Gee traite uniquement de la « version hardcore » de l'art contemporain genre embaumer un monument ou considérer qu'une étiquette sur un urinoir / toile vierge relève d'une démarche artistique.
Ce type d'art est produit à la chaîne, car il ne nécessite aucun savoir-faire ni aucun travail. Le prix (et l'intérêt pour l'œuvre) vient de la position de l'artiste validée par des autorités établies.
Le bourgeois l'aime car ça permet la défiscalisation à gogo (puisque production de masse).
Choquer n'est pas un critère suffisant pour qualifier quelque chose d'art. Idem pour dégager de l'émotion. Un magasinier emballe des trucs à longueur de journée, ça ne dégage pas d'émotion. Tout ce qui choque n'est pas art (vulgarité, crime de sang, etc.).
Il devient difficile de discuter ce qui relève de l'art ou pas, car les défenseurs de l'art contemporains prétendraient que son aspect subjectif ne peut pas être remis en cause. Boarf… il y a toujours eu l'éternel débat sur "vraie musique versus musique commerciale". Idem pour les films…
Cette B.D. ne m'a pas totalement convaincu. Tous ces critères sont également applicables à l'art traditionnel… Certaines toiles de maître me font aucun effet, je suis prié de dire que c'est génial "parce que" (distinction sociale), les bourgeois se les rachètent en permanence, c'est tout autant spéculatif. En revanche, j'y reconnais un savoir-faire et une quantité de travail.