+ Délibération SAN-2026-009
+ Compte-rendu de l'audience
- Pas de VPN ni d'auth multifacteurs pour accéder à distance au Dossier patient informatisé (DPI) ;
- Pas de droits d'accès fins : tout personnel accède aux données de l'ensemble des patients, même ceux qu'il ne suit pas ;
- Pas de détection temps réel ou à brève échéance des activités suspectes. 73 fiches patient consultées par minute par un seul compte de médecin durant 5 jours, sans alerte ;
- Réinitialisation de tous les mots de passe après la violation : le même, provisoire (alors qu'un mot de passe doit être personnel et confidentiel) ;
- Accès au DPI par son éditeur, à tout moment, sans aval, pour de la maintenance applicative et des mises à jour ;
- Les « personnes de confiance » désignées par les patients n'ont pas été notifiées alors que l'ensemble des données fuitées, y compris celles des patients, permet du hameçonnage (« Huguette va mal, bobo à tel organe comme d'hab, file des bitcoins pour les soins ») ou de l'usurpation d'identité pour des démarches administratives.
Sur plusieurs points (habilitations fines et mot de passe provisoire commun), la clinique s'est défendue : « mouin mon logiciel ne sait pas faire ci ou ça ». Réponse de la CNIL :
En dernier lieu, la formation restreinte observe que les limites techniques du logiciel […], qui ne prévoit pas le cloisonnement des dossiers patients ni de mode bris de glace , ne sont pas un fait exonératoire pour l’hôpital, le responsable de traitement se devant de choisir un outil à jour de l’état de l’art et présentant des garanties de sécurité suffisantes.
Comme d'hab, dès que la CNIL a mis son nez, des mesures correctrices ont été adoptées, commande a été passée auprès de l'éditeur du DPI pour des habilitations fines, etc. 😑️
Et toi, elles sont comment, les merdes que tu codes, ou que tu maintiens, ou que tu exploites ? Pas plus conformes que le DPI de cette clinique, pas vrai ? Au boulot !