Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout, disent, avec une bonne figure, une bonne conscience « nous, qui avons tout, on est pour la paix ». Je sais que je dois leur crier à ceux-là « les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c'est vous. Au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscients que n'en aura jamais le désespéré qui a pris des armes pour essayer de sortir de son désespoir ».
Bien sûr, on pourrait finasser sur la gestion du désir qui fait naître l'envie voire la jalousie, et sur les prétendus grands hommes qui reçoivent une prétendue juste rémunération pour leur prise de risque / compétences en gestion d'entreprise / leur art de s'être soi-disant fait tout seul, mais on parle des besoins fondamentaux des humains, pas de désirs annexes donc il n'y a pas lieu de discuter (d'autant que pourquoi seuls les démunis devraient contenir leurs désirs ?). On pourrait pinailler sur le seuil de désespoir moralement requis pour violenter autrui et sur la nature de celui-ci (vengeance ? Nécessité ? Facilité ?), mais ça serait tout aussi déplacé (violenter pour survivre n'est pas égal à violenter pour accaparer toujours plus de richesses). Bref, cette phrase de l'Abbé Pierre sonne juste, au final.
#Khaled Freak