Heu, c'est mignon mais l'UE file des recommandations qui sont en fait des lignes directrices. Les mesures prises en application de ces lignes directrices restent à la discrétion des États. Il y a plusieurs façon de réduire la dette publique (des dépenses inutiles, des doublons, il y en a, pas besoin de supprimer des services publics ni de virer des fonctionnaires pour parvenir à cet objectif), de réduire les dotations aux collectivités territoriales (exemple de manière positive de faire : développer du business local au lieu de tout concentrer à Paris), de mettre en concurrence les infrastructures, de réformer le marché du travail (la flexibilité, ça peut aussi être en faveur du-de-la salarié-e), etc. Si les États choisissent la méthode la plus libérale possible pour implémenter les lignes directrices, c'est autre chose. De plus, plusieurs recommandations de l'UE ne sont pas idiotes, comme « Supprimer progressivement les subventions néfastes pour l'environnement » (à ce sujet, voir : Énergies fossiles : mortelles subventions [#DATAGUEULE](http://shaarli.guiguishow.info/./add-tag/DATAGUEULE) 44).
La méchante UE, certes, sur certains points. Le conformisme et l'inertie de nos dirigeants beaucoup plus. Il est là, le problème. Rester ou sortir de l'UE, c'est un choix binaire bullshit : on peut rester et jouer avec le cadre posé afin de faire des réformes pas déconnantes et compatibles avec les directives de l'UE. Et, au-delà de ça, avoir le courage politique de proposer, à l'UE, des alternatives à son origine et à son orientation totalement libérale. Mais ça, pas grand monde, y compris dans la populace, en est capable car ça nécessite de changer lourdement nos modes de vie. Nous créons le maître d'école qui semble nous opprimer. Cocher ou non les cases, ce n'est pas la seule question.