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——————————— Saturday 12, May 2018 ———————————

Aaaaaah, le team building… C't'un peu comme les méthodes agiles… Ça commence par un mot anglais pour se donner un style. Ça embraye sur un concept chié par des petit⋅e⋅s chef⋅fe⋅s (faut dire « manager », je crois :- ) qui se sont rendu compte que, surprise, y'a des gens pas contents d'être entassés sans intimité dans un open space, que tel⋅le ou tel⋅le a été privilégié⋅e par la hiérarchie, que le projet X a foiré notamment à cause de Y ou, au contraire, a été totalement accaparé par Z, etc. Plutôt que de gérer ça en se comportant comme des chef⋅fe⋅s (revoir l'espace de travail, expliquer et assumer un choix, rendre la prise de décisions plus transparente, prendre sur eux⋅elles la responsabilité de l'échec d'un projet, veiller et travailler au quotidien pour la cohésion de l'équipe, etc.), il⋅elle⋅s ont chié le team building… c'est-à-dire des activités en dehors du taff (accrobranche, VTT, escalade, restau, etc.) moralement obligatoires, ce qui crée une cohésion d'équipe artificielle, tout aussi factice que l'intelligence artificielle. Bref, une mauvaise échappatoire à une problématique réelle. C'est tout aussi vain et inadapté que les journées d'intégration des écoles d'ingénierie, des facs ou en entreprise.

C'est artificiel parce que l'instant est crée par la hiérarchie pour servir l'intérêt de la structure (une cohésion d'équipe, même forcée, c'est moar profits, selon ces gens-là). Or, un tel moment entre humain⋅e⋅s ne se décrète pas, encore moins depuis le sommet de la pyramide. Il est moralement obligatoire donc tu n'y participes généralement pas de ton plein gré (je pensais pourtant que le consentement est une notion importante… :O). Tu sais que tu es scruté et que tes propos et tes gestes sont décortiqués par tes collègues et par ta hiérarchie, donc tu joues un personnage conforme à leurs attentes afin de ne pas te faire classifier, marginaliser voire sanctionner. Je trouve tout cela abominable. Mais c'est présenté avec un mot anglais et avec le sourire, donc ça va, ça passe, voyons.

Dans un précédent emploi, une fin d'aprem accrobranche+tyrolienne a été organisée par un collègue missionné par le chef. C'était juste avant le pic d'activité saisonnier de la société commerciale (hasard ? non, agenda maîtrisé ;) ). Boarf, ce collègue a dû choisir cette activité car il aime ça, non ? Je l'ai interrogé sur ses motivations : voulait-il nous faire partager quelque chose qu'il aime ? Que nenni. Sa réponse fut que beaucoup de collègues auront peur sur la tyrolienne finale, qui est impressionnante. Une fois revenu au bureau, quand un collègue demandera de l'aide, il ne sera plus le même à ses yeux : il restera toujours le mec qui s'est chié dessus sur la tyrolienne et un petit rappel de cet événement permettra de calmer son ardeur s'il demandait de l'aide avec trop d'insistance ou s'il demandait à ce qu'une tâche soit accomplie avec trop d’entrain. Je n'invente rien, l'essentiel des mots "chocs" viennent bien de ce collègue.

Voilà, tout est dit… Son objectif n'était pas de construire un esprit d'équipe, mais de rétablir un semblant de hiérarchie informelle basée sur une rivalité ("je suis plus doué que toi à la tyrolienne") et en jouant sur les peurs de chacun⋅e. La hiérarchie, qui avait entendu notre échange, n'a rien trouvé à redire, évidemment. Ce collègue a choisi l'activité qui lui permettrait de s'en sortir à bon compte. C'est bien vu. Mais je trouvais ça ignoble, donc je n'ai pas participé à cette soirée de team building. Huit-neuf mois plus tard ("c'est un beau bébé !" :D ), je trouve toujours ça aussi ignoble !

Tu pourras m'expliquer que je fais d'un cas vécu une généralité, mais, au-delà de cette illustration opportune, et pour les raisons que j'expose dans le deuxième paragraphe, je reste persuadé que le team building est la fuite en avant de la majorité des petit⋅e⋅s chef⋅fe⋅s qui ne méritent pas leur salaire car il⋅elle⋅s ne font pas leur taff (celui que j'ai décrit entre parenthèses dans le premier paragraphe) et ont recours à un artifice vain pour tenter de compenser. Selon moi, le team building est totalement contre-productif car une relation humaine saine ne se développe pas sur un esprit de rivalité/domination et ne peut être commandée. Mais elle permet aux petit⋅e⋅s chef⋅fe⋅s de rester à leur poste sans en remplir les missions, donc continuons ce petit jeu destructeur ?

Le bilan des aides publiques à la presse pour 2016 vient d’être rendu public par le ministère de la culture et de la communication et il confirme le constat pour le moins choquant des années antérieures : ce sont les oligarques les plus riches, ceux qui ont fait main basse sur les plus grands titres de la presse quotidienne nationale, qui se partagent la plus grosse part des aides directes de l’État. Mais ce scandale se double désormais d’un autre : ces mêmes milliardaires, parmi lesquels figurent Bernard Arnault, Serge Dassault, Xavier Niel ou encore Patrick Drahi, sont aussi ceux qui raflent une bonne part des aides privées qu’offrent, pour des raisons loin d’être désintéressées, les grands oligopoles du secteur, comme Google, Facebook ou la fondation du multimilliardaire Bill Gates.

Yep, la répartition d'une partie (le tarif postal préférentiel n'est plus public depuis 2015) des aides à la presse 2016 est dispo sur le portail OpenData du gouvernement. Cette mise à disposition est d'une qualité médiocre : les années antérieures à 2015 ont disparues, les années 2015 et 2016 sont en vrac dans le CSV (merci pour les gens qui ne savent pas trier un tableau avec un tableur) ce qui n'était pas le cas avant et la liste, « […] à partir de 2016, des principaux groupes de presse » annoncée est introuvable (une raison possible est exposée par Mediapart ci-dessous). Sur ce dernier point, j'ai interrogé le sinistère de la Culture, on verra bien.

ÉDIT DU 14/05/2018 À 21H30 : la partie publiée' des aides à la presse est désormais disponible ici… Va savoir pour quoi ça a changé entre l'années dernière et maintenant tout en publiant quand même les données de 2016 à l'ancienne adresse… Je retire mes trois remarques : les années antérieures sont disponibles, les années 2015 et 2016 ne sont pas mélangées et le classement des principaux groupes commerciaux est également disponible. FIN DE L'ÉDIT DU 14/05/2018 À 21H30.

Je remarque de plus de titres ont été subventionnés en 2016 qu'en 2015 (dont La Revue Dessinée ou Les Jours qui font leur entrée) et qu'une partie des titres que je lis ont été, eux aussi, plus subventionnés en 2016 qu'en 2015 : Fakir passe de 13k€ en 2016 à 20k€ en 2016, Sine mensuel passe de 32 k€ à 60k€ et Marianne passe de 251 k€ à 1,5 M€.


[…]

Mais cette année, les services statistiques de la direction des médias ont innové. Ils ont eu l’idée de réaliser une présentation agrégée de ces chiffres, en les rassemblant groupe par groupe. Une idée intéressante car depuis quelques années, d’immenses empires de presse se sont formés autour de quelques-uns de ces milliardaires. Il était donc opportun d’avoir un chiffrage précis des aides totales empochées par chacun d’eux.

Mais d’après les témoignages recueillis par Mediapart, cette présentation ravageuse a fait pousser de hauts cris à certains éditeurs, lors de la réunion au ministère de la culture. Ceux-ci ont demandé au ministère de ne pas diffuser ce tableau. Mediapart est parvenu à en obtenir une copie […]

Je mets à disposition cette présentation par groupe des aides à la presse 2016.


[…]

Si l’on ajoute à cette liste de milliardaires une banque, en l’occurrence le Crédit mutuel, qui possède tous les grands quotidiens régionaux de la façade est de la France, de Metz jusqu’à Avignon, en passant par Lyon et Grenoble, laquelle banque empoche 4,7 millions d’euros… on arrive à un total de 39,1 millions d’euros ! Ce chiffre résume toute la situation de la presse française, prise dans les filets d’un capitalisme opaque qui vit en consanguinité avec l’État : sept milliardaires et une banque – qui ont tous pour point commun de ne pas être des industriel de la presse – empochent à eux seuls 49 % des aides publiques.

J'aime calculer un autre chiffre : 29 groupes encaissent 76,9 millions : cela signifie que peu de titres sur les 370 (environ) subventionnés encaissent environ 97 % du montant total des subventions. 8 groupes = 49 %, 29 groupes = 95 %. On est quand même loin de l'idéal démocratique d'aide au pluralisme, ce à quoi sont censées servir ces aides.


[…]

Le premier de ces géants, c’est Google. Objet de très vives critiques en France parce qu’il n’y payait quasiment pas d’impôt et d’une très vive pression exercée par l’administration fiscale, le groupe a fait au début de 2013 une galipette formidable. Il a acheté la complaisance des plus hautes autorités de l’État en créant un fonds, doté initialement de 60 millions d’euros, « pour l’innovation numérique de la presse ». Le coup d’envoi de ce fonds a été donné à l’Élysée à l’occasion d’une rencontre le 2 février 2013 entre le chef de l’État de l’époque, François Hollande, et le président du conseil d’administration de Google, Eric Schmidt. Les deux hommes ont signé à cette occasion un accord écrit dont les termes exacts n’ont jamais été rendus publics.

La singularité de ce fonds, qui initialement devait durer trois ans (2013, 2014 et 2015), tient au fait qu’il fonctionne exactement comme les aides publiques : il est d’abord conçu pour avantager la presse des milliardaires français. Le fonds est en effet géré par Google avec l’Association de la presse d’information politique et générale (AIPG), qui regroupe pour l’essentiel la presse des oligarques. Cette dernière a été créée de façon à exclure les pure players, c’est-à-dire les journaux uniquement en ligne à l’instar de Mediapart, en faisant main basse sur une dénomination qui, pourtant, n’est aucunement réservée à la presse imprimée : la qualification de “presse IPG” est attribuée par la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) aussi bien à des journaux imprimés qu’à des journaux numériques (c’est le cas de Mediapart, journal d’information politique et générale selon la CPPAP). Au sein du conseil d’administration du fonds Google, on trouve donc des représentants du géant informatique et des représentants de la presse des milliardaires (Les Échos, Le Figaro, Lagardère, etc.) – et aucun représentant de la presse uniquement en ligne. Les subsides fournis par le fonds Google viennent donc accentuer les effets pernicieux des aides publiques.

Je veux bien croire que l'AIPG a été créée de manière à exclure les pure players, mais je constate que Bastamag! a été financé par Google, tout comme Contexte, Worldcrunch, Slate, et d'autres.


À la fin de 2015, le fonds n’avait toutefois pas distribué la totalité des 60 millions d'euros prévus. Une nouvelle et dernière année de fonctionnement a donc été décidée, en 2016. Pour nos oligarques, cela a encore été une pluie d’or. Les chiffres ne sont pas encore disponibles sur le site du fonds […]

3 mois plus tard, le rapport d'activité n'est pas dispo sur le site web du Fonds… Et vu la rigueur de gogole les années précédentes… Je viens quand même d'envoyer un mail…


Au total, le Fonds pour l’innovation numérique de la presse a distribué en 2016 très exactement 12 823 514 euros. Sur ce montant, les richissimes hommes d’affaires suivants apparaissent en bonne place : Matthieu Pigasse pour Les Inrocks (264 376 euros) ; le même Matthieu Pigasse et Xavier Niel pour L’Obs (179 117 euros), Courrier international (192 395 euros) et Le Monde (256 408 euros) ; Arnaud Lagardère pour Paris-Match (130 242 euros) et Europe 1 (316 584 euros) ; Patrick Drahi pour L’Express (237 705 euros), Libération (192 900 euros) et BFM-TV (243 590 euros et 119 395 euros) ; François Pinault pour Le Point (396 900 euros) ; Iskandar Safa pour Valeurs actuelles (517 252 euros) ; Bernard Arnault pour Les Échos (897 600 euros) et enfin Serge Dassault pour Le Figaro (189 297 euros). Merci pour eux…

Google a bien compris l’immense intérêt de se mettre au centre du réseau de l’information en Europe et d’être le financeur d’une presse en déshérence. Le premier fonds arrivant en 2016 à extinction, le géant mondial a décidé d’en créer un second et de l’élargir à l’échelle européenne. Ce nouveau fonds, baptisé « Digital News Initiative » et lancé courant 2016, a trouvé sa vitesse de croisière en 2017. Il a de nouveau arrosé la presse française de subsides. Si le détail des financements n’est pas encore connu, le fonds a malgré tout publié un bilan global pour tous les pays européens. Pour 2017, c’est la presse française, encore elle, qui est la plus gourmande : elle a reçu 4 101 427 euros d'aides. Autant dire que ce n’est pas demain que la presse engagera le combat contre la situation d’oligopole dont profite Google, avec toutes les dérives que cela induit ; ni contre les effets de « googlisation » de l’information…

[…]

Comme Mediapart l’a déjà raconté dans un article signé par mon confrère Nicolas Becquet, de l’Observatoire européen du journalisme (lire Comment Facebook achète la presse française), le groupe de Mark Zuckerberg a mis d’immenses moyens sur la table pour circonvenir la presse française. Le marché est simple, racontait mon confrère : en échange d’une certaine somme, le partenaire doit produire massivement des contenus à haute valeur ajoutée sur la plateforme : vidéos, Facebook Live, reportages à 360°, “instant articles”… Les grands médias américains ont donc été rémunérés pour inonder les fils d'actualité de contenus originaux et ainsi convaincre l’ensemble des éditeurs d’en faire autant.

Mais mon confrère précisait qu’en Europe, la même méthode a été utilisée : « En Europe, les grands médias français participent par exemple à cette manœuvre de séduction à grande échelle. TF1, Le Figaro, Le Parisien ou les titres du groupe Le Monde font également partie des éditeurs qui touchent de l’argent pour produire des contenus vidéo pour Facebook. Et les sommes donnent le tournis, entre 100 000 et 200 000 euros par mois sur des périodes renouvelables de six mois, d’après les diverses sources interrogées. Sachant que la plupart des médias cités (liste non exhaustive) ont déjà reconduit une fois leur partenariat, on parle ici de millions d’euros distribués aux médias hexagonaux par Facebook. Il va sans dire que dans les rédactions contactées, on est peu disert sur les détails de ces accords confidentiels. Mais si les conditions varient d’un média à l’autre, le principe reste le même : en échange de l’argent versé, chaque média s’engage à produire un volume précis de vidéos et/ou de “lives” sur une période donnée, d’après les informations que nous avons pu récolter. » En clair, la presse française accepte d’entrer dans un lien de dépendance, voire de servitude vis-à-vis du géant américain, s'installant dans des logiques dont on peine à comprendre ce qu’elles ont à voir avec le droit de savoir des citoyens.

Ce premier lien de dépendance n’est pas le seul. Comme Le Monde l’a raconté au début de ce mois, huit médias français viennent de s’allier à Facebook, soi-disant pour lutter contre les “fake news”. Outre Le Monde, les médias partenaires sont l’Agence France-Presse (AFP), BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes.

Ce type de nouvelle servitude acceptée par la presse française pose deux problèmes majeurs. Le premier est le lien de dépendance renforcé au plan financier vis-à-vis des géants américains de l’Internet dans lequel la presse française se place. Car accepter que Google et Facebook jouent ainsi un rôle majeur dans les circuits de l’information ne sera naturellement pas sans conséquence dans l'avenir. Terrible situation de la presse française, sur laquelle une dizaine de milliardaires ont fait main basse et qui, comme si cela ne suffisait pas, se jette dans les bras des oligopoles américains.

Les médias français concernés ne se montrent guère bavards sur les sommes que Facebook leur verse en contrepartie. […]

[…]

Et visiblement, ce type de financement, la presse française en redemande. Comme si les journaux n'attendaient pas le sursaut de leurs lecteurs, avides d’une information indépendante et de qualité, mais de ces géants américains. Au détour de ses explications, Le Monde apporte en effet cette autre précision : « En parallèle, une autre plate-forme dont Google est partie prenante, et soutenue par Facebook, a également annoncé son lancement prochain : CrossCheck, au sein du projet First Draft. CrossCheck permettra au public de soumettre des questions et rassemblera les informations fournies par les seize médias français partenaires, dont à nouveau l’AFP, Le Monde, Libération, France Télévisions et France Médias Monde. » Ce projet impliquant 37 rédactions françaises a existé pendant la campagne présidentielle et est en sommeil depuis 9 mois.

À Mediapart, nous refusons toutes ces aides, aussi bien les aides directes de l’État que les subventions de Google ou les financements de Facebook. Pour une raison de principe, que nous avons consignée dans notre slogan publicitaire – un tantinet moqueur : « Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter. » Mais notre opposition ne porte pas que sur la question financière. Dans le cas du partenariat avec Facebook noué par ces journaux, un autre danger majeur plane : la transformation de la presse en auxiliaire ou en force supplétive des géants américains de l’Internet ; voire la constitution d’une sorte de police éditoriale, ayant un étrange pouvoir d’agrément ou de disqualification de certaines informations sensibles.

Je tousse. Mediapart a reçu environ 200 k€ du fonds d’aide au développement des services de presse en ligne en 2009. Personne est parfait, pas la peine d'essayer de le faire croire.


[…]

Plus généralement, il faut bien comprendre les effets cachés prévisibles de ces accords de partenariat, au plan éditorial : cela risque d'inciter mécaniquement les journaux à travailler sur les sujets que les algorithmes de Facebook jugeront les plus pertinents ; c’est-à-dire à travailler au sein des “bulles” d’information ou de rumeurs que créent les réseaux sociaux. En clair, c’est une règle du jeu qui n’a plus rien à voir avec celles du journalisme de qualité dont l’agenda doit être indépendant, de toutes les puissances politiques et financières mais aussi de ce qui fait le “buzz”…

[…]

Dans le tour d’horizon des subsides privés que la presse française empoche, il faut encore mentionner les sommes considérables que la fondation Bill-et-Melinda-Gates apporte chaque année au Monde pour le site Le Monde Afrique.

Il n’est pourtant pas impossible d’avoir des chiffres. Il suffit de quitter le site du Monde, qui à notre connaissance n’en donne aucun, et d’aller sur le site de la fondation Gates. Et là, dans le moteur de recherche, il suffit de saisir « Le Monde ». On tombe alors sur cette page, dont nous avons reproduit ci-dessous la capture d’écran. Les chiffres sont impressionnants : 299 109 dollars pour 2014 ; 440 582 dollars pour 2015 ; 611 001 dollars pour 2016 ; 680 675 dollars pour 2017.

La vérité, que n’affiche pas Le Monde, est donc la suivante : le multimilliardaire Bill Gates ne s’est pas borné à aider au lancement du Monde Afrique ; il le finance entièrement ! C’est ce que nous avons appris de bonnes sources : la totalité des financements du site provient des largesses de Bill Gates. Ce qui soulève une cascade de questions : comment Le Monde peut-il omettre d’apporter cette précision à ses lecteurs ? Et comment peut-on revendiquer une liberté éditoriale intégrale lorsque l’on est dans une situation de dépendance financière… totale ? Hubert Beuve-Méry, réveille-toi…

Jolie charge venant d'anciens journalistes du Monde (Laurent Mauduit, Edwy Plenel et François Bonnet). ;)

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