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——————————— January 14, 2022 - Friday 14, January 2022 ———————————
  • Fin du tarif réglementé du gaz naturel pour les particuliers au 1er juillet 2023 (c'est déjà le cas pour les pros). Suite d'une décision du Conseil d'État de 2017 motivée par une entrave à la réalisation d'un marché concurrentiel au niveau européen (prévu par une directive) ;

  • En 2018, le même Conseil a jugé l'inverse pour le tarif réglementé de l'électricité : l'entrave sus-mentionnée est justifiée par l'intérêt général pour les particuliers, non justifiée pour les compteurs > 36 kVA. Volatilité des prix + non substituable (:O le gaz naturel l'est, lui ? Absence de bijection, vraiment ?) + inexistence de solution réglementaire plus douce ;

  • Tarification dynamique de l'électricité. Prix fluctuant chaque jour / heure en fonction du cours sur le marché. Nouvelles offres en sus des existantes, obligatoires pour les gros fournisseurs, poussées par l'UE pour déporter la consommation en dehors des heures de pointe. J'ai toujours trouvé ce raisonnement limité : il est recevable pour la machine à laver, le chauffe-eau, la voiture électrique, et autres activités qui peuvent se faire en tâche de fond (et le tarif heures creuses est là pour ça), mais on chauffe / éclaire / mange en même temps, ce qui limite le déport. Quand je regarde les graphes de RTE (GG pour les outils qualitatifs mis à disposition :) ), la tarification immédiate par le marché ne me donne pas envie : même en été on est au-delà de 42 € le MWh, et sur les trois derniers mois, on est entre 200 et 600 €, vaaaache. Le Canard expose que 50 % des Espagnols ont souscrit un tel contrat : triplement des prix en un an (le graphe de RTE, qui confirme, montre que le prix est moindre en Espagne qu'en France :O sur novembre-décembre mais plus élevé à l'été 2021, reste à voir si la France limitera la flambée). Conclusion du Canard : énergies renouvelables = adaptation de la consommation à l'offre (et comme elle est moindre que celle du nucléaire, charbon, etc…) + aléatoire = plus forte amplitude des prix. Pas d'accord : les conditions météo étant connues la veille pour planifier la production, la spéculation joue(rait) aussi un rôle dans les multiples fluctuations dans une même journée ;

  • Haha le gouvernement français qui bricole pour limiter la hausse de l'énergie (attribuée à la reprise de l'économie en 2021 + à la hausse taxe Co2 + à l'indexation partielle du prix d'EDF sur celui du marché européen donc notre nucléaire ne nous permet pas de résister à la hausse…). Baisser une taxe (CSPE), compenser par une baisse des subventions aux énergies renouvelables (entre autres, y'a aussi le sur-gain de taxes lié à la vigueur inespérée de la reprise d'activité de 2021), et faire payer la facture de gaz en différé (à l'été, quand on espère que les prix seront retombés). Seuls les clients résidentiels (abonnés individuels et copropriétés de moins de 10 logements au tarif réglementé) en bénéficieront, soit 28 % des abonnés au gaz selon la CRE. Certaines copro ont recours à des contrats à prix fixes. Ils sont renégociés tous les deux/trois ans. La hausse sera donc ressentie dans un an ou deux. Et ça, c'était début octobre, je ne veux pas savoir ce qu'il a trouvé pour compenser les réacteurs nucléaires temporairement hors service pour plus longtemps que prévu (5 réacteurs impactés par des problèmes de soudure, d'autres sont en attente de contrôle décennal, et d'autres sont en maintenance panifiée retardée par le covid, pour un total compris entre 12 et 16 réacteurs d'après les journaux). :) Ha, la sinistre de l'écologie a annoncé que nos deux centrales charbon vont tourner plus longtemps que prévu. :)
    • Pour contenir la hausse des prix de l'électricité qui persiste en 2022, le gouvernement a dégainé la quasi-suppression de la TICPE sur 2022 (vlam trou de 8 milliards d'euros dans le budget de l'État) + forcer EDF a vendre plus d'électricité, 20 térawatts, à prix régulé à ses concurrents (car, d'après la réglementation, par un jeu de bonneteau, plus EDF vend à prix cassé, moins le tarif bleu augmente) soit 8 milliards d'euros de manque à gagner pour EDF sur la vente en gros et 5 milliards sur la vente au détail car 95 % de ses abonnés sont au tarif bleu. Source : Canard du 19 janvier 2022.
  • Je découvre le réseau radio du futur (RRF). Nouveau réseau de communication pour les flics (au sens large), pompiers, SAMU, opérateurs vitaux (SNCF, EDF, etc.). Un unique réseau au lieu de plusieurs actuellement. Réseau GSM 4G puis 5G (réseaux actuels = antérieurs à la 2G). Reposant sur 2 opérateurs (alors que d'autres pays ont choisi un seul acteur) + mini-réseau GSM local pour les zones blanches (grave sinistre). Communications prioritaires (les réseaux actuels satureraient en cas de forte congestion). Fonctionnalités supplémentaires (visio, accès à Internet, messagerie instantanée, etc.) sur des serveurs dédiés. Terminaux résistants aux conditions physiques. La plaquette envoie du rêve. Premiers usages attendus pour rugby 2023 et JO 2024 ;

    • D'après le Canard du 09/03/2022, les inspections générales des finances (IGF) et celles de l'administration (iGA) ont été saisies par Darmanin et Le Maire en août 2021. Probable retard de trois ans. Besoins de plus de thune. Crainte d'un doublement des dépenses annuelles en radio et téléphonie du sinistère de l'Intérieur. Économies largement surestimées. En réaction, les deux sinistres ont saisi à nouveau les deux inspections : possible maintien du réseau bas-débit pour certains acteurs ? Scénarios alternatifs ? Élargissement de PC Storm, la plateforme de comm' utilisée depuis 2019 par la police et la gendarmerie et qui s'avère être moins coûteuse.
  • Je re-découvre le sponsoring des pays présidents de l'UE pour organiser les fêtes (éclairage Tour Eiffel par Areva en 2008), les séminaires, les déplacements, etc. BMW a fourni des véhicules à l'Estonie et à la Finlande pour transporter les chefs à plume. Des pétroliers ont fourni de l'essence à la Croatie. Le Canard évoque Coca-Cola qui aurait soutenu la Roumanie en 2019 alors qu'à l'époque, il écrivait qu'il s'agissait d'un appel d'offres… Facture hors sponsoring de la dernière présidence française (2008) : 171 millions d'euros pour 489 événements. Moyenne : 350 k€ l'événement, c'pas hors norme de ce que je lis d'hab dans la presse ;

  • Depuis 2015, la BCE rachète de la dette d'États sur le marché secondaire (marché entre les organismes financiers privés). Programme PSPP couramment nommé quantitative easing.

    • Les Allemands y ont toujours été farouches puisque cela pousse à la baisse les taux d'intérêts sur l'épargne alors que l'Allemagne épargne pas mal ;

    • Le conseil constitutionnel de Karlsruhe (Allemagne) avait été saisi par des citoyens allemands pour deux principaux griefs : la politique de la BCE est contraire au principe de non-financement monétaire des États et à la répartition des compétences entre États et UE ;

    • La cour de Karlsruhe avait saisi la CJUE d'une question préjudicielle (expliquer comment se lit le droit UE). En 2018, la CJUE avait tranché : la politique monétaire est bien une compétence de l'UE déléguée par les États, une politique monétaire ne peut pas être considérée comme une politique économique au seul motif qu'elle impacte l'économie, et le rachat sur le marché secondaire n'est pas assimilable à un financement des États via une politique monétaire… alors que ça le serait sur le marché primaire (BCE achetant directement aux États)… C'pas demain qu'on va arrêter de gaver les financiers si même une cour constitutionnelle trouve moins pire de passer par eux… ;

    • En mai 2020, la cour constitutionnelle allemande a considéré que la CJUE a agi « ultra vires » : transgression du périmètre des compétences qu'un État a voulu déléguer à l'UE via les traités. Transgression qui doit être caractérisée ‒ la CJUE n'aurait pas examiné les conséquences économiques de sa décision selon Karlsruhe ‒, manifeste et disproportionnée ‒ très fort impact sur l'économie, l'épargne et donc tous les citoyens, d'après Karlsruhe, etc. ‒. Objectif : s'assurer qu'un traité n'a pas été outrepassé car la modification d'un traité est une décision d'un État, non de l'UE ;

    • Conséquence : la décision de la CJUE ne sera plus applicable en Allemagne si, sous trois mois, la BCE n'explique pas au gouvernement et au parlement allemand (responsables de l'intégration dans l'UE) en quoi son action est proportionnée. Stupeur : la banque fédérale allemande est la banque centrale nationale qui a le plus contribué au rachat de dettes + une cour nationale ne peut pas ordonner quoi que ce soit à la BCE ;

    • La BCE s'exécute, gouvernement et parlement allemands valident les documents transmis. Dans des recours plus récents, la cour constitutionnelle allemande a jugé, en avril 2021, que la politique de la BCE est conforme au droit allemand (source). Tout ça pour rien. La commission européenne envisage une sanction contre l'Allemagne (source) ;

    • Source intéressante ;

    • On peut tacler la Hongrie dont la cour constitutionnelle remet en cause la primauté du droit de l'UE et le champ de compétence de la CJUE, mais l'Allemagne n'est pas loin. Tout comme la France dont le Conseil d'État était à deux doigts de juger que la CJUE avait agit ultra vires dans le dossier des données de connexion (voir). La même France qui, a la fin des années 2000 a tortillé du cul avant de reconnaître que la décision de la CJUE permettant la présence d'un avocat lors des gardes à vue s'appliquait aussi à elle. Idem pour le temps de travail des militaires.
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