The Daily Shaarli
Les smartphones arrivent à faire une mise au point de l’image avec l’appareil photo : il y a donc un déplacement des lentilles optique.
Dans les appareils photo plus conséquents, ce sont des moteurs qui font bouger les optiques dans tous les sens (c’est même très complexe, avec des dizaines de lentilles : niveau ingénierie et physique optique, ce sont des bijoux, bref).
Dans mon téléphone, le déplacement est assuré de la même façon que vibre une membrane de haut parleur : avec un champ magnétique !
Une petite bobine fait le tour de la lentille, le tout porté par une membrane. En faisant passer un courant dedans, la bobine s’approche ou s’éloigne plus ou moins du capteur CCD (ou d’autres lentilles) et permet de faire la mise au point.
C’est brillant.
Et le petit "tic-tic" qu’on entent quand ont éteint l’appli de l’appareil photo, c’est justement la membrane qui reprend (un peu trop brusquement) sa position initiale.
Un documentaire sur les réacteurs nucléaires à sels fondus (combustible liquide). Il permet d'avoir les idées plus claires sur ce type de réacteur que certains vantent à longueur de temps à l'aide de l'argument "les méchants lobbies limitent son développement", ce qui n'est pas si simple (il reste encore des inconnues et du travail de recherche à accomplir) et qui ne résout pas tous les problèmes (notamment d'émission de déchets).
J'en recommande le visionnage, même si toute l'animation de synthèse (la fausse pub sur le Thorium qui revient en boucle, la partie de poker "nuclaire"…) est très très pénible…
Mes notes :
Après l'arme nucléaire, l'armée navale état-unienne souhaite disposer de navires et de sous-marins à propulsion nucléaire. Cela permettra aux submersibles de rester immerger plus longtemps puisque la fission nucléaire délivre beaucoup d'énergie tout en occupant un volume restreint ;
Il existe plusieurs combustibles, plusieurs moyens de refroidissement et plusieurs modérateurs (pour contrôler la fission). Cela fait plus d'un millier de combinaisons possibles, donc plus d'un millier de réacteurs nucléaires possibles ;
Par exemple, le thorium, nommé selon le dieu du tonnerre dans la mythologie nordique, peut absorber des neutrons. C'est ce que l'on nomme la désintégration radioactive. Puis, devenu de l'uranium 233, il peut fissionner. Le thorium ne convient pas pour un usage militaire : l'uranium 233 produirait des bombes qui exploseraient systématiquement trop tôt. Le thorium est présent un peu partout autour du globe, la France dispose déjà d'un siècle de réserves déjà extraites ;
Le choix civil se porte sur un réacteur uranium + plutonium à l'état solide + eau pressurisée (afin d'augmenter la capacité de dissipation thermique de l'eau en repoussant son seuil de passage à l'état gazeux) + graphite (afin de contrôler la fission, de ralentir la propagation des neutrons). Le choix civil se confond avec le choix militaire des débuts : il faut des réacteurs qui produisent plus de matière fissile (plutonium utilisé dans les bombes) qu'il en consomme. ;
Notons les avantages d'un réacteur à sels fondus + thorium :
Notons que le problème des déchets n'est pas totalement résolu : un réacteur à sels fondus + thorium réduit de 80 % les déchets émis, mais il en reste. Certes, ceux restant ont une durée de vie courte, loin des millénaires nécessaires aux résidus de fission d'un réacteur à eau pressurisée ;
L'armée de l'air état-unienne se met à désirer un avion à propulsion nucléaire capable, ainsi, de voler plus longtemps, donc d'être présent plus longtemps en territoire ennemi (utile en cas de menace permanente, comme celle qu'exerçait alors l'URSS). C'est stupide : que se passera-t-il en cas de crash ? Le poids du blindage nécessaire pour protéger les passagers entre en contradiction avec la nécessité de voler, etc. Mais l'argent est là, donc autant en profiter… Ce besoin donne un nouvel intérêt au thorium utilisé dans les sels fondus (fluorure de lithium ou de béryllium à l'état liquide) qui ne se transforment pas en vapeur, à pression atmosphérique normale, avant 800 degrès Celsius, température nécessaire pour un vol. Il n'y a plus de non plus de risque d'explosion de vapeur d'eau ni de production d'hydrogène. Lors de son arrivée au pouvoir, Kennedy met un terme à ce projet, notamment, car les missiles intercontinentaux apparus en 1962 limitent l'intérêt d'un largage par avion, ce qui enterre l'idée d'un réacteur nucléaire à sels fondus ;
Le Japon cesse également ses recherches en la matière… Il rencontrait des problèmes sur les alliages, problèmes déjà résolus aux USA, mais les Japonais l'ignoraient ;
Les temps ayant changé, qu'est-ce qui empêche aujourd'hui le développement d'un réacteur nucléaire à sel fondu au thorium ?
Les Chinois et tout un tas de start-up bossent sur des réacteurs à sels fondus. Néanmoins, en fonction de l'objectif que l'on se fixe (réduire les déchets, augmenter la sécurité, etc.), tous les réacteurs en cours de développement (notamment ceux dont la livraison est promise dans quelques années par des startups) ne conviennent pas ;
Notons que la transmutation, ce procédé pour recycler les résidus de fission de nos réacteurs actuels avec lequel on nous abreuvait il y a 10-15 ans, semble avoir du plomb dans l'aile… Ce qui n'a rien d'étonnant vu la complexité de la totalité du procédé…
Via HS-157.
Un documentaire de 2015, rediffusé en août 2018 sur Arte, qui traite de la conception et des essais des premières bombes atomiques et thermonucléaires états-uniennes (le processus d'armement des Russes est à peine évoqué, celui des autres pays dotés de l'arme atomique ne l'est pas du tout).
Je comprends désormais l'escalade nucléaire et pourquoi, dans notre système de pensée, il n'était pas possible d'arrêter la recherche concernant la bombe : peur du nazi puis du nippon puis du soviet. Arrêter, la recherche, c'était se rendre vulnérable à la découverte d'une autre nation, la boîte de Pandore étant ouverte à l'instant même où la réaction nucléaire avait germée dans la tête de qui que ce soit et qu'une expérience avait mis en exergue la fission nucléaire…
Ce documentaire laisse également transparaître un des facteurs de la puissance des USA durant la deuxième guerre mondiale et après : l'immigration, aux USA, des intellectuels juifs européens. Le régime nazi a provoqué une partie de sa chute.
Je me rends également compte que la pensée pessimiste de John von Neumann d'une destruction de l'humanité par une absence de contrôle des instruments qu'elle a fabriqués n'est pas devenu la réalité, comme quoi le pire est quand même évitable et évité…
J'en recommande vivement le visionnage.
Mes notes :
