Quelques jours après l'Assemblée [ NDLR : 288 pour, 32 contre ], le Sénat a voté la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 15 juillet que lui a demandé le gouvernement, la cinquième depuis le 13 novembre 2015, jour des attentats qui avaient fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis, en banlieue parisienne.
La France connaîtra donc sa plus longue période d'état d'urgence ininterrompue -20 mois- depuis la création de ce régime d'exception pendant la guerre d'Algérie
306 sénateurs ont voté en faveur de la prolongation, 28 s'y opposant. Parmi ces derniers, figurent l'ensemble du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC), 5 écologistes, deux RDSE (à majorité PRG) et un centriste.
Et c'est ainsi que le Peuple s'est fait confisqué sa prochaine représentation (Président + Parlement) : les prochain-e-s gus-se-s ne sortiront pas le pays de l'état d'urgence en juillet 2017, cette prolongation marque un état d'urgence qui dépassera un mandat. On n'hésite pas à écraser l'article 4 de la loi de 1955 pour cela. C'est quand même un signal fort : la fin d'un contre-pouvoir.