L'affirmation du titre me semble à moitié fausse (verbe conjugué au présent) :
« Le trafic de communications vocales, fixes et mobiles, augmente de 1,2% ce trimestre par rapport au quatrième trimestre 2012 et de 2,7% pour l'ensemble de l'année 2013, grâce à la progression toujours vive de la consommation des clients équipés de mobiles (36,3 milliards de minutes au quatrième trimestre 2013, soit +3,7 milliards de minutes par rapport au quatrième trimestre 2012) : au cours du dernier trimestre 2013, les clients disposant d'un mobile ont téléphoné en moyenne plus de trois heures par mois, soit 15 minutes de plus qu'un an auparavant. A l'inverse, la consommation au départ des téléphones fixes diminue (-10,3% en un an au quatrième trimestre 2013), y compris au départ des box. »
(Source : observatoire des marchés des communications électroniques en France au quatrième trimestre 2013 -
http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&tx_gsactualite_pi1[uid]=1657&tx_gsactualite_pi1[backID]=26&cHash=8c93a0a21bc19c94235b5b8b4580a8a7)
Moi ce que je comprends, c'est que les gens téléphonent moins depuis chez eux (fixe) car, c'est un moment où on a envie de faire autre chose (le téléphone étant synchrone) mais ils téléphonent plus (certainement dans les moments de creux comme les transports) donc on ne peut pas dire que le téléphone est totalement dépassé. Juste il y a eu un déplacement temporel de ce que l'on considère comme étant le "bon moment" pour téléphoner.
Notons que l'ARCEP parle exclusivement du départ de la communication donc on ne sais pas si les appels mobiles->fixes ont diminués. ;) Donc le côté "appel téléphonique vécu comme une intrusion" n'est pas vraiment vérifiable objectivement.
Je ne sais pas si le téléphone (et les autres moyens de communication vocaux comme Skype, c'est bien pareil hein) vont disparaître. Ça suppose une adaptation aux nouvelles manières de communication par une frange plus large de la population. Ça suppose une mutation profonde de comment on envisage nos interactions pour faire société et donc du tissu social (on a un très lourd passif de communications vocales alors que l'écrit *pour tous* commence tout juste). Ça suppose que les gens apprennent à lire (beaucoup ne lisent pas les gros pavés alors qu'ils écoutent le même correspondant parler du même sujet pendant des heures) et à écrire (pas pour plaire au prof mais pour être efficace dans la transmission de l'information).