Le 23 février, une équipe de chercheurs a annoncé avoir cassé SHA-1 en pratique, en générant une collision.
À partir de leur travail, il est possible de produire de nouvelles paires de fichiers PDF arbitrairement différents qui auront la même signature SHA-1. […]
En fabriquant leur collision, les auteurs ont pris soin de la rendre réutilisable :
Furthermore, the prefix of the colliding messages was carefully chosen so that they allow an attacker to forge two PDF documents with the same SHA-1 hash yet that display arbitrarily-chosen distinct visual content.
La réutilisation de la collision repose sur le fait qu’avec SHA-1, ajouter un suffixe identique à une collision existante produit encore une collision […] Autrement dit, vous prenez les fichiers qui produisent une collision, vous ajoutez les mêmes octets aux deux, vous obtenez le même SHA-1 […]
[…]
Notre objectif est que les quelques octets différents entre les deux fichiers PDF déterminent l’image à afficher. Il serait en théorie possible d’appliquer cet aiguillage au niveau de la structure du PDF, mais c’est en fait au niveau du JPEG qu’il sera implémenté […]
[…]
Chacun définit un bloc de commentaires, mais pas de mêmes tailles. Dans le fichier 1, le début du prochain bloc sera à l’adresse 0x232 (0xbf + 0x173), alors que dans le fichier 2 il sera à l’adresse 0x23e (0xbf + 0x17f).
Nous avons donc trouvé notre aiguillage ; nous allons maintenant utiliser des commentaires JPEG pour cacher soit la première image, soit la seconde. […] Les structures JPEG sont donc valides dans les deux fichiers. L’image affichée dépendra de l’octet stocké à l’adresse 0xc0, valant soit 0x73, soit 0x7f.
Très intéressant.