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——————————— November 20, 2016 - Sunday 20, November 2016 ———————————

Une courte vidéo très claire, qui date d'avant l'élection de Trump (en ces temps de paranoïa, je précise) qui explique simplement comment le type de scrutin peut changer un résultat du tout au tout. Et encore, on reste purement concentré sur le scrutin mais on peut aussi influencer l'élection en faisant du charcutage des circonscriptions électorales dans le sens qui nous arrange (exemple : le redécoupage électoral de Lyon de 1986 afin d'être favorable au RPR), du FUD dans les médias et tant d'autres choses. Je pense que cette vidéo vaut mieux qu'un long discours.

Je regrette juste l'introduction : les élections ne sont pas une caractéristique des démocraties : mêmes des dictatures ont des élections dans le seul but de légitimer le pouvoir en place.

La chaîne a d'autres vidéos de vulgarisation intéressantes : lois des grands nombre (variables aléatoires imprévisibles mais somme prévisible d'où espérance est aussi important que probas d'apparition d'un événement d'où des jeux de "hasard" peuvent être gagnant au bout de plusieurs parties alors qu'ils semblent déficitaire au début), corrélation ne veut pas dire causalité, etc.

Via https://lehollandaisvolant.net/?id=20161120145301

En physique relativiste, on place la dimension du temps sur le même plan que les dimensions spatiales. L’ensemble forme donc une seule entité appelée « espace-temps ». L’hypothèse selon laquelle on devrait pouvoir se déplacer sur l’axe temporel aussi bien que l’on se déplace sur les axes de l’espace n’a donc rien d’absurde en soi.

[...]

Voyager dans le futur

Si je vous disais qu’on voyage actuellement dans le temps, vous me croiriez ? On voyage dans le futur à raison d’une seconde par seconde.
Ça a l’air idiot dit ainsi, c’est pourtant la réalité. Le temps qui passe n’est rien d’autre qu’un voyage inlassable le long de l’axe temporel, du passé vers le futur en restant sur l’instant présent.

Bon à part ça, tel qu’on l’entend habituellement voyager dans le futur n’est pas exclu par la physique. Le voyage dans le futur ne crée en effet aucun paradoxe ou problème temporel. En fait c’est même possible.

Maintenant, imaginez : plutôt que que de voyager dans le futur à raison d’une seconde chaque seconde, vous avanciez dans le futur à raison de deux secondes chaque seconde. Si vous faisiez cela et que votre ami ne le faisait pas, alors vous vous retrouveriez en avance sur l’axe temporel par rapport à votre ami. Vous seriez dans son futur.

[...] Et se placer dans un tel cas est faisable : la relativité restreinte nous dit que chaque référentiel (chaque lieu, chaque personne, chaque planète…) dispose de son propre écoulement du temps. Deux personnes peuvent donc avoir des horloges qui avancent à deux vitesses différentes, et donc que l’une avance plus rapidement dans le temps que l’autre.

En pratique, pour que votre horloge avance plus vite que celle du reste du monde, il y a deux possibilités :

  • soit se déplacer à une vitesse très importante par rapport au reste du monde.
  • soit se placer à côté d’un très intense champ gravitationnel (comme celui d’un trou noir supermassif).

[...]

Quand on se déplace à très grande vitesse (proche de celle de la lumière), notre temps semble s’écouler beaucoup moins vite pour [pour] quelqu’un qui serait resté immobile et qui nous observe. Ainsi, si vous montiez dans un vaisseau spatial et que vous faites un voyage à très grande vitesse, il pourra s’être écoulé 100 ans sur Terre alors que vous n’auriez vécu qu’un an. Les gens restés sur Terre verront alors atterrir une personne jeune qui existait par le passé. Dit autrement, vous auriez effectué un bond dans leur futur.

Ces deux méthodes sont parfaitement valables sur la plan de la physique. Il reste cependant impossible de les utiliser pour le moment : nous ne disposons encore ni la technologie nécessaire pour construire un vaisseau spatial assez rapide, ni un moyen d’aller visiter les abords d’un trou noir supermassif et de revenir.

Néanmoins, il n’est pas nécessaire de voyager à des vitesses proches de la lumière ou près d’un trou noir pour être affecté par ces phénomènes. Voyager à n’importe quelle vitesse et près de n’importe quel objet massique suffit. Les effets seront simplement beaucoup moins importants.
Le meilleur cas observable peuvent être les astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) : ils voyagent à une vitesse relativement importante (faisant le tour de la Terre en 1h30) en plus de se trouver dans un champ gravitationnel légèrement moins intense que le reste du monde, à cause de leur éloignement à la Terre.

De ces deux effets, aux conséquences contradictoires (le premier accélère l’horloge des astronautes, le second la ralentit) la plus significative est celle liée à la vitesse. Ainsi, après avoir passé 6 mois à bord de l’ISS, un astronaute a vécu 5 millisecondes de moins que nous. On peut dire qu’il a voyagé 5 millisecondes dans notre futur.

Voyager dans le passé

On serait tenté de dire que le voyage dans le passé est impossible : le principe de causalité nous l’empêcherait : par exemple, puisque vous descendez de vos parents, alors revenir dans le passé pour empêcher vos ancêtres de se rencontrer peut-il empêcher l’existence de vos parents et donc de la vôtre dans le présent… et par conséquent vous empêcher de retourner dans le passé (en conséquence de quoi vous finiriez par exister tout de même, faute d’avoir pu prévenir votre conception !).

[...]

Ce paradoxe empêcherait donc totalement le voyage dans le passé ? À vrai dire, on ne sait pas encore.
À ce jour, avec la physique dont nous disposons, les tentatives pour prouver l’impossibilité de voyager dans le passé, y compris les travaux de Stephen Hawking n’ont pas abouties : on n’a pas réussi à prouver que le voyage dans le passé était impossible. Ceci ne dit pas qu’il est possible, ça dit juste qu’on n’est pas encore sûr que ce soit impossible, et rien ne dit que cette impossibilité existe et/ou soit un jour prouvée.

[...]

L’une d’elle est l’hypothèse du multivers. Avec ça, lorsque l’on voyage dans le passé, on ne se retrouve plus sur notre propre axe temporel, mais sur un autre, dans un autre univers. Toute modification ainsi apportée au cours des événements seront alors totalement décorrélés de l’axe temporel initial. C’est ce qui arrive dans Retour Vers le Futur quand la DeLorean revient en 1985 et découvre qu’il n’y plus qu’un seul arbre debout alors que le 1985 qu’ils avaient quitté en avaient deux

Ainsi il n’y aurait jamais de paradoxe du grand-père : si vous supprimez votre grand-père sur cette nouvelle branche du temps, ceci n’affectera pas votre destinée sur la branche principale. Seulement la nouvelle destinée sur la nouvelle branche (qui n’est à ce moment pas encore écrite). Votre propre existence n’y serait pas non plus compromise car elle naît de l’axe temporel (de l’univers) initial, pas de la nouvelle.

Mouiiiiin deux univers bien cloisonnés mais l'univers "d'origine" sert de référence donc on retrouve les mêmes personnes, les mêmes objets, etc. Difficilement à concevoir…


[...]

Une autre idée pour résoudre le paradoxe du grand-père et donc un problème où des effets (vous) pourraient exister avant leur causes (vos ancêtres) et les empêcher, serait que l’ensemble des événements soient contenues dans une seule et même boucle qui aurait toujours existé. Ainsi, un événement dans votre passé s’est produit grâce à un autre « vous » retourné dans le temps.

On retrouve cette hypothèse dans des œuvres telles que Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban, où Harry et Hermione décident de changer les trois dernières heures de leur propre passé afin de sauver Sirius Black et Buck (l’hippogriffe) de la mort. À la fin de l’histoire, Harry et Sirius sont sauvés par le Harry qui est retourné dans le passé.

À noter que personne ne reste coincée indéfiniment dans la boucle pour autant : la boucle fait partie de l’histoire du temps, mais une fois qu’on dépasse l’heure de la fin de la boucle, on en sort et la vie poursuit son cours. C’est simplement qu’il existe à un moment donné, deux Harry Potter qui s’influent mutuellement.

Par ailleurs, tout ce qui se passe sur la boucle dans son ensemble a toujours existé. Le cours de l’histoire n’a pas été changé et la boucle fait partie de l’histoire :

Un autre exemple assez connu est celui concernant le Titanic : certains pensent en effet qu’un grand nombre de voyageurs temporels sont allés à bord du navire pour tenter d’empêcher son naufrage. Le nombre de voyageurs temporels aurait été si important que la surcharge occasionnée a empêché le paquebot de dévier de sa trajectoire, ce qui a conduit à son naufrage.
Ici, le naufrage est donc causé par les gens du futur qui veulent tous empêcher le naufrage, mais qui en sont, du coup, responsables. Il n’y a pas de paradoxes : tout se tient et les principe de causalité sont respectés.

[...]

Selon certaines hypothèses, même, le voyage dans le temps serait seulement possible dès l’instant où l’on invente une machine à voyage dans le temps. Il ne serait alors pas possible de voyager à une date antérieure à la date où la première machine à voyage dans le temps soit inventée. Ceci semble assez logique, et un indice qui prend l’allure de preuves serait alors que nous n’ayons parmi nous aucun voyageur venu du futur…

Où qui ne l'ont jamais dit car aucun moyen de prouver ce qu'ils affirment sans que ça parte en live donc risque pour leur vie.

Ce que j'en retiens :

  • Je n'y avais pas pensé avant mais un arbre GPON est partagé donc tous les membres de l'arbre reçoivent les flux descendants (Internet -> abonné-e) de tous les autres membres de l'arbre. Ce flux peut être chiffré avec AES entre l'OLT et l'ONT (reste à savoir si les FAI le mette en pratique). L'upstream n'est pas dupliqué et n'est pas chiffré. On retrouve les mêmes problématiques de média partagé que sur le câble… ou le Wi-Fi (oui, même avec un mécanisme WPA-2 avec chiffrement AES+CCMP, toutes les personnes qui connaissent la passphrase peuvent prendre connaissance du trafic de toutes les autres).

  • L'authentification de l'ONT de l'abonné-e est réalisée par l'OLT avec un identifiant, le SLID. Soit cet ID est provisionné en amont de l'installation chez le client puis configuré sur l'ONT lors de l'installation chez le client (Orange), soit il est volatile (SFR en 2013). Dans ce dernier cas, l'OLT peut utiliser l'adresse MAC de l'ONT pour l'authentifier, c'est ce que SFR ferait en 2016 en plus du SLID (voir http://www.zdnet.fr/actualites/d-inquietantes-failles-de-securite-dans-les-acces-fibre-optique-ftth-en-france-39844258.htm).

  • Au final, pour monter une connexion Internet fonctionnelle, il faut :

    • dans tous les cas : forcer une armoire d'immeuble et avoir un ONT.

    • chez SFR : (un SLID valide qui doit être enregistré sur le bon arbre GPON ?) + le DHCP vendor-id qui est parfois spécifique à une zone géographique donnée.

    • chez Orange : un SLID valide qui doit être enregistré sur le bon arbre GPON + login PPP ou DHCP mais il doit falloir transmettre au serveur des attributs spécifiques, je pense.
  • Sur les ONT en eux-même :

    • J'apprends qu'il ne s'agit pas d'un équipement passif qui ferait uniquement du codage de l'information en couche 1 entre fibre et cuivre. Il s'agit d'un vrai Linux + busybox avec une IP locale, du telnet et tout.

    • Comme d'habitude, on trouve un accès de maintenance dont le login/mdp (qui permet au technicien de saisir le SLID lors de l'installation chez le client) a fuité depuis fort longtemps. Mais, on trouve aussi plusieurs comptes root, un « Alcatel User » quand Alcatel est l'équipementier, etc.

    • Comme d'habitude sur ce genre d'équipement, tous les ONT Alcatel partagent les mêmes clés SSH (ce qui n'est pas conforme au modèle de sécurité de SSH mais bon, osef, les techniciens n'utilisent pas SSH mais telnet), les permissions Unix sont désastreuses, il y a une faille Remote Code Exploitation dans les scripts CGI (mais il faut être authentifié… mais comme un couple login/mdp a fuité ;) ), bref, c'est crade.

En bref : je suis déçu par ce papier. l'authentification foireuse dans un arbre quand on remonte physiquement la chaîne des équipements physiques de fourniture d'accès, on a déjà eu ça sur le câble. L'auth' foireuse au niveau PPP, on a déjà eu ça sur l'ADSL (genre un couple identifiant/mdp qui fonctionne sur d'autres lignes physiques que celle de l'abonné, genre un login FDN marchait sur une ligne SFR pas encore migrée vers FDN, ce genre de choses). Rien de neuf ni d'alarmant : il faut quand même réunir beaucoup d'éléments pour avoir une connexion THD "anonyme". À ce compte-là, tu peux aussi prétendre que les connexion THD sur les campus universitaires sont totalement pas sécurisées et qu'elles permettent des connexions THD "anonymes".

Il y a un flou dans l'article de zdnet : Orange distribuait encore des ONT Alcatel en octobre-novembre 2015 à ses nouveaux clients. À l'inverse, en novembre 2014, dans une autre ville de France, c'est bien un ONT chinois qui est distribué par Orange à ses nouveaux clients. Il en découle qu'il doit encore y avoir masse d'ONT Alcatel en circulation.



Via #ffdn.

Miam, miam, un énième fichier éducatif qui consigne les élèves du CP jusqu'à la fin du collège.

Un fichier de plus…

  • qui pourra se faire pirater ;

  • qui contient des données sensibles et personnelles (compétences, notes, avis des profs, mesures particulières d'adaptation (donc on peut trouver les problèmes de santé, les handicaps, etc.), absences, manquements au règlement, etc.). Du coup, appeler à agir/manifester contre une loi débile (CPE) ou un règlement débile ou une mesure d'enseignement débile, c'est un manquement au règlement ? De même, tous les types d'absence se valent-ils ? Contrôle social. Rien que le fait de savoir qu'il y a ces infos dans un fichier entraînera de l'autocensure et c'est très très grave ;

  • qui sera croisé avec tout un tas de fichiers. Ça parle déjà de croiser ça à Base élèves (qui est déjà un fichier de profilage des individus inquiétant), au RNIE, etc. ;

  • qui sera accessible aux parents (histoire de réprimer au plus vite les absences et les manquements ;) ), à la justice, à la police, à la préfecture, aux services municipaux, etc. sur simple demande. Sans compter le personnel de l'académie puisque ce fichier sera stocké sur leurs ordis ;

  • dont le Ministère assure qu'un droit à l'oubli est prévu 1 an après la sortie du collège mais dont au moins un syndicat des enseignant-e-s écrit ne pas avoir constaté d'implémentation concrète. Une inquiétude s'ajoute à cela : et si, de réforme en réforme on permettait de transvaser le contenu de ce fichier dans les bases de données utilisées au lycée (LSL) puis dans le compte personnel d'activité (qui remplace le compte personnel de formation depuis la loi Travail) ? On aurait donc toute une vie de compétences et de savoir-être sous forme de fiches. À qui cela profiterait-il ? ;

  • dont le droit d'information (et de recueil du consentement) n'a pas été implémenté conformément à la loi : « aucune des mentions légales incombant au responsable du traitement LSUN ne figure à ce jour sur la version papier qui sera utilisée par les enseignants pour échanger avec les parents. Aucune mention à ce sujet ne figure actuellement non plus dans les documents mis à disposition des enseignants par le ministère, que ce soit sur son site ou sur le site Eduscol. » ;

Mais bon, ce fichier s'inscrit dans une démarche initiée il y a fort longtemps : réduire les compétences à des cases à cocher. Ce qui conduit à mépriser le besoin d'adaptation de chaque élève et qui conduit à une mise en conformité totale des enseignant-e-s avec le programme du Ministère.



Via http://thelongestline.ovh/index.php/2016/11/19/le-livret-scolaire-numerique-fichage-des-eleves/ via HS-157 .

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