Ce moment où la Suisse suit la France dans sa folie et ses conneries…
Les Suisses ont massivement répondu "oui" dimanche par référendum à une loi autorisant les services secrets à surveiller les communications téléphoniques et les activités sur internet pour notamment déjouer les nouvelles menaces terroristes. Selon les résultats définitifs, deux tiers (65,5%) des électeurs ont accepté cette nouvelle loi sur le renseignement, [...]
En revanche, ils sont 59,4% à avoir dit "non" à une hausse des retraites dont le gouvernement avait souligné la charge financière très élevée qu'elle représentait. Ils ont aussi rejeté à 63,6% une initiative populaire défendue par les Verts qui demandaient une réduction de la consommation des ressources naturelles. [...]
Oui, la solidarité et la planète, on s'en fout, après tout, il faut empêcher les terroristes…
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La Suisse n'est "pas une cible, mais elle peut être une base arrière ou logistique ou financière pour ces terroristes", a fait valoir sur le plateau de la télévision suisse publique RTS le vice-président du Parti démocrate-chrétien (PDC), Yannick Buttet.
Ha, y'a même pas de terroristes ? « base arrière financière ». Genre les Suisses vont renoncer à l'argent sale. Hahahahaha, trolololololo.
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Au cours de la campagne, les opposants à la loi avaient aussi rappelé le "scandale des fiches" qui avait défrayé la chronique en 1989 lorsque les Suisses avaient appris avec stupeur que 900.000 d'entre eux étaient fichés par la police en fonction de leurs opinions politiques, syndicales et autres.
Oui bah regarde les français-e-s ont bien oublié les écoutes de l'Élysée (première partie des années 80) et même l'affaire des fadettes (2011) donc bon…
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Les autorités suisses sont toutefois aussi parvenues à convaincre les électeurs que seuls une dizaine de cas par an seraient concernés par la nouvelle loi "au vu de la situation actuelle en matière de menace".
Trolololololololololololo. L'état d'urgence français devait aussi être ciblé… Et finalement perquisitions à gogo, assignation à résidence à gogo, interdictions de rassemblement, tout ça pour toutes autres choses que du terrorisme.
Elles ont aussi souligné que les mesures devraient à chaque fois donner lieu à un feu vert du Tribunal administratif fédéral et du ministre suisse de la Défense.
Oui, oui, le bon vieux juge administratif. :)))) On se souvient bien de son incapacité à défendre les libertés durant l'état d'urgence.
Les services secrets suisses pourront désormais, si la gravité d'une menace concrète le justifie, surveiller de façon préventive les envois postaux et les communications téléphoniques de particuliers ainsi que leurs activités sur internet, s'infiltrer dans des réseaux informatiques et procéder à des fouilles de locaux, de véhicules ou de bagages notamment. Ils pourront aussi intercepter toutes les communications internationales qui transitent par la Suisse via le réseau câblé et perturber l'accès aux informations sur les réseaux informatiques à condition que ces systèmes soient utilisés dans des attaques visant des infrastructures sensibles.
Autre source : http://www.24heures.ch/front/storybundle/Des-services-mieux-armes-et-mieux-surveilles/story/30464691
Avec la nouvelle loi sur le renseignement, les agents du SRC pourront surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés, si nécessaire en installant des micros ou de caméras, ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques et y installer des «chevaux de Troie».
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Les recherches seront soumises à une autorisation limitée dans le temps. Elles nécessiteront l'aval du Tribunal administratif fédéral (TAF), puis du chef du Département fédéral de la défense, qui devra consulter ses collègues de justice et police (DFJP) et des affaires étrangères (DFAE). Les cas d'importance particulière pourront être présentés au Conseil fédéral.
S'il y a urgence, le SRC pourra demander le feu vert a posteriori. A la fin de toute opération, la personne surveillée devra en être informée, sauf si des intérêts publics prépondérants s'y opposent ou si la protection de tiers est compromise.
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Le développement de l'arsenal du SRC s'accompagne d'un nouveau dispositif de surveillance. Une autorité indépendante sera créée. Le chef de ce nouvel organe sera nommé par le Conseil fédéral. A plus long terme, le Service de renseignement pourrait même être surveillé par une instance extérieure à l'administration. D'autres organes seront à pied d'oeuvre: Délégation des commissions de gestion du Parlement, Délégation des finances, Département de la défense et Conseil fédéral. Une instance autonome s'ajoutera pour examiner l'exploration radio et d'Internet.
Autre source : http://www.24heures.ch/suisse/peuple-dirait-oui-loi-renseignement/story/15089504
La palme du soutien à la nouvelle loi vient de Vaud, où plusieurs personnalités de gauche se sont mobilisées en faveur du texte. Le «oui» a atteint 74,2%. Suivent Nidwald avec 70.1% et Zoug avec 69,2%.
Bâle-Ville, qui a connu une affaire de fichage il y a quelques années, est en revanche le canton le plus réfractaire à renforcer les moyens donnés au SRC. Il n'a donné son aval qu'à 55%. Schaffhouse a accepté la loi par 60,5% et Appenzell Rhodes-Extérieures par 61,3%.