La question est : comment valider ce nouveau mode d’apprentissage et permettre aux gens de prouver que l’apprentissage en réseau leur a apporté des connaissances ? Au lieu d’un diplôme, un étudiant peut avoir 100 000 abonnés sur Instagram. Ces abonnés valident un domaine de compétences plus puissamment qu’un diplôme. On assiste à une diversification des sources d’éducation.
La vie en réseau requiert des compétences dont l’être humain n’avait pas besoin avant. La transdisciplinarité, pour commencer. Elle sera la culture du futur. Ensuite, la créativité. En cette période de bouleversements culturels, environnementaux et technologiques similaires à 1968, la créativité devient une stratégie de survie. Enfin, la capacité à vivre avec les autres : être à l’aise avec des normes sociales divergentes, être capable de côtoyer les autres sans présupposer qu’ils pensent la même chose que nous. Et il n’y a pas de diplôme pour cela.
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Ensuite, l’inflation des diplômes est le symptôme d’un système en décomposition. S’il faut de plus en plus de diplômes pour le même niveau de crédibilité, c’est que le système regarde dans une nouvelle direction. Les diplômes rattrapent lentement le retard du secteur de l’éducation par rapport à la réalité du marché du travail.
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Forcément, l’idée d’avoir à s’adapter provoque de l’anxiété et de la peur, mais comme à la fin de l’ère féodale, où l’aristocratie accumulait les titres pour compenser son pouvoir faiblissant, il est trop tard car le pouvoir a déjà changé de mains.