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——————————— February 1, 2017 - Wednesday 01, February 2017 ———————————

Le titre est stupide (si j'ai un accès physique à ta personne, je te casse les genoux jusqu'à ce que tu m'avoues le secret que je cherche) mais l'article est intéressant :

À partir d’un simple jeu vidéo de sa conception, intitulé Flappy Whale, et de sept électrodes installés sur ses cobayes, elle a pu connaître les opinions personnelles de chacun(e) sur différentes marques de fast-foods et d’automobiles. Il lui suffisait pour cela de faire apparaître, pendant leur partie, ces différents logos de manière subliminale — pas plus de quelques millisecondes — mais de manière répétée. En captant les signaux électriques du cerveau perçus à chaque apparition, Bonaci et son équipe ont pu recueillir la perception subjective de chacun(e). [...]

Les hackers nécessitent toutefois d’avoir accès au corps de leur cible, ce qui pourrait permettre, selon Tamara Bonaci, aux fabricants de casques de réalité virtuelle, aux applis de fitness à base d’objets connectés au corps et tout type d’appareil ou de logiciel de ce genre de récolter secrètement ce genre de données tandis qu’on s’adonne à une activité annexe. [...]

Toujours plus de monétisation ?

Une connaissance me fait remarquer que je n'ai pas une fonctionnalité dans mon osmand~ comparé au sien (la possibilité d'avoir des points d'intérêt cliquables pour avoir des infos en plus sur un commerce, par exemple (comme le menu d'un restau, par exemple)). Après recherches, nous constatons que je n'ai pas la même version d'osmand~ que lui. Pourtant, nous l'avons tous deux installé avec f-droid. Après vérification, même ma version de f-droid n'est pas la dernière disponible dans les dépôts f-droid. Pourtant, même après une recherche des mises à jour, aucune mise à jour ne m'est indiquée par f-droid. Je me souviens alors que ça fait plusieurs mois que je n'ai pas mis à jour quoi que ce soit sur mon ordiphone, faute de proposition de la part de f-droid. On ne trouve aucune différence entre sa liste de dépôts et la mienne. L'origine du problème est ailleurs.

La connaissance m'indique avoir déjà eu ce problème et que la solution est de re-installer f-droid. Il m'envoie l'apk de son f-droid en bluetooh (f-droid propose cela dans son menu, à droite après avoir sélectionné une appli). Je l'installe. Je lance l'appli : nouvelle interface graphique mais aucune mise à jour, aucune nouveauté et surtout, il ne détecte plus aucun de mes logiciels installés par son biais. De plus, un loooong message d'erreur est apparu dans une infobulle durant très peu de temps (pas assez pour le lire en entier). Il évoquait une erreur dans la bdd genre un ratage dans un INSERT INTO. Je comprends que le changement de version s'est mal passé.

Je décide de désinstaller complètement f-droid depuis Paramètres -> Applications. J'efface les données de l'application et je désinstalle. J'installe à nouveau le même apk : même problème.

Je me dis alors que le problème peut provenir de données utilisateurs conservées qui seraient invalides. Je prends mon gestionnaire de fichiers, ghost commander et je supprime le dossier Android/data/org.fdroid.fdroid de la mémoire interne de mon ordiphone. Je réinstalle l'apk : même constat. Néanmoins, cette-fois-ci, lors de la recherche de mises à jour, l'infobulle indique « Error getting index file » et la recherche de màj se termine très (trop) rapidement.

Ce message indique assez clairement que l'appli n'arrive pas à communiquer avec le dépôt. J'utilise afwall+ comme firewall sur mon ordiphone. F-droid a changé de signature et il faut l'autoriser à nouveau à communiquer avec l'extérieur.

Une fois la mise à jour des dépôts effectuée, f-droid détecte les applications installées et me propose des mises à jour. \o/

Excellent historique et résumé de TextSecure / SMSSecure / Signal / Silence.

C’est la question qui revient souvent : « Mais alors c’est quoi le mieux ? Qu’est ce qu’il faut utiliser ? Signal ou Silence ? »

Si vous avez un téléphone Apple, la réponse est simple : Signal.
Silence n'existe pas pour iOS.

Pour les autres, il faut bien comprendre ce que font et ne font pas les deux applications. Voyons donc le détail :

Les bases

Signal permet d’échanger :

  • des appels vocaux chiffrés,
  • des messages chiffrés,
  • des SMS/MMS non chiffrés.

Silence permet d’échanger :

  • des SMS/MMS chiffrés,
  • des SMS/MMS non chiffrés.

Signal, pour les communications chiffrées, a besoin d’accès à Internet, peu importe comment : 2G, 3G, 4G ou Wifi. Silence, lui, repose uniquement sur la capacité de votre opérateur à transporter les SMS.

Qui voit quoi ?
Commençons par le plus simple : Silence.

Lorsqu’on échange des messages via Silence, les opérateurs (de l’expéditeur et du destinataire) savent grosso modo :

  • qui a envoyé un message,
  • à qui a été envoyé le message,
  • à quelle heure.

Si vous souhaitez discuter de manière confidentielle avec une personne de sorte qu’on ne puisse jamais savoir que vous avez été en contact, n’utilisez pas Silence. Une réquisition auprès d’un des opérateurs permettra d’identifier la personne.

Les messages ne passent pas par Internet, aucun autre acteur n’est impliqué dans l’échange. C’est donc pratique pour discuter avec des gens dont vous vous foutez qu’on sache que vous leur parlez, tout en gardant une certaine confidentialité.

Ça se corse : Signal

Dans le cas de Signal, les opérateurs qui font office de fournisseurs d’accès à Internet (soit l’opérateur téléphonique soit le FAI du réseau wifi que vous utilisez) voient que votre téléphone communique avec l’entité qui est derrière Signal : OpenWhisper Systems (OWS par la suite) et voit des échanges avec Google.

Que fait Google dans cette histoire ? Et bien Google fournit la fonctionnalité qui permet en quelque sorte de réveiller votre téléphone pour qu’il aille vérifier auprès d’OWS qu’un message l’attend. Cela est très utile pour économiser la batterie de votre téléphone. Google ne sait pas avec qui vous communiquez ni ce que vous vous dites.

Les messages transitent par contre par OWS, l’association/fondation/entité qui édite Signal. OWS sait avec qui vous communiquez, à quel moment mais ne peut pas voir le contenu de vos échanges.

Si vous ne faites aucune confiance dans les opérateurs de votre pays, vous devriez plutôt utiliser Signal. En revanche, cela nécessite de faire confiance dans une entité américaine (OWS) sur laquelle vous n’avez aucune maitrise.

Tout le dilemme est résumé. Sachant qu'OWS voit tous les échanges entre les utilisateur-rice-s de Signal alors que, dans le cas de Silence, un opérateur télécom (Orange, SFR, Free, etc.) voit uniquement les échanges relatifs à ses abonné-e-s respectif-ve-s. On est moins sur un système centralisé.

Sans compter que l'Internet mobile nécessaire à Signal, ça ne passe vraiment pas partout tout le temps, même proche des grandes métropoles. Du coup, s'il faut débrayer la sécurité pour communiquer, autant ne pas faire de sécurité, àmha…

Via https://dukeart.netlib.re/shaarli/?BsbXOQ

Ces deux associations, Cyberlex et le Centre expert contre la cybercriminalité français (CECyF), réunissent des membres des forces de l’ordre et des juristes : elles se sont penchées sur les modifications à apporter au code pénal français pour mieux prendre en compte la cybercriminalité. Elles ne préconisent aucunement un bouleversement du droit français. [...]

« Avec le code pénal, nous avons à notre disposition en France un arsenal d’infractions pénales pour la lutte contre la cybercriminalité assez complet. Il n’est pas nécessaire de tout changer, il ne faut pas légiférer pour tout et n’importe quoi, comme on le fait trop souvent. »

C'est bien de le dire.


Le rapport préconise de faire de l’utilisation d’Internet une circonstance aggravante pour certains délits bien définis, comme l’usurpation d’identité, l’extorsion (pour viser les développeurs de rançongiciels notamment) ou la divulgation de secret professionnel, tout en recommandant de ne pas systématiser la mesure à tous les crimes et délits.

Le rapport est également très prudent concernant le délit de consultation habituelle de certains sites. Actuellement, un internaute peut être poursuivi pour avoir régulièrement consulté des images pédopornographiques, d’une part, et des sites internet faisant la promotion du terrorisme, d’autre part. Le rapport préconise de limiter ce délit de « consultation habituelle » en le conditionnant à son efficacité dans sa lutte contre l’infraction visée. [...]

Le rapport propose également d’instaurer une peine de « confiscation de ressources immatérielles », comme les noms de sites web ou des pages de réseaux sociaux, notamment pour faciliter la collecte de preuves lors d’une enquête. Il est également évoqué un statut de « repenti » pour les personnes mettant au jour des failles informatiques très graves, touchant par exemple les systèmes critiques de l’Etat.

Les experts des deux associations suggèrent aussi d’étendre les mécanismes de procédure pénale propres aux infractions en bande organisée (notamment l’enquête sous pseudonyme) pour les actes de piratage.

Allez, on remet encooooore de l'eau dans le moulin des mauvaises idées… Circonstances aggravantes, qui seront forcément appliquées à terme dans tous les domaines, pour une usurpation d'identité alors que je peux tout aussi facilement me faire passer pour quelqu'un d'autre dans la rue ; Confiscation d'un nom de domaine : le nom n'est pas responsable du contenu pointé et l'ont sait déjà fermer les noms qui posent problème en eux-mêmes (genre le nom est une injure, un appel à la haine, etc.). Breeeeef. :-


[...]

Les moyens donnés aux enquêteurs et à la justice sont l’autre pierre d’achoppement : « les moyens financiers, humains et techniques sont insuffisants pour une lutte efficace et efficiente, les magistrats ne sont pas assez formés, et on n’a pas fait de la cybercriminalité un enjeu central, à l’inverse du terrorisme » précise Mme Thiérache.

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