The Daily Shaarli
Ainsi donc, jeudi soir, les yeux dans les yeux, Benoît Hamon nous a tranquillement annoncé que de revenu universel, il n'en était plus vraiment question. Ce serait avec conditions de ressources ou cela ne serait pas. […]
Ah ce que la politique peut-être laide lorsqu'elle se pare ainsi des atours de la volte-face et de la traîtrise. Ce qu'elle est désolante quand elle en vient à se compromettre dans des gesticulations électoralistes. Ce qu'elle est mesquine quand elle se dédit de la sorte et prend le contre-pied de ce qu'elle préconisait tantôt.
[…]
Et voilà que quelques semaines après son sacre, Benoît Hamon atteint de Pénélopite aigüe vient de détricoter pour la énième fois sa mesure phare, celle autour de laquelle s'articulait tout son projet de société: le revenu universel ne sera en rien universel, il consistera juste en un revenu d'appoint accordé selon l'âge et la condition de la personne. C'est-à-dire peu ou prou ce que proposait son adversaire de l'entre-deux tours...
C'était bien la peine d'organiser des débats si aussitôt les primaires passées, on en vient à adopter avec une parfaite hypocrisie le point de vue de son opposant!
À quoi bon s'ennuyer à voter pour tel ou tel candidat si sitôt élu, ce dernier s'empresse de renoncer à ce qui était au cœur même de sa réflexion? Nous ne sommes pas des marionnettes ou des variables d'ajustement, nous ne sommes pas des nombres sans visage, nous méritons mieux, bien mieux que ces stratégies d'appareil où pour espérer gagner quelques suffrages venus du camp d'à-côté ou d'en face, on se saborde sans aucun respect de la parole donnée.
Ce n'est plus de la politique, c'est de la tambouille politicienne de bas-étage peut-être digne d'un congrès, mais sûrement pas d'une élection présidentielle, c'est de la mélasse inconsistante qui rabaisse ceux qui nous la servent et abîment encore un peu plus la démocratie.
Et c'est surtout un immense foutage de gueule.
LALA. What did u expect ? C'était prévisible car jamais un⋅e politicien⋅ne n'aidera l'émancipation de qui que ce soit comme ça, par magie, tak tak. Si l'on veut un revenu de base, il faudra aller le chercher, lutter durement, comme pour le reste.
Via https://twitter.com/monachollet/status/840508541685370880 via https://twitter.com/bayartb
Internet is Coming
Un talk en deux parties.
Quelques corrections et remarques (déjà transmises à l'auteur) :
Partie 1 :
Sur l'aspect physique d'Internet, voir aussi :
ARCEP :
L'auteur dit que les datacenters sont des lieux sécurisés. Mouiiii, c'est très très relatif : TH2 est plus sécurisé que le DC low-cost situé dans une grande ville. Tous comme les NRA/NRO ne sont pas les forteresses que l'on décrit. Il faut désacraliser ces endroits : ils n'ont rien de différents d'un hangar aménagé, il n'y a pas forcément un service de gardiennage, etc.
Lorsqu'il évoque la facturation du transit IP, l'auteur explique qu'il n'y a pas de forfait. Or, les commit (engagement sur le minimum mensuel qui sera facturé, qu'il soit consommé ou non) sont des forfaits. Quelle différence entre 50 Mbps pour 180 €/mois (Cogent) ou 36 €/mois le 1er Mbps (Gitoyen) et mon forfait téléphonique 2h d'appel pour 2 €/mois ?
L'auteur dit que le DSLAM est le premier nœud IP. Ça dépend. Chez Free, oui, le DSLAM fait aussi routeur IP donc tu le vois dans un traceroute. Chez SFR et Orange, le premier nœud IP est le LNS (bien que le DSLAM soit manageable à distance en IP, au moins chez SFR).
L'authentification RADIUS ne se fait pas à l'intérieur du tunnel L2TP car c'est elle qui permet de filer les paramètres disant "ok, je connais ce client, montes-moi un tunnel L2TP vers ici, stp". En gros, le BRAS SFR interroge son RADIUS qui, grâce à la forme du realm (une partie de l'identifiant de l'utilisateur, pour faire simple) sait qu'il faut interroger le RADIUS de Nerim qui sait, grâce au realm, qu'il faut interroger FDN qui sait qu'il faut interroger Starknet qui autorise le client. C'est ensuite que le L2TP est monté.
Slide 54 : l'AS_PATH le plus à gauche est faux et devrait être : AS20766, AS60630, AS2200.
Slide 56 : « On choisit le transitaire qui coûte le moins cher au Mb/s (à qualité égale) ». Bah pas vraiment. 1) t'es FAI donc tu reçois depuis Internet plus que ce que tu émets vers Internet. Or, tu ne contrôle pas le chemin emprunté par les autres opérateurs qui constituent Internet pour t'envoyer du trafic donc le contrôle du coût est tout relatif. 2) pour contrôler le coût à "qualité" (que je choisis d'interpréter comme "longueur de route") égale, ça ne se fait pas avec la localpref (qui intervient en amont de la longueur de la route) mais avec les critères suivants dans l'algo BGP genre la métric IGP.
Slide 63 : les coûts de branchement à l'IX, qui est pourtant largement évoqué dans cette partie du talk, ne sont pas indiqués.
Partie 2 :
