Ha, Wauquiez joue pour le titre « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Il fera donc un parfait président des Républicains.
Ah, il est furax, ce grand échalas de Wauquiez, pris les doigts dans le pot de confiture de son hypocrisie ! Comme l’a révélé le magazine « Lyon Capitale » (13/9), il a accumulé treize ans de points de retraite au Conseil d’Etat, alors qu’il n’a réellement occupé son poste de maître des requêtes que pendant deux mois, en 2004… Et cela grâce à son statut privilégié de haut fonctionnaire en détachement, qui lui permet, comme élu, non seulement de conserver son poste au frais, avec son avancement et ses échelons, mais aussi de cotiser pour sa future retraite.
Un de ces « régimes spéciaux » qu’il promet de « faire sauter », en quelque sorte ! Depuis 2013, le même Wauquiez fulmine, notamment, contre le régime de retraite des parlementaires, très favorable, qu’il assimile à un régime spécial. Or, après avoir renoncé, en juin, à se représenter aux législatives, il s’est gardé de faire savoir s’il avait lui-même renoncé à sa retraite de député.
Wauquiez réclame à cor et à cri depuis des années que les retraites des fonctionnaires soient alignées sur celles du privé… Mais il continuait de cotiser en douce au Conseil d’Etat ! En 2011, il avait pourfendu sans vergogne l’« assistanat », ce « cancer de la société française ». A chacun sa définiton de l’ « assistanat ».
Aujourd’hui, Wauquiez tempête et promet d’assigner en diffamation l’un de ses détracteurs : « On ne peut pas dire tout et n’importe quoi, en politique, pour essayer de nous faire taire et de nous empêcher d’être fidèles à nos valeurs. »
Ses « valeurs » ? Quelles « valeurs », déjà ? On ne va tout de même pas reprocher au très droitier Wauquiez de mettre de l’argent à gauche ! Tout en conservant discrètement son portefeuille à droite…
Dans le Canard enchaîné du 20 septembre 2017.