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  • KissKissBankBank et Societe.com sont des filiales du groupe La Poste

    Tiens, j'ignorais que KissKissBankBank et Societe.com sont des filiales du groupe La Poste.

    25/11/2022 19:28:42 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Eb2gag
  • New US Executive Order unlikely to satisfy EU law

    Une décision d'adéquation est un acte de l'exécutif européen, la Commission européenne (CE), qui reconnaît que le droit d'un pays tiers (hors UE) offre un niveau de protection des données personnelles compatible avec celui de l'UE, ce qui permet d'y transférer des données persos sans frein (article 45 du RGPD).

    En 2015, la Cour de Justice de l'UE (CJUE) a invalidé le Safe Harbor, nom donné à la décision d'adéquation des États-Unis prise par la CE à la fin des années 90. Arrêt dit « Schrems I ».
    Les États-Unis et la CE négocient rapidement sa successeure, la décision d'adéquation nommée Privacy Shield. La CJUE l'invalide en 2020 (arrêt dit « Schrems II »).
    Depuis, une nouvelle décision d'adéquation est en négociation.

    Biden a pris un décret présidentiel afin de rendre les pratiques de ses services de renseignement conformes aux attendus de la CJUE, permettant à la CE de prendre une nouvelle décision d'adéquation.

    D'après une première analyse de NOYB, si ce décret présidentiel reprend le vocabulaire clé de l'UE, il en change le sens. « Proportionnalité » s'entend toujours comme « aussi adapté que possible ». « Recours juridictionnel effectif » s'entend toujours comme un recours devant une Cour qui dépend de l'exécutif et qui adresse des réponses automatiques sans débat (en première instance). Donc, a priori, les critères posés par la CJUE ne sont toujours pas satisfaits.

    Depuis ce décret présidentiel, la CE peut prendre une nouvelle décision d'adéquation. Elle est attendue pour le printemps 2023.

    Deux notes :

    • La section 702 de la loi FISA prend fin en 2023. Pour continuer, il faudra le renouvellement du Congrès. NOYB voit là une occasion, pour les États-Unis, d'ajouter des gardes-fous, des garanties, etc.

    • However, the US takes the view that foreigners don't have privacy rights. I doubt that the US has a future as the cloud provider of the world, if non-US persons have no rights under their laws.

    25/11/2022 18:56:45 - permalink -
    - https://noyb.eu/en/new-us-executive-order-unlikely-satisfy-eu-law
  • GDPR Rights in Sweden

    Under Swedish law, a party can request a decision within four weeks, if an authority has not decided within six months. Following three years of inactivity, the complainant requested a formal decision under Section 12 of the Swedish administrative law, which was rejected by the Swedish IMY, arguing that it is undertaking a parallel ex officio investigation into Spotify and that the complainant is not a party to the procedure.

    Une enquête de son propre chef d'une APD, même si elle est plus large qu'une réclamation déposée par un lambda auprès de la même APD, ne fait pas obstacle à une demande de prise de décision (après six mois de silence, dans la loi suédoise) portant sur la réclamation.

    Attention, il s'agit d'une loi suédoise relative aux administrations, pas tellement d'une loi relative aux données persos, donc ce cas peut être cité en exemple mais n'est pas transposable à un autre pays de l'UE. Et la décision fait toujours l'objet d'une contestation devant la cour suprême suédoise en juin 2023.

    25/11/2022 18:31:41 - permalink -
    - https://noyb.eu/en/gdpr-rights-sweden
    RGPD
  • La privacy comme opportunité - OCTO Talks !

    L’approche est toujours la même. Commencer par faire un inventaire des données que nous traitons. Ensuite, chercher le montage juridique qui permet de ne rien changer aux process habituels. Puis mettre en œuvre ce montage. C’est ce qui produit des textes longs, arides, qu’on demande à l’utilisateur final de valider d’un clic, le plus souvent sans le lire. Et hop, magie du droit : on a obtenu le consentement de l’utilisateur, on peut continuer comme avant. […] Elle positionne la privacy comme un poste de coût, comme un risque, comme une chose qui n’est pas souhaitable.
    […]
    Le message affiché dit une chose (en général “we value your privacy”), alors que la réalité porte un message contraire (tu signes le contrat, 73 pages, maintenant, sans le lire). L’utilisateur sait bien, quand il signe ça, que tout le monde ment dans cette histoire. Non, il ne l’a pas lu. Et non, personne ne “value” sa privacy. On positionne l’utilisateur comme ennemi, d’une certaine manière. Quelqu’un a qui on fait signer un document, plus ou moins sous la contrainte, par lequel il s’engage à ne pas nous faire un procès, c’est un ennemi.
    […]
    Voilà bien un point clef de compréhension. Si on en vient à devoir demander son consentement explicite à l’utilisateur, c’est qu’on est en train de porter atteinte à sa vie privée d’une manière qui ne lui rend pas service. Le consentement n’est pas la première condition de tout traitement de données personnelles. C’est au contraire la dernière, si vraiment il n’y a aucun motif légitime, avant de faire un truc potentiellement un peu crado, il faut demander la permission.
    […]
    Le plus souvent, une fois que ce point est posé, il reste l’objection clef : tout le business du digital, c’est de saccager la vie privée des gens, pour pouvoir les modéliser et les profiler, pour vendre de la publicité ciblée le plus cher possibles, et faire de la prédiction de comportements. Bref, si on veut exister en ligne, il faut se calquer sur le modèle américain.
    […]
    Tentons une autre approche. Considérons que le RGPD est un texte qui protège les Européens, qui impose nos valeurs (comme le respect de la vie privée) dans un monde qui les ignore. Le texte nous dit que les entreprises qui ne respectent pas ces valeurs ne sont pas les bienvenues sur le marché unique européen. Sous cet angle, le RGPD offre un effet protectionniste évident : les entreprises européennes, qui respectent la vie privée comme une chose précieuse et désirable, gagnent un avantage concurrentiel évident. L’écosystème du numérique européen peut se mettre à exister, et obtenir un accès protégé au marché le plus profitable du monde.
    […]
    Voilà bien un équilibre de Nash. Toutes les entreprises européennes ont intérêt à utiliser à leur avantage l’effet protectionniste du RGPD, mais chacune a l’idée que si elle s’y colle en premier, elle va se faire tailler en pièces par celles qui ne respectent pas la norme. Normalement, pour sortir de ce type d’équilibre néfaste, il faut une action de régulation du marché.

    Oui. C'est à ce titre que la décision de l'autorité allemande de la concurrence de considérer que des infractions au RGPD constituent une atteinte à la concurrence est une bonne idée, faute de mieux.

    #Bayart

    25/11/2022 17:48:08 - permalink -
    - https://blog.octo.com/la-privacy-comme-opportunite/
  • EDPS takes legal action as new Europol Regulation puts rule of law and EDPS independence under threat | European Data Protection Supervisor

    • Europol (coordination européenne des flics) pratique illégalement la pêche de gros de données personnelles, y compris, donc, de personnes sans lien établi la criminalité ;

    • En janvier 2022, l'EDPS (la CNIL européenne) lui ordonne d'arrêter. Europol n'a pas compétence pour faire ça. Tous les jeux de données plus vieux que six mois qui n'ont pas été catégorisés (criminel, victime, etc.) doivent être supprimés ;

    • En juin 2022, un nouveau règlement européen concernant Europol est adopté par le Parlement et le Conseil. Il étend le mandat d'Europol concernant l'échange de données persos avec des entités privées, l'utilisation de l'IA, et le traitement de grands jeux de données. Europol devient donc autorisée à traiter de gros jeux de données dans certains cas, ce qui va augmenter la quantité de données persos collectées, traitées et stockées par Europol, y compris celles de personnes sans lien avec la criminalité ;

    • Le même Règlement autorise Europol à traiter les jeux de données qu'elle détenait illégalement avant son adoption, ce qui outrepasse la décision de l'EDPS de janvier 2022.

    En matière de police, je n'aime pas voir être associés les mots IA et jeux de données… Surtout quand il y a eu abus passé. On se rapproche d'une collecte massive et d'une approche prédictive de la criminalité, tout de même. :(

    Via https://twitter.com/gchampeau/status/1573030150953902082.

    25/11/2022 17:27:51 - permalink -
    - https://edps.europa.eu/press-publications/press-news/press-releases/2022/edps-takes-legal-action-new-europol-regulation-puts-rule-law-and-edps-independence-under-threat_fr
  • Envoi en masse d'un email sans copie carbone invisible et RGPD

    Pas conforme (sécurité des données, articles 5.1f et 32 du RGPD, voire détournement de finalité articles 5.1b et 6), d'après les Autorités de Protection des Données personnelles grecque, espagnole, belge, et anglaise, que ce soit un conseil municipal, une école, un cabinet d'avocats, ou une œuvre de charité. Même pour quelques clients d'un même cabinet d'avocats.

    Via https://twitter.com/aeris22/status/1466123307762208785.

    25/11/2022 17:00:28 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?1pX6oA
  • Directive « Police-Justice » : de quoi parle-t-on ? | CNIL

    […] le « paquet européen de protection des données à caractère personnel », composé du règlement n° 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (RGPD) et de la directive n° 2016/680 du 27 avril 2016, dite directive « Police-Justice ».
    […]
    Le RGPD a vocation à s’appliquer à l’ensemble des traitements de données à caractère personnel dans les Etats membres, à la fois dans le secteur public et le secteur privé, à l’exception toutefois des traitements mis en œuvre pour l’exercice d’activités qui ne relèvent pas du champ d’application du droit de l’Union européenne, telles que les activités de sûreté de l’Etat ou de défense nationale, et ceux mis en œuvre aux fins de la directive « Police-Justice ».

    Ooook. Trois contextes (champs d'application) distincts :

    • Directive européenne Police-Justice : pénal, application des peines judiciaires, prévention, maintien de l'ordre, PNR, etc. ;

    • Loi Informatique et Libertés (1978) : sûreté de l'État et défense nationale (car ce ne sont pas des compétences de l'UE donc hors directive Police-Justice et RGPD) ;

    • RGPD pour le reste.

    Droits en plus et/ou en moins entre la directive Police-Justice et le RGPD (notamment un droit d'accès restreint voire indirect pour la directive).

    25/11/2022 16:37:54 - permalink -
    - https://www.cnil.fr/fr/directive-police-justice-de-quoi-parle-t
  • DCP or not DCP ? – Carnet de notes

    Pour rappel, une donnée personnelle n'est pas forcément nominative, c'est plus vaste. Une donnée, ou un ensemble de données, publiée ou non, qui peut être liée, par quiconque et par tous moyens, maintenant ou dans le futur, à une personne ou un groupe restreint de personnes est une donnée à caractère personnel (DCP). Une somme de données persos, ça peut définir un profil fantôme : on ne sait pas encore, mais on va savoir (exemple de la collecte des pages web lues, car elles intègrent toutes une police de caractère distante).

    Un numéro de compte client est une donnée identifiée auprès d'un responsable de traitement (RT), car il l'a collecté ou associé à une identité. Une plaque d'immatriculation ou un numéro de sécu est une donnée identifiante : quelqu'un d'autre que le RT peut faire le lien (si je publie la photo d'une plaque d'immatriculation, je suis un RT en incapacité de nommer le titulaire de la carte grise, mais un tiers le peut). Les exemples de l'article pointé sont des données possiblement identifiantes : à première vue, un RT qui les collecterait peut ne pas avoir conscience qu'elles sont identifiantes. Le RGPD protège ces trois types de données (d'où l'exigence d'analyses d'impact sur les données détenues, par ex.).

    Cet article donne quelques exemples. Mes préférés sont les traces GPS de footing (numéro 3), la balance connectée (numéro 6), la vente de médicaments (numéro 8) et le triplet genre / date de naissance / code postal (87 % de ré-identification).

    (Le terme consacré est « donnée à caractère personnel », pas « donnée personnelle », mais ça va plus vite. :- )

    Via https://twitter.com/aeris22.

    #définition

    25/11/2022 16:31:41 - permalink -
    - https://n.survol.fr/n/dcp-or-not-dcp
  • Comment identifier un morceau de musique sous Linux avec Songrec et Shazam ?

    Identifier le titre et l'auteur d'une musique : SongRec est un client Shazam (Rust, GPL) disponible sur GNU/Linux.

    Depuis un fichier, un micro, ou les haut-parleurs (une option de SongRec évite même d'aller configurer la boucle sortie son standard vers entrée son standard dans PulseAudio / Alsa / autre).

    flatpak install --user flathub com.github.marinm.songrec
    flatpak run com.github.marinm.songrec

    25/11/2022 16:04:53 - permalink -
    - https://korben.info/identifier-chanson-shazam-linux-songrec.html
  • Modifier la police utilisée par défaut - OpenOffice Writer

    Changer la police par défaut de LibreOffice Writer : Outils, Options -> LibreOffice Writer -> Polices standard (occidentales).

    25/11/2022 15:56:14 - permalink -
    - https://www.pcastuces.com/pratique/astuces/1693.htm
  • [Tip] Force Firefox to Start Downloads in Temp Folder Again – AskVG

    Avant, quand je cliquais sur un fichier dans une page web, Firefox m'affichait une popup. Si je choisissais d'ouvrir, le fichier était stocké dans /tmp. Et il y restait même après la fermeture du fichier (j'ai parfois récupéré des trucs après coup). Si je choisissais de télécharger, Firefox le rangeait dans ~/Téléchargements.

    Depuis que Debian stable est passé à la version 102 de Firefox, celui-ci range tout dans ~/Téléchargements, qui devient un vrai zouk.

    Pour retrouver l'ancien comportement : browser.download.start_downloads_in_tmp_dir à true dans about:config.

    J'ai également constaté que Firefox commence le téléchargement (dans /tmp si « start_downloads_in_tmp_dir » est à true) avant que je choisisse d'ouvrir ou de télécharger. Johndescs me dit que ça fait déjà quelques versions. En tout cas, ça a rien à voir avec ce que je viens de décrire : même avec « start_downloads_in_tmp_dir » à false (valeur par défaut), Firefox télécharge en anticipation.

    25/11/2022 15:53:57 - permalink -
    - https://www.askvg.com/tip-force-firefox-to-start-downloads-in-temp-folder-again/
  • Forum OpenOffice LibreOffice NeoOffice - [Résolu]Correcteur orthographe ne souligne pas les fautes - (Consulter le sujet)

    Quand le correcteur orthographique de LibreOffice Writer ne souligne plus les fautes (alors qu'il est activé dans les options), il faut supprimer le profil utilisateur car il doit être corrompu. Il se trouve dans ~/.config/libreoffice.

    25/11/2022 15:43:40 - permalink -
    - https://forum.openoffice.org/fr/forum/viewtopic.php?t=55341
  • [ Critique du palliatif « serveur mandataire » en matière de transfert de données persos ] Google Analytics et transferts de données : comment mettre son outil de mesure d’audience en conformité avec le RGPD ? | CNIL

    En février 2022, la CNIL a mis en demeure plusieurs sites web de ne plus utiliser Google Analytics : transfert illégal de données personnelles vers les États-Unis, car ils ne présentent pas de garanties suffisantes de respect de la vie privée.

    La problématique fondamentale qui empêche ces mesures de répondre à la problématique de l’accès aux données par des autorités extra-européennes est celle du contact direct, par le biais d’une connexion HTTPS, entre le terminal de la personne et des serveurs gérés par Google. […] Les requêtes qui en résultent permettent à ces serveurs d’obtenir l’adresse IP de l’internaute ainsi que de nombreuses informations sur son terminal. Celles-ci peuvent, de manière réaliste, permettre une réidentification de celui-ci et, en conséquence, l’accès à sa navigation sur l’ensemble des sites ayant recours à Google Analytics.

    J'en profite pour rappeler que le RGPD ne prévoit pas d'approche par les risques en matière de transfert de données persos vers un pays qui ne présente pas un niveau adéquat de protection de la vie privée. Donc, peu importe la probabilité qu'un européen fasse l'objet d'une demande des autorités ricaines.



    Je découvre les recommandations du CEPD sur les mesures supplémentaires à mettre en œuvre lors d'un transfert de données personnelles hors de l'UE et en l'absence de décision d'adéquation.

    En juin 2022, la CNIL a publié cette notice sur l'utilisation d'un reverse proxy comme mesure technique supplémentaire autorisant le transfert vers les États-Unis.

    Cette méthode peut être utilisée avec d'autres destinations / produits / outils que Google Analytics.

    Elle me semble être une mauvaise idée à tous les niveaux :

    • Technique :
      • La complexité pour bien configurer le proxy (afin qu'il supprime toutes les données personnelles) dépasse le niveau moyen des informaticiens actuels. De même, il faut prévoir le suivi dans le temps des normes (HTTP/2 ajoute-t-il des entêtes systématiques qui contiennent des données personnelles ?) et de ce que l'on dissimule derrière le proxy (la dernière version du produit récupère-t-elle des données persos supplémentaires ? Changement d'URL de la ressource. Etc.). À plus ou moins long terme, ça va nécessairement se terminer en fuite de données persos vers la destination :( ;

      • Toutes les données personnelles ne peuvent pas être retirées. Exemple : la langue (entête HTTP « Accept-Language ») en fonction de ce qu'on dissimule, ou des entêtes plus techniques qui peuvent contenir l'URL du site web d'où l'on vient comme HTTP CORS.
    • Organisation :
      • L'opacité induite empêche un audit extérieur. C'est, à mon avis, la pire chose. Sans proxy, n'importe qui peut utiliser uMatrix et/ou les outils de développement web de son navigateur web pour constater l'existence d'un transfert de données personnelles. Or, il n'est pas possible, ni au quidam ni au bien informé, de constater ce qui transite entre un reverse proxy et la destination finale (toutes les données personnelles ont-elles été retirées ?). Cela signifie qu'il faut s'en remettre à une conformité interne (très souvent inexistante) ou à un improbable (statistiquement) contrôle de la CNIL ou au signalement d'un (ex-)employé ;

      • Il faut mener une réflexion approfondie sur l'impossibilité de ré-identifier une personne avec les données transmises… et l'actualiser lorsque le produit dissimulé change (la nouvelle donnée récupérée est-elle personnelle ? Si oui, peut-on la pseudonymiser ou la retirer ? Etc.). Le temps ne serait-il pas mieux investi dans la mise en place une vraie alternative conforme au RGPD ? Sauf que, le coût de l'analyse et de la mise en place sera minoré par les chefs ("ho, un proxy, c'est facile, apt-get install et c'est réglé"), donc la solution de reverse proxy sera privilégiée, à tort.
    • Politique et économie :
      • Réponse technique à un problème qui ne l'est pas. Fuite en avant pour conforter nos habitudes. Manque de volonté pour définir une politique économique volontariste permettant l'émergence d'acteurs européens avec le même niveau de service que les ricains à l'aide d'un protectionnisme réglementaire que permet le RGPD. Solution du statu quo. "Un proxy c'est bien, car on ne sait pas et on ne saura pas faire aussi bien en UE". Défaitisme.

    Dans le cas d'un outil de mesure d'audience (Google ou autre), l'utilisation d'un reverse proxy retire une grande partie de l'intérêt de l'outil. :D

    La CNIL a une mission de conseil (article 8 de la loi I&L), mais pas de n'importe quoi. Là, on se tire une balle dans le pied, surtout avec l'absence de contrôle depuis l'extérieur. :(

    Sans surprise, ce qui devait arriver arriva : https://www.linforme.com/tech-telecom/article/transfert-de-donnees-vers-les-etats-unis-le-figaro-epargne-par-la-cnil_1801.html

    Certes, la Société du Figaro a bien mis en œuvre dans l’intervalle de ces trois années des mesures techniques (en l’occurrence, une « proxyfication », consistant en l’utilisation d’un serveur intermédiaire pour limiter les risques d’identification des internautes), mais les choix opérés n’ont pas été jugés suffisamment solides par la CNIL. Dans un courrier daté du 4 juin, adressé à la plaignante et qu’a pu lire l’Informé, Marie-Laure Denis, présidente de l’autorité relève qu’ils « n’ont pas permis d’éviter le transfert de données à caractère personnel des utilisateurs du site web LeFigaro.fr vers les États-Unis ».

    25/11/2022 14:54:38 - permalink -
    - https://www.cnil.fr/fr/cookies-et-autres-traceurs/regles/google-analytics-et-transferts-de-donnees-comment-mettre-son-outil-de-mesure-daudience-en-conformite
  • « Il nous faut un CDN ! » Ou pas

    Un truc qui me fascine : le recours massif à un CDN… Sans trop savoir pourquoi ni vérifier son paramétrage ni évaluer le gain économique réel ? J'ai l'impression qu'il s'agit d'une frénésie, de mode, de suivisme, pas de décisions rationnelles. Je vais tenter de développer ce ressenti.

    Même les dino s'y sont mis. Gandi (l'espace client). Un hébergeur qui ne sait pas héberger ses propres JavaScript et CSS ? Le noyau Linux (docs.kernel.org, bugzilla.kernel.org). L'IETF (site web vitrine et certains outils comme le suivi des documents ‒ datatracker ‒). La discussion des normes techniques d'Internet chez Cloudflare… Le RIPE (site web vitrine). Ces personnes sont capables de monter des architectures techniques aussi chiadées qu'Atlas, que RIPEstat / RIS, ou que des référentiels pour gérer les ressources Internet rares (adresses IP, numéros d'AS, racine RPKI), mais plus d'héberger un simple site web ? Qui va croire que ces sites web reçoivent une plus forte affluence qu'avant alors qu'ils sont très techniques et mêmes inconnus de nombre d'informaticiens ?

    J'ai déjà râlé sur Debian et OpenStreetMap.

    Il y a ceux qui recours à un CDN alors que leurs concurrents encaissent quasi deux fois plus de visiteurs qu'eux sans CDN. Exemple : Les Jours (12 000 abonnés en 2021) a recours à un CDN alors qu'Arrêt sur images (22 000 en 2021) n'en utilise pas. On peut mettre ça sur le compte aussi bien d'un site web mal conçu (gourmand en ressources) que d'une fréquentation tout au long d'une journée différente que d'un arbitrage délibéré ("on préfère dépenser la thune sur autre chose ‒ salaires, investissements, etc. ‒, ce CDN réduit notre facture d'hébergement conventionnel").

    Il y a ceux qui ont la puissance de calcul pour génerer les pages web dynamiques de leur site web, mais pas pour diffuser quelques images, documents PDF, etc. alors que les ressources statiques se mettent très facilement en cache, aussi bien côté serveur (Varnish, HAProxy, etc.) que client (entêtes HTTP Cache-Control et Expires, désactiver ETAG, etc.). Exemple : Next Inpact.

    Il y a les incohérents qui ne recourent pas à un CDN sur toutes leurs pages alors qu'on peut pourtant prédire qu’elles reçoivent la même quantité de trafic et que leur tenue de la charge est tout aussi nécessaire pour le fonctionnement global du service. Exemple : le fisc français. Le portail d’authentification de l'espace web pour les particuliers et le tableau de bord après authentification, sans lesquels l’accès au service (et donc les démarches administratives) est impossible, ne sont pas derrière un CDN…

    Dans leurs réponses, les CDN incluent des entêtes HTTP additionnels (curl -D - -so <URL> ;) ). On peut y lire le nom du serveur qui a traité la requête web, qui, très souvent, indique sa localisation géographique. On peut aussi y lire si le CDN a servi une copie du contenu qu'il détenait ou s'il le récupére, en temps réel, à chaque demande, auprès de l'hébergeur final, auquel cas il a servit à rien (le serveur final a mouliné) et il a même fait perdre du temps (trajet client -> CDN -> hébergeur final + retour au lieu de client -> hébergeur + retour).

    C'est ainsi que l'on constate que toutes les requêtes pour les pages web (le texte) de Mediapart, de L'informé ou de sites web officiels français gérés par la DILA (Légifrance, Journal-Officiel, Service Public, Vie-Publique, etc.) parviennent à leur hébergeur final (cf. entête HTTP « x-cache: MISS »). Cloudflare permet de configurer la mise en cache des pages dynamiques, mais Numerama ou Les Jours n'ont pas effectué cette configuration, donc toutes les requêtes pour leurs pages web doivent être traitées par leur hébergeur (cf. entête HTTP « cf-cache-status: DYNAMIC »). Intérêt du CDN ? À leur décharge, la mise en cache de pages dynamiques contenant des données personnelles (Mediapart : identifiant dans le menu horizontal supérieur) n'est pas triviale (ben oui, il ne faut pas servir une page contenant les données persos d'une autre personne… Et mettre en cache X versions d'une page pour X abonnés, ça revient au même que de se passer de cache).

    Il y a les champions qui cumulent un hébergeur Google Cloud et un CDN Fastly. Comme si Google ne disposait pas de ressources suffisantes ni d'une excellente connectivité de son réseau à travers le monde ni d'une capacité à encaisser les attaques par déni de service… Exemple : L'informé. Faisons l'hypothèse que Fastly coûte moins cher que de la ressource supplémentaire Google Cloud et que l'utilisation de Fastly permet la montée en charge d'un nouveau journal, mais je prends les paris que le CDN demeurera après la montée en charge (qui est un prétexte parmi d'autres) parce que ça marche, parce qu'on a oublié, parce qu'on s'en fiche le public nous aime comme ça, parce qu'on a toujours fait comme ça, blablabla.

    Alors, oui, un CDN ne sert pas qu'à mettre en cache. Il peut aussi filtrer des attaques informatiques (par déni de service, applicatives, etc.) plus efficacement que d'autres prestataires (typiquement les gros hébergeurs) car il a accès à la requête web, donc à plus d'infos pour arbitrer, et peut-être pour moins cher qu'une prestation spécialisée vu les parts de marché des CDN. On ne peut donc pas totalement préjuger de la volonté de ceux qui y ont recours. Même si on me fera difficilement croire que le petit journal ou l'IETF ou le RIPE croulent sous des attaques permanentes.

    Ces choix concentrent le trafic web dans les mains de quelques acteurs (dépendance, fiabilité, concurrence ?) et appauvrissent les compétences (qui sait construire, configurer finement, et maintenir une plate-forme d'hébergement web digne de ce nom ? Qui sait construire et maintenir un CDN maison ? Qui peut concurrencer, techniquement, les gros CDN ricains ?). Évidemment, ces quelques acteurs consignent qui (adresse IP) a consulté telle page web précise (c'est l'URL demandée ou des entêtes HTTP supplémentaires) à telle date.

    25/11/2022 12:29:35 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?sdbQmQ
  • Mesure d'audience web et RGPD

    Si je résume :

    • Google Analytics. Transfert illégal de données personnelles vers les États-Unis. Mise en demeure de la CNIL du 10/02/2022 portant sur l'utilisation de Google Analytics. Raisonnement simplifié : téléchargement d'un script = contact direct entre un terminal et les serveurs de Google = transfert de données personnelles (adresse IP, site web consulté ‒ entête HTTP « Referer » ‒, date et heure de la consultation, modèle du terminal et du navigateur web ‒ entête HTTP User-Agent ‒ ainsi que quelques caractéristiques techniques ‒ comme la langue du système, entête HTTP Accept-Language ‒, etc.). Données pouvant être croisées par des acteurs hégémoniques. Rapatriement des données collectées par ledit script (dans le cadre de la mesure d'audience) auprès d'une entité ricaine. Peu importe si les données sont stockées dans l'UE, le CLOUD Act ricain s'applique ;

    • AT Internet Xiti. Probablement soumis au CLOUD Act. Indices (selon la grille d'analyse contenue dans le mémorandum remis par un cabinet d'avocats ricain au ministère de la justice des Pays-Bas) : société commerciale rachetée en 2021 par l'américaine Piano Software Inc. (je l'ai appris dans un commentaire sur le blog de David Libeau) ; Comme l'indique le communiqué de presse, Piano est l'actionnaire unique d'AT Internet ; Pour compenser, Piano a annoncé la délocalisation de son siège social en Europe, mais ça change rien si le bidule UE est toujours une filiale du bidule ricain (ce que le communiqué ne dit pas) ; De même, Piano est toujours immatriculée dans le Delaware (chercher ici) ; Elle dispose toujours de plusieurs bureaux aux États-Unis (New York, Philadelphie, cf. son site officiel) ; Elle doit encore compter de très nombreux clients états-uniens puisqu'il s'agit de sa clientèle historique ;

    • Matomo Cloud. Transfert illégal de données personnelles vers les États-Unis. Sur son site web, la société commerciale indique être basée en Nouvelle-Zélande, qui fait l'objet d'une décision d'adéquation de l'UE (ce qui autorise les transferts de données personnelles, article 45 du RGPD), ce que l'on vérifie auprès de la CNIL. Jusque-là, c'est conforme (même si une décision d'adéquation avec un pays membre des Five Eyes me fait tiquer). Matomo déclare aussi avoir recours au CDN (Cloudfront) d'Amazon Nouvelle-Zélande, ce qui l'exclurait de toute ingérence états-unienne. Or, il s'agit possiblement d'une filiale de l'entité ricaine dédiée au marketing, au lobbying, etc. De plus, il existe un seul réseau informatique mondial Amazon (AS16509 pour les connaisseurs), qui est piloté, maintenu, et contrôlé par Amazon États-Unis, qui a donc la main sur les serveurs, les données et les journaux (logs), et doit donc répondre aux autorités ricaines ;

    • Cloudflare Web Analytics (chargement d'un JavaScript depuis « static.cloudflareinsights.com »). Transfert illégal de données personnelles vers les États-Unis. Même raisonnement que pour Google. Notons que la présentation de son outil par Cloudflare est trompeuse : « Nous ne prenons pas les « empreintes numériques » des internautes par le biais de leur adresse IP, de la chaîne agent-utilisateur ou de toute autre donnée dans le but d'afficher une analyse. ». Même si Cloudflare ne traite conserve pas ces données personnelles, elle les a reçues…

    Ouiiii, on peut installer, entre le visiteur d'un site web et Google / Amazon, un reverse proxy qui retire (strip) les entêtes HTTP contenant des données personnelles, afin de continuer à utiliser ces outils. Mais, si l'on externalise, ce n'est pas pour se farder un reverse proxy, normalement. Surtout que sa conformité au RGPD nous tombe dessus (est-il bien configuré) ? D'autant que ça retire une bonne partie de l'intérêt d'une mesure d'audience.

    Oui, on peut continuer à utiliser un Matomo installé sur des serveurs détenus par une entité UE (soi-même ou un prestataire).

    25/11/2022 10:25:05 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?XJCGcA
  • [ 49.1a RGPD = consentement pour transferts occasionnels uniquement ] Lignes directrices 2/2018 relatives aux dérogations prévues à l’article 49 du règlement (UE) 2016/679 | European Data Protection Board

    Le 1a de l'article 49 du RGPD permet d'autoriser des transferts de données personnelles vers un pays tiers non adéquat (n'offrant pas les mêmes garanties de respect de la vie privée) sur la base du consentement (spécifique au transfert, pas le consentement de l'article 6 du RGPD, et après information sur les risques encourus).

    Mais uniquement pour des transferts occasionnels.

    Via https://www.cnil.fr/fr/cookies-et-autres-traceurs/regles/questions-reponses-sur-les-mises-en-demeure-de-la-cnil-concernant-lutilisation-de-google-analytics (question « Est-il possible de continuer à transférer des données avec le consentement explicite des personnes ? »).

    ÉDIT DU 26/06/2025 : C'est plus subtil que ce que la CNIL a écrit. Le CEPD rappelle que le considérant 111 du RGPD prévoit une dérogation pour, d'une part, les transferts auxquels une personne concernée a consenti explicitement ou intérêt vital ou intérêt publique ou, et, d'autre part, lorsque le transfert est occasionnel et nécessaire dans le cadre d'un contrat ou d'une action en justice. Donc le caractère occasionnel ne porte pas sur le consentement, qui peut donc être systématique. Néanmoins, après, le CEPD rappelle que le principe d'une dérogation est d'être exceptionnelle : « Il convient néanmoins de souligner que même les dérogations qui ne sont pas expressément limitées aux transferts «occasionnels» ou «non répétitifs» doivent être interprétées de manière à ne pas contredire la nature même des dérogations, qui sont des exceptions à la règle […] » FIN DE L'ÉDIT.

    25/11/2022 10:18:49 - permalink -
    - https://edpb.europa.eu/our-work-tools/our-documents/guidelines/guidelines-22018-derogations-article-49-under-regulation_fr
  • Suite : Office 365 n’est plus conforme à la doctrine Cloud de l’État Français ! - GuiGui's Show

    Plus d'un an après, et suite à une question du député Latombe, le ministère de l'éduc' nat' nous apprend qu'il a demandé (quand ?) de stopper les déploiements d'Office 365 ainsi que ceux de la solution de Google (Workplace ?). RGPD, transferts illégaux de données personnelles vers les États-Unis (Schrems II), décision de la CNIL et circulaires de 2021, tout ça. Bref, rien de neuf, mais ça fait mine d'avancer.

    Dès 2019, l'Allemagne et les Pays-Bas ont partiellement banni Office 365. Allemagne : un seul Land puis suspension de l'interdiction le temps des négociations avec MS ; Pays-Bas : uniquement Office Online et les applis mobiles Office. En 2022, les danois ont suspendu durant un mois l'utilisation des Chromebooks et de Google Workplace.

    J'ai hâte (ou pas) de voir la réaction de Microsoft. Va-t-on partir sur de la revente de licence à des clouds souverains ? Sur du On-Premises (ça n'a pas l'air d'être populaire pour l'instant) ?

    J'ai hâte (ou pas) de voir l'absence d'action de la part des bahuts exsangues que la gratuité d'Office 365 arrange bien. Le député évoque d'ailleurs la concurrence déloyale (et l'accoutumance) que cela constitue. Le ministère rappelle une de ses anciennes réponses : limiter le périmètre couvert par des licences gratuites, limiter la durée du "contrat", ne pas accorder d'exclusivité, blablabla.

    24/11/2022 23:39:49 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?lyTwnQ
  • [ Suspension temporaire de l'utilisation de Chromebook et Google Workplace dans les écoles danoises ] Datatilsynet nedlægger behandlingsforbud i Chromebook-sag

    En juillet 2022, l'Autorité de Protection des Données personnelles (APD) danoise ordonnait à deux communes (en charge de l'éducation) de cesser leur utilisation des Chromebooks et de G Suite for Education / Google Workplace for Education.

    Injonction levée en septembre 2022 alors que les problèmes ne sont pas corrigés, mais comme les communes reconnaissent leurs torts et ont identifié les problèmes, tout va bien. Dommage, car ça donne le sentiment que les infractions au RGPD ne sont pas si grave que ça, après tout.

    Notes :

    • Au final, ce qui est le plus reproché par l'APD, c'est de ne pas avoir suffisamment identifié et atténué les risques (passage en prod' trop rapide, avec désinvolture, quoi), de ne pas avoir documenté sa (non-)conformité. Les mésusages potentiels des données personnelles par Google (marketing, surveillance des États-Unis, etc.) sont secondaires dans sa décision ;

    • Les données personnelles sont stockées dans l'UE mais sont accessibles à Google lors d'une prise en main à distance dans le cadre d'une demande d'assistance, d'après les communes… Tout le temps (FISA) d'après l'APD. Rien de neuf, mais rappel salutaire ;

    • Là encore, les responsables du traitement (les communes) récitent les belles promesses de Google : d'après les statistiques publiées par Google (quid de ce qu'elle ne comptabilise pas ?), cette dernière reçoit très peu de demandes des autorités ricaines portant sur des Européens, Google préviendra de toute demande des autorités ricaines (et les gag orders, c'est-à-dire les interdictions de divulguer avoir reçu une demande, alors ?), Google restreindra chaque demande excessive (bien sûûûûr, elle a que ça à faire), c'est un citoyen des États-Unis qui assistera les Européens et lui n'est pas soumis à FISA (ses données à lui ne sont pas soumises à FISA, rien change pour les données des clients, et il peut "choisir", sous contrainte, de divulguer leurs données, cf. le mémorandum d'un cabinet d'avocats ricain commandité par le ministère de la justice des Pays-Bas, et l'APD rétorque que, de toute façon, FISA s'applique en dehors des créneaux d'assistance, cf. point 2 ci-dessus), etc.

    Bref, ça gamberge bien pour sauver la mise aux GAFAM.

    Via https://twitter.com/bayartb/status/1568286800296173568.

    24/11/2022 22:58:35 - permalink -
    - https://www.datatilsynet.dk/afgoerelser/afgoerelser/2022/jul/datatilsynet-nedlaegger-behandlingsforbud-i-chromebook-sag-
  • Public DPIA Teams OneDrive SharePoint and Azure AD | Publicatie | Rijksoverheid.nl

    Une analyse d'impact sur la protection des données personnelles portant sur Microsoft Teams, OneDrive, SharePoint et Azure Active Directory réalisée en février 2022 par le ministère de la justice et de la sécurité des Pays-Bas.

    Mes notes :

    • La section 702 de la loi FISA prend fin en 2023. Pour continuer, il faudra le renouvellement du Congrès.

    • Pages 66 et suivantes : un tableau recensant toutes les lois ricaines qui permettent d'obtenir des données personnelles d'un client européen ;

    • Le chiffrement de bout en bout des appels Teams est à venir ;

    • À ce jour, même quand les données (et le reste) sont stockées dans l'UE, la télémétrie et les journaux d'audit sont transférés aux États-Unis. Idem pour les noms d'utilisateurs, de fichiers et de chemins dans OneDrive et SharePoint. Ça ne devrait plus être le cas fin 2022. Les rapports de sécurité seront toujours transférés aux États-Unis, même avec la « EU Boundary » (cf. ci-dessous) afin de proposer un niveau de sécurité harmonisé au niveau mondial ;

    • Les clauses contractuelles-types (les dernières datent de 2021) sont valides mais le CEPD exige des garanties supplémentaires, que souvent les sociétés ricaines ne peuvent fournir, (excepté le chiffrement de bout en bout), ce qui les rend caduques. Rien de neuf (la CNIL le rappelait déjà dans sa mise en demeure de février 2022 portant sur l'utilisation de Google Analytics) ;

    • La surveillance ricaine est classée comme risque faible + préjudice grave (si ça arrive). Très faible nombre de demandes des autorités ricaines, combativité de Microsoft contre les demandes infondées des autorités états-uniennes, promesses de MS de contester toutes les demandes infondées et de compenser pécuniairement toute divulgation en infraction avec le RGPD (ha… donc t'es pas sûr de tout contester ?). Pour moi, les promesses engagent que ceux qui y croient (Microsoft avait fini par renoncer à contester), et, en avril 2022, l'APD autrichienne a rappelé que le RGPD ne prévoit pas d'approche basée sur les risques en matière de transfert vers des pays tiers non adéquat (ce qui est le le cas des États-Unis à ce jour) ;

    • Microsoft est maline et insiste lourdement sur l'intérêt économique suprême qu'elle a à veiller à une stricte et exigeante protection des données persos des ricains. C'est beau. Comme si le business ne pouvait pas se maintenir par d'autres moyens genre entrave à la concurrence, différenciation technique, hégémonie culturelle, etc. ;

    • Sans accord de coopération CLOUD Act, les demandes des autorités ricaines auraient peu de chance d'aboutir selon le CEPD (EDPB et EDPS). Ça contraste avec le mémorandum rédigé en août 2022 pour le même ministère des Pays-Bas par un cabinet d'avocats ricain. Cependant, les accords de coopération concernent une partie seulement du CLOUD Act (cf. mémo). Pour le reste, les sociétés commerciales pourraient contester les demandes des autorités ricaines en manipulant trouzemilles concepts juridiques… Mais bien sûûûûr qu'elles le feront ;

    • L'EDPB et l'EDPS bossent depuis mi-2021 sur le cas d'Office 365 ;

    • Microsoft EU Boundary : Microsoft proposera, à la fin de 2022, à ses clients Entreprise et Education, un traitement des données exclusivement dans l'UE. Un cloud séparé est évoqué (MS le fait déjà pour la Chine et pour le gouvernement ricain). Comment ? Dans une société qui n'est pas une filiale de MS USA (sinon CLOUD Act) ? Avec des employés (européens) dédiés ? Aucune précision. Le mémorandum sus-cité évoquait déjà cette « UE Boundary ». Beaucoup d'exceptions et de conditionnel, en tout cas. Actualisation ici.

    Bref, je note que ça met du temps à converger / gamberger (points 6 et 8), et que ça souhaite quand même bien sauver la mise aux GAFAM (points 7 et 10).

    24/11/2022 22:25:42 - permalink -
    - https://www.rijksoverheid.nl/documenten/publicaties/2022/02/21/public-dpia-teams-onedrive-sharepoint-and-azure-ad
  • [ Différence entre EDPS, EDPB et CEPD ] Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) | CNIL

    Ooook :

    • EDPS (European Data Protection Supervisor) : l'Autorité de Protection des Données personnelles (APD) des institutions de l'UE (CNIL européenne, quoi) ;

    • EDPB (European Data Protection Board) : coordinateur européen des APD afin de garantir une application homogène du RGPD au sein de l'UE ;

    • CEPD : il faut développer cet acronyme français pour savoir de quoi on parle :
      • Comité Européen de la Protection des Données = EDPB ;

      • Contrôleur Européen de la Protection des Données = EDPS.
    24/11/2022 21:55:19 - permalink -
    - https://www.cnil.fr/fr/definition/controleur-europeen-de-la-protection-des-donnees-cepd
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