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——————————— July 26, 2016 - Tuesday 26, July 2016 ———————————

« Les consommateurs européens veulent pouvoir regarder les chaînes de télévision payantes de leur choix quel que soit le lieu où ils résident ou voyagent dans l’UE », avait expliqué la commissaire Margrethe Vestager, en charge de la concurrence.

Paramount, comme ses acolytes, insérait dans ses contrats de licence de diffusion des films ou séries TV des clauses par lesquelles les diffuseurs comme Canal+ ou le Britannique Sky s’engageaient à bloquer les spectateurs venant d’autres pays que celui faisant l’objet de la licence. Or pour la Commission, ces clauses reviennent ni plus ni moins qu’à partager le marché européen entre plusieurs acteurs, ce qui est « une infraction grave aux règles de l’UE qui interdisent les accords anticoncurrentiels ».

En 2011, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait jugé que le fait d’accorder une exclusivité territoriale en Europe était illicite au regard du droit de l’Union. Sanctionnant de fait tout blocage géographique dans une affaire concernant la diffusion par satellite, la CJUE avait jugé que « les clauses d’un contrat de licence exclusive conclu entre un titulaire de droits de propriété intellectuelle et un organisme de radiodiffusion constituent une restriction à la concurrence interdite par l’article 101 TFUE dès lors qu’elles imposent l’obligation à ce dernier organisme de ne pas fournir de dispositifs de décodage permettant l’accès aux objets protégés de ce titulaire en vue de leur utilisation à l’extérieur du territoire couvert par ce contrat de licence« .

[...] Les diffuseurs TV n’auront toujours pas le droit d’aller chercher activement la clientèle étrangère, ce qui serait une violation des droits d’auteur qui permettent de choisir les pays de commercialisation d’une œuvre, mais ils n’auront plus à bloquer les clients qui choisissent d’eux-mêmes de s’abonner ou de consulter les programmes depuis un autre pays de l’Union européenne.

Y'en a qui ont du mal à comprendre la notion de marché unique européen… C'est désespérant… Oui, il y a un seul marché, oui, il y a un seul Internet. Les deux mêmes pour tous-toutes.

Le G29, le groupe qui rassemble les autorités de protection de la vie privée en Europe, dont la CNIL française, a rendu publique, après une réunion lundi 25 juillet, son analyse, plutôt critique, de l’accord dit « Privacy Shield » négocié par la Commission européenne et les Etats-Unis.

[...] Mais le groupe regrette que certaines des dispositions essentielles soient trop faibles, et notamment celles concernant la surveillance de masse exercée par les services de renseignement américains. Les Etats-Unis se sont certes engagés à ne pas pratiquer de surveillance excessive contre des citoyens européens, mais « sans fournir suffisament de détails sur la manière dont ils comptent éviter de le faire », estime le G29.

Le groupe se montre également très critique envers une disposition-clé du Privacy Shield, qui prévoit que tout citoyen européen puisse demander réparation, auprès des tribunaux américains, en cas de mauvaise utilisation de ses données – un principe de réciprocité qui était une condition importante de l’accord. « En pratique, ce nouveau mécanisme pourrait s’avérer trop complexe à utiliser pour des citoyens européens, notamment lorsqu’ils ne sont pas anglophones, et donc s’avérer inefficace ». Le G29 recommande que les CNIL nationales puissent servir d’intermédiaire pour ces procédures.

Enfin, si le G29 se félicite de l’instauration d’un médiateur américain chargé de traiter les plaintes des citoyens européens, « une avancée significative pour les droits individuels face aux services de renseignement américains », ce médiateur lui semble impuissant. « Le G29 craint que cette nouvelle institution ne soit pas suffisament indépendante, et ne dispose pas des pouvoirs lui permettant d’accomplir sa mission », note le groupe.

Le G29 dit aussi que la procédure de révision annuelle du Privacy Shield doit être clairement définie, ce qui n'est actuellement pas le cas : est-ce que les autorités de protection des données personnelles ont accès à toutes les informations leur permettant une évaluation correcte ? Est-ce que ces mêmes autorités pourront aussi évaluées si les objectifs fixés par le Privacy Shield sont atteints ?

Ce communiqué de presse du G29 est accessible à l'adresse suivante : http://ec.europa.eu/justice/data-protection/article-29/press-material/press-release/art29_press_material/2016/20160726_wp29_wp_statement_eu_us_privacy_shield_en.pdf

Je retiens une seule chose : 3 rumeurs Twitter sur 3 étudiées naissent à partir de BFM TV. Les réseaux sociaux, c'est comme les SMS, ça diffuse de l'existant de "proche en proche", point.

Hum, intéressant : une loi allemande de fin 2015 entre en application en août 2016 et permet de se passer du routeur loué par le FAI.

Up until now, Internet service providers (ISPs) in Germany determined the router users had to use to connect to the Internet. The user had no say in this decision. This changes on August 1. A new law will allow users choose the device that gets installed in their homes.

"Compulsory Routers" are what we call the devices imposed on users, forbidding them from using any other appliance to access the Internet. Compulsory routers are often the subject of critical security flaws which users can't legally or technically fix themselves. They are also known to be incompatible with certain network devices and standards, like IPv6, or to support only a small number of important features.

However, the legal situation was ambiguous and ISPs defined the first router or modem after the wall socket as part of their network. They could thus bar users from controlling the technology installed within their own homes [...]

from August 1 onwards, clients of German internet providers are allowed by law to use any terminal device they choose. Regardless of whether it is a DSL or cable connection, the ISP will have to supply the information you need to connect an alternative router to use the Internet and telephone network.

Ho, donc les spécifications seront connues ?! Genre le FAI te cache pas le DHCP vendor-id ou le VLAN ID comme en France ?! :O Vaaaaache. Ça semble trop beau.

Ces temps-ci, on peut se demander pourquoi les politocard-e-s sont violent-e-s, entraîné-e-s dans une surenchère autoritaire et sécuritaire auto-alimentée, parlant de guerre qu'il faut impérativement gagner à tout bout de champ. Mais quand on y réfléchit, c'est compréhensible. J'ai pas dit acceptable. C'est de ça que je veux causer en mode causerie de bistrot. Ma réflexion est incomplète, pas structurée, c'est normal. Je jette juste mes premières pistes de réflexion.

Toute la politique politicienne est verrouillée. Exemple : président de la République, c'est 5 ans d'exclusivité. Ça veut dire qu'un-e français-e aura 12 occasions de se présenter (espérance de vie = 83 ans, ramenée à 80 ans et droit de vote à 18 ans, ramené à 20 ans) ! Sans compter que tu ne peux exercer aucune fonction politique quand tu es "jeune" car il faut avoir "l'expérience de la vie", lol. Sans compter qu'il faut être encarté-e dans un parti et donc être le-la chef-fe reconnu-e du mouvement ! Premier ministre, il faut être nommé-e par le président donc il faut sortir du lot, avoir "pataugé dans la même merde" et sortir la brosse à reluire. Même chose pour les autres ministres. Sénat : il faut sortir la brosse à reluire auprès des grand-e-s électeurs-rices. Assemblée, il faut entrer dans un parti et là encore, montrer qu'on est le-la chef-fe du bled et approuver les choix et les positions du parti et donc, éventuellement, ceux du président, ministre, etc… Ce système d'exclusivité est problématique car il ne peut pas produire de nouvelles idées mais aussi car on a envie d'y rester.

Du coup, forcément qu'un-e président ou ministre ou député-e ou sénateur-rice en exercice a dû sortir les crocs pour en arriver là. C'est un système de compétition. Qui commence dès les grandes écoles que ces gens-là ont fréquentées et qui se poursuit au sein du parti pour gravir les échelons. Faut être le-la meilleur-e, faut être habitué-e à être le-la meilleur-e, à en vouloir, tout ce bullshit. Il faut écraser autrui. Pas discuter, imposer. Pas débattre, gagner les faveurs des auditeurs-rices et donc le poste convoité. Forcément, une fois que t'as le poste, tu ne vas pas changer de mentalité et devenir posé comme ça, taktak. C'est bêtement mécanique : tu reproduis ce que tu connais. Et si la violence t'as permis d'évincer tes concurrent-e-s, qui avaient juste une autre vision que la tienne de l'organisation de la société, de ce qui est acceptable ou non, des pratiques sociales à avoir ou non, etc., un peu comme le terrorisme, qui est l'expression violente d'une non acceptation de comportements et d'une organisation donnée de la société, alors ça doit bien fonctionner pour le citoyen ou autre. Ce système méritocratique pyramidal est problématique.

Et forcément que le pouvoir corrompt, forcément que ça amène à une forme d'excès de confiance. T'es en haut d'une pyramide d'un système d'exclusivité quoi ! T'es forcément une personne qui sort du lot, qu'est géniale ! Forcément qu'il y a une forme de « melon de l'autorité » : je suis reconnu-e par mes semblables et autres, je suis en haut du système, j'en impose.

De plus, la violence est la solution de facilité et elle défoule. Trouver des solutions dans l'éducation, la construction de tissu social, la réduction de la pauvreté, des inégalités, tout ça, c'est chiant, il faut réfléchir, ça prend du temps, ça demande des efforts, des budgets, ça ne produit pas un résultat qui se voit immédiatement de manière flagrante, qui peut être annoncé en fanfare, etc. Faire la guerre à la guerre, c'est clair, c'est direct, ça parle au bon peuple. Pourtant, il semblerait que le temps des attentats d'envergure préparés longtemps à l'avance soit terminé puisque Daesh demande aujourd'hui de ne pas rejoindre les fronts mais de punir les traites/infidèles sur place, dans leur voisinage. Or, il semble qu'on ne fait pas disparaître des thèses, des idéologies, des idées avec des balles. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ça dépend du point de vue et de la temporalité, justement. Mais les guerres des USA n'ont pas gagné face aux idées d'Al-Qaïda.

Et puis il y a le cirque médiatique. Comment peux-tu / oses-tu être plus calme, plus posé que monsieur ou madame X, candidat-e à la présidentielle, éditorialiste, juge antiterrorisme ou autre qui sort des énormités dans la presse pour exister, pour vendre sa merde ou parce qu'il-elle pense sincèrement ce qu'il-elle pense (et il-elle en a parfaitement le droit) ? Tu passes pour un-e faible et/ou pour quelqu'un qui se moque des souffrances des proches des victimes : il faut agir, bouger, sur-réagir, encore une fois.

Enfin, il ne faut pas se voiler la face : nos politocard-e-s ont peur. Pas tellement d'être la cible d'un attentat, ils-elles ont le système de sécurité kiVaBien payé par la communauté. Mais plutôt peur de perdre les faveurs des électeur-rices et donc leurs postes et les avantages qui vont avec. C'est plus facile et plus vendeur d'expliquer à des proches de victimes, à une ville victime que l'on va riposter sévère plutôt que de dire qu'on va se poser, réfléchir aux racines du mal et du mal-être et appliquer des solutions réfléchies. Il faut du résultat, époustouflant, tout de suite, quel qu'en soit le coût. C'était tout ce qu'on entendait à l'Assemblée lors de la 4e prolongation de l'état d'urgence (voir http://shaarli.guiguishow.info/?e7fvFQ ) : les français-e-s veulent des résultats. Et c'est vrai que c'est ce que réclame une partie de la population. Une partie de la population à qui l'on devrait expliquer que ça ne fonctionne pas comme ça. Et c'est vrai que la sécurité est un principe auquel chaque citoyen-ne a le droit. Du coup, les politocard-e-s ne savent plus où se mettre, que proposer. Ils se sont mis dans la tête qu'ils-elles devaient protéger le bon peuple et ça ne marche pas. Quid de leur légitimité ? Il faut brasser du vent et sortir les crocs pour montrer qu'on est toujours là, sur le devant de la scène, plus fort que la tempête.

Si un nouveau système politique doit succéder à celui que nous connaissons, il devra forcément être tout sauf méritocratique et pyramidal/exclusif, c'est une certitude. Un système par tirage au sort ne remplit pas le deuxième critère : sur un tirage au sort quinquennal, la probabilité d'être tiré-e parmi 67 millions reste ridicule ! L'exclusivité est un problème. Et bien sûr, il faudra toujours le non-cumul des mandats (en parallèle et dans le temps). Et bien sûr, il faudra toujours des contre-pouvoirs de partout pour éviter les dérives. Ça, ça ne doit pas changer.

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