Daily - GuiGui's Showhttp://shaarli.guiguishow.info/Daily shared linksen-enhttp://shaarli.guiguishow.info/ GuiGui's Show - Wednesday 25 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180425 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180425 Wed, 25 Apr 2018 00:00:00 +0200 Blog Stéphane Bortzmeyer: Ça y est, j'ai la fibre Wed Apr 25 18:02:35 2018 -
http://www.bortzmeyer.org/fibre-free.html


> Voilà, après des années de discussions et quelques essais ratés, je suis connecté à la maison avec une fibre optique via Free. C'est plus compliqué que ça n'en a l'air, notamment en raison de la multiplicité des acteurs, qui ne communiquent pas, ou guère.

> L'immeuble est récent, avec un mur porteur pas évident à percer, mais, en théorie, il y avait des fourreaux pour passer la fibre. Mais il n'y avait pas de plan correct de ces fourreaux, il a fallu procéder par essai/erreur. On glisse l'aiguille dans les fourreaux. Si elle ressort, c'est que ça passe, on crie « c'est bon, je la vois », on y attache la fibre et on la fait passer. À noter que deux aiguilles ont été testées, l'une, trop rigide, n'allant pas assez loin. Il a fallu utiliser le fourreau du câble téléphonique en cuivre, le seul un peu libre, et il ne restait pas beaucoup de place. L'aiguille passait seule, mais pas quand elle tirait la fibre. Les techniciens de Free m'ont demandé « vous avez du liquide vaisselle ? » Je leur ai donné du Mir, ils ont enduit l'aiguille et la fibre avec… et c'est passé. On oublie souvent que les solutions de haute technologie ne sont pas forcément les meilleures.

J'ai été sympa, le fourreau où passait le câble TV inutilisé a été laissé intact, au cas où le locataire suivant veuille l'utiliser…

> Après, il a fallu connecter en bas, dans le sous-sol. La fibre était bien là, illuminée par le laser installé dans l'appartement, mais était cassée. Un coup de soudure, pas mal de recâblage (elle n'était apparemment pas à l'endroit indiqué) et c'est reparti.


Blog Stéphane Bortzmeyer: Fiche Le médecin qui voulut être roi

Wed Apr 25 17:53:41 2018 -
http://www.bortzmeyer.org/medecin-roi.html


> C'est une banalité de parler de pouvoir médical et de dire que le médecin se sent souvent placé au dessus des autres humains. Mais ici, dans les deux pays, David a en effet réussi à avoir la totalité des pouvoirs, médical, mais aussi économique, administratif, policier et judiciaire (il pouvait punir, et il ne s'en privait pas). Tout partait pourtant d'une idée sympathique, celle de la « médecine sociale », l'idée, en rupture avec la médecine pasteurienne, qu'on ne pouvait pas considérer la maladie comme le résultat de la seule action des microbes, mais qu'il fallait prendre en compte tout l'environnement. Mais cette idée a vite mené à un dérapage qu'on doit pouvoir qualifier de totalitaire. Le médecin s'est en effet senti en droit de réorganiser toute la société selon ses vues, évidemment sans jamais demander leur avis aux habitants.

> Jean-Joseph David était-il gentil ou méchant ? Il traitait bien les indigènes, mais comme un éleveur traite bien son troupeau. Il ne les considérait pas comme des citoyens, même pas complètement comme des humains, quand il parlait d'« améliorer la race » ou bien d'amener beaucoup d'enfants à l'âge adulte pour que la France ait beaucoup de tirailleurs. Et ses utopies ont parfois eu des conséquences graves. Il était clairement mégalomane (« la mégalomanie est une maladie tropicale », note un ancien des interventions en Afrique à l'auteur) mais était aussi le produit de son époque (la culture du Pharo, où tous ces médecins coloniaux étaient formés par d'anciens coloniaux) et de l'éloignement (depuis Yaoundé, le gouverneur français le laissait faire ce qu'il voulait).


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GuiGui's Show - Monday 23 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180423 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180423 Mon, 23 Apr 2018 00:00:00 +0200 A la limite de ma détermination – TornBlueJeans Mon Apr 23 22:50:23 2018 -
http://yagg.hauteresolution.net/2018/04/a-la-limite-de-ma-determination/


> Tout vindicatif qu’on soit, on ne peut pas lutter seul.

> […]

> Ces interactions très minimes font que dans mon activité associative, il est très difficile d’avoir du reward, ces retours qui te donnent l’énergie pour continuer. Une grande partie de ce reward étant purement intellectuel, dans le fait de lire ou d’apprendre des choses intéressantes. Il est aussi dans le retour des équipes de l’ARCEP, quand notre réponse est bonne, c’est précieux. Il y a quelques mails du type :  « c’est important ce que tu fais ». Ça, ça dit : « tu es seule mais pas tout à fait : on est avec toi ». Le reste tient dans : rester têtu.

> Evidemment, chaque retour est important et donne envie de donner de l’avant. Chaque mail qui dit que c’est intéressant est lu et apprécié. Il y en a peu, mais heureusement qu’il y a ça.

> Mais là je botte en touche. J’ai vraiment l’impression de m’entêter pour pas grand chose. Ça me rend grognon.

> Ces derniers mois, j’ai pris plusieurs coups. Le premier a été de comprendre qu’en fait, très peu de personnes trouvent intéressants les travaux que je mène. La régulation des télécoms, ça ne soulève pas les foules depuis le début. La revue de presse, ça fait deux ans qu’on devrait avoir bien plus de bénévoles, mais à l’AG de La Quadrature…la table pour en discuter est vide.

> Vide.

> C’est dur de ne pas le prendre personnellement.

> L’impression que ça donnait en sortie d’AG, c’est d’être obsolète. J’ai l’impression d’être comme ces vieux paysans qui s’acharnent encore à moissonner à la charrue alors que tous les petits jeunes ont une moissonneuse-batteuse. Obsolète.

> Mais à la limite, mettons qu’on s’en fout des gens et que de toutes façons, ça m’intéresse. Ce qui est factuellement vrai.

> […]

> Ça fait trois ans que je mène la barque de la régulation des télécoms, que je ne m’essouffle que maintenant est symptomatique qu’on arrive à une limite : la solitude, combinée à peu de retours sur un travail solitaire dont les prises sur l’avancée des luttes s’identifie mal, accentue la solitude […]

> Ça donne très envie de laisser tomber, juste pour arrêter d’avoir ce sentiment de s’acharner pour rien, qu’au moins ça cesse de creuser la solitude –l’autre problème, pour lequel les solutions sont loin d’être simples.


http://irrexplorer.nlnog.net/

Mon Apr 23 21:18:58 2018 -
http://irrexplorer.nlnog.net/


Pour ceux et celles qui se demandent ce qu'est un IRR :
  * http://www.guiguishow.info/2014/04/18/decouvrons-la-ripe-database/
  * http://www.guiguishow.info/2013/09/18/securiser-le-routage-sur-internet/#irr


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GuiGui's Show - Sunday 22 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180422 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180422 Sun, 22 Apr 2018 00:00:00 +0200 Far Cry 5 sur PC - jeuxvideo.com Sun Apr 22 22:26:42 2018 -
http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/jeu-657631/


Un nouvel épisode dans la saga Far Cry ! Je joue à cette saga depuis le premier opus, il y a plus de 12 ans, donc, forcément, je n'ai pas pu résister. :D Cette fois-ci, il s’agit de libérer l’état du Montana de l’emprise d’un culte puissant, hégémonique, violent, manipulateur, etc.

Concernant **l'achat du jeu, il faudra vraiment que les éditeurs se remettent en question niveau simplicité et flicage** :
  * Apparemment, Ubisoft a cessé de distribuer ses titres au format PC dans les boutiques de jeux vidéo. **Il faut acheter en ligne**, sur Uplay, la plateforme maison, sur laquelle il faut une nouvelle fois **réciter nos données personnelles**. Vous faites chier ! ;
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  * Afin d'éviter cela, j'ai décidé d'acheter sur Steam vu que j'ai déjà un faux compte (autant que possible, genre l'IP de connexion, la fréquence de connexion, tout ça est difficilement brouillable) chez Valve. Afin d'avoir une société commerciale "locale" sur laquelle me retourner sans passer par les réseaux sociaux et autres conneries de formulaires web kikoo-modernes, et aussi espérer réduire mes traces "financières", j'ai décidé d'acheter des **cartes cadeau Steam en magasin. Manque de pot, c'est encore plus fliquant** : ben, ouais, les cartes cadeau sont activées en caisse. Donc **le distributeur de ces cartes (et Valve) sait que telle carte a été activé depuis le terminal de paiement de tel magasin situé dans telle ville, c'est même écrit sur le reçu qu'on te remet**. Ma banque ne sait rien de cet achat, ni le GIE CB ni Visa/Mastercard, mais **ces organismes financiers ont été substitués par d'autres**… Et, au final, Uplay est obligatoire et avec lui un compte (bidon) ;
<br />
  * Il faudra m'expliquer pourquoi, **lors de la saisie de la carte cadeau dans mon porte-monnaie virtuel Steam, Valve veut connaître et consigner mon identité et mon adresse postale**. Le message indique que c'est pour des raisons fiscales. Très bien, mais vu que ce n'est pas contraignant (on peut raconter n'importe quoi, il n'y a pas de vérification), on peut en déduire que c'est du flan et donc que **Valve collecte des données dont elle n'a pas un usage concret** ;
<br />
  * La saisie des cartes cadeau, l'achat et le téléchargement du jeu se sont bien déroulés, malgré la lenteur du téléchargement (27 Go à 1 mo/s constant, c'est loooooong) … ;
<br />
  * Pinaise, **quand tu vois que pour jouer, il faut lancer Steam qui lance Uplay qui lance le jeu… Bonjour le flicage !** Ben ouais, que tu joues en ligne ou hors ligne, **ces deux logiciels collectent des informations personnelles genre heures de lancement de tel jeu, fréquence de lancement de tel jeu, temps cumulé de jeu dans tel titre, avancement dans tel jeu voire sauvegarde de ta progression dans le cloud**… Tout cela est **envoyé à au moins deux sociétés commerciales** (Ubisoft et Valve)… Ça fait mal !
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  * Encore une fois, **je suis amené à me demander durant combien de temps encore je vais accepter cette maltraitance avant de passer à l'offre illégale** !

Côté jouabilité :
  * **On gagne en liberté, car ce jeu vidéo est un pur produit de la vague "monde ouvert"**. Donc il est possible de faire (presque) tout ce que l'on veut dans (presque) l'ordre qu'on veut. Les possibilités sont immenses. **En contrepartie, cette liberté de mouvement peut jouer des tours** en déclenchant inopinément des missions principales et en portant atteinte à la cohérence globale du scénario ;
<br />
  * On conserve des **personnages non humain complètement stupides, aussi bien côté ennemi⋅e⋅s que côté allié⋅e⋅s**… C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas utilisé le mode de coopération avec de tels personnages, expert⋅e⋅s ou non, qui peuvent t'accompagner partout : il⋅elle⋅s foirent les assauts discrets (ce qui n'est pas un problème pour un bourrin comme moi :D ), il⋅elle⋅s se font ouvertement flinguer sans réagir, il⋅elle⋅s mettent des plombes à suivre tes mouvements… C'est vraiment pénible.

Côté technique, si je ne juge pas la qualité graphique (car ce n'est pas important à mes yeux), je retiens le **grand nombre de bugs que j'ai rencontré**… Attention : contrairement à ce que l'on lit sur des forums, je fais bien la différence entre un bug et un effet narratif (genre une mission qui ne se termine pas officiellement car son⋅a commanditaire est pris⋅e en otage, la mission se terminera à la libération de ce personnage dans une autre mission). Des véhicules qui n'apparaissent pas, des marqueurs à proximité qui disparaissent temporairement dans le HUD et sur la carte (notamment à l'ouest de Whitetail Mountains), des scripts qui ne se déclenchent pas, ou s'entremêle d'une mauvaise manière (mission avec Hurk, libération du docteur Lindsey, etc.), etc. Ce n’est **pas encore assez fréquent pour nuire au plaisir de jouer**, mais c’est à signaler tout de même.

Du côté des mécaniques de jeu, contrairement à ce que je lis dans une majorité de tests, il ne faut pas se voiler la face et **admettre que les mécaniques de jeu qui ont prétendument disparu** par rapport aux opus précédents (tours radios, forteresses, chasse pour confectionner des objets, expérience pour débloquer des compétences, etc.) **sont quasiment toutes présentes dans Far Cry 5 sous d'autres formes** (confection d'explosifs, défis et fouille de bunkers pour débloquer des compétences, etc.). De là à dire que c'est plus ou moins agréable sous cette forme, ça dépend des goûts. Pour moi, c'est très mitigé. Notons tout de même **un nombre plus réduit d'avant-postes à libérer**. Je trouve cette réduction pertinente compte tenu que Far Cry 4 avait été trop loin.

Côté durée de vie, il me semble qu'on est en deçà de Far Cry 4, car un **grand nombre de missions annexes sont inintéressantes** : chasse ou pêche ceci pour moi, cueille cela pour moi, trouve tels objets pour moi, libère ces otages, etc. Les **autres missions principales et annexes sont bien senties et prenantes**.

Côté scénario :
  * Comme dans tout Far Cry depuis le 3, on est face à un **choix final qui me laisse pantois**. Comme à chaque fois, **Far Cry vient me titiller sur mes préjugés, ce que je crois savoir, sur les valeurs que je prétends défendre**, sur… … … (Far Cry 3 : mes prétendues valeurs humanistes, Far Cry 4 : mes propositions pour faire vivre décemment un pays et ma tolérance religieuse). Cette fois-ci, il titille mon agnosticisme, ma tolérance, et mon orgueil. Et ce choix, me remue autant que celui qu'il faut faire à la fin de Far Cry 3…  Et, comme à chaque fois, il me force à **reconnaître qu'aucun choix n'est parfait et surtout qu'aucun choix n'est bien ou mal dans l'absolu**. Je trouve ça très très très positif. :)
<br />
  * Je constate une **absence de cohérence globale** : d'où un culte dispose d'autant de ressources pour nuire (au point d'harcéler le personnage que nous incarnons toutes les 3-5 minutes, à pied, en voiture, en bateau, en avion…) tout en restant cantonné à un état et tout en étant toléré par l’État fédéral étasunien ?! Pourquoi laisser la possibilité de jouer les missions annexes après avoir bouclé les missions principales alors que ça ne colle pas du tout avec le scénario, quel que soit le choix fait par le⋅a joueur⋅euse ? Dans l'une des fins, pourquoi nous épargner nous et pas une femme (cela ne serait-il pas l'unique moyen d'accomplir le but recherché plutôt que de rester entre paires de couilles ?!) ?
<br />
  * Comme dans Far Cry 4, dans certains films et dans certains livres, on retrouve le syndrome "seulement le boss peut tuer le personnage principal, mais il préfère jouer avec lui en le capturant plusieurs fois plutôt que de le tuer directement"… … … C'est toujours aussi péééénible, même si, cette fois-ci, c'est vaguement justifié : nous, joueur⋅euse⋅ sommes un⋅e imbécile utile (« les faibles sont utiles ») qui aiderons contre notre gré la secte à parvenir à certaines de ses fins.

Pour ceux et celles qui sont bloqué⋅e⋅s sur « 41/43 missions terminées » dans la région d’Henbane River ou « 51/52 missions terminées » dans la Holland Valley, je vous donne quelques tuyaux :
  * Il y a des missions "cachées" c'est-à-dire qui ne sont pas mentionnées sur la carte géographique et auxquelles un personnage non humain fait référence une unique fois, sur un ton décontracté genre "ça serait bien que quelqu'un s'occupe de ça". Donc sois attentif⋅ve ;) ;
<br />
  * Chaque cache de survivaliste compte pour une mission… et il y a des caches dont l'emplacement n'est pas révélé par un personnage non humain (un otage que tu libères, typiquement) ou par une note papier trouvée dans une maison ;) ;
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  * L'attribution d'une mission à telle ou telle région n'est pas aussi tranché que la carte géographique le laisse supposer. Genre la mission Clutch Nixon située au nord-ouest de la Marina Drubman compte dans les missions de la région Henbane River alors que sur la carte géographique, elle est clairement sur le territoire des Whitetail Mountains…

Au final : **ce jeu est un bon épisode de Far Cry** même s'il ne réinvente pas le genre, qu'il est répétitif, qu'un grand nombre des missions annexes sont inintéressantes et répétitive et que le **scénario est moins captivant que celui de Far Cry 4** dans lequel j'avais l'impression de servir une cause, de défendre des valeurs, d'œuvrer étape par étape à la reconstruction d'un pays. **La saga progresse petit à petit et cet épisode nous propose une ambiance et une histoire qui valent la peine**.


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GuiGui's Show - Friday 20 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180420 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180420 Fri, 20 Apr 2018 00:00:00 +0200 #19693 - DTC Dans Ton Chat - BashFR Fri Apr 20 01:34:16 2018 -
https://danstonchat.com/19693.html


    <Gladeulfeurah> Si, c'est un génie ! Il a même réussi à manipuler ginny et Harry avec son journal dans le 2
    <GRiz> Ouais mais s'il avait vraiment été intelligent, il n'aurait pas fait des horcruxes avec un cahier ou serpent mais avec un Nokia 3310
    <GRiz> Là Harry et Dumbledore n'auraient jamais pu le détruire et il aurait gagné ! \o/


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GuiGui's Show - Sunday 15 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180415 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180415 Sun, 15 Apr 2018 00:00:00 +0200 Une justice très à l’écoute… Sun Apr 15 13:41:09 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?jTJbNA


> **Une mainmise accrue des procureurs [ NDLR : donc de l'exécutif ] sur les procédures, l’extension des intrusions dans la vie privée et la multiplication des visioconférences : voilà ce que promet, entre autres réjouissances, le projet de réforme de la justice**. Pas sûr, pourtant, que le texte qui sera **présenté le 18 avril en Conseil des ministres** sortira indemne de son examen par le Conseil d’Etat, dont un éminent membre confie que « certaines dispositions posent problème ». Et c’est peu dire.

> Aujourd’hui, **autorisées pour les délits passibles de 5 ans de prison, les écoutes téléphoniques, interceptions électroniques, géolocalisations et perquisitions pourraient l’être demain pour les infractions punies de 3 ans. Soit quasiment toutes, depuis le vol à l’étalage**… Et ce sera au procureur d’en décider, sans même le regard d’un juge indépendant. Vous pensez que ça ne touchera que les vilains délinquants ? Erreur ! **Avec eux, leur famille, leurs proches, leurs copains seront aussi écoutés et localisés**.

> Quant a **la visioconférence, elle sera étendue partout où c’est possible afin d’éviter de coûteuses extractions de prison et les voyages d’experts ou de témoins**. Hélas, le terme pompeux de « visioconférence » recouvre des écrans crachotants, et, de ceux qui y apparaissent, on ne capte souvent qu’une voix lointaine et un visage brouillé.

Bon courage pour te défendre dans ces conditions… :(

<br />
> Sans compter le flou artistique du **projet sur la fusion des tribunaux d’instance — dits « de proximité » — avec leurs grands frères, dits, eux, « de grande instance »**. Du coup, ce mercredi 11 avril, magistrats, avocats ou greffiers vont manifester devant la Chancellerie contre « **une justice déshumanisée** ».

> Tout de suite les grands mots, quand il ne s’agit que de petites économies…

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.


SwissLeaks : le lanceur d'alerte en attente de son extradition

Sun Apr 15 13:35:34 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?-qedbA


> **Le lanceur d'alerte et ancien informaticien franco-italien de la banque HSBC Hervé Falciani, à l’origine des SwissLeaks, a été arrêté, le 4 avril, par la police de Madrid à la demande de la Suisse, qui réclame son extradition**. il a été relâché le lendemain mais ne peut quitter le pays dans l’attente de l’examen » de cette demande. 11 a été arrêté au moment où il allait participer à un débat sur la protection des lanceurs d’alerte.

> Au cas où il n’aurait pas compris…

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018 (je suis l'auteur du titre du shaarli).


Google et le Pentagone travaillent de concert pour des frappes par drones ?

Sun Apr 15 13:32:31 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?BItTfg


> Les tuiles continuent pour les malheureux patrons des Gafa, et pas seulement à cause des menaces de sanctions fiscales brandies depuis des lustres par les Européens. « Les Echos » (6/4) signalent que « **des salariés [de Google] demandent à la direction d’abandonner la participation à un projet du Pentagone », appelé « Maven », consistant à utiliser l’intelligence artificielle « pour interpréter des images vidéo (…) dans des surveillances et des frappes par drones »**. Pour Facebook, ça se gâte aussi. « Le Farisien » (8/4) annonce que « la Cnav [l’assurance vieillesse] a fermé sa page Facebook pour protéger les données personnelles de ses usagers ».

> Comme si les petits secrets de nos chers retraités pouvaient intéresser les politiciens américains indélicats…

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018 (je suis l'auteur du titre du shaarli).


Mandats en or à la CFTC

Sun Apr 15 13:24:47 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?acmkiw


> Enfin un syndicaliste payé à sa juste valeur ! **Patrick Del Grande, le président de la minuscule fédération CFTC du bâtiment et des travaux publics, y émarge au discret salaire mensuel brut de… 17 000 euros. Sa numéro 2, Caroline Tykoczinsky, gagne à peine moins**. Leurs salariés, eux, se plaignent d’être payés « une misère ».

> Même la Sécu s’est offusquée. **Comme la plupart des organismes sociaux, elle rembourse en enffet aux employeurs les heures que les représentants syndicaux passent à siéger et à travailler au sein des instances**. Or **le président et son adjointe collectionnent les mandats**. Ils ont l’un et l’autre présidé la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Meurthe-et-Moselle, dont ils sont toujours conseillers.

> Del Grande vient aussi d’être réélu à la tête de la caisse des allocs et siège à l’Urssaf ou encore à la caisse de retraite de la branche, la Carsat… « **Leur rémunération exorbitante est largement financée avec cet argent public** », résume Jérôme Karsenti, l’avocat de la CPAM. **Selon lui, Caroline Tykoczinsky a « exagéré les déclarations [d’heures passées à siéger dans tous ces machins] pour gonfler les rem boursements » versés par la Sécu à la CFTC**.

> Mais que fait la justice ? Une enquête est ouverte au parquet de Nancy depuis 2007, et Del Grande a été mis en examen, en 2012, pour une histoire de salaire surévalué à la CFTC et à Pôle emploi. Les deux intéressés n’ont pas répondu à nos questions. Dommage : la mafiingale aurait pu tenter d’autres syndicalistes. Quant à la direction nationale de la confédération chrétienne, elle reste muette. Les calottes
sont coites.

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.


Européennes : ratages et râteaux de Macros

Sun Apr 15 13:19:11 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?Y6wXbg


> Panique à bord ! Alors que les élections européennes arrivent à grands pas (mai 2019), **Macron n’a toujours pas réussi à se faire des amis pour constituer un groupe et exister au Parlement européen**. Sans groupe, hélas, pas d’argent, pas de postes clés (présidents de commission, coordonnateurs, rapporteurs, etc.) et aucune chance de peser sur les positions et les nominations de la Commission…

> **Macron a d’abord rêvé d’une romance avec Merkel**. Mais le parti de la Chancelière, la CDU, n’a aucune envie de quitter le PPE (Parti populaire européen), qui rassemble en Europe les mouvements de sa sensibilité. Scheisse ! Et En marche ! ne peut pas non plus rallier le PPE, qui abrite tous les partis conservateurs, parmi lesquels le Fidesz de Viktor Orban…

> Erasmus, à l’aide !

> Le rêve allemand évanoui, **Macron et ses émissaires se sont tournés vers l’Espagne dans l’espoir de monter une alliance avec Ciudadanos**. Un parti jeune, progressiste et libéral : c’était parfait. Mais l’Elysée a mis un certain temps à comprendre que, pour son chef, le jeune et fringant Albert Rivera, les élections enropéennes n’étaient pas une priorité. Les rencontres n’ont débouché sur rien de concret. No pasarân, Manuel !

> Et l’Italie ? Le PD transalpin (Partito democratico, centre gauche) s’est montré réceptif. Problème : les Macron boys ont pris langue au même moment avec le Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo. Révélés par le journal italien « Il Foglio », les contacts entre les deux formations ont douché le PD, dont un dirigeant a fustigé l’« amateurisme » de  l’Elysée. Les contacts pris avec les partisans de Beppe Grillo ont semé la zizanie jusque dans le camp Macron, Europe En Marche pendant un communiqué de fin de non-recevoir très vif, retiré par LRM. Ciao ragazzi !

> SOS amitié

> La logique aurait voulu que **l’Elysée contacte le groupe libéral européen (Alde)**, sorte d’auberge espagnole où cohabitent des centristes de gauche et de droite de tous pays, plus quelques eurosceptiques (FDP allemand). Mais Macron n’a pas souhaité rencontrer son chef, le Flamand et ancien Premier ministre Guy Verhofstadt. « Il n’est pas assez docile, [le Président] s’en méfie », raconte un eurodéputé français.

> Après cette histoire belge, **Dany Cohn-Bendit a convaincu Macron de tenter un rapprochement avec les Verts européens**, moyennant l’appui de quelques Grünen allemands. Mais l’initiative de (Cohn-Bendit a eu très peu d’écho. L’Elysée a laissé entendre que Pascal Canfin, ancien ministre (EELV), pourrait se rallier. Furax, l’intéressé a fait savoir qu’il n’avait jamais été approché !

> **Macron mise sur son grand discours au Parlement européen, le 17 avril, pour susciter l’envie**. Il comptait faire une allocution jupitérienne et tourner les talons. Seulement, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, lui a rappelé qu’il était dans les usages de débattre avec les élus. « Une chose est sûre, prévient l’eurodéputé Vert Pascal Durand : **si Macron persiste dans son attitude bonapartiste, ça ne marchera pas en Europe.** »

> Ça peut même finir à Waterloo.

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.


Les caisses Agirc et Arrco inventent la retraite à 63 ans !

Sun Apr 15 13:10:47 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?G8mx7A


> Deux petits articles glissés dans l’accord signé en 2017 entre les caisses de retraite complémentaire — l’Agirc (cadres) et l’Arrco (salariés) — sont passés inaperçus. Ils risquent pourtant de devenir très populaires auprès de quelque 300 000 salariés candidats, chaque année, à la retraite. Et pour cause : ils font reculer d’un an l’âge légal de la retraite à taux plein. Après le psychodrame de la hausse de la CSG sur les pensions, le succès est assuré !

> Aux termes de ces articles, **les futurs retraités qui, à partir de 2019, auront 62 ans — âge légal de départ — verront leur pension complémentaire amputée de 10 % pendant trois ans. Même s’ils ont cotisé le nombre de trimestres nécessaire ! Seule façon d’échapper à cette punition : travailler une année de plus**.

> **L’entourioupe a commencé en novembre 2017, lorsque les partenaires sociaux gérant l’Agirc et l’Arrco ont conclu un accord pour sortir du déficit**. A cet effet, les articles 98 et 99 — noyés parmi 155 autres — créent un explosif **« coefficient de solidarité », siphonnant un dixième des pensions complémentaires Agirc-Arrco à partir de l’an prochain**.

> En 2020 le même sort sera réservé à la génération 1958 — arrivant à l’âge de 62 ans —, en 2021 à celle de 1959, etc. Le régime Agirc-Arrco va ainsi permettre d’**économiser 180 millions d’euros par an**.

> Chômeurs très abattus

> Le représentant du Medef ne cache d’ailleurs pas son but : « inciter les assurés à partir à la retraite plus tard que l’âge légal », a-t-il déclaré aux « Echos » (29/3), Des syndicats ont également signé l’accord, mais pas FO ni la CGT.

> Les mécontents qui ne veulent pas voir leur pension baisser devront donc travailler une année de plus. Quand ils feront jouer leurs droits, leur pension complémentaire sera à taux plein. L’accord prévoit aussi que les candidats retraités bossant deux années de plus gagneront, à l’issue de ces deux ans, un bonus de 10 % sur leur retraite — voire 20 % pour trois ans de plus. Sauf que ces bonus ne seront accordés que pendant un an !

> **Quant aux chômeurs, ils n’auront pas le choix : ceux qui auront acquis les trimestres nécessaires pour partir à taux plein seront priés de liquider leur retraite illico avec, donc, un abattement de 10 % sur leur pension complémentaire**.

> Il leur suffira de retrouver du travail pour pouvoir cotiser une année de plus !

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.


Les farces et attrapes de la grande réforme électorale

Sun Apr 15 12:56:45 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?7zIY1A


> Proportionnelle, nombre de parlementaires, cumul… La cuisine du chef Macron tourne à la tambouille politicienne.

> Les ordinateurs de  l’Intérieur sont formels : l’introduction d’une part de proportionnelle pour les législatives — fixée à 15 % par Emmanuel Macron et couplée à une baisse de 80 % du nombre de parlementaires — ne devrait pratiquement rien changer. Appliquée au résultat des élections de juin 2017, cette dose de proportionnelle n’écornerait que très légèrement la majorité de 58 % des sièges remportée par les seuls candidats LRM. Le parti présidentiel se retrouverait avec environ 205 sièges sur un total de 404.

> « **Dans ce cas, nous restons majoritaires sans avoir besoin du MoDem et de François Bayrou, et c’est ça le plus important** », confesse au « Canard » une huile gouvernementale.

> Allez savoir pourquoi, Bayrou » qui revendiquait 25 % de députés à la proportionnelle — n’apprécie guère la plaisanterie… (lire p. 2).

> Fiefs a l’encan

> **L’élection de 61 députés à la proportionnelle va permettre aux petits partis de grappiller quand même quelques s1èges. Mais ils devraient en reperdre à peu près autant avec les 343 places qui seront at— tribuées au scrutin majoritaire**. Et pour cause : **plus les circonscriptions seront étendues, plus les fiefs électoraux des petits partis se retrouveront dilués dans des territoires dominés par les grands partis**.

> Par exemple, les Hauts-de-Seine comptent aujourd’hui 13 « circos » (dix LEM, deux LR et une PCF). Demain, avec un département réduit à seulement 7 ou 8 circonscriptions, ce sont les communistes qui devraient passer à la trappe. Même constat dans l’Allier ou les Bouches-du-Rhône.

> Au FN, Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, et ses alliés Emmanuelle Ménard et Gilbert Collard pourraient être rayés de la carte électorale. Une partie des sièges détenus par La France insoumise risquent également de connaître le même sort.

> De quoi, sûrement, faire sangloter l’Elysée…

> La ficelle du chef

> Pour réduire encore les effets de l’introduction de la proportionnelle, le gouvernement pense avoir trouvé une astuce d’une kolossale finesse.

> **Au lieu de voter deux fois, — une fois pour la proportionnelle et une fois pour le scrutin majoritaire —, l’électeur ne mettrait qu’un seul bulletin dans l’urne, et son vote serait crédité en même temps pour le candidat choisi et pour la liste nationale que celui-ci soutient**. L’Elysée et Matignon espèrent ainsi éviter un éventuel effet « défouloir » de ce nouveau mode de scrutin qui conduirait des électeurs à voter LRM au scrutin majoritaire et pour un autre parti au scrutin de liste.

> A part ça, comme disait Macron le 5 juillet a la tribune du Congrès, à Versailles, la mise en place d’« une dose de proportionnelle » va permettre à « toutes les sensibilités [d’être] justement représentées » au Parlement…

> Le casse-tête des ciseaux

> Selon tous les experts consultés, **le passage a 343 circonscriptions départementales — soumises au scrutin majoritaire — semble relever de la mission quasi impossible**. Du moins sans piétiner les règles d’équité établies par le Conseil constitutionnel.

> Par exemple, ledit Conseil a décidé, en 2009, que **l’écart maximal de population entre deux « circos » d’un même département ne devait pas dépasser 20 %**. Mais, avec seulement 343 députés élus au mode majoritaire, cet écart augmenterait mécaniquement, pour atteindre de 39 à 41 % dans certains départements, à en croire les calculs des conseillers de Gérard Larcher.

> Des calculs aussi innocents et désintéressés que ceux de Macron.

> Lozère de rien

> Encore plus ennuyeux : **si la norme d’au moins un député par département annoncée par le Premier ministre devait être respectée, les 76 000 habitants de Lozère pèseraient aussi lourd à l’Assemblée que les 290 000 personnes résidant dans l’Orne**. Et ce n’est qu’un exemple…

> Dans le système à 577 députés, l’élu de la circonscription la plus peuplée (la 6e de Seine-Maritime) représentait 2,4 fois plus d’électeurs que son collègue de la moins peuplée (la 2° des Hautes-Alpes). Demain, avec la réforme, cet écart pourrait atteindre un facteur 4 !

> **Pour échapper à ce piège, le gouvernement aimerait s’affranchir, dans certains cas, des limites départementales et créer de nouvelles circonscriptions à l’échelle des régions**. Mais il faudrait qu’il obtienne que le Conseil constitutionnel accepte de revoir sa jurisprudence. En raison de l’« ampleur de la réforme envisagée », explique aujourd’hui un conseiller de Matignon.

> Comme si c’était le genre des conseillers, d’accepter de manger leur chapeau…

> A se taper le cumul par terre

> **Autre réforme, mais cette fois symbolique, de Macron : la limitation du cumul dans le temps des mandats électoraux**, qui ne pourront pas excéder le nombre de trois. « Symbolique » est bien le mot.

> Et d’un : **cette disposition ne concernera qu’une infime minorité d’élus. Aujourd’hui, elle ne toucherait, par exemple, que 12 sénateurs. Et tous les maires et les patrons de collectivités de moins de 9 000 habitants en seraient exonérés, soit 95 % d’entre eux**. Et de deux : **le compteur repartira de zéro en cas d’interruption du mandat durant un laps de temps qui devrait être fixé à un an**.

> Il suffira donc à un élu de troquer pour un moment son fauteuil de maire contre celui de président de la métropole ou de la communauté urbaine concernée pour en ressortir vierge de tout cumul. Les parlementaires nommés au gouvernement se verront reconnaître la même virginité à la fin de leurs fonctions ministérielles.

> Dernière entourloupe : le décompte devrait commencer par un coup d’éponge général. Sauf revirement de dernière seconde du gouvernement, **le premier mandat pris en compte sera celui obtenu à l’issue des prochaines élections**. Un maire élu pour la première fois en 2001 pourrait, si les électeurs le veulent, rempiler pour trois mandats de plus à partir de 2020 et rester en place jusqu’en… 2038.

> Soit trente-sept ans de mandat sans interruption !

> Merci, Macron !

Ce qui m'apparaît important, c'est de refuser la réduction du nombre de parlementaires surtout au motif de faire des économies. **Moins de député⋅e⋅s, c'est moins de représentation**. Une même personne ne peut pas représenter plus de 70 000 personnes, c'est impossible. Alors cette personne représentera son parti et votera tout ce qu'il lui demande de voter. **Il est impossible de se sentir concerné par les problèmes et préoccupations, tous différents, de 70 000 personnes**. Il est impossible d'éprouver de l'empathie pour une masse, informe, de 70 000 personnes. **Il est impossible d'être à l'écoute, par téléphone, courrier, mail ou présentiel, de 70 000 personnes, ça ne loge pas dans un agenda**, même en travaillant 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. **Il est impossible d'être proche de 70 000 personnes, de les connaître, de savoir ce qu'elles font (et je ne parle pas uniquement du travail), de savoir de quelle (absence de) régulation auraient besoin ces personnes dans leurs activités, etc**. À 70 000 personnes, on ne travaille plus à une échelle humaine, mais à une échelle industrielle avec des statistiques, des suppositions, des profils démographiques, etc., bref, des outils qui permettent de traiter de la masse : "ma circo est environ composée de tels types de personnes, il faudrait donc faire ça et ci". **C'est aussi cette abstraction, mais pas que, qui donne l'impression que nos politicien⋅ne⋅s sont hors du réel**. C'est cette abstraction qui donne aussi, en partie, du pouvoir aux lobby qui eux, sont palpables, existent physiquement devant l'élu⋅e. Mais ces représentant⋅e⋅s pourraient être complétés par des citoyen⋅ne⋅s bien vivant⋅e⋅s eux⋅elles aussi et ça permettrait de créer du lien entre élu⋅e⋅s et citoyen⋅ne⋅s. En tout cas, je le pense.

**Il est grand temps de proclamer que l'important, c'est chaque citoyen⋅ne, individuellement**, et de se donner les moyens de les écouter. C'est une piste pour améliorer notre démocratie représentative en attentant possiblement mieux (démocratie directe, démocratie liquide, etc.).

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.


La dette va bon train

Sun Apr 15 12:26:03 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?n6A4lw


> Il y a au moins deux raisons pour lesquelles **le gouvernement ne veut pas s'engager publiquement en faveur d'une reprise de la dette de la SNCF** - 46 milliards, en hausse de 3 milliards chaque année.

> La première tient au traité de Maastricht. **« Si nous annonçons la reprise de la dette, la Commission européenne nous l'imputera immédiatement »**, explique un ministre.

> La seconde est stratégique : le gouvernement veut attendre la fin des négociations avant de dévoiler la totalité de son jeu.

> « Il faut que chacun y mette du sien », a ainsi avoué Elisabeth Borne dans une interview à "Sud Ouest Dimanche" (8/4). Avant d'annoncer une reprise de la dette, nous devons nous assurer que celle-ci ne va pas se reconstituer. Les français ne comprendraient pas que l'on annonce dans dix ans une nouvelle dette de la SNCF. Nous voulons donc nous assurer que la SNCF ne s'endettera plus. »

> Une solution est envisagée en haut lieu, inspirée de ce qui fut réalisé pour le Crédit lyonnais : **créer, à côté de la SNCF, une « structure de défaisance » de la dette. Elle serait en partie abondée par une taxe sur les billets de train !**

> Une taxe de plus, voilà une idée qu'elle est bonne pour que les usagers du rail se mettent à leur tour en grève, au moins de billets !

La troisième raison est politique : démontrer que le public c'est nul, ce n'est pas efficace, ça s'endette de partout, donc on arrête les gamineries de gauchos et on laisse le privé gérer tout ça et tout ira beaucoup mieux pour tout le monde (usagers, salariés, tout le monde on vous dit).

Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.


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GuiGui's Show - Tuesday 10 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180410 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180410 Tue, 10 Apr 2018 00:00:00 +0200 Sur la ZAD: «On n’est pas là pour faire la guerre à l’Etat» - Page 1 | Mediapart Tue Apr 10 23:31:57 2018 -
https://www.mediapart.fr/journal/france/080418/sur-la-zad-n-est-pas-la-pour-faire-la-guerre-l-etat?page_article=1


> « La main de l’État ne tremblera pas », déclarait Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la transition écologique, le 20 mars, lors de sa rencontre avec la délégation issue du mouvement anti-aéroport.

Ouais, [Valls disait pareil](http://www.europe1.fr/politique/11-novembre-sarkozy-et-hollande-reunis-pour-les-celebrations-2618651). C'est curieux de retrouver cette petite phrase ici, dans un contexte politique où les autorités rapprochent de plus en plus la contestation politique du terrorisme afin de lui appliquer les mêmes mesures en dehors de l'état de droit.

<br />
> Relayé par divers élus, des représentants de l’État et des éditorialistes, un discours binaire s’est mis en place : sur les 1 650 hectares de la ZAD, il y aurait d’un côté les occupants impliqués dans un projet agricole, prêts à se régulariser, et, de l’autre, des militants présentés comme « anarchistes », « d’extrême gauche » ou « altermondialistes », rejetant tout cadre légal.

> […]

> L’assemblée des usages, une instance collective des « usager·e·s » de la ZAD, a fait parvenir à la préfecture une proposition de convention provisoire collective. **Ils acceptent de signer avec l’État une forme précaire de bail régularisant leurs activités mais pas sur une base individuelle, ni exclusivement pour des projets agricoles**.

Je ne comprends pas pourquoi ce devrait être des terres agricoles, surtout après les études qui expliquent qu'il ne faut pas construire l'aéroport, car ça écraserait tout un bocage avec une faune et une flore riches… Si on suit la logique, on pourrait s'attendre à ne pas voir pousser des champs qui ravagent le coin et normalisent le paysage avec une monoculture…

<br />
> Ils ont créé en février une association loi 1901 « pour un avenir commun dans le bocage », habilitée à signer ces documents, et sollicité un rendez-vous auprès de la MSA, la mutuelle agricole indispensable pour obtenir le statut officiel d’agriculteur. **« C’est ce cadre collectif qui peut assurer le maintien d’une vision du territoire soucieuse des communs, du soin au vivant, d’une vision paysanne et de la place nécessaire aux expérimentations sociales »**, écrivent-ils dans un communiqué. Cela correspond aussi à leur vision agro-écologique de la culture des terres, selon un principe de rotation des parcelles qui évite leur morcellement. **L’État, lui, voudrait des conventions d’occupation précaire individuelle**. Mais « nous ne pouvons envisager un tri sélectif de la richesse et de la diversité des projets actuels », contestent ces habitant·e·s.

> […]

> Dans le cadre légal, un paysan doit passer devant une commission agricole, la CDOA, pour obtenir l’autorisation officielle d’exercer son activité. **Si son projet est jugé économiquement viable, il peut légalement s’installer et toucher des aides. Pour Mickaël, ce cadre est contraignant : « Tu as des objectifs chiffrés à atteindre, alors que les projets collectifs sont toujours mouvants. »** Surtout, il s’inquiète d’y perdre sa flamme militante. « C’est vite fait d’être pris dans un cadre uniquement professionnel. Tu n’as plus le temps d’aller aux réunions, tu as une livraison à faire, tu dois t’occuper de tes enfants. Ça arrive très vite. Je ne voudrais pas faire que ça. »

> Maraîchage, culture de plantes médicinales, production et transformation laitière : la plupart des activités paysannes sur la ZAD ne peuvent être régularisées en l’état, car **pour s’affilier à la MSA, il faut déclarer des parcelles. Or, personne ne sait encore ce qu’elles vont devenir. L’État annonce vouloir les vendre mais qui va les acheter ?** En exigeant des habitant·e·s de la ZAD qu’ils ou elles se régularisent, l’État leur demande un acte aujourd’hui impossible à concrétiser. […]

> […]

> […] **On n’est pas là pour faire la guerre à l’État. C’est pour changer les croyances. Le capitalisme a tout défoncé. Partout dans le monde, on voit les mêmes voitures, les mêmes bâtiments. C’est hyperoppressant. On peut pas faire le même schéma pour tout le monde »** À quelques mètres de sa tourelle, il a creusé un puits dans l’argile, avec ses mains, pour s’approvisionner en eau et profiter de cette grotte fraîche en été. « C’est un endroit magique. C’est génial pour y jouer de la musique, au frais, à l’intérieur de la terre. » **Une merveille de poésie décrite comme une potentielle cache d’armes et un départ de souterrains secrets dans une note de police** publiée dans le Journal du dimanche en décembre. Son constructeur n’en revient toujours pas.

> […] D’ailleurs, **ce mot de « friches », il le conteste : « C’est anthropocentré et formulé dans le but de répondre à nos besoins. »**


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GuiGui's Show - Sunday 8 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180408 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180408 Sun, 08 Apr 2018 00:00:00 +0200 Mes notes du Siné mensuel de mars 2018 Sun Apr 8 16:02:40 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?pHu4Uw


  * La presse en avait parlé durant l'affaire Bettencourt, Sine revient dessus : **les abus commis par des responsables de tutelles / curatelle. Ces personnes n'ont aucun compte à rendre à la famille**. Elles peuvent souscrire une assurance-vie sans le dire à la famille ( ;) ). Elles peuvent faire des achats en douce pour leur propre compte et priver leur protégé⋅e. Elles peuvent vendre les biens immobiliers de la personne sous tutelle par facilité : pas besoin d'entretien, **le⋅a tuteur⋅rice est payé⋅e en fonction des revenus de la personne majeure protégée et le⋅a juge peut lui accorder des indemnités sur certaines transactions**, comme la vente d'un bien ou le règlement d'une succession. Je retiens aussi le n'importe quoi : tu peux être placé sous tutelle en 2006 pendant un séjour à l’hôpital, en sortir en 2008 pour y revenir en 2011, en ressortir en 2015, tout ça parce que ta famille, notamment tes enfants se frittent sur ta pomme… … … **Je note l'absence de contrôle et l'énorme difficulté des familles pour obtenir réparation compte-tenu de l'opacité** dans laquelle peut agir le⋅a tuteur⋅rice. :O
<br />
  * En 1951-1953, **[Rosalind Franklin](https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosalind_Franklin) a permis la découverte de la structure complète de l'ADN**. Dommage que ses clichés ont été montrés à d'autres chercheurs à son insu, chercheurs qui ont minimisé l'apport de son travail et qui ont remporté le Nobel sans elle… … …
<br />
  * Il existe une **[carte des conflits environnementaux](https://ejatlas.org/)** réalisée par des universitaires et la société civile, financée par l'UE. « **Entre 2002 et 2013, pas moins de 900 personne sont été éliminées. Mais, depuis 2014, les assassinats sont deux fois plus nombreux**. 2014 : 116 morts ; 2015 : 185 morts ; 2016 : 200 morts ; 2017 : 197 morts ».


Tout reste affaires

Sun Apr 8 13:44:39 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?yLZhVw


> C'est vrai que les grands esprits se rencontrent. Le 26 mars, Vincent Bolloré traînait France 2 devant le tribunal de commerce de Paris, pour un reportage trop regardant sur son commerce africain. Deux jours plus tard, Macron faisait porter par une escouade de députés LRM sa belle proposition de loi sur le secret des affaires à l’Assemblée, adoptée en procédure accélérée par 46 voix contre 20.

> Le lien entre les deux ? Le même fond de sauce : le business est une chose trop précieuse pour que quiconque de l’extérieur vienne y fourrer son nez. Et la même logique : **les journalistes, ce sont comme des concurrents. Il convient donc de ne plus se contenter de poursuivre ces curieux devant le juge pénal (ou civil) de la diffamation, mais de les amener petit à petit à se soumettre à la seule justice qui vaille, la justice commerciale !** A l’heure de l’entrepreneuriat triomphant, **la question n’est plus de savoir si ce que ces scribouillards écrivent est exact, mais si leur prose porte atteinte aux affaires et à leur confidentialité !**

> Lorsque Bolloré réclame, sans rire, 50 millions d’euros à France 2 devant **le tribunal de commerce, ce grand libéral  se dit que ces juges non professionnels, et plus sensibles au business, vont mieux prendre la mesure de son préjudice**. **L’enquête de la Deux relève de la loi sur la presse de 1881, mais le milliardaire la contourne et vient pleurnicher, pour « dénigrement »** de son boulot d’entrepreneur, le Code de commerce à la main. **Grâce à une manoeuvre similaire, Conforama a obtenu, il y a deux mois, la condamnation de « Challenges »**, coupable d’avoir osé dévoiler ses déboires financiers. Et **la proposition de loi Secret des affaires vient tout simplement finir le travail**.

> Tribunal d’un commerce agréable

> **Ce texte réjouissant est en route pour le Sénat**. Très faux derche, il ouvre la porte à toutes les fenêtres. Il dit à la fois que « l’obtention du secret des affaires est illicite lorsqu’elle intervient sans le consentement de son détenteur légitime » (la bonne blague) et s’il viole les mesures prises pour « en conserver le caractère secret », mais aussi que cette protection tombe s’il s’agit « d’exercer le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse ». Bon courage aux magistrats pour trancher ce cruel dilemme. Faites vos jeux, la course à la jurisprudence est déjà ouverte !

> A l’audience Bolloré contre France 2, il y a dix jours, le débat a précisément porté sur **la compétence des Codes et des tribunaux**. Les avocats de la chaîne publique ont exigé que le tribunal de commerce soit dessaisi au profit du tribunal de grande instance, tandis que ceux de Bolloré réclamaient de régler son compte à France 2, là, sur-le-champ.

> Ironie de l’histoire, comme l’a révélé « Télérama » (28/3) : en 2014, la société de production Upside, une filiale d’Havas, du groupe Bolloré, avait été attaquée par une boîte d’e-commerce, Groupon, pour un reportage diffusé sur… France 2. Où ? Devant le tribunal de commerce. **Et qu’avaient fait les avocats d’Havas ? Ils avaient plaidé l’incompétence de ce tribunal, répété que l’affaire relevait du droit de la presse…, et ils avaient gagné !**

> Dire que Bolloré avait bien gardé ce secret.

Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.


Un perchoir pour Mailly

Sun Apr 8 13:34:59 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?Bfc1rg


> Jean-Claude Mailly, qui avait annoncé son retrait de la vie syndicale dès qu’il aurait abandonné son fauteuil de secrétaire général de FO, ne tiendra pas longtemps parole. Car il vient de s’autodésigner représentant de Force ouvrière au Comité économique et social européen (Cese), à Bruxelles.

> **Même la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s'est engagée à le coacher dans sa nouvelle carrière**, a été estomaquée par la rapidité de la manœuvre. Mailly, qui cédera sa place lors du congrès de FO, du 23 au 27 avril, **aurait en effet dû attendre que le poste se libère, au début de l’été. Puis que son successeur, Pascal Pavageau, le nomme**.

> La prochaine étape devrait être sa candidature au perchoir du Cese, qui réunit des représentants des syndicats et des patrons de l’ensemble de l’Union européenne. Pour y parvenir, il pourra compter sur le soutien de Macron et de sa ministre du Travail.

> Le syndicalisme indépendant mène à tout.

Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.


Marchandages constitutionnels

Sun Apr 8 13:29:02 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?BTxRxg


> Le 3 avril, à l’heure où bouclait « Le Canard », les négociations sur la réforme constitutionnelle et institutionnelle se poursuivaient encore entre l’Elysée et le président du Sénat, Gérard Larcher. Malgré la persistance de points de friction. un accord semblait probable. Au moins sous la forme d’ une cote mal taillée qu‘il sera toujours temps d’ajuster entre l’annonce des projets gouvernementaux — prévue ce mercredi — et le débat parlementaire du mois de juin.

> La majorité sénatoriale envisageait une concession de taille sur l’instauration de la proportionnelle à l’Assemblée. Opposée d’abord à tout dépassement du seuil de 10 %, **elle paraissait prête à accepter la barre de 20 % voulue désormais par Macron** — au lieu des 25 % exigés au départ par François Bayrou. Environ 80 députés seraient élus de cette manière, **le Château étant d’accord pour ne réduire que d‘un quart le nombre de parlementaires, au lieu du tiers prévu**.

> Autre sac de lest lâché par l’Elysée : **les maires des communes de moins de 5 000 habitants échapperaient à la limitation du cumul des mandats dans le temps** (pas plus de trois). De plus, **les compteurs seraient remis à zéro après les prochaines élections**. En clair : même élu depuis plus de vingt ans, un maire, un député ou un sénateur pourrait encore se représenter trois fois…

> Conclusion provisoire : **la perspective d’un référendum constitutionnel. à l’issue toujours incertaine, s’éloigne**. Au grand soulagement du Château…

Que c'est beau, l'intérêt du peuple défendu par de braves chevaliers… :( Concours de taille de zboub entre politiciens, ouais… :( Le débat démocratique se résume à du racket "je suis Larcher, je peux te nuire, donc négocions". Lamentable… Qu'est-ce que tu veux faire avec ça… … …

Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.


Où en est le CETA ?

Sun Apr 8 11:35:30 2018 -
http://shaarli.guiguishow.info/?Mdvo-g


Depuis son [entrée en vigueur provisoire en septembre 2017, la capitulation de la France](/?ed_1YA) (oui, je sais, Paris bricole un "veto climatique" qui n'est pas prévu dans le texte, donc dont l'application dépendra de la volonté des acteurs en présence d'où je nomme ça « capitulation ») et la saisie de la CJUE par la Belgique au sujet des tribunaux arbitraux, je me demandais où en est le CETA, cet accord de libre échange entre l'UE et le Canada.

  * Sept pays l'ont ratifié : la Croatie, le Danemark, la Lettonie, Malte, l'Estonie, le Portugal et la République tchèque ;
<br />
  * La Cour constitutionnelle allemande traite actuellement une plainte ;
<br />
  * La ratification par le Parlement français serait planifiée en automne 2018…


Big Brother habite Place Beauvau ? Exégèse en libertés [EN DIRECT] - YouTube

Sun Apr 8 01:56:45 2018 -
https://www.youtube.com/watch?v=WPdbEbwNTcU

YouTube thumbnail
Entrevue avec deux exégètes amateurs. Les questions sont de plus en plus mal formulées et mal enchaînées par Thinkerview, mais les pistes de réflexion apportées par Benjamin Bayart et Alexis Fitzjean O Cobhthaigh sont très très intéressantes. J'en recommande vivement le visionnage. Ci-dessus, je tente de résumer les pistes de réflexion que j'estime être pertinentes.


[Orange fail](https://exegetes.eu.org/dossiers/filtragecazeneuve/index.html).
  * Le décret, pris en application de lois qui instaurent une censure policière, sans juge, sans contradictoire, de site web pédopornographique ou faisant l'apologie du terrorisme prévoit que les citoyen⋅ne⋅s qui consultent, volontairement ou non, de tels contenus soient redirigé⋅e⋅s automatiquement vers une page web hébergée par un prestataire pour le compte du ministère de l'intérieur.
    * Tout serveur web stocke, par défaut des journaux qui indiquent quelle adresse IP a consulté telle page en venant de telle autre page web à telle date+heure ;
<br />
    * Cela ressemble à un fichier de police qui ne respecte pas la procédure de création d'un tel fichier et s'exonère du contrôle de la CNIL, etc ;
<br />
    * Le Conseil d'État réagit d'un point de vue du droit et considère que, puisque le décret ne prévoit pas explicitement la création du fichier, il n'existe pas, donc le décret n'est pas illégal.
<br />
    * Quelques mois plus tard, Orange se goure dans l'implémentation de ce filtrage et redirige Wikipedia, Google et d'autres vers le site web du ministère. La presse numérique s'inquiète du fichage involontaire d'une grande partie des citoyen⋅ne⋅s. Le ministère publie un communiqué de presse disant qu'il a demandé au prestataire technique d'effacer les journaux de la veille… … … Avouant ainsi l'existence du fichier… ;
<br />
    * Les exégètes amateurs attaquent la décision révélée par ce communiqué. La réponse du ministère est curieuse. Elle ressemble à ça : "il n'existe pas de fichier, la preuve, on s'en sert pour faire des stats, et les stats, c'est pas grave, donc on a le droit de procéder sans autorisation". Le ministère se moque ouvertement de la loi informatique et liberté de 1978 qui interdit, par défaut, le fichage, sauf dans des cas prévus par la loi, car il estime que si son cas n'est pas prévu par les exceptions, alors il n'a pas à demander d'autorisation… … …
<br />
    * Dans son mémoire en défense, le ministère confirme aussi l'existence du fichier sur des serveurs redondés auxquels peuvent accéder uniquement un nombre restreint de personnes assermentées. :D
<br />
    * Il semblerait aussi que le ministère reconnaît qu'il utilise Xiti, un outil commercial de mesure d'audience… Donc, une société privée non prévue par les textes réglementaires semble recevoir implicitement la liste secrète des sites web bloqués… … …


<br />
Droit à une expression politique et à une contestation politique en cours d'érosion ?
> On utilise l'état d'urgence pour emmerder les écolos pendant la COP21. En revanche, quand ils viennent jouer à la ba-balle, pendant la coupe d'Europe je crois, là, non, autorisation de manifester, de se rassembler, de faire la fête au stade, etc. Donc, en fait, pour la contestation politique, on utilise l'état d'urgence et l'antiterrorisme, et pour les rassemblements sportifs, ça c'est plus important donc on l'autorise pendant l'état d'urgence. C'est important. Ça dit des choses sur l'état de la société. C'est-à-dire que **le droit à une expression politique et à la contestation politique n'est plus reconnu**. […] Quand tu supprimes cette chaîne de contestation politique, **quand il n'y a plus de négociation possible, c'est-à-dire qu'on peut manifester, ça ne change rien, les manifestations peuvent être pacifiques ou violentes, ça ne change rien, ça veut dire que la décision du pouvoir politique n'est plus négociable, donc qu'il n'y a plus de politique**.


<br />
Rétention des données de connexion.
  * La procédure devant le Conseil d'État n'a pas avancée depuis les dernières observations produites par les exégètes en février 2017. Pourtant, **le [vice-président du Conseil d'État a publiquement déclaré ceci](http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Discours-Interventions/L-autorite-du-droit-de-l-Union-europeenne-le-point-de-vue-des-juridictions-constitutionnelles-et-supremes) lors d'un congré** :
> C’est aussi le cas avec l’arrêt, plus récent, Tele2 Sverige du 21 décembre 2016[33] qui a précisé, dans un sens restrictif, la jurisprudence résultant de l’arrêt Digital Rights Ireland de 2014 invalidant la directive de 2006 sur la conservation des données au motif que la possibilité donnée aux États membres d’imposer aux opérateurs de communications de conserver l’ensemble des données de connexion des utilisateurs pour une durée maximale comprise entre six mois et deux ans méconnaissait le droit au respect de la vie privée des personnes et le droit à la protection des données personnelles[34]. Cette décision pouvait faire l’objet de deux interprétations : une interprétation souple selon laquelle la collecte et la conservation indifférenciées de données sont possibles à condition d’être justifiées par des objectifs sérieux et d’être assorties de garanties suffisantes ; une interprétation stricte conduisant à écarter toute forme de collecte et de conservation indifférenciée des données, y compris pour des motifs d’intérêt général. Dans son étude annuelle 2014[35], puis en formation juridictionnelle[36], le Conseil d’État avait pris position en faveur de la première interprétation. Par son arrêt Tele2 Sverige,la Cour de justice n’a pas retenu cette analyse et elle a considérablement réduit la marge d’appréciation des États en ce qui concerne la possibilité d’ordonner la conservation des données de connexion, y compris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou la criminalité organisée.


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Fonctionnement de nos institutions.
  * **Le président du Conseil d'État est le premier ministre. C'est un titre honorifique**, il ne fait rien, même s'il peut présider les assemblées. Cela découle d'une tradition : le Conseil d'État est la version moderne du Conseil du Roi déjà modernisé par Napoléon. Donc le président du Conseil était l'empereur ou le président du Conseil ou le garde des Sceaux, en fonction de l'époque. **La personne ayant le plus de responsabilité au Conseil d'État est donc le vice-président**.
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  * On ne peut pas sanctionner le Conseil d'État s'il ne fait pas son taff. **C'est le problème de toute cour suprême : comment la sanctionner ? Qui la sanctionne ? Elle n'est donc pas suprême ?** Normalement, on ne la sanctionne pas, parce que les gens qui sont là sont irréprochables… En France, il y a 3 potentielles cour suprême : la cour de cassation, le conseil d'État et le Conseil constitutionnel.
    * **Le Conseil constitutionnel n'est pas une formation de juristes** : actuellement, il est composé de 3 politicien⋅ne⋅s, de 4 diplômé⋅e⋅s en droit (1 licence, 1 maîtrise, 2 diplômes supérieurs en droit public (préparation au doctorat) et de 2 assimilé⋅e⋅s magistrat⋅e⋅s. Au total, **nous avons donc une seule personne qui a pratiqué le droit, 5 personnes qui ont étudié le droit et 3 politicien⋅ne⋅s**. En revanche, **Benjamin Bayart semble idéaliser un peu trop [la Cour constitutionnelle fédérale allemande](http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/nouveaux-cahiers-du-conseil/cahier-n-15/presentation-de-la-cour-constitutionnelle-federale-d-allemagne.51993.html)** (« les juges de la Cour sont nécessairement choisis parmi les personnes qui ont fait les longues études de droit, mi-théoriques, mi-pratiques, requises pour exercer les fonctions de juge, d'avocat ou de haut fonctionnaire. Bien plus, parmi les 16 juges que comprend la Cour, un certain nombre d'entre eux, soit six, doivent être recrutés parmi les juges appartenant à l'une des cinq cours de cassation ») : 10 des 16 juges peuvent être des hauts-fonctionnaires qui n'ont plus pratiquer le droit depuis leur formation, comme 5 de nos juges actuels…
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    * Il y a plusieurs sections au Conseil d'État : section rapport et étude (qui produit des analyses), sections conseil (intérieur, travaux publics, finances) qui… conseillent le gouvernement, et section du contentieux. **Le Conseil d'État mélange donc un tribunal qui devrait être indépendant de l'exécutif avec un vivier de conseillers dévoué à l'exécutif**.


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Privacy Shield et positionnement de la France.
  * Les exégètes amateurs attaquent le Privacy Shield. Motifs : il n'assure pas suffisamment les droits fondamentaux (correction ou suppression de données personnelles nous concernant). Il ne prévoit pas l'intervention d'une autorité indépendante de contrôle côté USA. Il ne prend pas en compte la collecte généralisée interdite en UE par la Cour de justice. L'accès aux données n'est pas limité à ce qui est nécessaire.
    * **La France est intervenue pour argumenter contre la plainte des exégètes**. Depuis le scandale Facebook / Cambridge Analytica, les ministres et les commissaires européens expliquent que le droit européen est très protecteur. Mais à côté de ces textes protecteurs, il y a le Privacy Shield qui dit que c'est open bar pour Facebook et d'autres qui appliqueront le droit étasunien. Donc le droit européen est très protecteur, mais il ne contraint pas les acteurs américains. Donc, **tout le gratin politicien explique que le droit européen est très protecteur, mais agit en justice pour préserver le Privacy Shield, donc tout ce gratin déclare implicitement que le droit américain est bien suffisant. Exactement le contraire de ce que tout ce gratin raconte face caméra**. Business first?


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Neutralité du net.
  * Aux vœux annuels de l'ARCEP, il y avait **Moscovici qui expliquait qu'en UE, il y avait une unanimité pour défendre la neutralité du Net… Foutage de gueule**… On s'est battu pied à pied contre son gouvernement, virgule par virgule. Dans le gouvernement précédent, c'est **Axelle Lemaire qui a réussi à faire basculer la position de la France. Pendant des années, La France, notamment Bercy, avec Orange à la manœuvre se battait pied à pied contre la neutralité du Net en UE et les politicien⋅ne⋅s défendaient le grand acteur national pour des questions de sous**. Il a fallu faire la guerre à ces gens-là pour réussir à sauver les meubles en matière de neutralité du Net, car le texte est relativement faible par rapport à ce qui était sorti du Parlement européen.
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  * Afin d'illustrer que le **[débat neutralité du net ou déploiement de la fibre optique (ou de la 5G) est en faux débat](/?4GVKJw)**, Bayart avait suggéré, en 2012, à des conseillers de ministres de proposer un deal à Orange : OK, il n'y aura aucun texte sur la neutralité du net, mais vous vous engagez à déployer la fibre optique sans investissement public. **Lors du colloque sur le sujet organisé par Bercy, le représentant de la Fédération Française des Télécoms** (qui regroupe quasi tous les gros opérateurs) **expose qu'il a entendu parler qu'il y avait des histoires sur les investissements fibre et qu'on ne parle pas des mêmes ordres de grandeur, l'un est en millions, l'autre en milliards, ça n'a rien à voir, il y a un facteur 1000 entre les deux**.
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  * **Les réseaux numériques aux USA sont de faible qualité et il n'y a pas de concurrence** d'un point de vue du consommateur qui peut choisir entre un opérateur cuivre sans concurrent et un opérateur câble sans concurrent. Les abonnements y sont (contrairement à ce que prétend Benjamin Bayart) deux à trois fois plus chers qu’en France. **Il n'y a pas eu d'investissements ni entretien des réseaux**. Ces réseaux étant de mauvaise qualité, il faut, pour ne pas les saturer, soit prioriser des contenus, soit moderniser le réseau. **Les opérateurs US justifient donc la nécessaire absence de neutralité du net par la vétusté des réseaux, donc par leur absence de travail durant des décennies**…
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  * Si l'on regarde encore plus loin, **sans neutralité des réseaux, on pourrait se retrouver avec des terminaux spécialisés** : on n'acheterait plus un ordinateur et un abonnement Netflix, mais on achèterait un abonnement Netflix. On n'acheterait plus un ordinateur et un abonnement Spotify mais Spotify. On achèterait un abonnement GoogleNet ou FacebookNet. **Les opérateurs disparaitraîent**. Ce n'est pas que Netflix reverserait 10 % à Orange, c'est qu'Orange deviendrait un sous-traitant sans possibilité de promouvoir ses produits, sans possibilité de négocier sa marge et serait dépendant de quelques géants économiques. Un peu comme Dell qui sous-traite l'intervention sur site pour réparer un ordinateur ou UPS / DHL qui sous-traite la livraison des colis. **Le⋅a citoyen⋅ne ne produirait plus de contenus, ne s'exprimerait plus, et accéderait uniquement aux contenus estampillés par le marchand**.


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Facebook / Cambridge Analytica.
  * Kezako : des gens ont voulu accéder à une application Facebook de type "pseudo-enquête d'opinion pour rire". Quand tu fais ce genre de chose, **tu dis à Facebook que telle appli peut siphonner tes données. Dans le cas présent, l'appli a siphonné. Si les profiles des """"ami⋅e⋅s"""" ne sont pas configurés tout bien comme il faut, ça siphonne aussi les données des """"ami⋅e⋅s"""" par ricochet. Ensuite, ces données ont été revendues**, à Cambridge Analytica (entre autres), qui s'en est servi pour faire du [marketing politique](https://www.youtube.com/watch?v=xO_dH2oANWY) (entre autres). Benjamin Bayart voit cela comme un mésusage et un abus de confiance : les utilisateur⋅rice⋅s de Facebook avaient acceptées une collecte de données dans le cadre d'un sondage rigolo. Une collecte beaucoup plus vaste et l'utilisation des données collectées à d'autres fins est une trahison des utilisateur⋅rice⋅s.


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Comment savoir si un service te trahira un jour ?
 * **De manière générale, si un service est financé par quelqu'un⋅e qui n'est pas l'utilisateur⋅rice du service, alors ce service sert d'autres intérêts que ceux de l'utilisateur⋅rice. Le service n'hésitera pas à faire du tort à l'utilisateur⋅rice pour satisfaire les personnes qui le financent**. Si c'est financé par des abonnements, par du financement participatif, par des dons, c'est OK. Si [85 % des recettes d'un journal, comme Le Figaro, proviennent de la pub](https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2004-1-page-17.htm#re6no6), c'est autre chose : la logique devient alors celle du [temps de cerveau disponible](https://fr.wikipedia.org/wiki/Temps_de_cerveau_humain_disponible) : « à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible ». **Les services en ligne vendent le même service aux annonceurs, à la différence près qu'ils permettent aux pubards d'adresser très finement leur message, presque personne par personne**. Exemple : moi, annonceur, je veux que cette pub bien précise s'affiche uniquement sur l'écran des femmes française aisées, entre 25 et 35 ans, qui a tel niveau d'études, qui a telle sexualité, qui a une famille, qui pratique tel religion, etc. **C'est l'offre [Facebook for business](/?26JutQ). La manipulation commence ici**. La transparence des algorithmes est du vent.


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Esprit critique et manipulations.
 * **Esprit critique, définition** : toujours se demander ce qui est réellement en train de se passer, quel est l'objectif derrière, quel est le message qu'on cherche à me faire passer, pour quoi veut-on me faire passer ce message, qu'est-ce qu'on attend de moi, quelle réaction s'attend cherche-t-on à provoquer chez moi, etc.
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 * **Tout ce qui vit de la publicité a besoin d'engagement** (il faut te faire rester sur le service). **Or, t'es beaucoup plus engagé quand tu n'es pas content. Donc, il faut t'afficher du contenu qui va t'énerver**, du contenu percutant, provocateur, pas du contenu apaisant, pas du contenu rassurant. Il faut jouer sur les émotions : la peur, l'envie, la colère, la haine, les bons sentiments, etc. **C'est pour cela que les algorithmes derrière ces sites web font monter, intentionnellement ou non ce type de contenus : ça fait de l'audience, donc du revenu publicitaire. Pour résister à ces manipulations : apprends à détecter quand on cherche à te manipuler : si un contenu t'énerve, ferme-le et fais une autre activité**.


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GuiGui's Show - Tuesday 3 April 2018 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180403 http://shaarli.guiguishow.info/?do=daily&day=20180403 Tue, 03 Apr 2018 00:00:00 +0200 Enigmail / Forum / Enigmail Support:Enigmail toolbar icons disappeared with the 2.0 upgrade Tue Apr 3 23:28:46 2018 -
https://sourceforge.net/p/enigmail/forum/support/thread/843138a3/


À partir de la version 2.0 d'Enigmail, extension pour le logiciel Thunderbird qui permet de chiffrer / signer ses mails afin d'en assurer la confidentialité, l'authenticité et l'intégrité, les icônes dans la fenêtre de rédaction d'un mail, celles qui permettaient de voir en un clin d'œil si un mail allait être chiffré et/ou signé et de changer ce comportement, disparaissent…

Il est possible de les retrouver, en version amoindrie, en cliquant droit sur la barre de menus, puis « Personnaliser ». On glisse les icônes « Chiffrer le message », « Signer le message », « Joindre ma clé publique » et « Infos de chiffrement Enigmail » sur la « barre d'outils courrier ». Puis on « Termine » nos modifications.

**ÉDIT DU 07/04/2018 À 12H35** : avant, j'avais écris qu'il faut créer une nouvelle barre d'outils et y ajouter les icônes Enigmail. Or, cela n'est pas permanent pour une raison qui m'échappe. En effet, à la prochaine ouverture de la fenêtre de rédaction d'un mail, la barre d'outils nouvellement crée est toujours présente, mais elle ne contient plus aucune icône… Bug relevé sur Thunderbird 52.7.0 packagé dans Debian Stretch. Bref, il vaut mieux ajouter les icônes Enigmail à la barre d'outils courrier…**FIN DE L'ÉDIT**.

Je déplore ce choix… J'ai une petite pensée pour les débutant⋅e⋅s qui vont se demander WTF et se dire "rooooh, ce que j'ai appris lors d'un café vie privée / crypto party, ça ne fonctionne plus, pffff c'est nul, vas-y, je laisse tomber leur délire, là !"… … … Pourquoi, même dans le monde du logiciel libre, on se sent obliger de changer l'aspect visuel et le comportement de nos interfaces graphiques tous les 2 ans ?! Ça m'énerve, mais ça m'énerve !


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