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——————————— November 22, 2016 - Tuesday 22, November 2016 ———————————

Heureusement, dans unbound on peut forcer un TTL minimal.

Ceci est une fausse bonne idée !. Quid du DNS dynamique (qui est toujours beaucoup utilisé pour l'auto-hébergement) ? Quid de la répartition de charge ? Quid de la possibilité de planifier et d'effectuer une maintenance (bah oui, sur mes zones persos, je sais qu'au plus tard 3600 sec après une modif', elle sera prise en compte partout… sauf chez SebSauvage…) ? Quid du roulement de clés DNSSEC (ben oui, OpenDNSSEC calcule les timings pour la prépublication des nouvelles clés et le retrait des anciennes. Il calcule large mais still) ?!

Oui, il y a des abus sur les TTL de la part de certaines personnes et sociétés commerciales mais la solution de forcer le TTL est une réponse totalement disproportionnée qui a des effets de bord indésirables. :@ Le mieux n'est-il pas, comme toujours, de faire de la pédagogie avec les personnes concernées ?

Quand SebSauvage écrit que les TTL courts « augmente globalement le trafic DNS mondial », il faut nuancer : ça charge uniquement les serveurs récursifs et les serveurs qui font autorité sur les zones qui ont un TTL court. Or, ces derniers ont un lien (appartenance, location, adminsys, etc.) avec les personnes qui ont sciemment choisies un TTL court donc ces TTL courts ne font pas de mal à d'autres acteurs : un TTL court sur shaarli.guiguishow.info. ne fait pas de mal aux serveurs qui font autorité sur info ou sur la racine.

Cet article offre une solution pour automatiser la connexion à Internet lorsque vous êtes face à un portail captif WiFirst (et du Crous en début d'article). La solution est donnée en fin d'article et utilise curl, je l'utilise sur Linux et il est également disponible sur Windows et Mac.

Je suis sûr que ça peut dépanner. :)

Stade de Nice

  • Différence entre MOP et PPP :

    • Maîtrise d'Ouvrage Public (MOP) : la collectivité emprunte elle-même et elle gère elle-même le projet de bout en bout.

    • Partenariat Public Privé-PPP) : le prestataire fait l'emprunt, gère la construction, empoche les entrées et autres revenus (publicitaires, location pour des congrès et autre), jouit d'une redevance annuelle payée par la collectivité, profite des subventions et d'une compensation d'impôts (taxe foncière, IS, taxe professionnelle, etc.) pendant la durée du contrat (27 ans et 5 mois pour le stade de Nice) c'est-à-dire que c'est la ville qui paye les impôts, y compris si ceux-ci augmentent.
  • Le PPP peut être utile et profitable à la collectivité quand il n'est pas vu comme une simple commodité financière pour éviter de lever l'impôt ou pour s'endetter tout en améliorant les équipements de la collectivité. Or, un rapport resté confidentiel du Ministère des Finances met en évidence une explosion du nombre de contrats PPP passés quelques années seulement avant une échéance électorale dans les collectivités.

  • Je retiens que le contrat (y compris les annexes) est bien un document communicable au sens de la loi de 1978 et que donc Cash a exagéré avec le secret des affaires.


Contrat "open bar" entre Microsoft et la Défense française

J'en ai déjà parlé dans un autre shaarli : http://shaarli.guiguishow.info/?mBvFqA

  • J'apprécie le full disclosure concernant la relation d'amitié entre Élise Lucet et Marc Mossé.

  • Faire intervenir Éric Filiol… oui… Le gus qui prétendait avoir cassé AES au début des années 2000 puis qui a prétendu que son équipe a cassé TOR en 2011 (https://koolfy.be/2011/10/24/did-filiol-break-tor-1/). Sans compter le paradigme étrange et la com' très bancale autour de Perseus (https://exploitability.blogspot.fr/2011/07/lib-perseus-pas-convaincu.html et https://news0ft.blogspot.fr/2011/06/challenge-fail.html ). Bref, quelques bourdes et exagérations qui ne jouent pas en sa faveur mais bon…

  • Je ne suis pas convaincu par la démonstration. Oui, tout système sera toujours vulnérable à un-e humain-e qui clique sur n'importe quoi.

  • Ce reportage révèle la logique sous-jacente (que l'on retrouve aujourd'hui dans le choix de Skype Pro par la DSI du CNRS) : on prend la décision en amont, on nomme des comités de prise de décision totalement bidons que l'on n'écoutera pas et surtout, surtout, on n'écoute pas les techniciens. Les propos du vice-amiral Coustillière sont clairs : « Ce débat est un débat d'informaticien [...] C'est un débat dépassé depuis plusieurs années ».


Pôle emploi et opérateurs privés de placement (OPP)

  • Théorie : les personnes à la recherche d'un emploi les plus autonomes sont confiées au privé pour du suivi personnalisé afin que le public prenne soin des autres personnes, jugées plus en difficulté.

  • Dans la pratique, Pôle emploi doit refourguer de la prestation privée à marche forcée. Objectifs chiffrés à tenir.

  • Exemples d'OPP : Ingeus, Aksis, etc.

  • Quelques pratiques douteuses : présentation PowerPoint en solitaire en lieu et place d'un-e interlocuteur-rice, rdv administratif pour l'enregistrement du dossier (mais c'est toujours mieux que de voir Pôle emploi partager le dossier complet de la personne en recherche d'emploi avec le privé), services en ligne doublons de ceux proposés par Pôle emploi comme Emploi Store (et donc payés par la puissance publique), interlocuteur-rice différent-e à chaque rendez-vous, rendez-vous collectif ou via Skype, bilan de clôture pas du tout personnalisé (une ex-employée d'Ingeus) dénonce des bilans copiés/collés, etc. Bref, suivi pas personnalisé du tout.

  • L'OPP récolte en moyenne 435 € pour tout-e chômeur-euse qui retrouve un emploi, 152 € sinon.

  • Le directeur général de Pôle emploi qui croit à l'autorégulation des OPP. Puisque ces sociétés commerciales sont mieux payées si le-a chômeur-euse retrouve un emploi, elles vont tout faire pour faire du vrai bon boulot. C'est mignon tout plein, non ? :))))



Cash est toujours aussi chiant avec sa scénarisation genre créer de la symbolique autour des accords privés/publics assimilés à un mariage entre un BCBG et Marianne. Osef de savoir en détails comment l'équipe s'est faite blouser par le ministre de la Défense. Toute la mise en scène doit représenter au moins 1/3 du temps total de l'émission, quoi !

Le ton est toujours aussi insupportable, ça coupe la parole sans arrêt aux personnes interrogées. Même si la personne ment, noie le poisson ou raconte n'importe quoi, tu le laisses finir et tu rectifie après, sérieux. Là, c'est juste inaudible et bien prise de tête à suivre.

Je n'avais pas regardé cette émission depuis septembre 2015 (un épisode) et novembre 2014 et ça ne m'avait pas manqué. Et c'est dommage car il y a un vrai travail sur le fond. :(

Paul Sourour raconte que dans les années 2000, alors qu’il était jeune programmateur, il a été engagé par une entreprise de marketing canadienne, dont les principaux clients étaient des laboratoires pharmaceutiques. La loi canadienne étant assez stricte sur la publicité pour les médicaments, et interdisant la promotion directe d’un traitement, le site se présentait comme une plateforme d’information et fabriquait des quizz qui, quand les internautes y répondaient, les orientaient vers tel ou tel traitement en fonction des réponses. Paul Sourour se voit confié la fabrication d’un quizz à destination des jeunes filles. Toutes les spécifications lui sont données par son entreprise, il n’a qu’à écrire le programme. Ceci fait, il s’aperçoit que, quelles que soient les réponses, on ne tombe que sur un seul médicament. Mais ça ne le gêne pas. Il a fait le travail pour lequel il est payé et le client est ravi. Mais un collègue lui envoie un article racontant le suicide d’une jeune fille, attribué manifestement aux effets secondaires de la prise de ce médicament. Paul Sourour découvre à cette occasion que ce traitement est répertorié comme ayant des effets secondaires puissants. Sachant qu’il a été prescrit à sa petite soeur, il l’appelle pour qu’elle cesse de le prendre, ce qu’elle fait. Peu après, il démissionne, et enterre cette histoire. Si Paul Sourour y revient aujourd’hui, c’est parce qu’il constate la place prise par les programmes informatiques dans notre vie de tous les jours et que les développeurs sont devenus “la dernière défense contre des pratiques dangereuses et n’obéissant à aucune éthique”. Il invite donc les programmeurs à faire en sorte que leur code respecte non seulement la loi, mais l’éthique.

Etonnamment, cet article a beaucoup circulé dans le monde des technologies, il a été partagé à plus de 30 000 reprises ces derniers jours, et, surtout, il a provoqué d’innombrables confessions de la part de programmateurs qui, sur Reddit ou Hacker News, se sont mis à raconter des expériences similaires. L’un raconte raconte qu’on lui a demandé d’utiliser, pour faire circuler les informations des clients, des ondes radio qui étaient réservées aux urgences (parce qu’elles étaient moins encombrées, évidemment). Un autre explique qu’il a été payé pour voler des lignes de code du concurrent ; un autre encore pour falsifier des bilans financiers d’entreprises clientes par des tours de passe-passe informatiques. Etc.

On peut aussi évoquer les personnes qui conçoivent des programmes et des infrastructures de surveillance de masse comme Amesys, Qosmos, etc.


[...]

Eh bien, il y en a peut-être une, qui tient à ce qu’est devenu le code informatique dans nos sociétés. En 2000, le grand juriste de Harvard Lawrence Lessig publiait un texte visionnaire devenu très vite un classique de la littérature sur le numérique. Intitulé “Code is law”, “le code, c’est la loi”, ce texte posait que, du fait de l’informatisation croissante de nos sociétés, le programme informatique était amené à faire loi ; ce serait des programmes informatiques, des architectures techniques, des protocoles, qui allaient nous dicter ce qu’il serait possible ou de ne pas faire dans ce que Lessig appelait encore le “cyberespace”... mais on était en 2000. Le cyberespace est devenu notre monde. Ce sont des algorithmes qui répartissent les élèves dans les lycées parisiens, ce sont d’autres programmes qui décident des informations que l’on peut ou pas partager dans les réseaux sociaux, et de la manière dont elles nous arrivent. Tous ces programmes, à leur manière, font loi. Facebook est en quelque sorte une juridiction à laquelle se soumettent volontiers un milliard et demi d’utilisateurs.

Lessig place le problème sur un plan politique : “Si c’est le code qui détermine nos valeurs, ne devons-nous pas intervenir dans le choix de ce code ?”



Gros +1.

À propos de l'éthique de l'informaticien-ne, qu'il-elle soit développeur-euse ou adminsys ou que sais-je d'autre, je recommande d'écouter cet excellent talk de Stéphane Bortzmeyer : http://shaarli.guiguishow.info/?uB1wXA .

Via https://twitter.com/xporte/status/800976016298672128 via https://twitter.com/bortzmeyer

Tout le flan autour de la Sacro-Sainte Charte des Valeurs de la Droite et du Centre démoli par le droit. Ça fait du bien. À lire.

[...] La pratique des primaires est assez récente en France, et n’est prévue par aucun texte législatif, ce qui donne immanquablement envie au juriste de chausser ses bésicles et d’en faire une analyse juridique, exercice auquel je me propose de me livrer sans désemparer.

Avant toute chose, évacuons un cliché que j’abhorre comme vous le savez : celui du vide juridique. Le droit, tel la nature, a horreur du vide, et où que vous alliez, vous trouverez le droit. Serais-je en train de dire que les primaires, bien que prévues par aucun texte, auraient une base légale ? Comme le disait mon regretté confrère Cicéron : “un peu mon neveu”.

À tout seigneur tout honneur, la Constitution, qui consacre le rôle des partis dans son article 4 [...] Les partis fonctionnent comme ils le veulent, en respectant les principes de la démocratie. Dès lors, une primaire, qui est la désignation par suffrage du candidat que ce parti soutiendra à une élection, relève de sa liberté de fonctionnement, et est conforme à la démocratie s’agissant d’un scrutin.

Un parti politique est une association à but non lucratif (ne riez pas : c’est le parti qui n’a pas la volonté de s’enrichir, non pas ses dirigeants) relevant de la loi du 1er juillet 1901, avec quelques adaptations liées à ses caractéristiques (notamment les lois sur le financement, et des règles fiscales et comptables spécifiques, nous n’entrerons pas dans les détails ici). [...]

Les partis désignent comme ils l’entendent leur candidat à l’élection présidentielle. Pendant longtemps, le principe était que le candidat naturel était le dirigeant du parti, et sa désignation revenait à opter aussi pour un candidat. Le système des primaires s’impose peu à peu depuis 10 ans. D’abord fermées, c’est à dire réservées aux seuls militants à jour de leur cotisation (primaire du PS de 2006 qui a opposé Dominique Strauss-Khan, Laurent Fabius et Ségolène Royal, primaire de l’UMP de la même année, qui a tourné court, tous les adversaires de Nicolas Sarkozy ayant alors renoncé, les temps changent…), elles sont devenues ouvertes c’est à dire que toute personne inscrite sur les listes électorales nationales (donc pouvant voter à la présidentielle) peuvent y participer selon des modalités fixées par le parti. La première primaire ouverte, celle du Parti socialiste en 2011 a fixé la pratique : les personnes participant au scrutin signent une charte des valeurs du parti, et s’acquittent d’une contribution modeste pour couvrir le coût de l’organisation de la primaire, un ou deux euros selon les cas.

Ces élections, si elles imitent le fonctionnement et le décorum des élections nationales (listes d’émargement, isoloirs, urne transparente, bureau de vote) n’en sont pas : ce sont des élections internes à une personne morale de droit privé. Voilà qui éclaire le juriste : nous sommes dans le domaine du droit privé, exit le code électoral, il ne s’applique pas ici, et bienvenue Code civil, le seul dont nous aurons besoin (gardons néanmoins à portée de la main le Code pénal, on trouve toujours à s’en servir).

Le parti propose à qui le souhaite de participer à une élection. Ceux qui l’acceptent signent une Charte et s’acquittent d’un écot. [...] “C’est un contrat !” s’exclamera-t-il. Et il aura raison. [...]

[...] Eh bien je m’interroge sur la portée juridique de la fameuse “Charte de l’alternance”. Non pas que sa validité légale soit en doute, ce n’est nullement le cas. Mais un engagement auquel on adhère ne crée des obligations que si ces obligations sont explicites. Or rappelons le terme de cette charte, qui comme son nom l’indique, n’est que cela : une Charte, c’est à dire une proclamation de principes. [...] Ce texte contient une affirmation, celle de partager les valeurs républicaines de la droite. Que peut-on en déduire ? A contrario, vous n’êtes pas obligé de partager les valeurs non républicaines de la droite. A fortiori, cela semble vous exclure si vous prônez la collectivisation des moyens de production et la dictature du prolétariat.

[...]

[...] Rappelons le règle en la matière d’interprétation de contrat. Nous sommes ici en présence d’un contrat d’adhésion, par opposition à contrat de gré à gré : vous n’avez pas pu négocier les termes de votre engagement avec LR, c’est la Charte décidée par LR ou rien. En ce cas, l’article 1190 du code civil nous dit :

Dans le doute, le contrat de gré à gré s’interprète contre le créancier et en faveur du débiteur, et le contrat d’adhésion contre celui qui l’a proposé.

C’est à dire qu’en cas de conflit d’interprétation de la portée de cet engagement, le juge doit opter pour l’interprétation qui vous engage le moins et engage le plus LR.

Autant vous le dire, il n’y a rien à tirer de cette Charte côté obligation juridique. Elle ne relève que de l’opinion, mâtinée d’un brin de morale, bref, terres stériles pour le droit, dont le juriste se retire sans traînasser.

Je comptais rajouter un paragraphe sur le droit pénal, mais je découvre que @Judge_Marie s’en est déjà occupé, et fort bien. Je partage ses conclusions : même voter alors qu’en connaissance de cause on n’adhère pas à cette Charte [...] ne tombe sous le coup de la moindre infraction pénale. À la rigueur, si LR pouvait prouver votre duplicité (mais comment diable ?), vous pourriez être condamné à lui verser des dommages-intérêts, dont le montant serait symbolique faute de pouvoir établir un préjudice certain et actuel du fait de votre vote noyé parmi plus d’un million d’autres. Sachant que le fait d’être un militant de gauche convaincu et affiché ne serait pas suffisant pour prouver votre duplicité, car vous pourrez toujours arguer que quand bien même vous n’aviez nulle intention de voter LR au premier tour (ce à quoi la Charte de l’alternance ne vous engageait nullement rappelons-le), vous avez désiré opter pour un candidat de droit le plus conforme à vos idées possible en prévision d’un second tour LR - FN qui est hélas d’une forte probabilité.

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