Une date importante dans l’histoire du sac plastique « à usage unique » — interdit depuis le 19 juillet — fut la décision des grandes surfaces, à partir de 2003, de le remplacer par un sac réutilisable mais payant. « Un joli coup économique : faire payer le client pour ce qu’il recevait gratuitement », se souvient, dans « Le Monde » (19/7), un représentant des fabricants européens de plastique, qui estime qu’après cette opération très rentable pour la grande distribution et les fabricants de sacs-poubelle « la quantité de matière plastique consommée n'a pas, au total, diminuée ».
Mais certaines poches se sont remplies.
Intéressant. Je me posais justement récemment la question, "comme ça", de l'impact qu'avait bien pu avoir cette décision. Je m'attends à ce que ça n'ait eu aucun impact positif (diminution de la consommation de plastique) pour une raison simple : au début les magasins filaient des sacs hyper résistants (dont je suis quasi sûr que leur empreinte écologique est négative), j'ai encore les miens après tout ce temps, puis on a eu le droit à des sacs qui se déchirent et/ou à des sacs costauds mais aux poignées qui s'arrachent. Bref, des sacs qui ne résistent pas au temps. Le sac est un business comme un autre donc l'obsolescence programmée s'y applique.
Dans le Canard Enchaîné du 20 juillet 2016.