Un des slogans préférés d’Anne Hidalgo pour défendre sa politique anti-bagnoles est de dire aux habitants de la région parisienne : « Pour éviter la pollution, prenez les transports en commun. » Malheureusement, c’est faux, si l’on en croit un document de la fédération CFDT des transports distribué la semaine dernière aux usagers du métro. Selon cette étude, ceux qui se sont aventurés à la station Les Halles le 28 juin entre 17 et 18 heures ont « respiré 330 microgrammes par mètre cube de particules fines ». Soit plus de sept fois les valeurs limites autorisées en surface.
Et il y a des milliers d’employés de la RATP qui passent des heures tous les jours là-dedans.
Dans le Canard enchaîné du 20 septembre 2017.
Plus d'infos en http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/09/14/pollution-l-air-irrespirable-des-travailleurs-du-metro_5185318_1652666.html :
L’organisation syndicale aurait aussi pu citer en exemple le 27 juin, quand des concentrations similaires de particules fines ont été mesurées à la même station sur la ligne 4 du métro entre 15 heures et 16 heures, ou encore le 4 juillet avec un pic à 438 µg/m3 entre 19 heures et 20 heures. Ces chiffres sont issus du réseau Squales de la RATP pour la surveillance de la qualité de l’air de l’environnement souterrain, qui relève heure par heure les principaux polluants dans deux stations de métro (Châtelet-Les Halles et Franklin-D. Roosevelt) et une gare RER (Auber).
Cumulées sur une journée, ces concentrations dépassent largement les valeurs limites (50 µg/m3 en moyenne journalière) en vigueur pour l’air extérieur, et rappellent ce qui ne va pas forcément de soi : l’air est plus pollué dans le métro que dans les rues de la capitale. A titre de comparaison, la station d’Airparif, l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, installée près de Châtelet-Les Halles, ne mesurait que 27 µg/m3 de PM10 en surface le 4 juillet entre 19 heures et 20 heures.