Attention : cette actu date de février 2016 mais je la trouve intéressante.
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Pour dire les choses relativement simplement, il impose aux éditeurs de décliner dans une version minimaliste très rapide à charger du contenu de leurs pages Web, éventuellement mis en cache dans des CDN (Google en offre un gratuit), en utilisant exclusivement des technologies validées au préalable par le prétendu « AMP Project » — c’est-à-dire par Google et ses partenaires, sélectionnés on ne sait trop comment.
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Mais le World Wide Web Consortium (W3C), qui a en charge l’élaboration des normes du HTML et dont les travaux sont publics et les décisions consensuelles, est donc mis sur la touche au profit d’un standard parallèle, fait entre soi selon la règle du plus fort. Il y aura désormais d’un côté les pages HTML conformes aux recommandations du W3C, et de l’autre les mêmes pages HTML AMP conformes aux restrictions strictes imposées par le groupe.
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Or l’une des caractéristiques techniques fondamentales de AMP est qu’il empêche le chargement de tout script JavaScript, sauf pour les quelques scripts préalablement validés par AMP Project. Il est possible aujourd’hui d’intégrer des messages Twitter, des posts Facebook ou des vidéos YouTube, mais pas encore des vidéos Dailymotion ou des documents Scribd. C’est donc un standard très contrôlé, qui ne permet pas aux éditeurs et aux développeurs d’innover librement.
[...] Mais l’intérêt est aussi voire surtout commercial. C’est une manière de contrôler certains marchés et leurs pratiques.
Ainsi pour afficher dynamiquement des publicités en HTML AMP, et mesurer leur audience, il faut obligatoirement passer par l’une des régies qui bénéficie d’un laisser-passer, parce qu’ils se conforment à des règles (là aussi opaques) : A9, AdReactor, Google AdSense, AdTech, et DoubleClick. Si vous êtes un éditeur Web et souhaitez utiliser votre propre ad-server ou celui d’une petite régie exclue du programme, c’est impossible.