Le Pari Mutuel Urbain avait très mal apprécié cette décision de Google, justifiée par l’interdiction des jeux d’argent dans les conditions générales d’utilisation du store. Il faut dire que le bannissement de PMU Sports Live à quelques jours de l’Euro, tombait au plus mal, alors que l'application avait été tolérée par Google de longue date. Mécontent, l’éditeur s’était du coup armé d’une procédure de référé, en retenant plusieurs griefs.
Google a contesté tous ces points… victorieusement comme l'a souligné également le Monde : aucune des conditions de l’abus de position dominante (une entreprise dominante sur un marché, une entreprise qui abuse de sa position, une restriction de la concurrence sur ce marché) n’ont été remplies. Le président du tribunal de commerce de Paris lui a effet répondu qu’ « à supposer que Google dispose d’une position dominante sur le marché des boutiques d’application pour le système Android (…) il est constant que Google et le PMU ne sont pas concurrents sur ce marché ».
Autre chose, « le PMU ne démontre pas que l’interdiction des sites de paris sportifs sur le Google Play Store pourrait avoir un effet sensible sur la concurrence sur le marché des sites de paris sportifs ou des effets négatifs sur les prix, la diversité ou la qualité des produits offerts ». De plus, le demandeur n’a pas davantage prouvé que l’interdiction du Store entraînait une réorientation des investissements publicitaires vers Adwords. Enfin, Google a au contraire bien montré qu’il prenait immédiatement les mesures adéquates sur le store, du moins dès connaissance de contradictions avec ses CGU.
Je ne comprends pas cette partie-là : le fait que Google soit possiblement en monopole des applis dispos sur système Android (le tribunal n'en est pas convaincu, notons) permet de faire un effet de levier dans un autre marché par abus de sa position dominante dans le domaine des apps puisque Google dicte les thématiques des applications qui lui semblent acceptables ou non. Or, l'éviction du store rend inaccessible l'app à 99 % des utilisateur-rice-s du système Android !
Autre chose, « le PMU ne démontre pas que l’interdiction des sites de paris sportifs sur le Google Play Store pourrait avoir un effet sensible sur la concurrence sur le marché des sites de paris sportifs ou des effets négatifs sur les prix, la diversité ou la qualité des produits offerts ».
C'est difficile de prouver que ton absence d'un store te fait perdre des parieur-se-s et donc de la thune. :S
On en revient toujours à la règle Google (ou Apple ou Microsoft) font ce qu'elles veulent sur leur système. L'utilisateur perd donc la liberté d'utiliser son terminal qu'il a acheté comme il l'entend. Le fournisseur d'app voit sa liberté d'entreprise rognée puisqu'il doit se passer des utilisateur-rice-s d'un terminal Android qui seraient intéressé-e-s par le concept. :/
Peut-être n'aurait-il pas fallu attaquer le retrait de l'app mais plutôt la clause des CGU qui interdisent les apps de jeux d'argent ?
Le PMU flairait même une discrimination puisque d’autres applications de paris sont restées référencées.
Ho, le joli appel du PMU à un filtrage automatisé des applications. Pas top du tout. Tant que Google supprime les applis contraires à ses propres CGU dès qu'un signalement lui parvient, ça me va.