J'ai mis à jour mon article qui vise à en savoir plus sur ce qui se cache derrière les journaux que je lis (ou que j'ai envisagé de lire (genre ça m'a passé l'envie de lire Le Monde, Marianne, Politis et Numerama) : actionnariat, aides financières, pub, flicage numérique, indépendance fonctionnelle, etc.
Changements :
Des confinés ont du mal à piger
Confinés pas prêts
Des turnes sentent la bouffe
Les confinés sont-ils à l'abri des pannes ?
Ces parents ont bonne mine.
Face aux ados dans les lycées, aux pions et aux confinés, Blanquer prétend réctifier le notions !
Oh, des rapins toussent !
Le feu à la Nièvre
Contentieux évités : les débiteurs traquent !
Que de kinés confus !
Mes trouvailles :
Des confinés ont du mal à piger
Confinés pas prêts
Des turnes sentent la bouffe
Les confinés sont-ils à l'abri des pannes ?
Ces parents ont bonne mine.
Face aux ados dans les lycées, aux pions et aux confinés, Blanquer prétend réctifier les notions !
Oh, des rapins toussent !
Le feu à la Nièvre (Le nœud ‒ bout du zboub ‒ a la fièvre ?)
Contentieux évités : les débiteurs traquent !
Que de kinés confus ! (Que de culs nés confis ?)
Dans le Canard enchaîné du 8 avril 2020.
Résumé : si t'es adminsys ou développeur d'un site web qui utilise des ressources externes (CSS, police de caractères, JS, frames vidéo / tweet / carte géographique, CAPTCHA etc.) à gogo hébergées chez les géants du net (Google, CloudFlare, Adobe, BootstrapCDN, jsDelivr, Youtube/Vimeo/Dailymotion) que tu ne peux pas virer, ajoute au moins l'entête HTTP « Referrer-Policy "no-referrer" » côté serveur ou dans le code. Cela limite un peu le flicage des visiteurs de ton site web par les quelques géants économiques sus-cités, y compris celui des visiteurs sans connaissances techniques (pour les autres, il y a Smart Referer pour Firefox). Ces acteurs ne seront plus en mesure de suivre tes visiteurs sur ton site (quelles pages il a consulté) ni entre les sites (leur position hégémonique le leur permet). Ça complète les récents blocages par défaut des traqueurs et des cookies tiers par les navigateurs web. Les sites web internes (intranet, webmail, messagerie web, lecteur de flux RSS, etc.) restent d'excellents clients de « Referrer-Policy "no-referrer" » afin d'éviter de dévoiler leur existence au monde.
Il y a quelques mois, j'évoquais l'entête HTTP nommé « Referrer-Policy ». Je n'en avais pas capté tout le potentiel, donc revenons dessus.
Quand il suit un lien (intra-site ou inter-sites web), un navigateur web indique, à la page web de destination, de quelle page de quel site web il vient. C'est l'entête HTTP « Referer ». Exemple : « Referer: https://www.mediapart.fr/journal/economie/130218/les-milliardaires-de-la-presse-gaves-d-aides-publiques-et-privees » signifie que le navigateur vient de cet article précis de ce journal précis et que l'utilisateur a cliqué sur un lien situé dans cette page.
Cet entête est journalisé côté serveur web. C'est même la configuration par défaut du serveur web le plus utilisé, Apache httpd. Cela crée donc un journal qui associe une date, un Referer, une page web demandée et d'autres infos à une adresse IP. Exemple : « 2001:db8::1 - - [07/Apr/2020:16:09:03 +0200] "GET /?rc4hwA HTTP/1.1" "https://www.google.fr/" "Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64; rv:68.0) Gecko/20100101 Firefox/68.0" ». Le 07 avril 2020 à 16 h 09 m 43 s, l'adresse IP « 2001:db8::1 », utilisant un navigateur web Mozilla Firefox version 68 sur un système GNU/Linux, en provenance de Google Search, a demandé à consulter ma page web « /?rc4hwA ». Cette personne est donc arrivée sur mon site web après une recherche sur Google.
Ce Referer est également transmis à chaque fois qu'un élément constitutif d'une page web (image, police de caractère, contenu encapsulé comme une vidéo, CSS, Javascript, etc.) est récupéré. Or, sur tout site web moderne, le CSS est récupéré depuis BootstrapCDN, la police de caractère depuis Google, le Javascript depuis CloudFlare, la vidéo encapsulée depuis Google Youtube, le CAPTCHA depuis Google, etc. et les statistiques sont envoyées à Google Analytics. Les noms sont des exemples parmi d'autres. Je le déplore, ce n'est pas le web authentique, mais c'est un fait.
Cela signifie qu'une poignée d'acteurs économiques (Google, CloudFlare, BootstrapCDN, jsDelivr, etc.) consignent une association adresses IP + Referer. Comme tout le monde utilise leurs services, ils peuvent suivre notre navigation au sein d'un site web et entre les sites web. Untel a lu tels et tels articles dans le Figaro (il y a l'URL complète dans le Referer, voir ci-dessus), puis il a été sur tel site de rencontre et il y a regardé tels et tels profils (URL complète, toujours ;) ) puis il a consulté tel autre site web. Tout ce flicage se fait sans cookies (d'ailleurs, ces acteurs n'en déposent généralement pas quand on récupère CSS, police, etc.). Je ne dis pas que ces acteurs vont utiliser ces informations à mauvais escient, mais ils les collectent. Or, une collecte sans utilisation aujourd'hui peut conduire à une compromission de la vie privée demain (décision de la Cour de Justice de l'Union Européenne Digital Rights Ireland de 2014). C'est l'évidence même, comme une sextape sans utilisation malveillante aujourd'hui laisse la porte ouverte à un chantage demain.
Si tu veux pinailler sur la technique (sinon saute au prochain paragraphe), je dois écrire qu'il y a des exceptions au point précédent.
Pour se prémunir de ce flicage, il est possible d'installer l'extension Firefox Smart Referer. Elle permet de contrôler la diffusion du Referer, y compris de l'autoriser automatiquement sur les sites web qui ne fonctionnent pas sans lui (cela fonctionne avec une liste blanche). Par défaut (si le site web n'est pas dans une liste blanche), cette extension envoie l'URL de la destination comme Referer.
Seule une minorité de personnes installera cette extension (ou équivalent) par manque de connaissances. Or, la vie privée est pour tout le monde. L'éditeur d'un site web (ou ses sous-traitants développeurs et hébergeurs) peut positionner l'entête « Referrer-Policy » sur son site afin d'indiquer au navigateur web de ses visiteurs de ne pas transmettre le Referer ou de le caviarder en fonction des situations. Cela peut se faire dans la configuration du serveur web, y compris celle déportée que constitue un fichier « htaccess », ou dans le code du site (PHP, XHTML, etc.).
Exemple Apache httpd (y compris .htaccess) :
Header set Referrer-Policy "same-origin"
Exemple nginx :
add_header Referrer-Policy "same-origin";
On peut aussi le définir dans le code du site web. Exemple en PHP :
header('Referrer-Policy: "same-origin"');
Ou dans une balise XHTML (méthode retenue par Google Search + valeur « origin » afin que les sites visités à partir de lui voient que les visites viennent de Google mais ne voient pas les mots-clés recherchés) :
<meta name="referrer" content="same-origin">
Dans ces exemples, j'interdis l'émission du Referer en dehors du même site web. Pour être exact, je l'interdis dès qu'un des membres du triptyque protocole+domaine+port diffère, donc les sous-domaines d'un site web seront considérés comme des sites web externes, donc le Referer ne sera pas transmis.
D'autres politiques sont possibles comme envoyer uniquement le domaine au lieu de l'URL complète (« origin ») comme le fait Google sur son moteur de recherche ou ne pas transmettre du tout le Referer (« no-referrer »).
La politique du Referer n'a pas d'impact sur les outils de statistiques (Google Analytics, Xiti, Matomo ‒ anciennement Piwik ‒, etc.).
Il faut quand même prêter attention aux très vieux sites web qui utilisent le Referer pour valider l'envoi de formulaires web ou autre. Ça fait 15 ans que les bonnes pratiques commandent de ne pas faire ça car ça n'apporte pas de sécurité, mais bon… Au quotidien, au niveau mondial, la liste des sites qui cessent de fonctionner en l'absence de Referer est très maigre, la liste blanche de Smart referer en est l'illustration. Mais ça peut être plus touchy sur des sites web internes / maison.
Évidemment, il y a des cas où cet entête ne fonctionne pas :
Le mieux est donc d'internaliser tous les éléments qui composent ton site web, CSS, police de caractères, jquery, outil de statistiques (Matomo ‒ anciennement Piwik ‒ et son guide de configuration par la CNIL sont là pour ça, etc.) et de préférer un lien vers un contenu externe (vidéo, carte géographique, Twitter, etc.) à son inclusion sur la page sous forme de widget / gadget. Au moins, le visiteur ne se fait pas renifler le cul sans le savoir par les mêmes acteurs hégémoniques, et, s'il suit un lien, il le fait en connaissance de cause, en acceptant la politique du site web pointé, il a le choix.
L'internalisation à d'autres avantages :
Comme un décideur ou un développeur aura toujours une bonne excuse pour ne pas internaliser (« pas la priorité », « pas le temps », « le gain est faible », « je ne connais pas assez mon framework pour savoir si c'est possible »), l'entête Referrer-Policy est un premier pas pour nettoyer un site web et protéger un poil plus la vie privée des visiteurs. Je recommande la valeur « no-referrer ».
Je trouve qu'une politique du Referer ferme complète assez bien le récent blocage par défaut des traqueurs tiers par Mozilla Firefox et le très récent blocage par défaut de tout cookie tiers par Apple Safari. Les principaux traqueurs et les cookies tiers éliminés sans action de l'utilisateur, il reste le Referer, les traqueurs déguisés et les contenus externalisés. Avec une politique du Referer ferme, il reste les traqueurs masqués, dont uBlock Origin sait s'occuper depuis peu (mets-le à jour), et les contenus externalisés à outrance. On progresse. La vie privée progresse.
Ce que j'ai écrit dans mon dernier shaarli sur Referrer-Policy reste valable : je recommande vivement son usage sur des sites web internes : intranet, webmail, messagerie web comme Mattermost (dès que quelqu'un envoie une image, vidéo, URL, le contenu est récupéré automatiquement et affiché), lecteur de flux RSS, etc. Cela évite les fuites, cela évite d'informer l'extérieur de l'existence de ressources internes (je simplifie, d'autres fuites restent possibles, au niveau DNS, par exemple, mais, pour en """"bénéficier"""", il faut être dans un cercle relativement fermé).
Version courte : utilise Framacarte ou umap. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux une carte avec un marqueur aux couleurs de ton magasin afin d'en indiquer l'adresse et intégrer / utiliser cette carte sur ton site web ? Avec un éventuel message indiquant les horaires d'ouverture ? Plusieurs marqueurs, un par magasins ? Utilise Framacarte ou umap. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux une carte avec plusieurs marqueurs afin d'identifier tous les lieux d'un festival ou les points de diffusion d'un journal ou les AMAPs du coin ? Avec d'éventuelles informations et médias (photos, vidéos) pour chaque lieu ? Utilise umap ou Framacarte. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux cartographier un parcours de randonnée ? Un voyage ? L'enrichir avec des photos / vidéos de chaque étape ? Utilise Framacarte ou umap. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux cartographier un conflit local ou global ? Des événements historiques ? Les résultats par circonscription d'une élection ? Les câbles sous-marins d'Internet ? Utilise umap ou Framacarte. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux une carte personnalisable ? Choisir le fond de carte le plus adapté à ton besoin ? Choisir la forme, la couleur, l'opacité, le niveau de zoom, etc. de chaque élément ? Activer ou non la localisation de l'utilisateur ? Minicarte ou non ? Etc. Utilise Framacarte ou umap. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux que plusieurs personnes (élèves, bénévoles, etc.) collaborent pour créer une des cartes sus-mentionnées ? Tu veux partager une carte sur un site web, par email, etc. ? Utilise umap ou Framacarte. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux importer des données géographiques existantes (KML, GPX, GeoJSON, CSV, etc.) sur un fond de carte libre de droits ? Utilise Framacarte ou umap. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Tu veux une carte qui se mettra à jour toute seule en fonction d'une base de données distante pré-existante, comme celle des restaurants végan ou des stations vélo d'une ville ? Utilise umap ou Framacarte. Mode d'emploi. Guides vidéos.
Le plus beau, c'est que cet outil est facile à utiliser et qu'il repose sur l'outil de cartographie libre de droit, communautaire et gratuit OpenStreetMap et le service de Framasoft, une association française qui œuvre pour des services numériques éthiques et respectueux des utilisateurs.
TL;DR : carte OpenStreetMap des câbles sous-marins d'Internet / Internet submarine cables map OpenStreetMap. Ci-dessous, pourquoi et comment construire une telle carte.
ÉDIT DU 29/08/2023 : depuis le 15/11/2022, TeleGeography a supprimé son dépôt git et ne diffuse plus les données géographiques (« We no longer maintain and update a repository on GitHub for our data or our source code » dans l'infobulle « about » sur leur site web). :( Cette carte n'est donc plus à jour. Dernière version des données géographiques. FIN DE L'ÉDIT.
Loin d'être virtuel, Internet repose sur des infrastructures physiques dont des câbles sous-marins en fibre optique (qu'il faut entretenir contre l'usure, les événements naturels ou humains, les sabotages, etc.).
La liste de ces câbles, leurs stations d'atterrissement et leur tracé est environ public (environ car le tracé ne l'est pas de manière précise). Nous disposons de l'excellent site web Submarine Cable Map.
Néanmoins, cet existant, cette carte, me pose deux problèmes :
Pour l'heure, les données (le tracé des câbles et les coordonnées géographiques des stations d'atterrissement) de la carte « Submarine Cable Map » sont disponibles dans un dépôt git public sous une licence environ libre (CC BY-NC-SA).
Et si on les utilisait pour construire une carte basée sur OpenStreetMap, l'outil de cartographie libre et communautaire (OSM) ?
C'est chose faite : carte OpenStreetMap des câbles sous-marins d'Internet / Internet submarine cables map OpenStreetMap.
J'actualiserai cette carte au fil de l'eau, en me basant sur le dépôt git sus-cité.
Ci-dessous, un retour sur la façon dont j'ai procédé pour construire cette carte.
Pour réaliser cette carte, il faut deux choses.
D'un côté, il faut pouvoir créer une carte personnalisée en utilisant un fond de carte OpenStreetMap, c'est-à-dire une carte sur laquelle on peut représenter ce que l'on veut : un itinéraire, un parcours de trail, un marqueur sur un lieu avec une éventuelle infobulle pour donner des infos, plusieurs marqueurs afin d'identifier plusieurs lieux (pour un festival décentralisé, par exemple), etc.
Le site web officiel d'OpenStreetMap permet de tracer des itinéraires et de partager une carte avec un marqueur sur un lieu (sans infobulle, sans marqueur personnalisé), mais ça s'arrête là.
Le logiciel web umap pemet tout le reste sus-cité. On peut installer sa propre instance ou utiliser celles qui existent. Exemples : instance umap OSM France, instance umap Framasoft.
Vu mon maigre besoin, j'ai décidé d'utiliser une instance existante. J'ai choisi celle de Framasoft, une association française qui œuvre pour des services numériques éthiques et la culture libre.
Pour débuter, je recommande vivement cet exellent tutoriel umap. D'autres tutoriels, et même des tutoriels vidéos sont disponibles sur le wiki officiel OSM France.
D'un autre côté, il faut retravailler les données géographiques disponibles :
On pourrait faire ça à la main, mais de nouveaux câbles entrent régulièrement en service pendant que d'autres rendent leur tablier. Une mise à jour à la main ne serait pas gérable. Il faut donc qu'un programme informatique fasse cette transformation des fichiers d'origine prévus pour Google Maps en fichiers compréhensibles par OpenStreetMap en y ajoutant, au passage, nos desiderata de mise en forme.
Dès que l'on évoque la manipulation de JSON, on pense forcément à la commande jq. J'ai écrit un tutoriel pour jq qui est rien de plus que le retour de l'expérience acquise pour construire cette carte des câbles sous-marins d'Internet.
Voici le script que j'ai pondu : transform_carte_cables_sous-marins.sh.
git et jq doivent être installés ;Une fois que l'on a exécuté ce script afin de traiter les données, comment créer la carte et y importer les données ?
Créer une carte sur une instance umap ;
Dans l'entête, à côté de « Carte sans nom », il y a une icône en forme de crayon. Cliquer dessus :
Nom = « Submarine Cable Map » ;
Description = contenu du fichier summary.txt ;
Options d'interface :
Limites géographiques (pour limiter les déplacements sur la carte aux endroits où il y a des câbles afin d'éviter les fausses manips) :
Crédits
Cliquer sur le bouton « Enregistrer ». Garder impérativement le lien de modification (tant que le cookie est conservé par ton navigateur web, ça va, mais sinon il constitue le seul moyen de pouvoir modifier la carte) ;
Cliquer sur le bouton « calques » :
Supprimer le calque 1 ;
Ajouter un calque :
Nom = « landings » ;
Description = « Landing stations » ;
Propriétés de la forme :
Options d'interaction :
Ajouter un calque :
Nom = « cables » ;
Description = « submarine cables » ;
Propriétés de la forme :
Options d'interaction :
Cliquer sur le bouton « Enregistrer » ;
Cliquer sur le bouton « importer des données » :
Cliquer sur le bouton « Enregistrer » ;
Cliquer sur le bouton « importer des données » :
Cliquer sur le bouton « Enregistrer » ;
À la fin de l'URL, ajouter « #2/-0.2/0.0 » et valider ;
Cliquer sur le bouton « enregistrer le zoom et le centre actuels » ;
Cliquer sur le bouton « exporter et partager la carte » :
Je note quelques limites d'umap :
#<niveau_de_zoom>/<latitude>/<longitude>). Dit autrement : je n'ai pas trouvé un moyen de faire un lien vers un objet. Sur OSM, les objets (le tracé d'une ligne de bus, par exemple) ont un identifiant interne public, donc on peut construire une URL de la forme « /relation/<identifiant> ». Avec umap, je n'ai pas trouvé d'identifiant, y compris dans l'export ;Le script présenté plus haut permettant de traiter les données géographiques avant importation dans umap n'est pas le premier que j'ai écrit. Le premier, c'est celui-ci : transform_carte_cables_sous-marins.original.sh.
Quelles différences ?
jq peut mettre le contenu d'un (ou plusieurs) fichier secondaire dans une (ou des) variable afin d'enrichir le fichier principal avec des informations du (des) fichier secondaire ;jq. Tout filtre ajouté à la chaîne sera exécuté autant de fois qu'il y a d'éléments dans le tableau parcouru. Cela signifie aussi que l'on perd tout le contenu JSON qui était autour de ce tableau. Oui, c'est aussi idiot que de se plaindre qu'avec un grep | xargs <maCommande>, maCommande n'accède pas à ce qui n'a pas été retenu par grep. Mais, du coup, ça me fait perdre l'entête et le pied du fichier JSON d'origine, donc ça produit un JSON invalide. Si je n'itère pas sur le tableau, je ne peux pas accéder aux attributs de chaque élément du tableau, donc il m'est impossible, par exemple, de transvaser la couleur d'un câble dans un attribut compréhensible par umap (genre jq '.features[].properties += { "_umap_options": { "color": .color } }' cables.json, ça ne fonctionne pas). Comme je n'avais pas compris que jq permet de travailler sur plusieurs fichiers, je n'avais pas perçu que l'on peut reconstruire le fichier JSON d'origine ;Ces trois points sont détaillés dans mon shaarli dédié à la prise en main de jq par des exemples pratiques.
En conséquence, je faisais une boucle « for » avec mon shell. La fin de l'itération était le nombre d'éléments dans le tableau - 1. Ainsi, j'avais un indice de tableau. Donc je pouvais accéder à l'élément que je voulais dans le tableau, récupérer son identifiant (permettant de récupérer ses infos dans le fichier JSON séparé) et le modifier.
jq (récupérer l'identifiant d'un élément, récupérer les infos dans le deuxième fichier, modifier le JSON avec tout ça) ‒ ce qui implique des fork() et des exec() en pagaille ‒, que j'écrivais autant de fichiers temporaires qu'il y a d'éléments parcourus, et que jq renvoi l'intégralité du JSON à chaque passe. Tout ça consomme du CPU, de la RAM et des IO. Ce premier jet s'exécute en 1 minute 54 (moyenne sur 3 exécutions, récupération du dépôt git exclue). Et, encore, je suis en RAM (tmpfs).jq distincte, je peux appliquer très facilement un grep -v 'null' afin de dégager de la sortie les attributs JSON non-remplis (genre un câble qui n'a pas de site web associé, par exemple). EDIT DU 21/08/2021 : pour afficher un texte pré-défini quand la valeur d'un attribut JSON est null, jq dispose d'un opérateur de remplacement, « // ». FIN DE L'ÉDIT.printf() genre « Working on cables: 001/469… […] 142/469… ». Ça fait bien longtemps que je n'avais pas écrit un code générant un affichage aussi kikoo. :DLa version actuelle du script utilise une seule commande jq (mais avec des filtres supplémentaires) afin de réaliser l'itération, l'enrichissement du JSON et la modification du flux JSON.
jq commence à devenir touffue et très compliquée à comprendre, donc à maintenir dans le temps. Oui, je pourrais virer des variables, mais guère plus, je pense.jq mais au prix de la lisibilité. EDIT DU 21/08/2021 : pour afficher un texte pré-défini quand la valeur d'un attribut JSON est null, jq dispose d'un opérateur de remplacement, « // ». FIN DE L'ÉDIT.
Merci Johndescs pour la relecture et la correction des scripts.
Voir mon introduction à la prise en main de jq, le logiciel de manipulation de JSON en ligne de commande.
Soit le fichier JSON africa-coast-to-europe-ace.json.
Avec jq version 1.5.1 Debian GNU/Linux Buster, je veux récupérer la valeur de l'attribut « owners » sous la forme d'une unique chaîne de caractère. Je voudrais que la séparation entre chaque propriétaire ne soit plus « , », mais « \n * » (afin de produire une liste à puces).
Facile, il suffit d'utiliser la fonction gsub(), greedy sub(), qui permet de remplacer des bouts de chaînes de caractères. Sauf que…
$ jq -r '.owners | " * \(gsub(", ";"\n *"))"' africa-coast-to-europe-ace.json
* Orange
* Dolphin Telecom
* Cote d’Ivoire Telec
*
* Gambia Submarine Cable Company
* MTN
[…]
Hum, il y a un raté pour Cote d'Ivoire Telecom.
Je t'épargne l'identification du problème avec hexdump -C et jq -a (afficher le code séquence d'un caractère non-ASCII) : ce modèle d'apostrophe n'est pas un caractère ASCII mais Unicode.
Normalement, ça ne devrait pas poser de problème puisque jq travaille, par défaut, en UTF-8 (d'après son manuel). De plus, file -i est formel, le fichier utilisé est bien encodé en UTF-8. Même si j'utilise iconv -t UTF-8 africa-coast-to-europe-ace.json -o africa-coast-to-europe-ace.json pour m'en assurer, ça change rien.
J'ai essayé avec d'autres caractères Unicode : ça fonctionne avec « » » et des caractères Hangûl, mais pas avec le caractère « ⚧ »…
J'en déduis que la fonction gsub() de jq foire avec certains caractères Unicode.
J'ai rien trouvé de mieux que de remplacer l'aspostrophe problématique par l'apostrophe ASCII avec sed -i "s/’/'/" africa-coast-to-europe-ace.json avant son traitement par jq…
Ce bug semble être corrigé dans la version 1.6 Debian GNU/Linux de jq.
jq (paquet logiciel du même nom) est un outil en ligne de commande pour manipuler du JSON (quelle idée !).
Il m'apparaît que le meilleur moyen d'apprendre à utiliser jq, c'est de pratiquer. C'est ce que nous allons faire dans ce shaarli.
Fichiers utilisés dans les exemples ci-dessous : cables.json et cablesDefs.json.
L'usage le plus simple de jq est de rendre lisible (indentation, coloration syntaxique, etc.) un bout de JSON qui ne l'est pas (on dit aussi prettifyer, forrmatter) : jq '.' cables.json.
Afficher la valeur / le contenu de l'attribut « features » de l'entité / objet racine : jq '.features' cables.json.
jq '.type' cables.json, le retour serait une unique chaîne de caractères.
Afficher uniquement l'attribut « slug » de l'attribut « properties » de chaque élément du tableau features « features » : jq '.features[].properties.slug' cables.json.
grep.
Afficher l'attribut « name » de l'attribut « properties » de chaque élément du tableau « features ». Afficher « n/a » (not available) si l'attribut n'existe pas ou a « null » comme valeur : jq '.features[].properties.name // "n/a"'.
Notons que jq propose des paramètres intéressants.
Ce que nous avons mis entre apostrophes dans les exemples précédents se nomme un filtre. Il est possible d'enchaîner les filtres. Pour ce faire, deux opérateurs existent :
jq '.features[].properties.slug , .features[].properties.color' cables.json ;jq '.features[].properties.slug | .' cables.json.
Tout peut être stocké dans une variable à tout moment : jq '.features[].properties as $props | .' cables.json.
$props | <traitement_ici> ou $props.<nom_attribut> (exemple : « $props.color »).
Si un filtre retourne plusieurs résultats et qu'un ou plusieurs filtres lui sont chaînés, ces derniers filtres s'appliqueront / seront exécutés pour chaque résultat retourné par le premier filtre. Il est donc possible de travailler sur chaque élément d'un tableau. Nous le faisons depuis le début : jq '.features[].properties.slug' cables.json = jq '.features[] | .properties.slug' cables.json. Il est donc possible d'exécuter un traitement sur chaque élément du tableau, comme une sorte de grep | xargs.
jq '.features[0] | .properties.slug' cables.json (« [0] » demande à travailler sur le premier élément du tableau) avant de le généraliser ;jq '.features[] | ., c'est-à-dire « affiche-moi chaque élément du tableau « features » », on se rend compte que l'on perd l'entête (« { "type": "FeatureCollection", "features": [ ») et le pied (« ] } ») de notre fichier. Il faut comprendre qu'on les retrouvera jamais, qu'on peut jamais remonter au niveau supérieur. Ce serait comme utiliser grep essai | xargs <maCommande> et vouloir que maCommande accède à ce qui n'a pas été grep-é (retenu par grep). Si l'on tente d'enregistrer la racine dans une variable (« . as $racine ») et que l'on tente de l'afficher dans une itération (exemple : jq '. as $racine | .features[] | .properties.slug | $racine' cables.json), l'ensemble du fichier JSON sera affiché autant de fois qu'il y a d'éléments dans le tableau « features », ce qui n'est pas ce que l'on veut. Bref, n'essaye pas. On ne sort pas d'une itération, tout enchaînement de filtres après un filtre qui émet plusieurs éléments JSON sera exécuté autant de fois qu'il y a d'éléments ;
Recherche sur la valeur d'un attribut / afficher l'élément du tableau « features » dont la valeur de l'attribut « slug » est « adria-1 » : jq '.features[] | select(.properties.slug=="adria-1")' cables.json.
jq '.features[] | select(.properties.slug=="adria-1") | .properties.color' cables.json ou, plus simplement : jq '.features[] | select(.properties.slug=="adria-1").properties.color' cables.json.select(.nom | contains("Gui")).jq '.features[] | select(.properties.slug | test("adria-1")). Il est possible de positionner des drapeaux pour des recherches gourmandes (greedy), pour des recherches insensibles à la case, etc. Exemple concret d'utilisation.select() requiert une expression booléenne. On peut enchaîner des conditions avec and ou or : select(.anneeDebut==2026 and .nom=="Toto").
On peut mettre en forme /formater la sortie (afficher plusieurs attributs, ajouter du texte libre, etc.). Pour chaque élément du tableau « features », je veux afficher une ligne de la forme \*\*SLUG\*\*: <slug> ~ \*COLOR\*: <color>.. Les « * » sont du formatage Markdown (**gras**, *italique*). Le texte en majuscule, le caractère « ~ » et le caractère final (« . ») sont des bouts de texte arbitraires que je souhaite afficher. jq '.features[] | "**SLUG**: \(.properties.slug) ~ *COLOR*: \(.properties.color)."' cables.json.
Les guillemets permettent de saisir des chaînes de caractères. « \() » est l'opérateur qui indique à jq d'interpréter une expression située au milieu d'une chaîne de caractères.
On peut aussi : […] select(.nom=="Toto") | .objet as $but | .observation as $obs | .tiers as $beneficiaires | " " as $delimiteur | $delimiteur , $but , $obs , $beneficiaires[].
Et si je veux utiliser le contenu d'une variable shell dans un filtre ?
jq entre apostrophes afin que le shell n'interprète pas la chaîne de caractères. Mais, on peut aussi l'écrire entre guillemets afin quil l'interpète. Exemple : maVariable='{ "test": "toto" }' ; jq ".features[].properties += $maVariable" cables.json. Cela signifie aussi que tu vas devoir échapper tout ce que le shell pourrait interpréter : le « $ » d'une variable interne à jq, les guillemets, etc. Pour peu que ton enchaînement de filtres jq soit un peu costaud, ça va le rendre illisible. Je déconseille ;jq propose les arguments --arg <nom_variable_interne> <contenu> (le contenu sera enregistré comme une chaîne de caractères) et --argjson <nom_variable_interne> <bout_de_JSON> (attention : le bout de JSON doit avoir une syntaxe valide !). Reprise de l'exemple précédent : maVariable='{ "test": "toto" }' ; jq --argjson varInterne "$maVariable" '.features[].properties += $varInterne' cables.json.
Et si l'on veut modifier le flux JSON ? Il existe les opérateurs « |= » et « += ». Le premier modifie la valeur d'un attribut en écrasant l'exisant. Le second ajoute un élément dans la valeur d'un attribut.
jq '.features[] | .properties.color |= "yellow"' cables.json ;jq '.features[] | .properties += { "toto": "titi" } ' cables.json ;jq '.features[] | .properties += { "toto": .properties.color } ' cables.json ;jq '.features[] | .properties += { "toto": { "color": .properties.color } }' cables.json.
Normalement, si tu suis, tu me traites de tricheur : les deux dernières commandes du point précédent n'ont pas renommé / déplacé l'attribut, mais l'ont simplement copié. Pour finir le travail, jq propose la fonction native « del() » qui, comme son nom l'indique, permet de supprimer un attribut. Démo sur les deux exemples précédents : jq '.features[] | .properties += { "toto": .properties.color } | del(.properties.color)' cables.json et jq '.features[] | .properties += { "toto": { "color": .properties.color } } | del(.properties.color)' cables.json.
jq ne propose pas un argument (genre « -o ») permettant d'enregistrer le résultat de son traitement dans un fichier. Donc, si l'on veut enregistrer le résultat dans le fichier source / d'origine, il faut utiliser l'outil sponge (une redirection shell, >, viderait le fichier avant d'exécuter jq).
Il est possible de travailler sur plusieurs fichiers JSON en même temps. Soit en les concaténant (cat fichier1 fichier2 | jq '.'). Oui, ça va générer un fichier JSON invalide (plusieurs entités racines…), mais jq est tolérant. Soit en ayant un fichier principal et des fichiers secondaires accessibles via des variables. Cette deuxième possibilité est très pratique quand on veut agrémenter / enrichir un fichier principal avec des informations disponibles dans un autre fichier (sans polluer le fichier principal avec une concaténation, donc).
jq --slurpfile maVariable cablesDefs.json '.features[] | . as $cable | $maVariable[] | select(.id==$cable.properties.slug).name as $cableName | $cable | .properties += { "name": $cableName }' cables.json.
Plus haut, j'écris que si l'on itère sur le contenu d'un attribut avec jq, alors on perd les attributs qui entourent celui sur lequel on itère. Avec ce "mode multi-fichiers", on peut reconstruire le JSON d'origine (sauf si trop d'élements sont passés à la trappe, bien entendu). Exemple (je reprends le cas cité ci-dessus malgré son absence de représentativité) :
jq '.features[] | .' cables.json > /tmp/json.tmp # dans json.tmp, on aurait donc uniquement les éléments du tableau « features », tout le reste aura disparu
cat <<EOF > /tmp/minJSONStruct # dans ce fichier, on met l'entête et le pied du fichier d'origine (cables.json), précisement ce qui a disparu
{
"type": "FeatureCollection",
"features": [
]
}
EOF
jq --slurpfile featuresList /tmp/json.tmp '.features += $featuresList' /tmp/minJSONStruct > cables.json # on ajoute les ex-éléments du tableau « features » au tableau « features » de l'entête/pied JSON, donc on reconstitue notre fichier cables.json d'origine.
Oui, je préfère passer par un fichier temporaire que par une variable (avec « --arg ») afin d'éviter les problèmes d'échappement de caractères pour le shell.
On peut aussi préserver la structure JSON autour du tableau. Pour ce faire, il faut contenir l'itération sur le tableau au sein d'une affectation. Exemple : pour renommer l'attribut « properties.color » d'un objet membre d'un tableau en « properties.toto », il faut que j'itère sur ce tableau sinon je ne peux pas récupérer la valeur de l'attribut afin de la transvaser. Pour que cette opération ne soit pas destructrice, je l'encadre dans une affectation : jq '. as $racine | .featuresDup |= $racine.features | del(.features) | .features += [ .featuresDup[] | .properties += { "toto": .properties.color } | del(.properties.color) ] | del(.featuresDup)' cables.json. Si je n'avais pas dupliqué l'attribut « features », alors ce tableau contiendrait deux fois chaque élément : l'original et la version modifiée. Cette copie me permet de vider l'attribut « features » et d'utiliser sa copie pour itérer dessus et remplir « features » avec les objets modifiés.
Appliquer le même traitement à tous les éléments d'un tableau. Pour chaque élément du fichier cablesDefs.json, je veux récupérer une unique chaîne de caractères contenant tous les éléments du tableau « landing_points » sous la forme * <nom1>: <latitude+longitude>\n * <nom2>: <latitude+longitude>\n […]. Premier essai : jq '.landing_points[] | " * \(.name): \(.latlon)"' cablesDefs.json. Bien vu, mais on ne peut pas obtenir une unique chaîne avec join() puisque ce qui ressort du filtre, c'est des chaînes de caractères et qu'un join() ne peut être appliqué sur ce type d'objets.
jq '.landing_points | map(" * \(.name) :\(.latlon)") | join("\n")' cablesDefs.json.
Taille d'un tableau aka nombre de cases / d'éléments ou taille d'une chaîne de caractère : length : select(.activites | length > 0).
Convertir une chaîne de caractère en nombre pour s'en servir dans une comparaison au sein d'une condition : select(.timestamp | tonumber > 1787438544).
Vérifier l'existence ou l'absence d'un attribut : select(has("text_only")) (présence) ou select(has("text_only") == false) (absence).
Il reste encore beaucoup de choses à découvrir : les boucles, les conditions, les fonctions persos, etc. Voir le manuel officiel de jq. Pour ma part, j'ai pu réaliser ce que je voulais (construire une carte des câbles sous-marins d'Internet) donc je m'arrête là.
Qui n'a pas déjà voulu qu'une commande GNU/Linux enregistre son résultat dans le fichier d'origine, genre sort MonFichier > MonFichier ?
Évidemment, ça ne fonctionne pas car, à cause de la redirection (« > »), le shell vide le fichier « MonFichier » puis l'ouvre avec l'identifiant « 1 » (stdout) dans la table des descripteurs de fichiers du processus, puis il se duplique avec l'appel système « fork() » (un fork() conserve la table des descripteurs de fichiers) puis remplace le code de sa copie par celui du programme demandé (sort, dans notre exemple) avec la famille d'appels système « exec() », ce qui en lance l'exécution. Donc, dès le début, le fichier d'origine est vidé.
La plupart des commandes permettent d'écrire leur résultat dans un fichier genre sort -o <fichier> <fichier>. Mais pas toutes.
C'est là que sponge intervient : cette commande du paquet moreutils attend la fin de l'écoulement des données sur stdin puis elle ouvre le fichier passé en argument et enregistre tout ce qu'elle a reçu depuis stdin.
Pratique quand une commande ne permet pas d'enregistrer son travail dans un fichier (genre jq) et qu'on ne veut pas créer xxx fichiers temporaires (genre « commande fichierN > fichierN+1 »).
Exemple d'utilisation : jq '.' monFichier | sponge monFichier.
Sur mon ordinateur de poche Android, j'utilise le pare-feu Android AFWall+ (en fait, c'est juste une interface graphique pour le pare-feu natif du noyau Linux, Netfilter).
Ça me permet de contrôler quelles applications peuvent émettre et sur quel(s) réseau(x) (Wi-Fi, 4G, VPN) elles le peuvent.
J'utilise également un VPN de confiance (avec le logiciel Android OpenVPN For Android qui n'est pas l'implémentation officielle du projet OpenVPN) afin de me protéger des craderies de mon opérateur mobile lorsque je suis en 4G (on a vu Bouygues Telecom modifier les réponses DNS, on a vu SFR modifier les réponses web, etc.) et des points d'accès Wi-Fi malveillants (notamment ceux tenus par des potes farceurs). Mais également pour ne pas dévoiler ma vie privée à des gens en qui je n'ai pas confiance (opérateurs mobiles, fournisseurs de Wi-Fi ouverts, etc.).
Lorsqu'on utilise un VPN dans un tel contexte, le minimum est d'interdire tout trafic qui voudrait sortir en dehors du VPN, sauf le VPN lui-même et DHCP.
De même, lorsqu'un VPN est établi, il convient d'interdire tout trafic DNS sortant vers les serveurs DNS récursifs de l'opérateur mobile / fournisseur Wi-Fi, car certaines applications les utilisent au lieu de ceux proposés par le service de VPN, ce qui fait fuiter une partie de la vie privée.
AFWall+ permet uniquement d'autoriser / bloquer des logiciels. Le premier besoin est satisfait (bloquer tout en sortie, autoriser quelques logiciels via le VPN), pas le deuxième. Pour le satisfaire, il faut utiliser des scripts personnalisés.
On peut saisir un script perso directement dans l'interface d'AFWall+, sauf que c'est pénible et long. Je choisis donc de l'écrire dans un fichier séparé. Voici mon script pour bloquer le trafic à destination des serveurs DNS récursifs de Numericable :
#!/system/bin/sh
# Necessary at the beginning of each script!
IPTABLES=/system/bin/iptables
# Now add your own rules...
$IPTABLES -I "afwall-vpn" -d 89.2.0.1/32 -j "afwall-reject"
$IPTABLES -I "afwall-vpn" -d 89.2.0.2/32 -j "afwall-reject"
# Don't
# exit 0
Quelques commentaires :
su) Android (j'utilise le classique Terminal Emulator pour y accéder) pour voir les chaînes disponibles à un instant T ;set -e (voir ici) ne semble pas être disponible. Dommage. Plus surprenant, un « exit 0 » en fin de script pour signifier que tout s'est bien passé conduit AFWall+ à déclarer que l'application des règles de filtrage a échoué…
Avec le gestionnaire de fichiers Android Ghost commander, je déplace ce script depuis ma carte SD vers le dossier /storage/emulated/0/afwall. Pourquoi ? 1) Je n'ai pas trouvé de dossier nommé à peu près afwall dans /data/data ; 2) C'est ici qu'AFWall+ stocke ses exportations de règles (menu -> « Export ») donc, c'est lui qui a créé le dossier, donc, en l'utilisant, je me prémunis de problèmes de droits d'accès.
Plutôt qu'une carte SD, j'aurais pu utiliser adb, oui.
Ne pas laisser ce script sur la carte SD, car, si elle n'est pas insérée lors d'un démarrage de l'ordiphone, alors les règles de filtrage ne seront pas appliquées, donc le pare-feu sera désactivé.
Dans le menu d'AFWall+ -> « Set custom script » -> « Enter custom script below », je saisis . /storage/emulated/0/afwall/<nom_script>. Attention au point au début !
Menu AFWall+ -> « Apply ». C'est terminé. \o/
Autoriser l'amplification du volume audio sur la version Android de VLC : menu -> Preferences -> Video -> Audio boost.
Durant la lecture d'un média, il suffira d'augmenter le volume comme d'habitude (glisser bas vers haut du côté droit), mais, cette fois-ci, il pourra dépasser 100 %, comme sur la version PC GNU/Linux de VLC.
Attention, pour ce faire, il faut au moins la version 3.0 de VLC (source).
Si vous avez installé VLC avec l'apk distribué sur le site web officiel (car VLC n'était plus disponible sur F-Droid à une époque, par exemple), F-Droid dira que le logiciel est à jour, ce qui n'est pas le cas. Il faut désinstaller VLC puis l'installer avec F-Droid.
Copier tout le contenu d'un fichier dans le presse-papier en ligne de commande : xsel -b < <fichier>
Vache, pas simple, la livraison de la semaine ! :O
Confinés empilés
Les berges ne sont plus à vous !
Pas de joug sans cuir !
Sc/iure dans l'évêché
On bosse à distance, à treize !
Elle sent fort la verrine de paon
Flairant des traces de biles dans leurs cotons, des clientes en lutte poussent leurs cris tôt : « Ce Véran nous accule ! » « On parle délais de carence »
Confinés empilés
Les berges ne sont plus à vous !
Pas de joug sans cuir !
Sc/iure dans l'évêché (chuire dans les WC)
On bosse à distance, à treize ! (on baise à distance, atroce !)
Elle sent fort la verrine de paon (elle sent fort[,] la pine de Véran)
Flairant des traces de biles dans leurs cotons, des clientes en lutte poussent leurs cris tôt : « Ce Véran nous a/ccule ! » (ce Véra nous encule) « On parle délais de carence »
Dans le Canard enchaîné du 1er avril 2020.
Récemment, j'ai constaté que l'ordinateur portable Windows 8 (8.1 ?) d'une amie ramait à moooort. Pour donner une idée : elle a le temps de cliquer sur le raccourci d'un logiciel, de me faire la conversation, de trouver ça trop long, d'aller me chercher une binouze dans son frigo à l'autre bout de sa piaule pendant que le logiciel vient à peine de s'ouvrir. :O
Il s'agit d'un ordinateur personnel dont un usage professionnel se fait de plus en plus grand. Comment peut-elle se concentrer dans ces conditions ? :O
Je regarde un peu : CPU identique à mon ordinateur perso (2 cœurs 2,5 Ghz), quantité de RAM équivalente (8 Go), disque dur 5 400 tours/minute (ha, peut-être qu'on a trouvé l'une des causes). J'ai aussi constaté que certains bus sont sous-dimensionnés…
Je soupçonne aussi la présence d'un virus vu les quelques comportements erratiques de la machine.
J'ai la flemme de partir à la chasse aux virus (et, surtout, je ne sais plus faire…).
Je propose une réinstallation complète de Windows. Et, tant qu'à faire, de passer à winwin 10 (même si winwin 8.1 bénéficiera de mises à jour de sécurité jusqu'en janvier 2023).
En douce (cadeau), je lui achète un SSD. Un Samsung 860 Pro, produit qui remplace les excellents 850 Pro qui équipent mon ordinateur perso et un fournisseur d'accès à Internet alsacien, a ma faveur : ça marche bien et, en cas de pépin, la garantie Samsung 5/10 ans remplace à neuf sans faire chier. Winwin 10 sera installé dessus, ce qui permet de mettre le disque dur d'origine de côté afin de récupérer des fichiers si besoin. Au final, le gain est important mais moins ouf qu'avec un système Debian GNU/Linux…
Ci-dessous, je propose un résumé de ce qui m'a marqué durant cette installation de winwin 10.
L'ordinateur étant de marque Lenovo, il faut virer les mouchards incorporés par cet assembleur. Dans quel monde vit-on ?!
Le mouchard Computrace (voir aussi) n'apparaît pas dans l'UEFI, contrairement à mon ordinateur Dell.
Le deuxième mouchard de Lenovo, qui résiste lui aussi à une (ré)installation de winwin, n'était pas non plus présent. Les binaires mentionnés par Numerama n'existent pas sur l'ordinateur et le modèle de cet ordinateur n'apparaît pas dans le communiqué de presse de Lenovo (merci à la machine à remonter le temps maintenue par archive.org d'avoir conservé ce document effacé par Lenovo, n'hésite pas à faire un don).
Le troisième mouchard connu, SuperFish, n'était pas présent. Il ne résiste pas à une (ré)installation propre de winwin, mais je voulais voir. Pour diagnostiquer cela, j'ai suivi le tutoriel proposé par Lenovo lui-même. Si, comme moi, le menu démarrer refuse d'ouvrir le gestionnaire des certificats, utilise Windows+R puis tape « certlm.msc ».
On notera que les deux derniers mouchards sont devenus des failles de sécurité qui peuvent être exploitées par n'importe qui. Voilà pourquoi ce genre de merde doit être refusée.
Mes notes de 2013 sont toujours valables.
Parce que changer uniquement la valeur de l'option « Secure Boot » dans l'UEFI, ça serait trop simple. Je copie les instructions afin de les pérenniser :
Then scroll to the Security tab by using → . Then use ↓ to scroll to the Secure Boot entry. Press the Enter key and select Disabled. Follow that by navigating to the Reset to Setup Mode entry using the ↓ again. Press Enter, then select Yes on the popup to clear the PK, disable secure boot and enter setup mode. You’ll notice that the Platform Mode changes to Setup Mode and Secure Boot Mode becomes Custom. Press the Fn+F10 key to reboot.
Microsoft propose l'ISO de winwin 10 en téléchargement libre. Attention, il faut se rendre sur le site web avec un système autre que winwin (ou trafiquer le user-agent de son navigateur web), sinon le site web ne propose pas l'ISO mais l'outil de MS pour créer un support d'installation.
Un collègue qui se tient à jour sur les technos MS m'a conseillé d'utiliser le logiciel Rufus. Aucune difficulté.
D'une part, je voulais Bitlocker, la techno de Microsoft pour chiffrer un support de stockage car elle est plus transparente que VeraCrypt pour un utilisateur lambda (pas de code à saisir au démarrage, mais dépendance à une puce matérielle, le TPM). Bitlocker n'est pas disponible dans l'édition familiale. De plus, comme cet ordinateur va de plus en plus servir dans un contexte pro, je voulais être sûr que mon amie aurait tous les outils disponibles. Je voulais donc installer l'édition professionnelle de winwin 10.
Or, durant l'installation, le choix de l'édition ne m'a pas été laissé. Tous les tutoriels indiquent que le choix se fait au début, juste après l'appui sur le bouton « Installer maintenant ». Moi, je passais directement à l'acceptation du contrat winwin.
Winwin 8 édition familiale était préinstallé sur cet ordinateur. Donc la clé produit est stockée dans la table ACPI de l'UEFI. Donc l'installeur détectait cela et voulait installer l'édition familiale de winwin 10.
Pour avoir le choix, il faut ajouter un fichier nommé « ei.cfg » dans le dossier nommé « Sources » présent à la racine du support d'installation de winwin. Le contenu doit être (source) le suivant :
[Channel]
_Default
[VL]
0
Attention si tu utilises un système GNU/Linux pour créer ce fichier : la manière de terminer une ligne diffère entre Unix (LF) et winwin (CR+LF). Pense à convertir le fichier avec la commande unix2dos ei.cfg (la commande fait partie du paquet logiciel dos2unix).
Évidemment, il faudra acheter une clé produit winwin 10 pro. Pense à connecter l'ordinateur à Internet avant d'activer winwin, sinon il est en mode démonstration et l'activation (KMS ou clé produit) n'est pas disponible. Lors de cette première connexion, winwin demandera, à nouveau, s'il faut lier le compte utilisateur local à un compte dans le cloud…
Cela permet de créer facilement un compte utilisateur local, non-lié à une identité dans le cloud de Microsoft. Sans ça, Microsoft essaye de te piéger et c'est plus compliqué de faire marche arrière. Dans quel monde vit-on ?!
Lors de la création d'un compte utilisateur, il faut saisir une réponse à trois questions secrètes. Oui, trois ! On marche sur la tête… Le mot de passe d'un utilisateur lambda de winwin est sa date de naissance ou « 1234 », donc bon… Sans compter l'inutilité démontrée des questions secrètes…
Il s'agit de démarrer rapidement un ordinateur en ne l'éteignant pas totalement. Winwin et les pilotes restent ouverts, le reste est fermé. L'état du système est stocké sur le disque dur.
Je pense que cette fonctionnalité peut générer des ennuis. Quand le biniou ne termine pas sa mise en hibernation (ça arrive aussi sous GNU/Linux quand des pilotes / matériels font chier) et qu'il se réveille subitement dans ton sac en vidant la batterie. Quand le noyau winwin accumule de la merde. Quand les pilotes merdent. Etc.
Avec un SSD, un démarrage à froid prend 27 secondes entre la pression sur le bouton et l'arrivée sur l'écran de connexion. C'est acceptable. Fast Startup ne se justifie donc pas.
Tutoriel pour désactiver Fast Startup.
Attention : si tu comptais cliquer sur « Rechercher les mises à jour » et faire autre chose en attendant que toutes s'installent : si une mise à jour nécessite un redémarrage, les autres mises à jour sont mises en attente (elles ne s'installent pas). De même, les mises à jour facultatives ne s'installent pas automatiquement, sans action.
Disponibles sur le site web de Lenovo. Évidemment, comme l'ordi n'est plus en vente, la page web n'est plus à jour, mais Windows Update mettra à jour les pilotes installés.
Certains pilotes afficheront une erreur genre « Realtek machin ne peut pas s’exécuter sur cet ordinateur ». L'extracteur de Lenovo ne lance simplement pas le bon binaire… Il suffit d’aller dans le dossier d’extraction (c:\drivers, par défaut) et d’installer le pilote du bon constructeur parmi les sous-dossiers (généralement : Intel).
Je sais qu'il existe des outils automatisés comme DriverCloud (anciennement « Ma-Config »), mais ce n'est pas mon kiff niveau vie privée (le logiciel peut aspirer ce qu'il veut, faire ce qu'il veut, son programmeur peut faire ce qu'il veut des données récupérées, etc.).
La plupart des logiciels utilisés par mon amie peuvent être installés avec ninite, sorte de gestionnaire de paquets minimaliste pour winwin. Pour les autres, ce sera installation manuelle en essayant d'identifier le site web officiel ou en utilisant Clubic. Comment peut-on encore en être à ce stade ?!
C:\Users\<nom>\AppData\Local\Mozilla\Firefox\Profiles\<chiffres_et_letttres.default>, tout supprimer et mettre le contenu de la sauvegarde ;AppData\Roaming.Pour Thunderbird : même logique que pour Firefox sauf que c’est Local\Thunderbird et Roaming\Thunderbird.
C:\Users\<nom>\AppData\Local\Google\Chrome\User Data, tout supprimer et mettre le contenu de la sauvegarde.On en parle, de la masse de questions posées durant l'installation ?! Dans quel putain de monde vit-on ?!
À chaque question, le choix favorable à Microsoft est bien présenté, comme s'il s'agissait du paradis : envoyer l'historique des activités, c'est pour reprendre vos activités depuis n'importe où ; Refuser l'utilisation, par les applications, d'un identifiant publicitaire unique est présenté comme « vous recevrez toujours autant d'annonces, mais elles peuvent être moins pertinentes pour vous » ; Impossible de désactiver l'envoi de données de diagnostic, on peut juste choisir un envoi « complet » ou « basic ». Le choix inverse est limite présenté comme l'enfer sur terre.
À l'exception des trois premières questions (de mémoire), l'ergonomie est prévue pour embrouiller l'utilisateur. Genre le bouton se nomme « accepter » au lieu de valider. Donc quand tu réponds non + clic sur le bouton accepter, ça fait bizarre (j'accepte de refuser de me faire fliquer ou j'accepte le flicage tout court ?).
Dire que les autorités administratives de protection des données personnelles (la CNIL en France) ont validé ça… Les libristes que nous sommes ne pouvons pas faire les malins : on parle des données collectées par Mozilla Firefox et de l'ex-partenariat Amazon-Canonical pour intégrer Amazon dans le menu Unity d'Ubuntu ?! Tout le monde fait n'importe quoi…
Korben pointe un logiciel libre qui permet de réduire encore un peu le flicage de winwin 10 : DisableWinTracking (fork maintenu ici).
J'ai coché :
Je n'ai pas modifié les autres paramètres (notamment le choix entre désactivation et suppression de services).
Évidemment, il faut adapter cette liste à l'utilisateur : un joueur ne désactivera peut-être pas Xbox VR, par exemple.
Il faut désactiver Spotlight : clic droit sur bureau → personnaliser → écran de verrouillage → arrière-plan = diaporama ou image, mais pas « Windows à la une ».
Encore une fois : dans quel monde vivons-nous ?! Pourquoi acceptons-nous de nous faire maltraiter comme ça ?
Après avoir répondu aux questions sur la collecte de nos données, l'installeur de winwin affiche « Nous préparons votre système » puis … … … « Laissez-nous tout ». Il n'y a pas de suite à cette phrase ! :O Aveu ? :)
Ça fait des années que j'entends parler, en bien, de la série télévisée Black Mirror, que des gens me la recommande. J'ai visionné les cinq saisons existantes et… boarf…
Dans le fond, il y a rien de nouveau : la très grande majorité de ce qui est dépeint existe déjà avec ou sans la technologie. Le côté dystopique à court-terme en prend un coup. Les angles d'attaque ne sont pas non plus novateurs.
La technologie permettrait d'aller plus loin dans la connerie et la malveillance ? Boarf, c'est même pas sûr.
Dans les épisodes de Black Mirror, les conditions de vie et la capacité de la technologie semblent tellement éloignées de la réalité, que j'ai eu du mal à y croire, à entrer dans les histoires. Exemples : isolement travail/piaule + piaule qui est juste un box avec un lit (S01E02), transfert d'une conscience humaine dans plein d'objets (S03E04, S04E06, S05E03, etc.), robots-abeilles et ruches organisées en pair-à-pair + déplacement et transmission radio très longue distance sur de si petits appareils (S03E06), scanner d'ADN afin de créer un avatar numérique (S04E01) disposant des souvenirs (comme si les souvenirs étaient inscrits dans notre ADN…), etc. Si t'es un technophile, tu constates des incohérences dans quasiment tous les épisodes.
En revanche, la psychologie et l'environnement sont sombres et permettent d'entrer dans le bain. Tous ces individus tristes, très isolés (exemple : S01E02), apathiques, occupés par leurs écrans (mémoriels, spectacle, flicage, etc.) qui sont d'une grande froideur en permanence… Je pense que c'est ça qui m'a fait adhérer à Black Mirror. Peut-être que les dérives technologiques sont la pointe émergée de l'iceberg ? Notre inhumanité actuelle est peut-être plus préoccupante…
Je retiens que, dans le futur, nous continuons de baiser. À l'exception de la saison 1 et de rares exceptions dans les autres saisons, chaque épisode a sa scène de baise, même et surtout quand ça apporte rien à l'intrigue (genre S02E03)… … …
Je l'avoue, quelques épisodes m'ont marqué, soit parce qu'ils m'ont fait réfléchir, soit par leurs personnages. Se souvenir de tout (S01E03). Retrouver un être cher décédé (S02E01). Immortalité virtuelle (S03E04). Torture-spectacle (S02E02, S04E06). Simulateur de rencontres amoureuses (S04E04). Confiance en soi / vie par procuration en matant une star (S05E03).
Bref, Black Mirror est une série qui permet de passer le temps, mais sans plus. Peu originale, elle rate sa mise en exergue des dérives technologiques potentielles. Elle échoue à faire naître la compréhension des enjeux liés à la technologie chez les spectateurs par quasi absence d'arguments et ré-utilisation d'arguments faibles éculés. Y-a-t-il besoin de disserter sur la technologie pour se rendre compte que le monde va mal ?
Loin d'être virtuel, Internet repose sur des infrastructures physiques dont des câbles sous-marins. Parfois ces câbles se rompent à cause de l'usure, d'un événement naturel, d'un événement humain ou d'un sabotage. Quelques exemples ces deux dernières semaines sur le fil Twitter du « Directeur Réseaux et Services internationaux » d'Orange. Ces pannes ne datent pas d'hier. Exemple : en 1929, un tremblement de terre met KO un câble télégraphique transatlantique.
Plus d'infos sur le financement des câbles sous-marins et les enjeux géopolitiques.
Plus d'infos sur le financement des infrastructures physiques de l'Internet.
https://twitter.com/jlvuillemin/status/1242890487754887169 :
Et voila ! Reparation du SAT3 faite. Le câble était enfoui profondément sous des sédiments ce qui confirme l’éboulement du canyon du fleuve Congo en hte mer. Avec une tension de relevage croissante le câble a fini par se détacher du fond et a été remonté a bord pour inspection
Visualiser le tracé du câble SAT-3. Éboulement du canyon = écoulement turbiditique.
https://twitter.com/jlvuillemin/status/1243618627586269184 et https://twitter.com/jlvuillemin/status/1243791292913631233 :
la situation globale des cables sous-marin entre l’europe et l’ocean indien est tres dégradée. Le SMW 3 et le SMW 4 sont tous les 2 coupés en 2 endroits différents. Nous avons actuellement 3 cabliers en mer sur ces opérations. […] Réparation du SMW3. Lors du relevage le câble s’est cassé dans la boite de jonction qui reliait le câble au répéteur.
Il est donc très probable que le défaut était dans la boite nous en aurons la confirmation quand l’extrémité laissée au fond aura été remontée et testée.
Visualiser le tracé du câble SMW-3. Visualiser le tracé du câble SMW-4.
https://twitter.com/jlvuillemin/status/1238806688754470912 :
Comme tous les gamers de la réunion l’ont constaté il y actuellement une double coupure sur les cables SMW4 et SMW5 qui impacte non seulement la réunion mais aussi plus généralement le trafic vers l’Asie, singapour et HK. Les équipes sont en train de réparer. Je précise que les coupures sont sur la partie égyptienne des deux cables a quelques km de la station de Zafarana.
Visualiser le tracé du câble SMW-5.
https://twitter.com/jlvuillemin/status/1243657525028929545 :
Coupures qui entrent dans les statistiques des incidents habituellement constatés, svp ?
Trés supérieures a la moyenne habituellement constatée.
https://twitter.com/jlvuillemin/status/1243654077361381387 :
[…] Mais effectivement actuellement la situation est complexe. Entre l’Afrique, l’océan indien et la Méditerranée, nous avons un nombre de coupures particuliérement élevé.
J'ai du mal à croire à une hausse significative des pannes sur les câbles sous-marins. J'attends que des informations provenant de plusieurs sources soient publiées avant de conclure.
Si FAT16 et FAT32 sont grisés lors de la création d'une nouvelle partition ou le formatage d'une partition existante dans gparted : fermer gparted + apt-get install dosfstools + ouvrir gparted.
OMG, tout un site web du marchand Orange dédié au bien vivre le digital alors qu'une simple règle suffit : pour bien vivre le digital, utiliser du lubrifiant.
Explication ici. Je cite : « L’adjectif digital en français signifie « qui appartient aux doigts, se rapporte aux doigts ». ».
Merci Johndescs pour la blagounette du jour. :)
On se forme en paniquant ?
Ma femme use de ses droits, j'ai l'habitude.
Datez les tares !
Ces maires font l'affiche.
Erdogan emballe une folle de Chypre, l'emballe puis l'apaise.
Mes trouvailles :
On se forme en paniquant ?
Ma femme use de ses droits, j'ai l'habit/ude.
Datez les tares !
Ces maires font l'affiche.
Erdogan emballe une folle de Chypre, l'emballe puis l'apaise.
Dans le Canard enchaîné du 11 mars 2020.
Quelqu'un a-t-il des infos liées à l'un de ces sujets ?
Je cherche toutes les infos possibles, et, en particulier :
‒ Merci, Lise. Je m'appelle Muguette et je veux te dire un énorme merci. Merci d'avoir répondu à ton téléphone quand tu conduisais et d'avoir roulé trop vite, car tu as quitté la route des yeux et tu m'as débarrassé de mon mari Fréchon qui me pourrit l'existence depuis qu'il est sénile.
(Voix off) ‒ Sur la route, on a tous le pouvoir de sauver quelqu'un d'une vie affreuse. Insécurité routière. Vivre seule. Enfin.
:D