jugé que le code pénal, qui prévoit depuis le mois de juin de punir de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende le fait de « consulter habituellement » des sites Internet faisant l’apologie du terrorisme ou incitant à commettre de tels actes était contraire à la Constitution.
Le Conseil a d’abord rappelé, en préambule, que « la libre communication des pensées et des opinions » garantie par la Déclaration des droits de l’homme de 1789 « implique la liberté d’accéder » à Internet. Il a ensuite expliqué que toute disposition rognant sur cette liberté se devait d’être « nécessaire, adaptée et proportionnée ».
Nécessaire, la loi contestée ne l’est nullement, a noté le Conseil, égrenant les nombreuses dispositions constituant l’arsenal répressif, judiciaire comme administratif, dont s’est dotée la France, ces dernières années, pour lutter contre le terrorisme. […]
Le Conseil constitutionnel a aussi estimé que l’atteinte à la liberté de communication portée par ce délit n’est ni adaptée, ni proportionnée, puisqu’il « n’impose pas que [son] auteur ait la volonté de commettre des actes terroristes », pas plus qu’il adhère « à l’idéologie exprimée » sur ces sites. Autrement dit, et comme l’avait noté l’avocat François Sureau lors de son intervention devant le Conseil pour la Ligue des droits de l’homme, la loi contestée punit la « simple démarche intellectuelle ».
La loi prévoyait une exception lorsque la consultation habituelle était réalisée « de bonne foi ». Le Conseil a semble-t-il entendu les arguments de M. Sureau, qui a estimé lors de l’audience que la loi attaquée empêchait « le citoyen d’une démocratie de se former une opinion justifiée sur l’une des menaces les plus graves qui pèsent sur notre société, sur sa nature et sur ses formes », jetant « un pan entier de la liberté de penser […] dans l’ombre policière et répressive ». Les conseillers ont en effet balayé cette exception, jugeant qu’elle faisait « peser une incertitude sur […] l’usage d’Internet pour rechercher des informations ».
Sans compter :
Mais le Conseil constitutionnel a eu beau ausculter les travaux parlementaires : rien ne permet « de déterminer la portée que le législateur a entendu attribuer à cette exemption
[…]
[…] D’abord proposé en 2012 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, après les attentats de Toulouse et Montauban, le délit de consultation habituelle de sites terroristes avait été vertement critiqué par le Conseil d’Etat, mais défendu par la droite, et finalement voté par les députés de gauche. Contre l’avis du gouvernement, il avait finalement pris place dans la loi sur la réforme pénale, promulguée en juin.
