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  • Dans le Canard enchaîné du 6 juillet 2022

    • Nouvelle constitution tunisienne adoptée par référendum (taux de participation : 27 %) : Hyper-présidentialisation ; Le président ne peut pas être démis ; Il peut rester au pouvoir au-delà de son mandat en cas de péril imminent ; « Seul l'État devra veiller à garantir les objectifs de l'islam » ; Annonce d'une répression des crimes… par un président qui fustige régulièrement les traites, les vendus, etc. ;

    • Haha, ces articles dans la presse de droite sur ces jeunes qui n'auraient plus le goût de l'effort, qui réclameraient le télétravail non par désir d'une nouvelle société progressiste ni pour bosser plus, mais comme un avantage personnel pour avoir plus de temps pour eux, qui chercheraient l’utilité et la reconnaissance de leur travail, et auxquels les patrons présentent le respect d’obligations légales (heures supplémentaires payées, repos hebdomadaire, etc.) comme des avantages et prennent des pincettes sur les remarques désagréables qu'ils leur adressent. Le coupable est tout trouvé : les influenceurs Instagram et TikTok. Mais bien sûûûûr. La fainéantise de la jeunesse, ce serpent de mer… Sinon, profiter de la période estivale pour creuser des sujets, non ? ;

    • Rapport annuel de la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement (CNCTR) :

      • Les IMSI-catchers peuvent désormais être utilisés par les services locaux de la police judiciaire (seront-ils utilisés pour contourner l'encadrement judiciaire des écoutes ?) ;

      • Certains services peuvent désormais conserver cinq ans des renseignements non utilisés au motif de R&D. Avant, le délai était de quelques mois et la finalité R&D n'était pas prévue ;

      • Échange de renseignements entre services français : pour contourner la loi lui interdisant certaines techniques de renseignement, un service de police se faisait tuyauter par un autre à qui la technique était autorisée ;

      • La CNCTR reconnaît son impuissance à vérifier si les services français ont demandé à des services étrangers de surveiller le territoire national (échange de renseignements) ou s'ils ont fait appel à des officines privées, car « la majorité des services lui refusent l'accès » ;

      • La CNCTR a gaulé la surveillance d'un gus (innocent, sans lien avec le suspect ni avec un quelconque motif préventif prévu par la loi) durant celle d'un suspect ;

      • Nombre de techniques mises en œuvre en hausse constante, tout comme leur complexité, alors que les moyens matériels et humains de la CNCTR sont stables depuis 2015. Faiblesse du gendarme, quoi ;

      • D'après la CNCTR, « le cadre juridique n'est pas assimilé par l'ensemble des intervenants », ce qui rend compliquées la gestion et la traçabilité des données collectées. Comme s'ils avaient envie de l'assimiler. :-
    • L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) est également amené à prendre des décisions du quotidien dont certaines sont urgentes. Comme une demande à titre « compassionnel » d'utilisation d'un traitement pas encore approuvé (logiciel e-Saturne de l'agence). Les médecins peuvent déclarer les effets indésirables graves des médocs et des vaccins, surtout lors des essais cliniques ;

    • D'après un audit flash rendu le 1er juillet par la Cour des comptes, le logiciel Scribe (rédaction et pilotage des plaintes de la police), abandonné en 2021, aura coûté plus de 13 millions d'euros dont 8 sont partis dans les poches de Capgemini qui reconnaît pourtant « avoir manqué à son devoir de conseil et d'alerte ». J'ai mis à jour ma liste des logiciels de gaspillage de l'État ;

    • Le Conseil Supérieur des Programmes (CSP), instance qui conseille le sinistère de l'éducation a émis un avis favorable envers les assistants éducatifs intelligents (comme Mathia qui fait découvrir des concepts matheux, entraîne les élèves, leur prodigue des encouragements, répond à leurs questions et les fait travailler individuellement ou collectivement). En effet, ils peuvent « pallier un déficit de compétence dans un champ particulier (par exemple, l'enseignement des langues à l'école élémentaire par un professeur non spécialiste) ou de savoir-faire et d'expérience de l'enseignant (professeur stagiaire ou contractuel) ». Ha, formidable, ils ont trouvé comment réduire les coûts et pallier aux recrutements infructueux \o/ (ironie) ;

    • Label Haute Valeur Environnementale (HVE). Bruno Le Maire. 2011. Permettre aux chantres de l'agriculture intensive de concurrencer le bio avec une estampille plus facile à décrocher. Cadeau fiscal + aides européennes. Mais, en mars 2022, la Commission européenne le trouve trop coulant alors que Paris réclamait 80 € d'aide par hectare, comme pour le bio. Le 30 juin 2022, la Cour des comptes étrille le maigre intérêt environnemental du label, qualifié de « promesse au caractère illusoire ». Le sinistre de l'agriculture a renvoyé la demande française à Bruxelles en durcissant un poil le cahier des charges HVE et en prévoyant un léger bonus (d'aide) pour les fermes bio ;

    • Prétendu impact de l'attentat du Rainbow Warrior sur l'importation de viande de mouton. Pour calmer le jeu après l'attentat, la France décide, entre autres, de détaxer l’importation de la viande de mouton que la Nouvelle-Zélande produit en quantité industrielle. Effondrement du prix de la bidoche, fin des troupeaux à taille humaine et impossibilité de rentrer les bêtes au bercail (d'où les attaques de loups tant décriées ;) ). Puis arrivent l'Europe et l'OMC. Viande pas fraîche (10 à 12 semaines de navigation) et bilan carbone merdique, mais la bidoche de mouton de Nouvelle-Zélande représente la moitié de la consommation française. Le 30 juin 2022, l'Europe a signé un accord commercial pour importer 33 k tonnes supplémentaires (soit environ 1/3) ;

    • L'AFP a mis en ligne une formation Comment devenir un pro de l'investigation numérique avec délivrance d'un certificat. Formation financée par Google News Initiative et prévue dans l'accord signé entre Google et l'AFP en novembre 2021, qui est bardé de clauses de confidentialité, notamment sur le montant du financement ;

    • La logique de la Cour Suprême des États-Unis serait de faire sauter, arrêt par arrêt, la jurisprudence fédérale protégeant les libertés individuelles pour en revenir à une lecture littérale de la Constitution considérée comme une bible immuable, et pour permettre au Congrès, et surtout aux États fédérés, de légiférer au cas par cas ;

      • Le 23 juin, elle a invalidé une loi de l'État de New York interdisant le port d'arme dans la rue sans raison valable. Désormais, tout détenteur légal d'une arme peut l'exhiber en public si la législation de l’État le prévoit (c'est la « raison valable » comme pré-requis qui a été retoquée), d'où les tentatives du Congrès de renforcer le contrôle des antécédents lors de l'acquisition d'une arme ? ;

      • Le 24 juin, elle a invalidé son arrêt historique protégeant l'IVG. Désormais, chaque État peut légaliser ou interdire l'IVG ;

      • Le 27 juin, elle a invalidé la neutralité religieuse dans l'espace public. Affaire commencée en 2015 par un entraîneur sportif dans un lycée public qui remerciait Dieu sur le terrain de manière ostentatoire (entouré par ses élèves, etc.). D'après la Cour, il en a le droit ;

      • Le 30 juin, elle a invalidé la manière selon laquelle l'Agence de Protection de l'Environnement (APE) entendait (elle ne l'a pas mis en pratique), en 2015, encadrer les émissions de CO2 en favorisant l’éolien et le solaire par rapport au gaz, et le gaz par rapport au charbon. Selon la Cour, le Congrès n'aurait pas voulu déléguer autant son pouvoir d'édiction de normes à l'agence (ce qui, dans les faits, n'est pas faux, le Congrès est divisé sur la question). Donc, un tel plan de lutte contre les émissions de CO2 reste applicable, mais pas sans décision législative.
    • Entrée de la Suède et de la Finlande dans l'OTAN : Erdogan a levé son veto à condition que ces deux pays scandinaves extradent des réfugiés politiques kurdes du PKK et adapte leur législation les concernant. Si on essaye de la lui faire à l'envers, Erdogan ne fera pas adopter par son parlement l’entrée des deux pays dans l’OTAN (l'accord doit être ratifié par le parlement national des 30 membres de l'OTAN).
    11/08/2022 13:20:13 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?0XWPcw
  • Dans le Canard enchaîné du 29 juin 2022

    • Un sinistre qui fût chargé de draguer des députés de l'opposition afin d'obtenir une pseudo-majorité nous dit d'eux : « ils coûteront moins cher qu'une mesure au niveau national. Cela se limitera à de l'arrosage de circonscriptions, soit quelques millions par an. À comparer aux dizaines de milliards que coûteraient les mesures proposées par LFI, le PS ou LR ». Heeeeuuuu… ;

    • Incendie au camp militaire de Canjuers le 18 juin. La préfecture du Var avait donné consigne d'annuler les tirs au canon CAESAr à cause de la canicule. :D À 9 h 17, les pompiers bidasses préviennent les pompiers civils d'un départ d'incendie consécutif à un tir d'artillerie, mais que tout est sous contrôle. 2 h plus tard ils demandent des renforts, un demi-hectare a déjà cramé. :D :D Il est impossible d'intervenir dans la zone de tir, car elle jonchée d'obus qui n'ont pas explosés. :D :D :D La chaleur du brasier fera sauté un obus qui blessera 4 pompiers civils et un militaire ;

    • Il existe une Académie du renseignement dont le lieu d'enseignement est l'École militaire ;

    • Ces dernières années, une dizaine de journalistes ont été soignés par la DGSI pour violation du secret-défense, dont des journalistes du CoinCoin. Dernier en date : le journaliste Jordanov, auteur de Les Guerres de l'ombre de la DGSI. La DGSI porte plainte en 2019 puis saisie la section du parquet de Paris spécialisée dans les atteintes à la sécurité de l'État. Perquisition, 48 h de garde à vue, pièces du dossier judiciaire caviardées au nom dus secret-défense (pratique pour se défendre)… … … ;

    • Un nouveau « concept stratégique » a été évoqué au sommet de l'OTAN de fin juin à Madrid : la sécurité de l'Atlantique Nord est liée à celle de la zone indo-pacifique. D'où il faudrait installer des bureaux de liaison au Japon et en Corée du Sud. La France et d'autres sont réticents ;

    • Réseau d'eau non-potable parisien. 1 660 kilomètres. Datant de 1860 (Eugène Belgrand). Pour nettoyer les égouts, les rues, arroser les jardins, alimenter les fontaines. Alimenté principalement par la Seine. Par manque de thune (25 millions d'euros dépensés entre 2015 et 2020 pour changer 1,16 % d'une tuyauterie vieille, en moyenne, de 120 ans…), la mairie prévoit d'en abandonner 1/3 ;

    • Hausse des prêts électoraux. Si les dons sont plafonnés (4 600 € par élection par personne physique), les prêts ne le sont pas. S'ils ne sont pas remboursés, cela constitue un financement électoral déguisé. Aux municipales de 2020, une même personne a prêté 200 000 € à plusieurs candidats. Aux municipales de 2020, 449 listes sur 5 111 (même pas 1 %) ont eu recours à des prêts auprès de personnes physiques. Aux régionales de 2021, ces prêts ont été 18 fois plus nombreux qu'en 2015. En 2022, après des réponses incomplètes, la Commission nationale des comptes de campagne a signalé 99 candidats à la justice ;

    • « La terre est le berceau de l'Humanité, mais on ne passe pas sa vie dans un berceau ». Constantin Tsiolkovski (scientifique russe, père de l'astronautique moderne). 1911. Ooook, ça ne date pas de Musk, Bezos & co ;

    • Rave-party illégale de Lieuron (durant le confinement Covid). Retranscriptions de communications après la garde à vue des suspects. Perquisitions exécutées alors que la participation des suspects aux faits incriminés n'était pas matérialisée à date dans la procédure. Interprétation d'un des avocats, Raphaël Kempf (source) : « À trop vouloir interpeller, on est allé chez des gens contre lesquels on n’avait pas d’indices, simplement parce qu’on sait qu’ils appartiennent à un mouvement musical ». La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Rennes a donc annulé les actes relatifs aux gardes à vue et aux perquisitions (les constats comptent pour zéro, le matos saisi doit être restitué). Voilà ce qui se passe quand on bosse dans la précipitation pour faire plaisir au chef (Darmanin). Je note qu'il faut faire appel d'actes de procédures pour obtenir justice, car le tribunal de première instance a foiré sa mission comme bien souvent… ;

    • La presse cause de la mise en marche de la centrale à charbon de Saint-Avold pour contrer les sanctions russes sur le gaz. Mais où Kretinsky, le proprio, va-t-il chercher son charbon ? En Russie. Chez qui la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Finlande achètent-elles l'uranium de leurs centrales nucléaires ? Chez Vladi. Rosatom est la seule à leur fournir de l'uranium compatible avec leurs centrales ;

    • Taxe sur les super-profits. L'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne l'ont fait. L'Allemagne y pense. J'ai du mal avec la notion de super-profits, avec une énième taxe « exceptionnelle », surtout de circonstance. Ne peut-on pas moduler le barème d'un impôt existant ? Kezako, en droit, des super-profits ? En quoi est-ce plus grave de profiter d'événements ponctuels (inflation, guerre en Ukraine, Covid, etc.) que de mal se comporter le reste du temps ? Sous-entendu de ma question : n'est-il pas plus pertinent de s'attaquer durablement au problème de l'exploitation capitaliste dans son ensemble, et pas juste de s'y atteler de manière exceptionnelle et marginale en rajoutant de la complexité à la complexité ?
    11/08/2022 10:44:12 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?MRbUaw
  • Dans le Canard enchaîné du 22 juin 2022

    • Un député rapporte 37 000 €/an à son parti. (Attention, on ne parle pas de la part de leur indemnité que les députés reversent à leur parti sur la base d'un accord interne.) Une voix aux législatives rapporte 1,64 €/an au parti (si celui-ci a fait plus de 1 % dans au moins 50 circonscriptions) ;

    • Projet de scission d'Atos : une société pour le cloud et la sécurité informatique, une autre pour les activités historiques d'infogérance, développement, etc. Le directeur général, Belmer, y était opposé et a été limogé par le Conseil d'Administration ;

    • Prétexte au boycott de la marche en hommage aux victimes de Charlie Hebdo (2015) par le roi du Maroc Mohamed VI : la convocation au tribunal d'Abdellatif Hammouchi (chef de la DGST, les services secrets marocains) suite au dépôt d'une plainte, en 2014, par Zakaria Moumni, pour la torture qu'il lui aurait fait subir au centre secret de Thérama lorsqu'il fût arrêté pour une prétendue escroquerie à 2,8 k€ (la vraie cause serait qu'il demandait, en tant que sportif de haut niveau, depuis plus de 5 ans, à être ministre des sports en application d'un décret royal). François Hollande fera des concessions, notamment la signature d'une convention judiciaire avec le Maroc qui permet à un présumé coupable Marocain d'un crime contre un Français de ne pas être inquiété par la justice française s'il en foule le territoire. Une bisbille locale sans queue ni tête avec des répercutions internationales :O ;

    • Des robots chiens tel le V60, permettent la surveillance de sites et la détection des anomalies, telle une porte ouverte de manière inhabituelle, jusqu'à 200 mètres. Les agents de sécurité du futur ? :-
    11/08/2022 08:55:38 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?pmLYYw
  • JE SUIS BALKANY ( Parodie de "Nuit de folie" ) - YouTube

    Et je danse, danse, danse dans Levallois-Perret
    Je m'en tape, tape, tape, j'ai été libéré
    La justice, je l'emmerde
    J'l'ai fait toute ma vie
    Je suis le roi, je suis le king, je suis Balkany
    […]
    Toi qui galères au fond de ton ennui
    dans une cité de Clichy
    Une mairie sans un seul magouilleur
    c'est une ville sans valeur
    Et si tu ranges bien dans ton placard,
    tes classeurs et tes dossiers noirs
    le juge pourra les chercher
    et ne pourra pas les trouver

    Ça date de 2020, mais ça m'avait échappé. J'adore. \o/

    Via https://www.youtube.com/watch?v=AeTbU7TdsSs&t=192s.

    07/08/2022 21:18:34 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=IF_U5YALHfc
  • Suite : Tout ça pour des chaussures… - GuiGui's Show - GuiGui's Show

    La question centrale des shaarlis pointés par celui-ci est, en gros « est-ce que ça vaut le coup d'acheter des chaussures à un prix supérieur à celui de mes chaussures sans marque bas de gamme ? Vont-elles durer plus longtemps ou vais-je payer la marque ? ».

    Durée de vie de mes Timberland Bradstreet noires hautes :

    • Au bout d'un an : remontées de la pluie par la semelle. Seuls mes hallux (gros orteils) sont légèrement humides ;

    • Au bout de deux ans et demi / trois ans : gros trous à plusieurs endroits de la semelle ; mes hallux touchent / frottent le sol ; les semelles extérieures sont sévèrement grignottées ; et je n'ai plus d'adhérence au sol depuis bien longtemps (et ça se sent en randonnée).

    Il faut nuancer : 3 ans (max), oui, mais, sur cette période, je suis très peu sorti de chez moi durant au moins 8 à 9 mois (Covid, arrêts maladie, etc.). De plus, avoir des semelles autant rongées, ce n'est pas sain pour le dos, la cheville, etc. puisque le pied n'est pas plat, ce qui oblige le corps à compenser. Il ne faudrait donc pas porter des chaussures aussi dégradées.

    Mais bon, disons 30 mois d'utilisation d'une paire qui m'a coûté 80 € TTC en août 2019.
    Mes chaussures sans marque bas de gamme à 25 € avaient de gros trous dans la semelle tous les deux à trois mois. Je les renouvelais donc à cette fréquence.
    Pour un investissement 3 fois supérieur (environ), la durée de vie a été multipliée par au moins 10. Je suis donc convaincu que sur des produits de marque, on ne paie pas forcément uniquement la marque, le marketing, etc.



    Depuis plus de 6 mois, je porte au quotidien mes Timberland Advendure alpine noires basses également achetées en août 2019. Aucune trace d'usure à ce jour.

    Durant deux mois en 2022, j'ai porté des Timberland en cuir que l'on m'a donné (j'ignore le modèle). Aucune idée de leur ancienneté, elles avaient l'air neuves. Au bout de deux mois, la semelle d'une des chaussures s'est décollée côté pointe / orteils. J'ai trop attendu pour la faire réparer, donc elle s'est totalement décollée pendant que je marchais en ville. Notons qu'au bout d'un mois, j'ai dû faire réparer la fausse couture qui encadre une mousse jaune dans un tissu en haut de la chaussure (autour de la jambe). 14 € TTC chez le cordonnier du coin de la rue.

    Il y a quelques mois, pour préparer l'hiver et les randonnées (interrompues vu la chaleur…), je me suis acheté des Timberland Euro Rock Hikers pour 102 € TTC. J'ai acheté en boutique Go Sport, comme la dernière fois. Il y avait que trois modèles et une seule couleur (jaune). Dommage. On notera que ces chaussures coûtent 170 € sur la boutique officielle en ligne de Timberland, comme quoi l'achat en ligne n'est pas forcément une bonne affaire.

    04/08/2022 16:01:45 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?SMOXqg
  • [ Mon premier concert de musique classique ] Ukrainian Freedom Tour

    Première fois que j'assiste à un concert de musique classique, de mémoire.
    Première allée au théâtre antique d'Orange. Sympa, la bâtisse. :D

    Je n'écoute pas de musique classique. J'écoute très rarement de la musique sans paroles, car ça ne me parle pas, je ne parviens pas à déceler l'intention, le message, sauf quand la musique est rapide, dynamique, un peu martiale.

    Du coup, je n'ai pas apprécié les deux premières symphonies de ce concert, car elles étaient lentes. Je n'ai pas apprécié la soprano. J'ai bien aimé les trois symphonies suivantes, car elles rapides, rythmées, vivantes.

    Sur la forme, plusieurs choses m'ont fait rire :

    • On applaudit avant d'avoir entendu les premières notes. Si ça se trouve, il y aura un paquet de fausses notes, mais on applaudit d'avance. :D Dans d'autres contextes (prise de parole en assemblée générale, par exemple), ça veut poliment dire "casse-toi, on se fiche de ce que t'as à dire, booouh", comme quoi les codes changent d'un contexte à un autre ;

    • On applaudit principalement la cheffe d'orchestre. Avant (et après) chaque symphonie, quand elle entre (et sort) de la fosse, éclairée par un projecteur qui la suit… Oui, on applaudit également l'entrée et la sortie de l'orchestre et avant / après chaque symphonie, mais la cheffe est applaudie en sus. On applaudit celle qui se contente de gesticuler. Ça m'a clairement fait penser au chef dans un emploi et à ces métiers historiques (comme marin, bidasse, chef d'orchestre, etc.) où l'on accorde une importance démesurée à la chefferie.
      • Professeur Johndecs m'a expliqué qu'un chef d'orchestre sert quand même à définir le rythme et les autres paramètres d'une interprétation, qu'une même partition est jouée différemment par deux orchestres, et qu'il est le garant de l'homogénéité et de la constance de ces paramètres tout au long d'une symphonie et entre les différents instruments de zikmu.

    À la fin, l'hymne national ukrainien a été interprété. Il est d'une douceur. On est loin de la Marseillaise, de son air martial, de ses bataillons, de son égorgement, du sang impur, de l'appel aux armes, etc. Les paroles de l'hymne ukrainien, même si elles évoquent une bataille sanglante sont plutôt orientées sur l'espoir, le don de soi, et des valeurs. Il est plutôt introspectif, là où la Marseillaise est plutôt "on va te voler dans les plumes".

    Merci Alex pour l'invitation et la logistique. :)

    04/08/2022 12:17:19 - permalink -
    - https://www.choregies.fr/programme--2022-08-02--ukrainian-freedom-tour--fr.html
  • Réduire une partition EFI au format FAT32 récalcitrante

    Allouer 192 Mo à ma partition /boot, ce n'est pas suffisant. Deux noyaux + deux initramfs + des broutilles = 135 Mo = pas de place pour un troisième.

    Ça fait des années que je le sais. À chaque mise à jour de sécurité par Debian, vlam, erreur lors de la confection de l'initramfs :

    pigz: abort: write error on <stdout> (No space left on device)
    E: mkinitramfs failure pigz 28
    update-initramfs: failed for /boot/initrd.img-5.10.0-16-amd64 with 1

    À chaque fois, je supprime (apt purge) un ancien noyau qui traîne et ça débloque l'installation du nouveau.

    Mais, avec mon utilisation de la version du noyau empaquetée dans les backports afin de faire fonctionner mon lecteur de cartes SD, ce problème va empirer : puisque j'ai deux noyaux en permanence (celui de Bullseye, au cas où, et celui des backports), j'aurais une erreur à chaque mise à jour de sécurité de Debian puisque la version corrigée du noyau ne pourra pas être installée.



    Agrandir ma partition /boot est dans ma liste des choses à faire depuis des années.

    Mon SSD est partitionné en quatre : 192 Mo pour la partition EFI (/boot/efi), 192 Mo pour /boot, 96 G pour le système (chiffrement LUKS + LVM), et 142 Go pour quelques données (LUKS). Aucun espace non-alloué.

    Redimensionner une partition chiffrée, c'est ardu, alors avec du LVM en plus, laisse tomber.

    En revanche, seuls 6 Mo sont occupés sur la partition EFI. J'ai jamais vu ce taux d'occupation augmenter. C'est donc cette partition que je vais réduire.



    Avant de procéder, je copie (cp -a) tout mon dossier personnel et mes données sur un disque dur externe que je débranche de mon ordinateur. J'effectue également, avec dd, une copie intégrale de mon SSD dans un fichier image stocké sur un autre disque dur externe que je débranche tout autant.

    Je démarre sur un live USB Ubuntu 22.04 (je l'avais tout prêt sous la main, sinon j'aurais dégainé un Debian live).

    gparted m'indique qu'il ne peut pas travailler sur du FAT32 car il lui manque les paquets logiciels dosfstools et mtools. sudo apt install dosfstools mtools et c'est réglé.

    Je lance le redimensionnement de la partition EFI. gparted affiche une erreur lors de l'étape de la réduction de la partition : « GNU Parted ne peut redimensionner cette partition à cette taille. Nous y travaillons ! ».



    Avec une recherche web, j'identifie un autre outil permettant de redimensionner une partition FAT32 sans détruire les données : fatresize. Il faut activer les dépôts universe et l'installer (paquet du même nom).

    Mais lui aussi se casse les dents sur ma partition EFI :

    $ sudo fatresize /dev/sdb1 -s 42M
    fatresize 1.1.0 (20201114)
    part(start=2048, end=395263, length=393216)
    Error: Unable to satisfy all constraints on the partition.

    Amusant : s'il est lancé en mode verbeux (« -v » et « -i ») avec affichage de la progression (« -p »), il n'affiche pas l'erreur. :-



    Ça me gonfle. Je décide de détruire la partition EFI et de la recréer à la taille désirée (42 Mo).

    Je monte la partition et j'en copie (cp -a) le contenu. Mais, ça sert à rien : j'ai un seul système, Debian, donc grub-install repeuplera tout seul /boot/efi.

    Je supprime la partition EFI avec gparted. J'en crée une nouvelle avec gparted. Bien entendu, je laisse l'espace non-alloué après la partition EFI et avant la partition /boot. Je n'oublie pas de positionner les drapeaux « esp » et « boot », présents sur la partition d'origine, sur la nouvelle partition EFI.

    J'agrandis la partition /boot de 150 Mo avec gparted. Ça fonctionne impec.



    Il faut réinstaller GRUB. J'utilise la méthode chroot classique qui a fait ses preuves. Mais, avec du LUKS (chiffrement), du LVM, et /usr et /var séparées, il y a quelques étapes supplémentaires, alors on va réviser :D :

    sudo -i
    mkdir /mnt/chroot
    
    cryptsetup luksOpen /dev/sdb3 ssdsys
    vgdisplay --short
    lvchange -ay debian
    
    mount /dev/mapper/debian-racine /mnt/chroot/
    mount /dev/mapper/debian-usr /mnt/chroot/usr/
    mount /dev/mapper/debian-var /mnt/chroot/var/
    mount /dev/sdb2 /mnt/chroot/boot
    mount /dev/sdb1 /mnt/chroot/boot/efi/
    
    mount --bind /dev /mnt/chroot/dev
    mount --bind /dev/pts /mnt/chroot/dev/pts
    mount --bind /sys /mnt/chroot/sys
    mount -t proc /proc /mnt/chroot/proc
    
    chroot /mnt/chroot/
    update-grub2
    grub-install /dev/sdb
    exit
    
    umount /mnt/chroot/proc
    umount /mnt/chroot/sys
    umount /mnt/chroot/dev/pts
    umount /mnt/chroot/dev
    
    umount /mnt/chroot/boot/efi/
    umount /mnt/chroot/boot
    umount /mnt/chroot/var/
    umount /mnt/chroot/usr/
    umount /mnt/chroot/
    
    lvchange -an debian
    cryptsetup luksClose ssdsys
    
    reboot



    Le système ne démarre pas. LUKS me demande ma phrase de passe puis ouvre le conteneur chiffré. LVM fait son taff. / et /usr sont montés (aucun message concernant /var). systemd commence à démarrer des services dont rpcbind que je masque, ce qui affiche l'erreur habituelle et… rien de plus, aucun message d'erreur, rien.

    Je redémarre dans le mode de récupération (recovery mode). Au même stade, l'erreur s'affiche clairement : « A start job is running for /dev/disk/by-uuid/723A-1671 ». Ben oui, j'ai recrée la partition /boot/efi, donc elle a changé d'identifiant unique, et celui-ci doit être utilisé dans fstab.

    Je laisse systemd attendre 1 minute 30 puis je saisis le mot de passe root pour accéder au shell du mode de récupération. Je récupère le nouvel identifiant de la partition EFI avec un ls -lh /dev/disk/by-uuid (j'aurais aussi pu utiliser blkid /dev/sdb1, mais force de l'habitude…), puis je corrige /etc/fstab (qui consignait « UUID=723A-1671 /boot/efi »).

    Je redémarre et cela fonctionne. \o/



    Ma partition /boot devrait pouvoir contenir 4 noyaux et initrd, et ma partition /boot/efi est 7 fois plus grande que son binaires EFI de GRUB qu'elle contient, ça laisse le temps de voir venir. \o/

    27/07/2022 17:47:20 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?D6rDvw
  • Suite : Google2SRT download | SourceForge.net - GuiGui's Show

    Et quand Google2SRT ne fonctionne pas (« L'URL spécifiée a un format inattendu »), on peut utiliser yt-dlp, dont la dernière version est plus récente que celle de Google2SRT, pour télécharger les sous-titres automatiques d'une vidéo YouTube :

    yt-dlp --write-auto-subs --sub-langs fr <URL>

    Pour les sous-titres manuels (proposés par l'auteur de la vidéo), le paramètre --write-subs remplace --write-auto-subs.



    Pour identifier les sous-titres, les langues, et les formats disponibles :

    yt-dlp --list-subs <URL>



    On peut également choisir le format technique des sous-titres avec le paramètre --sub-format. Exemple : --sub-format ttml.

    #youtube-dl

    26/07/2022 17:41:37 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?yK0ppQ
  • « Agis en ton lieu et pense avec le monde »

    Agis en ton lieu et pense avec le monde.

    Citation d'Édouard Glissant.


    Agit là où tu es. Agis dans ton entreprise. Agis dans ta rue. Agis dans ta ville. Agis là où tu vis. Ne regarde pas en haut en mode t'es ailleurs. D'abord, tu es requis là où tu es. Mais pense avec le monde, parce que tu vis avec le monde, et le monde, c'est le tout-vivant.



    Source : entretien avec Edwy Plenel chez Thinkerview.

    26/07/2022 17:37:19 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?cifCqA
  • Surlunettes de soleil

    Il existe des surlunettes de soleil, c'est-à-dire des lunettes de soleil qui se portent par-dessus des lunettes de vue.

    Il y a la version clips (elles se clipsent sur les lunettes de vue), mais aussi la version surlunettes intégrales dans laquelle les lunettes de vue s'encastrent / s'intègrent dans les lunettes de soleil (la monture, dont les branches, est creuse).

    Autant la version clips ne m'a pas convaincu (fragilité, clips prépondérants dans le champ de vision), autant la version surlunettes intégrales est top. C'est contre-intuitif, mais elles tiennent bien sur la monture de vue, même quand on court, saute, etc. Les montures ne sont pas toutes aussi épaisses que sur les photos des catalogues en ligne, il y a des modèles fins / sympas.

    Pratique pour éviter de payer une nouvelle paire de lunettes de vue, surtout si t'as des verres qui coûtent une blinde.

    J'ai appris leur existence via un opticien d'une grande franchise qui a pignon sur rue en France, donc, a priori, elles protègent autant du soleil que des lunettes de vues traitées ou que des lunettes de soleil classiques.

    25/07/2022 20:02:16 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?-G85zA
  • BANQUE CENTRALE | cie sol en scene

    Un spectacle humoristique d'éducation populaire sur la monnaie, la création monétaire, le crédit, le chantage des banques privées, les fortes limites de la monnaie unique européenne, les subprimes, etc.

    Je l'ai déjà vivement recommandé il y a quelques années. Lire mon résumé et ma critique.

    Je l'ai revu récemment avec un collègue. Ça lui a bien plu. Du coup, j'en fais une nouvelle fois la promotion. :)

    25/07/2022 19:26:36 - permalink -
    - https://www.solenscene.com/banque-centrale
  • OpenStreetMap : trouver tous les lieux d'un même type dans un périmètre géographique

    Fil rouge : trouver un coiffeur à Amiens avec OpenStreetMap, l'outil de cartographie libre de droit, communautaire, collaboratif et gratuit.



    Avec une application mobile GPS qui utilise les données d'OpenStreetMap, comme OSMAnd~, c'est facile : on utilise son moteur de recherche et c'est plié.

    On peut chercher « coiffure Amiens » dans le moteur de recherche d'OpenStreetMap. On trouvera toutes les boutiques dont le nom contient « coiffure », mais ce n'est pas satisfaisant : les salons de coiffure dépourvus du mot « coiffure » dans leur nom nous échapperont et l'on obtiendra une liste de résultats au format texte (on ne les verra pas sur la carte, on ne pourra pas en déduire la proximité ‒ sauf à cliquer sur chaque ‒, et il faudra cliquer sur le bouton « Plus de résultats » un bon moment).



    On peut utiliser Overpass API turbo pour chercher dans les données du projet OpenStreetMap.

    Sur la carte, il y a un bouton « sélection manuelle des limites bbox ». On clique dessus puis on trace la zone de recherche désirée sur la carte.

    Un salon de coiffure, c'est un item qui a un attribut « shop » dont la valeur est « hairdresser ». Pour le savoir, depuis le site web OpenStreetMap, on utilise l'outil requêteur (menu de droite sur la carte, item tout en bas dont l'icône est un pointeur de souris et un point d'interrogation). On clique sur un salon de coiffure, et on regarde ses attributs.

    On utilise donc le code suivant :

    node[shop=hairdresser]({{bbox}});
    out;

    On exécute la requête et… la liste des résultats apparaît sur la carte. \o/



    On peut également préciser la zone de recherche de manière textuelle :

    area[name="Amiens"];
    node[shop=hairdresser](area);
    out;

    Ici, j'ai donné le nom (son attribut « name ») de la relation qui matérialise la frontière / limite administrative d'Amiens. Attention : ce n'est pas toujours le nom de la ville.

    Comment fait-on pour trouver la frontière / limite administrative, alors ? Sur OpenStreetMap, on utilise le requêteur (menu de droite sur la carte, item tout en bas dont l'icône est un pointeur de souris et un point d'interrogation). On clique sur Amiens. Dans la liste des résultats située à gauche, on cherche la section « Objets englobants ». On identifie « Limite communale Amiens » et on clique dessus. On trouve l'attribut « name » et sa valeur, « Amiens ».



    On peut également cumuler plusieurs critères de recherche. Trouver tous les salons de coiffure accessibles en fauteuil roulant situés à Amiens (la base de données OpenStreetMap n'en contient pas, mais cette requête fonctionne dans d'autres villes) :

    area[name="Amiens"];
    node[shop=hairdresser][wheelchair=yes](area);
    out;

    Tous les salons de coiffure d'Amiens ouverts le lundi ?

    area[name="Amiens"];
    node[shop=hairdresser][opening_hours~'Mo'](area);
    out;



    Pour en apprendre plus sur la syntaxe du langage d'Overpass API turbo, voir cet excellent tutoriel.

    25/07/2022 18:46:26 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?vN7UqQ
  • Lecteur de cartes SD Realtek RTS5249 avec Debian 11 Bullseye

    J'ai récupéré un ordinateur portable acheté en 2014. Il comporte un lecteur de cartes SD Realtek RTS5249 branché en PCI Express. lspci affiche 5f:00.0 Unassigned class [ff00]: Realtek Semiconductor Co., Ltd. RTS5249 PCI Express Card Reader (rev 01).

    J'utilise la version 11 / Bullseye de Debian GNU/Linux. Les cartes SD que j'insère ne sont pas montées. Pourtant, a priori, ce matériel est pris en charge par Linux depuis longtemps. Module rtsx_pci.

    Une recherche sur le web retourne aucun résultat intéressant. Les différentes petites manip' produisent aucun effet.

    Je constate que le pilote a subi un paquet de changements en 2020 et en 2021. Linux 5.10 (embarqué dans Debian Bullseye) est sorti en décembre 2020, donc il ne les incorpore pas tous.

    Je décide d'essayer le noyau plus récent empaqueté dans les backports.

    • J'ajoute le dépôt apt backports à mon sources.list : echo deb http://ftp.fr.debian.org/debian bullseye-backports main | sudo tee -a /etc/apt/sources.list

    • J'utilise l'épinglage apt (apt pinning) pour éviter que des versions plus récentes de mes logiciels soient installées par erreur en créant un fichier /etc/apt/preferences.d/pinning avec le contenu suivant :

      Package: *
      Pin: release a=bullseye-backports
      Pin-Priority: -1


    • Je mets à jour la liste des paquets disponibles et j'installe la version de Linux backportée dans stable : sudo apt update && sudo apt install -t bullseye-backports linux-image-amd64.

    • Je redémarre l'ordinateur. Le lecteur de cartes SD fonctionne parfaitement. \o/

    En prime, la carte réseau Wi-Fi Intel Wireless-AC 7260 tombe en marche également. :D

    24/07/2022 22:53:38 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?GDi-OA
  • Supprimer une valeur dans un attribut d'un élément HTML avec uBlock Origin

    Fil rouge : sur le journal Basta!, je veux virer le pop-up « Bien s'informer, c'est déjà s'engager » qui propose de s'inscrire à une newsletter ou de soutenir.



    Le sélecteur d'uBlock Origin permet de générer, en mode clic-clic, les règles qui font disparaître le pop-up et le fond noir :

    basta.media##.lity-wrap
    basta.media##.lity-ready.lity-inline.lity-opened.c-popin.lity.box_modalbox.box_mediabox



    Mais on ne peut pas scroller sur la page.

    En regardant le DOM avec l'outil « inspecteur » des outils de développement web (ça n'apparaît pas dans le code source, car c'est du JavaScript qui produit ça), on voit ceci : <html class="page_article ltr fr js lity-active rvgyiqzhhi idc0_341" […] >.
    Hum… On retrouve le nom du pop-up, « lity ». Si l'on supprime la valeur « lity-active » de l'attribut « class » de l'élément « html », on peut à nouveau scroller.



    Pour supprimer une classe avec uBlock Origin, il suffit de lire la doc' : basta.media##+js(rc, lity-active, html).

    Hum… Ça ne fonctionne pas. J'ai essayé au pif les paramètres de la fonction, basta.media##+js(rc, lity-active, html, stay) : cela fonctionne. Le JavaScript qui ajoute cette classe doit s'exécuter plusieurs fois, pas uniquement quand la page devient interactive (alors qu'uBlock Origin s'exécute à ce moment-là uniquement).



    Ainsi, pour surfer en paix sur Basta!, les règles pour uBlock Origin sont :

    basta.media##.lity-wrap
    basta.media##.lity-ready.lity-inline.lity-opened.c-popin.lity.box_modalbox.box_mediabox
    basta.media##+js(rc, lity-active, html, stay)

    Plus simple et rapide, désactiver le JavaScript sur Basta! (avec uMatrix, par exemple) fonctionne également très bien sans effet secondaire. :D

    24/07/2022 11:29:41 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?L8ohyg
  • Cybersécurité : 15 mises en demeure à l’encontre de sites web insuffisamment sécurisés | CNIL

    Les manquements relevés par la CNIL portent sur l’obligation générale du responsable de traitement de sécuriser les données personnelles traitées (article 32 du RGPD).
    […]
    Les vérifications réalisées par la CNIL ont donc essentiellement porté sur des points techniques et organisationnels.
    […]
    Concernant la robustesse du chiffrement des données, la CNIL a constaté que de nombreux acteurs permettaient un accès non sécurisé (HTTP) à leur site web, mettaient en place des versions obsolètes du protocole TLS devant assurer la sécurité des données en transit, utilisaient des certificats et des suites cryptographiques non conformes pour les échanges avec les serveurs des sites contrôlés.

    Concernant la gestion des comptes utilisateurs, la CNIL a principalement constaté le défaut de dispositifs permettant de tracer les connexions anormales aux serveurs.

    17/07/2022 13:12:41 - permalink -
    - https://www.cnil.fr/fr/cybersecurite-15-mises-en-demeure-lencontre-de-sites-web-insuffisamment-securises
  • Suite : nouvel espace client Banque Populaire : externalisation, non-conformité RGPD et non-sens technique

    Le 29/04/2022, j'ai signalé au délégué à la protection des données personnelles (DPO) de la section régionale de la Banque Populaire dont je dépends deux types d'infractions au RGPD commises sur le nouvel espace client de la Banque Populaire (voir) :

    • Téléchargement automatique de ressources (feuille de style, police de caractères, scripts JavaScript) depuis des serveurs informatiques tiers situés aux États-Unis et/ou détenus par des sociétés commerciales états-uniennes hors des dispositions prévues par le RGPD. Exemple : Google Fonts ;

    • Téléchargement automatique de ressources depuis des serveurs informatiques tiers situés dans l'Union européenne et/ou détenus par des sociétés commerciales européennes sans base légale. Exemple : KeyCDN.



    Le 4 juillet 2022, le DPO de la Banque Populaire régionale m'a répondu (exemplaire PDF) :

    Monsieur,

    Nous vous remercions de votre courrier qui a retenu toute notre attention.

    La Banque Populaire XXXXXXXXXX demeure très attentive à la protection des données personnelles en sa qualité d'acteur bancaire et déploie tous les efforts nécessaires afin de préserver les informations de ses clients.

    Vous nous avez alertez sur le recours à des scripts téléchargés depuis des ressources externes pouvant entraîner un transfert en dehors de l’Union Européenne de l'adresse IP.

    A titre liminaire, nous nous permettons de vous rappeler que l'intervention de sociétés américaines ou affiliées à des sociétés américaines, en qualité de destinataire de ces informations, n'implique pas de facto l'existence d’un transfert de données personnelles en direction des Etats-Unis. Quand tel est le cas, ou lorsque des flux de données personnelles sont transférées vers tout autre pays non adéquat, nous mettons en place des mesures techniques, organisationnelles et contractuelles appropriées après diagnostic de la sensibilité de ces données transférées et dans le respect des conditions de l'article 46 du RGPD et en conformité avec notre notice d’information.

    Au service de nos clients, nous demeurons soucieux de la protection de leurs données personnelles et espérons vous avoir apporté les éclaircissements attendus.

    Je vous souhaite bonne réception de la présente et vous prie d’agréer, Monsieur, l'assurance de mes salutations distinguées.



    Qu'en penser ? Absence de réponse sur le deuxième type d'infractions, forte suspicion d'ignorance des aspects techniques, réponse d'ordre général / pas un mot sur les infractions relevées, probable ignorance des récentes décisions en la matière pourtant référencées dans mon courrier initial, et de ce fait, négation de la réalité et énonciation d'inexactitudes. Après deux mois de cogitation. Chapeau, l'artiste !

    J'ai du mal à interpréter cette réponse autrement que comme une volonté flagrante de ne pas comprendre, de ne pas traiter ma demande ou d'y faire obstruction afin de faire perdurer les pratiques de la banque. Mais peut-être est-ce de l'incompétence ?

    Énième exemple de l'inefficacité des recours internes (comme les dispositifs pour les lanceurs d'alerte) et des autorités de contrôle sectorielles (CNIL, ARCEP, IGPN, etc).



    Que faire ? Répondre dans le vent ? N'est-ce pas cramer inutilement de l'énergie ? Signaler la réponse à la CNIL qui va rien faire ?

    Malgré l'absence d'espoir, j'ai décidé de répondre. De tenter la pédagogie une fois de plus. Et de secouer la CNIL. Motivations : consigner le foutage de gueule, mettre en lumière les carences des uns et des autres, et documenter le naufrage, l'écart entre la théorie (la jolie réglementation) et la réalité.

    Résumé de mon argumentaire :

    • Concernant le téléchargement automatique de ressources depuis des serveurs informatiques tiers situés aux États-Unis et/ou détenus par des sociétés commerciales états-uniennes :

      • L'inclusion de feuilles de style, de polices de caractère, de scripts, etc. hébergés par un tiers génère un transfert de données personnelles chez ce tiers (adresses IP, entêtes techniques HTTP). Ces données personnelles, qui se renforcent entre elles, sont discriminantes / individualisantes, surtout pour un acteur hégémonique présent sur un grand nombre de sites web qui peut alors identifier des personnes physiques et/ou suivre leur navigation sur le web ;

      • Un transfert de données personnelles en dehors de l'Union européenne peut avoir lieu uniquement si une décision d'adéquation existe (article 45 du RGPD), ou si des garanties appropriées sont mises en œuvre (article 46 du RGPD), ou si ça fait partie des exceptions prévues par l'article 49 du RGPD (consentement ou traitement nécessaire à l'exécution d'un contrat) ;

      • Or, concernant Google Fonts utilisé en mode API (on laisse le navigateur web du visiteur télécharger directement la police de caractères sur les serveurs informatiques de Google) :

        • Google reconnaît recevoir et stocker des données personnelles ;

        • De toute façon, le transfert de l'adresse IP aux États-Unis a été entériné par plusieurs juridictions et autorités de contrôle ;

        • Il n'existe plus de décision d'adéquation entre les États-Unis et le droit européen (RGPD). La dernière, le Privacy Shield, a été invalidée par la Cour de Justice de l'Union européenne en 2020 (arrêt dit « Schrems II ») ;

        • Comme l'indique Google elle-même, sa mise en œuvre des clauses contractuelles types, l'un des mécanismes prévus à l'article 46 du RGPD, ne couvre pas son service Google Fonts. De toute façon, ces clauses et les autres garanties présentées par Google sont irrecevables ;

        • La Banque Populaire n'évoque pas l'existence d'autres dispositions contractuelles au sens de l'article 46 du RGPD et l'on peut constater qu'aucune garantie technique est mise en œuvre ;

        • La Banque Populaire ne saurait bénéficier des exceptions de l'article 49 du RGPD : le consentement n'est pas recueilli et il serait de toute façon vicié car Google Fonts est nécessaire à l'utilisation de l'espace client ; la nécessité du transfert pour l'exécution du contrat est inexistante ;
      • Conclusion : le transfert de données personnelles à Google lors de l'utilisation de Google Fonts sur l'espace client de la Banque Populaire est dénué de base légale ;

      • Ce raisonnement s'applique aux autres ressources que l'espace client web de la Banque Populaire fait télécharger automatiquement aux navigateurs web de ses clients auprès des entités ricaines AppDynamics, Tealium et Ibenta.
    • Concernant le téléchargement automatique de ressources depuis des serveurs informatiques tiers situés dans l'Union européenne et/ou détenus par des sociétés commerciales européennes :

      • Comme au premier point, l'inclusion de feuilles de style, de polices de caractère, de scripts, etc. hébergés par un tiers génère un transfert de données personnelles chez ce tiers (adresses IP, entêtes techniques HTTP) ;

      • Le transfert à un tiers est libre, mais il faut une finalité et une base légale à ce traitement de données personnelles (même s'il est internalisé). Le RGPD prévoit six bases légales, mais deux sont susceptibles de s'appliquer dans le cas d'espèce : l'intérêt légitime et le consentement ;

      • Pour décrocher l'intérêt légitime, il faut que le traitement ait un réel intérêt, qu'il soit nécessaire et que l'atteinte aux droits des personnes soit proportionnée. Un outil de gestion de la performance (KeyCDN) un mécanisme de tests A/B ne remplissent pas ces conditions. À titre d'analogie, la Cour régionale de Munich fait le même constat pour l'utilisation de Google Fonts ;

      • Le consentement explicite et spécifique du client Banque Populaire n'est pas recueilli et le refus des cookies dans le pop-up dédié ne désactive pas le téléchargement des ressources éditées par KeyCDN et Kameleoon ;

      • Conclusion : le système de gestion de la performance KeyCDN et le mécanisme de tests A/B Kameleoon sont utilisés en dehors de toute base légale par la Banque Populaire.



    Ma réponse au DPO de ma Banque Populaire régionale :

    Objet : suite non-conformité RGPD nouvel espace client BP

    Bonjour,

    Je fais suite à votre réponse du 4 juillet 2022 à mon courrier du 29 avril 2022.

    Vous m’adressez une réponse d’ordre général alors que mon relevé d’infractions au RGPD appelle une réponse contextualisée et circonstanciée aux cas d’espèce.



    D’abord, vous écrivez « Vous nous avez alertez sur le recours à des scripts téléchargés depuis des ressources externes pouvant entraîner un transfert en dehors de l’Union Européenne de l’adresse IP ».

    Je vous ai signalé que l’espace client web de la Banque Populaire (BP) fait télécharger automatiquement au navigateur web du client BP des ressources numériques de plusieurs types (feuilles de style, polices de caractères, scripts, etc.) ‒ il n’y a donc pas que des scripts ‒ depuis des infrastructures numériques situées aux États-Unis et/ou détenues par des organisations qui dépendent du droit états-unien.

    Je vous ai également signalé que ces téléchargements génèrent un transfert de plusieurs données personnelles du client BP en dehors de l’Union européenne. L’adresse IP, mais également la langue du client BP (entête HTTP Accept-Language), la date et l’heure des consultations de l’espace client BP, l’adresse ‒ URL ‒ des rubriques (« Comptes », « Opérations », etc.) consultées sur l’espace client BP (entêtes HTTP Referer et CORS Origin), la marque et le modèle du navigateur web du client BP (entête HTTP User-Agent), etc.

    Ces données personnelles renforcent entre elles leur caractère discriminant / individualisant (voir l’étude Panopticlick de l’Electronic Frontier Foundation qui, depuis plus d’une décennie, identifie de manière unique un navigateur web à partir, entre autres, des entêtes sus-mentionnés) et rendent identifiable une personne, surtout par un acteur hégémonique comme la société commerciale Google qui, par sa présence sur de nombreux sites web, peut suivre une personne entre les sites web et parvenir à l’identifier. On retrouve cette analyse dans la mise en demeure de la CNIL concernant l’utilisation de Google Analytics du 10 février 2022 (https://www.cnil.fr/fr/utilisation-de-google-analytics-et-transferts-de-donnees-vers-les-etats-unis-la-cnil-met-en-demeure ; lien court : https://s.42l.fr/cnil-go).

    La transmission des données personnelles sus-référencées lors de l’utilisation du service Google Fonts en mode API (celui utilisé sur le nouvel espace client BP) est reconnue par la société commerciale états-unienne Google, voir : https://developers.google.com/fonts/faq#what_does_using_the_google_fonts_api_mean_for_the_privacy_of_my_users (lien court : https://s.42l.fr/go-fo).



    Ensuite, vous écrivez que « l’intervention de sociétés américaines […] n’implique pas de facto l’existence d’un transfert de données personnelles en direction des États-Unis ».

    Dans le cas d’espèce Google Fonts, qui est l’une des infractions de BP au RGPD que je vous ai signalé, si. Dans sa décision 3_O_17493/20, la Cour régionale de Munich (https://gdprhub.eu/index.php?title=LG_M%C3%BCnchen_-_3_O_17493/20 ; lien court : https://s.42l.fr/munich), rappelant les conclusions identiques de l’arrêt C-311/18 de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), a jugé que l’utilisation des polices de caractères Google Fonts en mode API (comme le fait BP) entraîne forcément un transfert de l’adresse IP aux États-Unis. Dans sa mise en demeure du 10 février 2022 relative à l’utilisation de Google Analytics sus-référencée, la CNIL confirme cette analyse. Les autres données personnelles sus-référencées sont également transférées.



    Enfin, vous écrivez que, lors de transferts de données personnelles vers les États-Unis ou de tout autre pays non adéquat, vous mettez « en place des mesures […] dans le respect des conditions de l’article 46 du RGPD ».

    Les conditions d’utilisation de Google Fonts (https://policies.google.com/terms/service-specific?hl=fr-CA ; lien court : https://s.42l.fr/gopo) ne prévoient pas de telles dispositions.

    Comme indiqué par la société Google elle-même (https://policies.google.com/privacy/ frameworks ; lien court : https://s.42l.fr/go46), sa mise en œuvre des clauses contractuelles types ne couvre pas son service Google Fonts.

    En tout état de cause, comme l’analysent la CNIL dans sa mise en demeure de février 2022 concernant Google Analytics sus-référencée et l’EDPS dans sa décision numéro 2020-1013 (https://gdprhub.eu/index.php?title=EDPS_-_2020-1013 ; lien court : https://s.42l.fr/edps), les clauses contractuelles types de Google ont été indirectement invalidées par l’arrêt C-311/18 de la CJUE au motif de la surveillance d’État, de l’absence de recours effectif et de l’absence de démonstration de l’efficacité à garantir un niveau de protection adéquat au droit de l’UE de toutes les mesures contractuelles, organisationnelles et techniques prises et/ou présentées par Google.

    La « notice d’information sur le traitement des données à caractère personnel » de la BP (Notice BP) n’énonce pas d’autres instruments juridiques (autre que les décisions d’adéquation et les clauses contractuelles types, s’entend).

    On peut avoir la certitude que la BP dispose d’aucun instrument juridique (au sens de l’article 46 du RGPD) avec Google, car il n’est pas possible de contractualiser bilatéralement avec cette société commerciale pour utiliser son service Google Fonts.

    On peut avoir la certitude que la BP met en place aucune mesure technique. Le nouvel espace client BP inclut une instruction technique ordonnant au navigateur web du client BP le téléchargement d’une police de caractère directement auprès des serveurs informatiques de Google. Dès lors, la requête de téléchargement émise par le navigateur web du client BP ne chemine pas par l’infrastructure technique de la BP (pour paraphraser la CNIL : il y a un contact direct entre le terminal du client BP et les serveurs informatiques de Google), donc elle échappe totalement à la BP, qui peut, de ce fait, prendre aucune mesure technique.

    En l’absence d’une décision d’adéquation (article 45 du RGPD), de garanties appropriées (article 46 du RGPD), seul l’article 49 du RGPD est applicable aux transferts de données personnelles hors de l’UE.

    Or, comme consigné dans mon courrier initial, BP ne recueille pas explicitement le consentement du client BP pour le transfert de certaines de ses données personnelles vers les États-Unis et ne l’informe pas des risques que ce transfert peut comporter pour lui (y compris dans la Notice BP), comme l’impose l’article 49.1a du RGPD. Quand bien même la BP le recueillerait, il serait vicié car, en l’absence de Google Fonts, l’espace client BP est inutilisable (j’expose en détails ses dysfonctionnements dans mon courrier initial), ce qui contraint le client BP à accepter de force le traitement de données personnelles réalisé par Google.

    De même, la nécessité du transfert pour l’exécution d’un contrat (article 49.1b du RGPD) est irrecevable puisque un hébergement internalisé de la police de caractères est techniquement et juridiquement possible à un coût nul.



    Tout le raisonnement concernant Google Fonts déroulé depuis le début de ce courrier et ses conclusions s’appliquent également aux ressources des sociétés commerciales états-uniennes AppDynamics (appdynamics.com), Tealium (tiqcdn.com) et Ibenta (ibenta.io) qui sont également chargées en direct par l’espace client BP.



    Votre réponse reste muette sur la deuxième partie de mon courrier dans laquelle je vous signale l’infraction au RGPD que constitue le téléchargement auto, par l’espace client web BP, et sans base légale, de ressources hébergées sur les infrastructures techniques des sociétés commerciales européennes KeyCDN et Kameleoon.

    L’intérêt légitime (qui semble être la base légale prévue par la Notice BP pour la finalité mise en œuvre par les outils de ces sociétés commerciales) n’est pas recevable. Dans mon courrier initial, j’ai argumenté mal à propos, donc je vous présente ci-dessous mon argumentaire rectifié.

    Le traitement de données personnelles avec intérêt légitime doit être en adéquation avec l’objectif affiché, être nécessaire et être proportionné avec les droits et les libertés des personnes dont les données personnelles sont exploitées.

    Or, un système de gestion de la performance (KeyCDN) et un mécanisme de tests A/B (Kameleoon) ne présentent pas de réel intérêt dans le contexte d’un espace client. On peut leur substituer des enquêtes d’opinion auprès des clients ou le traitement des mécontentements émis par les clients auprès des conseillers clientèle ou un test comparatif réalisé sur un panel de volontaires représentatif des clients BP avant la mise en service d’une nouvelle version de l’espace client BP.

    De même, il n’est pas nécessaire d’externaliser ce type d’outils numériques : ils peuvent être internalisés (l’éventuel coût induit n’est pas un critère suffisant pour botter en touche d’après le CEPD), ou, a minima, être hébergés sur les infrastructures techniques de la BP (à coût quasi-nul).

    Enfin, dans le cas d’espèce, le transfert de données personnelles (adresse IP, date+heure, la rubrique consultée sur l’espace client BP, la marque et le modèle du navigateur web du client BP, la langue du client BP, etc.) à des sociétés tierces porte une atteinte inutile et disproportionnée aux droits des clients BP.

    Vous noterez que l’intérêt légitime a été invalidé par la Cour régionale de Munich dans le dossier Google Fonts sus-référencé précisément sur cet ensemble d’arguments.

    Le consentement n’est pas recevable. Il n’est pas recueilli explicitement à ce jour et le refus de tous les cookies (sauf ceux obligatoires) dans le pop-up dédié n’empêche pas le téléchargement desdites ressources et donc un transfert de données personnelles non-consenti à des sociétés tierces.

    Aucune autre base légale est applicable au cas d’espèce. Le transfert des données personnelles des clients BP sus-référencées aux sociétés commerciales européennes KeyCDN et Kameleoon est donc illégal.



    Je reformule les demandes de mon premier courrier (synthèse : mise en conformité RGPD de l’espace client web BP) :

    • Faire stopper les transferts illégaux de données personnelles à destination des sociétés commerciales états-uniennes Google, AppDynamics, Tealium (tiqcdn.com) et Ibenta.

      • Pour Google Fonts, la manière la plus rapide, simple et efficace est d’héberger la police de caractères utilisée par l’espace client BP sur les serveurs informatiques de BP, à côté des autres composants de cet espace client (pages de texte, images, etc.). Google le permet juridiquement sans procédure bureaucratique. Aucune difficulté technique. Cela accroîtra la robustesse de l’espace client BP (il deviendra insensible aux pannes de Google et/ou des intermédiaires techniques entre les clients BP et Google). À défaut, BP peut cesser d’utiliser une telle police au profit d’une de base.

      • Pour AppDynamics, Tealium et Ibenta, le plus rapide, simple et efficace est de cesser de recourir à ces outils dont l’intérêt réel est inexistant et dont l’externalisation engendre une atteinte disproportionnée aux droits des clients BP. Voir, par analogie, le raisonnement sur KeyCDN et Kameleoon présenté ci-dessus.
        • À défaut, il reste possible d’héberger ces outils sur les serveurs informatiques de BP (si leurs éditeurs le permettent), de recourir à des éditeurs européens, de développer en interne des outils équivalents, ou de recueillir le consentement explicite du client BP pour que certaines de ses données personnelles soient transférées aux États-Unis en tenant compte de l’analyse de la CNIL dans sa mise en demeure du 10 février 2022 concernant Google Analytics : « le consentement par un utilisateur au dépôt de traceurs lors de sa visite sur le site web ne saurait être considéré comme équivalent au « consentement explicite au transfert envisagé, après avoir été informée des risques que ce transfert pouvait comporter pour elle en raison de l'absence de décision d'adéquation et de garanties appropriées » au sens de l’article 49.1.a du Règlement. ». Dans tous les cas, le consentement (au traitement) est la seule base légale applicable, cf le raisonnement pour KeyCDN et Kameleoon.
    • Faire stopper les traitements de données personnelles dénués de base légale opérés par les sociétés commerciales européennes KeyCDN et Kameleoon. Pour ce faire, la BP devrait cesser de recourir à ces outils dont l’intérêt réel est inexistant (voir le raisonnement présenté avant les présentes demandes).
      • À défaut, la BP devra recourir à la base légale du consentement (et non pas à celle de l’intérêt légitime), à l’opt-in, et, en cas de refus du client BP, la BP devra s’interdire techniquement de faire télécharger les outils de ces sociétés par son navigateur web (notez bien qu’un refus devra empêcher le téléchargement, un cookie inerte / inactif n’est pas suffisant pour faire stopper le transfert / trt de données personnelles). Idem en cas de choix d’hébergement interne ou d’internalisation (base légale = consentement).

    Cordialement.



    J'ai également complété mes plaintes auprès de la CNIL (Comment faire ? https://services.cnil.fr/ > Connexion > Mes demandes > cliquer sur une plainte > bouton « Compléter ma demande »).

    Concernant les ressources téléchargées depuis des acteurs ricains :

    Bonjour,

    Le DPO de la Banque Populaire XXXXXXXXXX m'a répondu le 4 juillet 2022. Vous trouverez une copie de ce courrier en pièce jointe.

    Cette réponse n'est pas satisfaisante : elle est d'ordre général, elle ne dit pas un mot sur les infractions relevées, elle fait fi de la bibliographie proposée dans mon courrier initial, et de ce fait, elle nie la réalité et énonce des inexactitudes.

    De ces faits, cette réponse consigne une ignorance des mécanismes techniques en jeu et des décisions récentes (LG München 3 O 17493/20, EDPS 2020-1013, mise en demeure CNIL du 10 février 2022 concernant Google Analytics) pourtant référencées dans mon courrier initial, et/ou une volonté flagrante de ne pas comprendre, de ne pas traiter ma demande ou d'y faire obstruction afin de faire perdurer les pratiques de la banque.

    Le 9 juillet 2022, j'ai répondu à ce courrier par une nouvelle lettre recommandée avec accusé de réception. Vous la trouverez en pièce jointe accompagnée de la preuve de dépôt La Poste.

    Une nouvelle fois, j'en appelle à une intervention de la CNIL.

    Cordialement.



    Concernant les ressources téléchargées depuis des acteurs européens :

    Bonjour,

    Le DPO de la Banque Populaire XXXXXXXXXX (BP XXXX) m'a répondu le 4 juillet 2022. Vous trouverez une copie de ce courrier en pièce jointe.

    Les éléments de réponse concernent les faits signalés à la CNIL dans ma plainte numéro 28-7788, pas les infractions signalées dans la présente plainte.

    Le 9 juillet 2022, j'ai répondu à ce courrier par une nouvelle lettre recommandée avec accusé de réception. Vous la trouverez en pièce jointe accompagnée de la preuve de dépôt La Poste.
    Contrairement à mon courrier initial, j'y présente un argumentaire recevable invalidant la base légale de l'intérêt légitime.

    Face au silence du DPO BP XXXX, j'en appelle une nouvelle fois à une intervention de la CNIL.

    Cordialement.

    11/07/2022 03:13:47 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?iqgyYA
  • Générer une clé publique à partir d'une clé privée

    SSH (source : man) : ssh-keygen -y -f <CHEMIN_VERS_CLÉ_PRIVÉE> > <OÙ_SERA_STOCKÉE_LA_CLÉ_PUBLIQUE>. Évidemment, il faudra la phrase de passe si y'en a une.



    x509 (source) : openssl pkey -in <CHEMIN_VERS_CLÉ_PRIVÉE> -pubout -outform pem -out <OÙ_SERA_STOCKÉE_LA_CLÉ_PUBLIQUE>. Évidemment, il faudra la phrase de passe si y'en a une.

    Extraire la clé publique d'un certificat x509 : openssl x509 -in <CHEMIN_VERS_CERTIFICAT> -pubkey -noout -outform pem -out <OÙ_SERA_STOCKÉE_LA_CLÉ_PUBLIQUE>.



    Avec tout ça, on peut vérifier si une clé privée correspond à une clé publique. Pratique pour déceler les filous qui te dévoilent leur clé privée SSH (pour que t'autorise leur clé sur des serveurs que tu administres) et qui te filent la clé publique de la paire désormais compromise alors que tu leur a explicitement demandé de générer une nouvelle paire de clés (non, ce n'est pas parce qu'on travaille ensemble, que je suis ton administrateur systèmes, que tu dois considérer que ça ne craint pas de me montrer ta clé privée).

    07/07/2022 16:39:38 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?3NmL9A
  • VRAI OU FAKE : une antenne 4G est-elle responsable de la dégradation de l'état de santé des vaches d'un élevage ? - Choses vues, sur le web et ailleurs

    Ce que cet article ne précise pas, c'est que la FNSEA a pesé de tout son poids pour obtenir cette décision, ce qui est intéressant à plus d'un titre, comme le rapporte un récent Canard Enchainé (GuiGui pourra confirmer).

    Je confirme, c'est dans le CoinCoin du 15 juin 2022 (avant-dernier point). :)

    27/06/2022 03:19:07 - permalink -
    - https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?OXQ7MQ
  • Dans le Canard enchaîné du 15 juin 2022

    • Un sous-fifre de Poutine est chargé de collecter ses déjections naturelles pour les emporter à Moscou. Signe de maladie ? C'pas nouveau. Sous Staline, le KGB collectait celles de Mao. Le dirlo de l'ex-DGSE a raconté avoir ordonné, durant la guerre froide, le prélèvement de l'urine de Léonid Brejnev, au prix du démontage de la plomberie d'une chambre d'hôtel ;

    • À 18 h 30 le 12/06, Macron a reçu les premiers résultats des élections législatives. À 19 h, de mémoire, pour ceux de la présidentielle 2021. En revanche, le petit peuple doit attendre 20 h (fermeture de tous les bureaux de vote). J'ai toujours trouvé ça profondément injuste, d'où j'ai toujours trouvé pertinent Radio Londres (un hashtag de circonstance qui ressort à chaque élection) ;

    • La France dispose de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) équipés chacun de 16 missiles coiffés de six têtes nucléaires. En temps normal, nous en avons un à l'eau. Dès l'offensive russe en Ukraine, Macron a ordonné la mise à l'eau de 3 d'entre eux. Mais « pour des raisons logistiques » (sans plus d'info), nous sommes incapables d'en maintenir simultanément plus de deux à la flotte ;

    • Exercices « Poker » des forces stratégiques françaises (chargées des armes atomiques au sein de l'armée de l'air). Deux escadrons, dont l'un est basé à Saint-Dizier (base 113). Avion-radar Awacs, Rafales (les forces stratégiques en détiendraient 43), ravitailleurs en vol, et avions de chasse simulant des ennemis. Quatre fois par an. 20 k€ l'heure d'exercice ;

    • Encore un cloud souverain français supplémentaire : Atos-Google-Amazon. Souverain en se maquant aux ricains et en revendant / marketant des technos ricaines… Va comprendre… Créer un écosystème européen avec le bon niveau de service (formation, garantir des investissements et des commandes publiques, protéger les acteurs européens, etc.), non, toujours pas ? Poin poin poiiiin ;

    • Article qui rappelle les contraintes du boulot d'assistant parlementaire. Diplômés mais saisonniers. Gros volume horaire. Pressions. Humiliations. Salaire pas ouf (1,5 - 3 k€ net mensuels). Entre le début de la législature précédente, en 2017, et le 31 décembre 2021, 6 k contrats de travail ont été conclus, 4 k ruptures. 501 arrêts de travail en 2021. Certains députés changent d'assistant tous les deux à trois mois… Les députés plaident leur non-formation au management ou la recherche de la perle rare… Mais bien sûûûûr… Il faut être former pour ne pas être un connard, de nos jours ?! (enfin, pour l'être en y mettant la forme, ce qu'est le management) ;

    • Plomb dans l'aile de l'interdiction des vols courts. Votée dans la loi Climat et résilience de 2021. En novembre 2021, transmission d'un premier décret à l'UE afin de déroger au principe de liberté du trafic aérien intracommunautaire. Retoqué. La Commission UE n'est pas convaincue que l'initiative française réponde de manière proportionnée à un problème environnemental grave. L'étude d'impact jointe à la loi vise une réduction de 55 k tonnes les émissions CO² annuelles de la France, soit 1/10 000. Sur les huit lignes concernées, Air France en avait déjà supprimé trois non rentables. La DGAC se refuse à fermer les cinq restantes par peur que les voyageurs vers l'étranger avec transit par Roissy (la majorité) les remplacent par des vols plus longs vers Bruxelles, Londres, Francfort, etc. ce qui ferait moins de thune et plus de CO2… Autre problème : la mesure favorise la SNCF. Distorsion de concurrence honnie par l'UE ;

    • Pour la première fois, la FNSEA a assisté un éleveur laitier qui se plaignait de la pose d'une antenne GSM à 250 m de son champ. « Première fois » d'après Le Monde, le président de l'Association nationale des animaux sous tension (si, si, ça existe), et le secrétaire général de la Confédération paysanne. Efficace : maires, membres de la chambre d'agriculture, préfet, député, tout le monde s'est bougé. Entre 2014 et 2016, la FNSEA et Orange ont passé un accord national pour lancer l'agriculture connectée afin de développer la compétitivité des exploitations agricoles. Ça me semble normal qu'un syndicat tape des deux côtés : soutenir ses membres / s'intéresser à leurs problématiques (l'éleveur en question est un ex-reponsable de la FDSEA) et profiter des propositions des opérateurs (ce qui revient à soutenir ses membres). Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a imposé l'extinction de l'antenne durant 2 mois « pour voir ». J'aimerais que l'on m'expose les causes des problèmes constatés (vaches à la mâchoire bloquée ou aux yeux qui roulent qui mangent et qui bougent moins, 42 mortes sur 200, production de lait divisée par deux), car il se passe manifestement quelque chose (bluff ? médocs ? qualité de l'eau ? maladie ?) ;

    • La Cour de justice britannique a validé, en appel, la mesure du plan Immigration du gouvernement qui permet d'expédier les demandeurs d'asile au Rwanda (et de sous-traiter leur demande à la justice du coin) en échange de 120 millions de livres. ÉDIT DU 28/11/2023 : la Cour suprême a retoqué cela le 15/11/2023. FIN DE L'ÉDIT.
    27/06/2022 03:06:56 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?2VfrVA
  • Dans le Canard enchaîné du 8 juin 2022

    • Ça trolle encore le seuil de richesse (3 600 €/mois de revenus pour une personne seule). Quid du patrimoine ? Propriétaire ou locataire ? Quid de la disparité du coût de la vie entre villes et villages ? Quid du jeune ménage qui doit équiper sa piaule et celui qui a déjà tout ? Etc. Pour moi, la prise en compte du seul revenu était un moyen simple d'avoir une vision macroscopique. Va calculer le patrimoine ou les choix des uns et des autres (habiter ici ou là, loyer ou frais de voiture, choix d'être proprio ou non, choix de tel aménagement de sa piaule, etc.)… ;

    • Syndicat. FO vire réformiste, ça tangue à la CGT, donc ça va être difficile de résister aux politiciens. :( Frédéric Souillot prend la tête de FO. Originaire de la fédération de la métallurgie, qui est la porte-drapeau du courant réformiste. Poin poin poiiiin. Mailly, ex-ex-chef de FO aurait soufflé à Macron l'idée d'un conseil national de la reconstruction / refondation (qui semble être passée à la trappe depuis les législatives).
      • Côté CGT, plusieurs gros bataillons (fédération de la chimie, agroalimentaire, du commerce, Bouches-du-Rhône, Val-de-Marne, etc.) reproche à Martinez son autoritarisme et ses prises de décision sans concertation (accord avec Greenpeace, par exemple). La dissolution de la section de l'usine Peugeot de Poissy, associée au retrait de son leader médiatique Mercier, a jeté un froid. La puissance fédération des cheminots a rejoint la sédition après la désignation, par Martinez, de sa future remplaçante, Marie Buisson. Laurent Brun, patron des cheminots s'y voyait + Buisson entend mêler écologie et social, ce à quoi tout le monde à la CGT n'est pas prêt ;
    • La CIA aurait toujours son antenne parisienne au 14 boulevard Haussmann, le même immeuble que le Figaro. Lire aussi. En sus de celle sous les toits de l'ambassade ricaine à Paris ? ;

    • Abus d'un maton sur un détenu. Prison du Pontet, près d'Avignon. Un maton entre dans la cellule d'un détenu avec une barre de métal planquée sous sa manche. Le détenu l'expulse et lui assène deux coups de pied dans la tête alors qu'il est à terre. La collègue matonne, témoin de la scène, couvre son collègue. Au départ, le détenu était accusé d'avoir insulté le maton et de l'avoir attiré de force dans sa cellule pour le passer à tabac. La vidéosurveillance a permis de savoir la vérité (dommage d'en arriver là). Six mois ferme pour le détenu. Peine avec sursis + procédure disciplinaire en cours + suspension temporaire pour le maton. La matonne est montée en grade et sa peine n'est pas consignée dans son casier judiciaire… ;

    • Violence de l'État. Hôtel Martinez de Cannes. 77 ans de procédures. En 49, Martinez est lavé de complicité avec les boches mais est jugé financièrement solidaire des agissements de Szkolnikoff (collabo, marché noir). En 44, l'hôtel avait été mis son séquestre par l'administration des Domaines. En 79, l'hôtel tombe dans l'escarcelle de l'État au titre de recouvrement de la condamnation de 49. En 81, l'État le revend au groupe Taittinger pour 65 millions de francs alors qu'il est estimé à 140 millions par le juge de l'expropriation. Prix d'ami autorisé par Giscard. L'État demande à la fille Martinez de prouver qu'elle a apuré les dettes de son père tout en refusant de lui communiquer un état des remboursements effectués par ponction sur les bénéfices. En 2017, le juge de Monaco (les holdings immobilières de Szkolnikoff y étaient enregistrées) sonne la fin du séquestre. Monaco communique la comptabilité, et l'héritière découvre le trop-perçu (174 millions d'euros). De sus, la dette était éteinte depuis 66… ;

    • Dans les instances internationales (comme l'ONU), la Turquie se nomme désormais Türkiye, et ce dans toutes les langues. Pourquoi ? Ne plus se nommer Turkey (dinde) en anglais ? Flatter le nationalisme truc, aussi ;

    • La suppression, dans les années 90, des inspecteurs de l'éducation finlandaise a permis des économies sans rien perdre. Un haut responsable explique aujourd'hui que les jours d'inspection étaient nommés « jour de théâtre » donc qu'ils ne servaient à rien. En France, d'après Fakir (numéro 100), ces inspecteurs couvrent le harcèlement moral et la maltraitance d'écoliers par des profs et/ou des directeurs d'école ;

    • Énième article pour rappeler que les plateformes numériques ne sont pas nos potes. Ces temps-ci, Vinted bloque en masse le compte de ses meilleurs vendeurs. Aucune explication. Règles floues (nombre d'articles neufs à la vente acceptables ? Somme ?). Les entrepreneurs (le Canard évoque 3 k€ de chiffre d'affaires par mois par ci, 7 k€ par mois par là) se retrouvent piégés… par un intermédiaire qui fait bien ce qu'il veut, comme toute dépendance. Ce type de plateforme est bien pour débuter, mais quand on fait 7 k€ de CA mensuel, on devrait réfléchir à s'émanciper, à se construire sa propre boutique, etc. ;

    • Solutionnisme technologique. Le Haut Conseil pour la santé publique reprend une préconisation de l'association Halte aux marées vertes, l'installation de capteurs sur les côtes bretonnes envahies par les algues afin de mesurer la quantité de gaz toxique dégagé lors de leur décomposition. Agir à la source sur les élevages intensifs ? Noooon, on a encore besoin de chiffres. Et puis ça permettra de lever des alertes pour prévenir le badaud. Sans badaud, plus de problème.
    26/06/2022 23:36:42 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?jZRwmA
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