Une vague d'agressions homophobes a été déclenchée depuis un mois en Tchétchénie. Une centaine de personnes ont été détenues et torturées.
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[…] Plusieurs d'entre eux ont été torturés pour qu'ils dénoncent d'autres gays, selon les témoignages recueillis par Novaïa Gazeta. Détenues dans une prison secrète à Argoun, ils ont subi des tortures à l'électricité et avec des tessons de bouteille. Selon les témoins, Magomed Daoudov, le président du parlement, a lui-même participé aux interrogatoires.
Alors que le gouvernement estime qu'"on ne peut pas arrêter de gens qui n'existent pas dans la République", Amnesty international nous aide à comprendre le sens de la réponse et traduit: "Si de telles personnes existaient en Tchétchénie, les forces de l'ordre n'auraient rien à faire contre elles. Ce sont leurs proches qui les expédieraient vers une destination sans retour." L'association a lancé une pétition pour dénoncer ces violences.
Le harcèlement homophobe a démarré début mars, lorsque des médias locaux ont rapporté qu'une organisation de défense des droits des LGBT basée à Moscou, GayRussia.ru, prévoyait de demander l'autorisation d'organiser des manifestations dans quatre villes du Caucase du Nord, dont la Tchétchénie fait partie. Nikolaï Alekseïev, de GayRusia.ru, à l'origine de l'initiative, avait pour objectif d'essuyer le refus des autorités pour ensuite déposer un dossier de plainte auprès de la Cour européenne des Droits de l'Homme. […]
Si la défense des droits humains est chaque jour plus difficile en Russie, elle est impossible en Tchétchénie, véritable zone de non-droit au sein de la Fédération. […]
[…] Kheda Saratova, membre du Conseil des droits de l'Homme tchétchène (officiel) a par ailleurs annoncé que le système judiciaire de la république se montrerait "compréhensif" avec quiconque assassinerait un proche de sa famille pour homosexualité... avant de déclarer avoir été mal comprise.
J-O-I-E !