6080 links
  • GuiGui's Show
  • Home
  • Login
  • RSS Feed
  • ATOM Feed
  • Tag cloud
  • Picture wall
  • Daily
Links per page: 20 50 100
 
  • Ressources (in)humaines : Politis flingue le « système Free » - Rue89 - L'Obs

    Le dossier porte d’abord sur le plan Marco Polo, nom de code de la fermeture progressive d’un site marseillais. Politis s’appuie sur un listing de 45 salariés, « fichés par les ressources humaines et progressivement poussés vers la sortie ». Ce fichier nominatif répertorie les situations des salariés et les méthodes envisagées, comme « dossier à construire pour faute » ou « clause mobilité ».

    Les journalistes ont également vu des mails montrant que les DRH sont conscients du risque de requalification en PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) ; en conséquence ils veulent éviter des ruptures conventionnelles « pour ne pas créer de doutes sur l’hypothèse d’un plan social économique déguisé ».

    [...]

    Diverses pratiques de harcèlement ont été utilisées : « Détérioration des conditions de travail, isolement physique et moral, demandes floues et répétées suivies de reproches, jeu sur la mobilité... » Un ancien cadre marseillais raconte que « ils nous faisaient déplacer le dimanche sans nous payer, nous ont fait monter à Paris pour une demi-heure de formation : c’était ridicule ! »

    Giorgio Mariani reconnaît avoir participé à « une machine à broyer » et a fini par craquer après avoir « jeté avec une misère » une ingénieure « qui n’avait rien à se reprocher », « broyée psychologiquement ». Il a alors appelé la CFDT et dévoilé le plan Marco Polo. Après un arrêt maladie, il est à son tour licencié pour faute grave, ne pas avoir déclaré son appartement de fonction – il finit par obtenir gain de cause en appel en mars 2015.

    [...]

    Ce plan marseillais a réussi à obtenir la plupart des départs souhaités, rapporte Politis, qui a aussi eu accès entre autres documents internes de Free à :
    « Un tableau extrêmement détaillé, évaluant les pertes aux prud’hommes en comparaison de ce qu’aurait coûté un plan de licenciement conforme à la loi. Le résultat est sans appel : économiquement, mieux vaut harceler, licencier et être condamné que respecter la loi. »

    L’hebdomadaire présente ensuite les conditions de travail dans les centres d’appels, « les Germinal des temps modernes » selon un avocat, Me Lecanet, « qui a eu maille à partir avec le groupe » ; le turn-over y serait particulièrement élevé, 44% du personnel ayant quitté son poste en 2014 dans quatre des cinq centres d’appels du groupe (les chiffres du cinquième, à Marseille, ne sont pas connus) [...]

    L’hebdomadaire présente ensuite les conditions de travail dans les centres d’appels, « les Germinal des temps modernes » selon un avocat, Me Lecanet, « qui a eu maille à partir avec le groupe » ; le turn-over y serait particulièrement élevé, 44% du personnel ayant quitté son poste en 2014 dans quatre des cinq centres d’appels du groupe (les chiffres du cinquième, à Marseille, ne sont pas connus)

    Plusieurs cas sont cités dans le dossier, comme le licenciement de quatre conseillers d’une boutique parisienne [...] ou encore le renvoi d’un manager de centre d’appels, très apprécié, qui se voit convoqué à un entretien préalable de licenciement alors qu’il était sur le point d’être nommé délégué syndical – malgré son statut de ce fait de salarié protégé, selon un courrier de l’inspection du travail vu par Politis.

    October 30, 2016 at 9:06:13 PM UTC - permalink - http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/19/ressources-inhumaines-politis-flingue-systeme-free-264076
Links per page: 20 50 100
 
Mentions légales identiques à celles de mon blog | CC BY-SA 3.0

Shaarli - The personal, minimalist, super fast, database-free, bookmarking service by the Shaarli community