Dans la théorie, ton analyse (qui en rejoint tant d'autres) tient la route.
Dans la pratique :
En France, le Conseil d'État a contraint la CNIL à retirer sa tentative d'interdiction générale de ses lignes directrices au profit d'une analyse au cas par cas. Le fait de ne pas bénéficier d'un site web influe que très peu sur la liberté de choix. Désagrément != préjudice. Or, le RGPD dispose que le consentement est vicié seulement s'il n'y a pas de véritable liberté de choix ou si un préjudice naît du refus.
La justice va devoir identifier le juste milieu. Acheter un abonnement à un journal pour ne pas être fliquer ? Comme l'écrit NOYB, le coût est disproportionné par rapport aux revenus publicitaires perdus quand une personne s'oppose à son flicage, donc le consentement est vicié pour, en réalité, vendre des abonnements par un biais indirect. Quid des articles achetables au détail, pour 1 € ? Chaque site pris individuellement, ça semble être OK, mais si la pratique se généralise, seuls les hauts revenus pourront préserver leur vie privée.
Le levier souligné par NOYB est rigolo : le RGPD dispose que refuser le flicage doit être aussi simple et rapide que de l'accepter. Or, payer (et remplir le formulaire nom + prénom + adresse + …) prend plus de temps.