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——————————— January 26, 2020 - Sunday 26, January 2020 ———————————

Un tour mondial des colères populaires 2019. Point commun : un déclencheur anodin (une taxe, une candidature présidentielle, etc.) pour un mal plus profond (ralentissement économique, corruption, démocratie verrouillée, etc.). J'avais pas capté que y'a eu autant eu de mouvements sociaux en 2019. C'est là que tu réalises que y'a pas que les Gilets jaunes qui ont gueulé prétendument pour rien (pouvoir d'achat, taxe, etc.). Goutte dans vase plein, tout ça.

  • Algérie : candidature, pour un 5e mandat, d'un président physiquement affaibli ;
  • Bolivie : fraude présumée du président afin de s'offrir un 5e mandat ;
  • Chili : hausse du prix du ticket de métro ;
  • Égypte : corruption, maintien abusif au pouvoir, révolution de 2011 manquée ;
  • Équateur : essence + politique économique libérale ;
  • France : hausse des taxes sur l'essence + inégalités ;
  • Guinée : dérive dictatoriale ;
  • Haïti : prix de l'essence, détournement de fonds, inégalités ;
  • Hong-Kong : ingérence grandissante de Pékin (se souvenir de la rétrocession temporaire à la Chine, tout ça);
  • Irak : maintien abusif au pouvoir, chômage, absence de la reconstruction promise, corruption ;
  • Iran : prix de l'essence ;
  • Liban : taxe sur les quelques messageries Internet bien connues ;
  • Soudan : prix des denrées alimentaires ;
  • Venezuela corruption, crise éco+sociale ;
  • Etc. (j'ai reporté la moitié des pays environ)

À première vue, les racines de ces tensions sociopolitiques diffèrent, tantôt déclenchées par l’augmentation du prix de produits ou de services de première nécessité (l’essence en France, en Équateur et en Iran, le pain au Soudan, le ticket de métro au Chili ou les appels téléphoniques en ligne au Liban), par des dirigeants jugés corrompus (Albanie, Serbie, Haïti, Monténégro, République tchèque, Égypte ou Honduras) ou par des revendications démocratiques (Algérie, Venezuela, Hong Kong, Kazakhstan, Russie, Guinée, Catalogne, Bolivie ou Éthiopie).

Mais beaucoup de ces mouvements contestataires ont en commun d’être nés de décisions gouvernementales apparemment anodines, qui se sont avérées être la goutte d’eau qui a fait déborder des sociétés de plus en plus inégalitaires, avec le sentiment partagé par de nombreux citoyens d’une perte de contrôle démocratique. Une sorte de paroxysme de la crise profonde que traverse le néolibéralisme.

[…]

Dans plus d’un pays sur trois, les soulèvements ont eu des répercussions politiques très concrètes : ils ont conduit au départ du chef d’État ou de gouvernement (les présidents Omar el-Béchir au Soudan, Abdelaziz Bouteflika en Algérie, Evo Morales en Bolivie, le premier ministre Saad Hariri au Liban), à un remaniement ministériel (en Irak, en Guinée, au Chili) ou encore à l’abandon des réformes qui firent éclore les mobilisations (en France, à Hong Kong, en Indonésie, en Équateur, en Albanie, au Honduras).

Sans que ces renoncements, ni les répressions souvent sévères des autorités (au moins 320 morts en Irak, 240 au Soudan, 107 au Venezuela, 67 en Éthiopie, 51 en Haïti, 32 en Bolivie, 31 au Honduras, 24 au Chili... pour ne citer que ces pays), ne poussent les manifestants à déserter les rues : dans la majorité des cas, de nouvelles revendications se sont ajoutées aux exigences originelles.

TL;DR : lors d'un gpg --refresh-keys, le message « XXX signatures not checked due to missing keys » ne matérialise pas forcément l'existence d'un problème.

Y'a des jours, je me demande si j'ai vraiment des compétences en informatique.

J'utilise GnuPG (GPG) version 2.1.18 tel qu'il est packagé dans Debian GNU/Linux Stretch.

Depuis plusieurs semaines, quand je fais un gpg --refresh-keys, j'ai, toujours, pour chaque clé présente dans mon trousseau, un message « XXX signatures not checked due to missing keys » (XXX peut être un chiffre ou un nombre avec des dizaines voire des centaines pour quelques clés). En plus de cela, le nombre de clés « non modifiées » est toujours égal à celui de « Quantité totale traitée ». J'ai des clés de cryptonerds et de gens connus qui se font signer leur clé tous les deux jours, donc c'pas normal me dis-je. En plus, j'ai des clés expirées de gens plutôt sérieux (sous-entendu : ils ont bien dû repousser la date d'expiration de leur clé, quand même).

Ces derniers jours, j'en arrive à la conclusion que mon GnuPG est cassé. En effectuant des recherches sur le web, on trouve des articles qui évoquent des dysfonctionnements de gestionnaires de paquets (apt, pacman, etc.) sans donner de solutions (autre que de détruire le trousseau GPG) et d'autres qui évoquent l'attaque des serveurs de clés OpenPGP de mi-2019 qui consiste à joindre des centaines de milliers de signatures à une clé afin de saturer GnuPG.

J'ai tenté de débrayer HKPS (protocole de récupération des clés, HKP, sécurisé par TLS)… En vain. J'ai tenté d'utiliser d'autres serveurs de clés que le réseau SKS. En vain. J'ai passé des dizaines de minutes à essayer de trouver une clé empoisonnée dans mon trousseau… En vain.

Je décide de sauvegarder mon dossier .gnupg actuel et de restaurer sa plus vieille sauvegarde. Août 2018. On est bien avant l'attaque des serveurs de clés. Parfait.

Et là, un --refresh-keys récupère bien de nouvelles identités et de nouvelles signatures. Pourtant, le message « XXX signatures not checked due to missing keys » demeure, y compris sur ma propre clé.

Mais, ça y est, mon cerveau s'est allumé : ce message n'est pas vraiment une erreur. Il dit simplement que, dans mon trousseau, aucune clé publique permet de valider telle signature apposée sur telle clé. Exemple : si Toto a signé ma clé, mais que je n'ai pas la clé publique de Toto dans mon trousseau de clés, alors ce message s'affiche quand GPG examine ma clé.

Comment vérifier cette hypothèse ? Lancer un gpg --refresh-keys et noter le nombre de signatures qui n'ont pas pu être vérifiées sur ma clé. Avec gpg --list-sigs, récupérer l'identifiant d'une clé qui a signé ma clé et qui affiche « [identité introuvable] ». La récupérer depuis les serveurs de clés avec gpg --search-keys "<identifiant_clé>". Pour ma clé, un gpg --refresh-keys affiche désormais un nombre moins élevé de signatures invérifiées pour ma clé.

Bref, il y avait aucun problème. Le message « XXX signatures not checked due to missing keys » ne matérialise pas forcément l'existence d'un problème. D'ailleurs, le code retour de mes gpg --refresh-keys a toujours été 0… Pour ma défense, GnuPG envoie toute la sortie d'un refresh-keys sur stderr qui est normalement réservée pour les erreurs. C'est, en partie, ce qui m'a induit en erreur. Après vérification, les propriétaires des clés expirées présentes dans mon trousseau ont changé de clé OpenPGP. Quand aux clés qui n'ont reçu aucune nouvelle signature, il faut croire que même les gens connus et les cryptonerds vivent parfois plusieurs semaines sans qu'on signe leur clé OpenPGP.

Point positif : je me suis fait un avis sur le serveur de clés keys.openpgp.org, qui protégerait de l'attaque de mi-2019 (forcément, vu la manière de procéder…) évoquée ci-dessus et qui vise la conformité RGPD. Voir : SKS poisoning, keys.openpgp.org / Hagrid and other non-solutions.

Je confirme que soundkonverter est vraiment très bien pour convertir des fichiers audio (flac|mp3 -> Ogg Vorbis, dans mon cas), Après, j'ai pas de grosses exigences en matière de conversion, notamment je m'en fiche complet des métadonnées (titre, nom de l'artiste, nom de l'album, etc.).

Bref, très bonne interface graphique pour ffmpeg. Pas prise de tête. Disponible dans Debian GNU/Linux. Besoin de rien de plus qu'un apt-get install soundkonverter (dans mon cas).

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