Et Le plus terrifiant dans 1984… est une idée philosophique.
La comparaison permanente entre 1984 et notre actualité n'est pas pertinente : pauvreté, villes en ruines et insalubres ; absence de confort, même pour les membres du parti (le niveau de vie du parti intérieur, l'élite, est juste correct, il n'y a pas de richesse) ; guerre perpétuelle entre superpuissances ; absence de la technologie (retour à la charrue pour l'agriculture) ; la surveillance est étatique, pas diffuse, et elle porte uniquement sur les membres du parti (il n'y a pas de télécran chez les prolos) ; le totalitarisme est dur, assumé et ne recherche pas l'adhésion par le confort / le bonheur / la servitude volontaire. Il est une fin, pas un moyen d'atteindre un idéal (société plus ceci ou moins cela) ; idéalisme radical : la réalité n'est que la représentation que s'en fait le parti, y compris les normes et les énoncés de maths / physique (d'où le ministère de la vérité est bien nommé : il établit la réalité collective, la falsification n'existe pas, il n'y a pas de double pensée car les membres du parti sont convaincus totalement et parfaitement malgré leurs sens, ils ne sont pas hypocrites).
#Monsieur Phi