Avec un ISF transformé en IFI (impôt sur la fortune immobilière) et une flat tax instituant un prélèvement forfaitaire unique de 30 %, le budget 2018 ne va pas terrifier les Français les plus aisés.
Il prévoit également une douceur pour les banques et les assurances qui, jusqu’à présent, était passé inaperçue. Ces entreprises ne sont pas soumises à la TVA mais à une taxe sur les salaires. Elles ne la paieront plus, désormais, sur la dernière tranche du salaire. Coût fiscal : 300 millions d’euros. Officiellement, il s’agit de favoriser, dans le contexte du Brexit, le retour en France des Français travaillant dans les banques ou les assurances à Londres.
Problème : il n’est pas possible - au nom de l’égalité de tous devant l’impôt - d’appliquer cette mesure aux rentrants sans en faire bénéficier également ceux qui travaillent déjà en France dans le même secteur. Du coup, l’exonération de la taxe sur les salaires concernera tous les hauts salariés banquiers et assureurs.
Et passera pour un beau cadeau à une corporation qui n’est pas dans le besoin et dont un certain Macron est issu. Ça va encore faire jaser.
Dans le Canard enchaîné du 20 septembre 2017.