Un documentaire de septembre 2018 sur les déchets plastiques. Plutôt médiocre.
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Les industriels se défaussent en rendant les consommateurs responsables. Ainsi, les lobbies industriels financent tout un tas de structures qui militent contre le dépôt volontaire de déchets dans la nature : Vacances propres / Gestes propres (association financée, entre autres, par Danone, Cristaline, Nestle, Procter&Gamble (Head Shoulders), Haribo, Coca Cola), Keep america beautiful (Coca Cola), Clean Europe Network (Pack2go, lobby de l'emballage dont Eamonn Bates, secrétaire général, est aussi le secrétaire général de Clean Europe Network) ;
- Je suis mitigé : oui, le consommateur est responsable de sa manière de consommer (quand les oligopoles lui en donnent l'opportunité, c'est là que la régulation politique est utile) et oui, quand le consommateur jette ses déchets (plastiques ou non) dans la nature et/ou n'importe comment, c'est entièrement de sa responsabilité. Ce n'est pas parce que les industriels refusent de changer leur mode de production (en partie car les consommateurs refusent de payer plus cher un même bien produit plus sainement ;) ), que ça autorise les consommateurs à faire n'importe quoi. Chacun sa responsabilité ;
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Recyclage du plastique :
- Très peu de plastiques parmi ceux que nous consommons sont recyclables ;
- L'économie circulaire du plastique est une tromperie, car le plastique recyclé n'a pas les qualités du plastique de première utilisation. C'est pour cela que le plastique recyclé est mélangé à du plastique de première utilisation ;
- Coca Cola promettait 25 % de plastique recyclé en moyenne dans une bouteille en 2015… En 2018, ses efforts parviennent à 7 % de plastique recyclé en moyenne au niveau mondial ;
- Ce que Coca Cola nomme « plastique réutilisable » est du plastique couplé à des matières végétales, comme le maïs. Ce qui cause d'autres problèmes (déforestation et consommation d'eau pour les cultures, etc.) ;
- Coca Cola est opposé à la consigne, car c'est coûteux (remboursement client, collecte, transport, lavage, etc), ainsi qu'à une augmentation des taux de collecte et de recyclage ;
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Le plastique recyclé que l'on retrouve dans des objets habituellement dépourvus de retardateurs de flammes peut contenir des retardateurs de flammes (qui sont des perturbateurs endocriniens) issus du broyage du plastique de matières fortement aspergées de retardateurs de flammes comme l'électroménager. Je ne suis pas surpris, ça me semble même plutôt logique ;
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Le plastique pollue les océans (continent de plastique), mais aussi les sols, car il se dégrade sous forme de microparticules. Il est avalé et respiré par les poissons et les animaux dont l'humain ;
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Quelles solutions ? Réduire l'emballage / éviter le tout jetable (dans la vente culinaire à emporter, la vaisselle jetable, etc.) ; La vente en vrac (sans emballage) ; La consigne couplée à des emballages moins polluants (comme le verre), etc. ;
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Je pense que Cash investigation se trompe sur deux points :
- Je ne trouve pas anormal que le lobby européen de l'emballage porte plainte contre la loi française d'interdiction de la vaisselle jetable d'ici à 2020, car elle estime que cette loi est contraire au droit européen. Une loi peut partir d'une bonne intention, mais si elle n'est pas rédigée correctement, c'est normal qu'elle soit contestée, indépendamment de la qualité (bien/mal) que l'on prête à l'idée de départ. Analogie : ce n'est pas parce qu'une loi protège prétendument le citoyen contre les méchants terroristes (ce qui part d'une bonne intention), que cette loi ne peut pas être contestée si elle n'est pas conforme au droit européen ;
- La bouteille en verre consignée est présentée comme « la solution écologique par excellence ». 10 secondes avant, le rapport lu et affiché à l'écran expose qu'il faut qu'une telle bouteille soit ré-utilisée 15 fois avant que le geste devienne "rentable" écologiquement ! Sans compter que, dans un monde globalisé, les transports pour le retour à l'usine polluent un max, ce qui n'a pas dû être pris en compte à sa juste valeur dans les années 70, date de rédaction du rapport présenté. Bref, prudence avec les « solutions écologiques par excellence ».