Le 3 avril, à l’heure où bouclait « Le Canard », les négociations sur la réforme constitutionnelle et institutionnelle se poursuivaient encore entre l’Elysée et le président du Sénat, Gérard Larcher. Malgré la persistance de points de friction. un accord semblait probable. Au moins sous la forme d’ une cote mal taillée qu‘il sera toujours temps d’ajuster entre l’annonce des projets gouvernementaux — prévue ce mercredi — et le débat parlementaire du mois de juin.
La majorité sénatoriale envisageait une concession de taille sur l’instauration de la proportionnelle à l’Assemblée. Opposée d’abord à tout dépassement du seuil de 10 %, elle paraissait prête à accepter la barre de 20 % voulue désormais par Macron — au lieu des 25 % exigés au départ par François Bayrou. Environ 80 députés seraient élus de cette manière, le Château étant d’accord pour ne réduire que d‘un quart le nombre de parlementaires, au lieu du tiers prévu.
Autre sac de lest lâché par l’Elysée : les maires des communes de moins de 5 000 habitants échapperaient à la limitation du cumul des mandats dans le temps (pas plus de trois). De plus, les compteurs seraient remis à zéro après les prochaines élections. En clair : même élu depuis plus de vingt ans, un maire, un député ou un sénateur pourrait encore se représenter trois fois…
Conclusion provisoire : la perspective d’un référendum constitutionnel. à l’issue toujours incertaine, s’éloigne. Au grand soulagement du Château…
Que c'est beau, l'intérêt du peuple défendu par de braves chevaliers… :( Concours de taille de zboub entre politiciens, ouais… :( Le débat démocratique se résume à du racket "je suis Larcher, je peux te nuire, donc négocions". Lamentable… Qu'est-ce que tu veux faire avec ça… … …
Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.