The Daily Shaarli
Ce mercredi le Parlement européen a décidé de rejeter par 419 voix contre 258 (et avec 22 abstentions) une résolution demandant la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, le CETA.
Sans surprise. :(
J'apprends l'existence de ce comparateur des programmes des candidats à la primaire de la droite.
Supprimer l'ISF, augmenter le taux de la TVA, diminuer l'IS, augmenter l'âge légal de départ à la retraite, pas de revenu de base, taffer plus que 35h/semaine public comme privé, faciliter les modalités de licenciement, réformer par ordonnances, continuer le choix du nucléaire, supprimer le principe de précaution, créer toujours plus de places de prison (voir https://www.youtube.com/watch?v=AtI_CQuBxlI - DataGueule - Prisons : l'écrou et ses vices ), fin du tiers payant, déchéance de nationalité, double peine, modifier la libre circulation des personnes en Europe (novlangue pour "empêcher les sales étranger-e-s de venir profiter de notre État providence"), dégressivité des allocations chômage, simplification des seuils sociaux en entreprise (novlangue pour "supprimer", t'es là pour bosser, bordel ! ), réduire encore et toujours les dépenses publiques, etc. Tout ça est commun aux deux candidats.
Finalement, Fillon et Juppé, c'est la même merde, ils sont sur la même ligne sur beaucoup de sujets, il n'y a que les modalités qui changent. Super. À ton vote, camarade, tu as le choix entre bonnet blanc ou blanc bonnet, choisis bien. :)
Via Slash.
Leur maîtrise instinctive des nouvelles technologies est souvent mise en avant, mais les adolescents américains peinent majoritairement à différencier les fausses actualités publiées en ligne des articles fiables, selon l’étude menée par l’université Stanford auprès de 7804 élèves du collège aux études supérieures.
Le prestigieux établissement installé au cœur de la Silicon Valley a pu constater que 82 % des collégiens se montrent incapables de faire la différence entre une publicité présentée comme un « contenu sponsorisé » et un véritable article d’actualité. Plus de deux adolescents sur trois ne voient ainsi aucune raison de se méfier d’un article rédigé par un banquier incitant les jeunes adultes à se faire aider pour gérer leur patrimoine.
Près de 40 % des lycéens sont quant à eux persuadés, à la simple lecture d’un titre sur la pollution entourant la centrale nucléaire de Fukushima Daichi, que la photo de marguerites difformes publiée juste en-dessous prouve la véracité de cette information alors que rien ne permet de déterminer l’origine du cliché.
Les critères de vérification employés par les élèves se révèlent assez inquiétants puisqu’ils ont tendance à jauger la crédibilité d’un tweet d’actualité par rapport au nombre de détails qu’il contient ou à la présence d’une photo grand format.
Ho, ça veut dire que filer une tablette numérique et tout aux enfants et adolescents n'en fait pas pour autant des citoyen-ne-s éclairé-e-s dans la société de l'information ?! Je suis déception, j'y croyais pourtant. Bref, rien de neuf.
Une majorité d’eurodéputés devrait refuser, mercredi à Strasbourg, d’envoyer le traité de libre-échange avec le Canada devant la Cour de justice de l’UE. Une alerte pour les opposants au CETA, avant le vote en décembre.
De notre envoyé spécial à Bruxelles. - Après l’épisode « wallon » qui avait failli l’enterrer, le traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) fait son entrée au parlement européen. Quelque 89 eurodéputés issus de cinq groupes politiques différents – à gauche, mais pas seulement – ont signé une ébauche de résolution, qui propose de consulter la Cour de justice de l’UE, parce qu’« il existe une incertitude juridique quant à la compatibilité de l’accord envisagé avec les traités ».
Si la résolution était adoptée, ce mercredi midi à Strasbourg, cela suspendrait d’un coup le processus de ratification. Il faudrait alors attendre l’avis de la cour – cela peut prendre jusqu’à deux ans – avant d’organiser un vote au parlement européen. Ce qui retarderait d’autant l’entrée en vigueur provisoire du CETA, censée intervenir dans la foulée du feu vert à Strasbourg (c'est-à-dire avant la ratification par les parlements nationaux).
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Le premier groupe politique du parlement (le PPE, à droite, dont LR), devrait par exemple voter contre, en bloc.
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Portée depuis des mois par l’ONG ClientEarth, l’idée d’une saisine de la Cour de justice sur le CETA est aujourd’hui soutenue par les groupes des Verts (dont EELV) et la Gauche unitaire européenne (dont le PC et le PG), mais aussi par une partie – qui semblait minoritaire, à la veille du vote – des sociaux-démocrates (dont les 13 élus du PS français). Parmi les 89 premiers signataires de départ, on trouve également deux élues du groupe des libéraux (mais pas de Français pour l'instant), et quelques membres du groupe ELDD (dont le Mouvement 5 Étoiles italien).
Le point décisif, comme souvent pour ce genre de vote clé, sera le comportement des sociaux-démocrates, les S&D. Et encore une fois, ils sont divisés, entre une aile plutôt encline à soutenir la
résolution (dont les Français, les Belges, quelques Britanniques) et les autres (majoritaires, pressés de ratifier avec le CETA, à l’instar du Britannique David Martin ou du président du parlement Martin Schulz).[...] Ce dernier fait référence à la décision, la semaine dernière, de la conférence des présidents – où siègent les présidents des groupes politiques, et le président du parlement Martin Schulz –, de ne pas organiser de débat, en amont du vote de mercredi. « Après avoir entretenu l’opacité sur les négociations du CETA pendant des mois, le PS [en fait, le groupe social-démocrate, sans les socialistes français – ndlr] et la droite veulent désormais bâillonner le parlement européen », s’est récrié l’eurodéputé Jean-Luc Mélenchon.
Plus gênant encore, cette même conférence des présidents a choisi de supprimer les votes sur le CETA dans les commissions spécialisées sur l’emploi ou l’environnement, en amont du vote en séance plénière. Motif officiel : il s’agit de gagner du temps, pour organiser un vote en plénière sur le CETA dès la mi-décembre, afin de tenir les engagements pris auprès des Canadiens. Mais dans les faits, les plus remontés remarquent que les votes sur le CETA ont été supprimés dans les commissions a priori les plus critiques sur le texte, tandis qu’ils sont bien maintenus dans les commissions les plus favorables (celles du commerce international et des affaires étrangères).
Les pro-CETA répondront que la conférence des présidents s'est focalisée sur les grandes lignes du texte et que donc l'argument "pour aller plus vite" est recevable. Beurk ! :(
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Alors que le parlement européen dispose de six mois pour se prononcer sur le CETA, il pourrait le faire en moins de deux mois. Un vote sur le fond du traité est prévu le 5 décembre en commission du commerce international, suivi d'un vote en plénière dès la mi-décembre... En cas de feu vert, le CETA pourrait entrer en vigueur, de manière provisoire, dès le mois de mars 2017 – au plus tard.
En cas de rejet de la résolution mercredi, la Cour de justice devrait tout de même être saisie sur le CETA... par les Belges. C'est en effet l'un des principaux points de ce que la presse avait appelé « l'accord intra-belge » négocié fin octobre pour sortir de la crise avec la Wallonie. Il n'y a qu'une seule différence, de taille : la saisine belge, elle, ne suspendra pas l’entrée en vigueur provisoire du CETA (à l'inverse d'une saisine du parlement européen).
Après avoir écrit dans son livre-programme Faire que l'IVG était un «droit fondamental», l'ex-élu de la Sarthe est revenu sur ses propos lors d'un meeting à Aubergenville (Yvelines) le 22 juin dernier. «Ce n'est pas ce que je voulais dire. Ce que je voulais dire, c'est que c'est un droit sur lequel personne ne reviendra. Philosophiquement et compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l'avortement», a-t-il expliqué, comme le rappelle l'AFP.
Traduction : je suis un loup dans une bergerie, élisez-moi, on verra bien après si je fais volte-face ou non.
Un argumentaire repris le 27 octobre, sur le plateau de «L'Émission politique» de France 2. «Jamais personne, et certainement pas moi, ne reviendra sur l'avortement. Je n'ai pas à m'expliquer sur mes convictions religieuses. Je suis capable de faire une différence entre ces convictions et l'intérêt général. Je considère que l'intérêt général, ce n'est pas de rouvrir ce débat».
Traduction : l'IVG c'est un peu comme la liberté de la presse : on ne peut pas s'y attaquer frontalement sinon les gauchistes font chier alors on la vide de son essence petit à petit, lentement mais sûrement.
Comme le rappelle France Info, François Fillon a vivement critiqué la volonté du gouvernement d'assouplir les conditions de l'avortement en instaurant en 2014 un amendement supprimant la notion de «détresse» de l'IVG. «En choisissant de réécrire la loi de 1975 sur l'IVG, le gouvernement fait une faute morale et politique.
Alors que l’opération visait à clarifier la position du favori, certains propos tenus par ses partisanes n’ont pourtant pas contribué à lever les ambiguïtés sur la position de M. Fillon. Au contraire… Après avoir assuré que son candidat ne compte « pas remettre en cause le droit à l’avortement », la députée d’Ille-et-Vilaine, Isabelle Le Callennec, a lâché : « On ne peut pas banaliser l’IVG. Cela reste un acte qui n’est pas anodin. Chacun a ses convictions personnelles. » Interrogée sur le fait de savoir si l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un « droit fondamental », elle a répondu par la négative : « C’est un droit qui est inscrit dans la loi. » Avant d’exprimer son agacement vis-à-vis des journalistes : « Ne cherchez pas à aller plus loin sur ce sujet car cela n’en est pas un. »
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A moins que le but soit justement d’entretenir le flou, en pariant sur le fait que cela se révélera payant dans les urnes… C’est ce qu’explique un membre de l’équipe de l’ex-premier ministre, sous couvert de l’anonymat : « Les réserves de Fillon sur l’IVG plaisent à l’électorat de droite. La preuve, il a fait 44 % dimanche dernier », se targue cet élu, de manière cynique. Comme si finalement, cette polémique était un mal pour un bien pour M. Fillon.
Goût de vomi dans la bouche. Un sujet de société massacré pour encaisser des voix. Tranquille.
Par ailleurs, on rappelle que Fillon est toujours aussi peu ouvert sur les couples de même sexe, l'adoption par ces couples, PMA, GPA, etc. Remarquons que, sur ces sujets-là, Juppé est aligné à part sur la fin de l'adoption pour les couples de même sexe que lui n'appelle pas dans son programme.
