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  • Macron et Le Pen, deux visions opposées des enjeux numériques – EURACTIV.fr

    […] Bien que peu prolixe sur l’impact économique et sociétal des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et la blockchain, le candidat d’En Marche ! présente un programme relativement complet, dans lequel le numérique occupe une place transversale. À l’inverse, le numérique est clairement la dernière roue du carrosse dans le programme de Marine Le Pen, qui n’y consacre qu’une dizaine de propositions sur 144.

    Tous deux veulent poursuivre le Plan France Très Haut Débit lancé par François Hollande, pour couvrir en fibre l’ensemble du territoire d’ici à 2022. Ils souhaitent également favoriser le développement de la télémédecine et stimuler l’innovation dans la santé grâce aux startups.

    Donc il et elle veulent tous les deux poursuivre un plan de déploiement du THD qui ne fonctionne pas et qui aggrave la fracture numérique (la cambrousse, déjà défavorisée en terme de débit et de qualité d'accès au net, voire au téléphone, sera fibrée en dernière). Les deux veulent de la télémédecine pour masquer derrière un rideau les déserts médicaux. Mais, oui, continuons à regrouper tous les emplois dans les métropoles surpeuplées et, de ce fait, ultra polluées. What could go wrong?


    Marine Le Pen veut tout d’abord « recentrer le Crédit impôt recherche (CIR) vers les PME et les startups et diriger une part de l’assurance-vie (2 %) vers le capital-risque et les startups ». Le budget public de la recherche sera augmenté de 30 % pour représenter 1 % du PIB. Au contraire, Emmanuel Macron veut actionner le levier européen, avec la création d’un Fonds européen de financement en capital-risque doté de 5 milliards d’euros pour les startups, chargé de repérer et de financer les futures licornes. En France, le candidat d’En Marche ! estime que « stabilité et visibilité » en matière fiscale sont les principales conditions de l’innovation. L’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) sera remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (ISFI). Un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sera appliqué aux revenus du capital mobilier (intérêts, dividendes, plus-values mobilières…). Quant aux dispositifs existants d’aide à l’innovation (CIR, Crédit impôt innovation, dispositif Jeune Entreprises Innovantes) ils seront « sanctuarisés ».

    Mais quelle bonne idée de sanctuariser le CIR, le truc qui permet d'obtenir de la thune quand tu installes des technos vieilles du siècle dernier sans rien apporter de neuf, pas même au niveau du processus ou de la topologie. C'est du vécu. Il suffit de bullshiter le dossier très rarement contrôlé. Et, en prime, ça fait un bullshit job pour un-e consultant-e qui prépare ce fameux dossier trop souvent pas lu. Le CIR est l'une de ces aides qui profitent aux grosses sociétés. C'est l'une de ces aides dans lesquelles une société commerciale peut puiser sans vergogne, une de ces aides sur lesquelles y'a écrit "vas-y, sers-toi, mon-a pote, c'est open !".


    La question de la fiscalité des multinationales comme Google, Apple, Facebook Amazon (les fameux GAFA) et consorts se règlera donc en France, via une refonte de la TVA et la création d’une taxe sur l’activité des grands groupes en France. Emmanuel Macron veut au contraire imposer une taxe européenne sur le chiffre d’affaires réalisé par les multinationales en Europe. Il souhaite aussi créer une Agence européenne pour la confiance numérique, chargée de réguler les grandes plateformes numériques « afin d’assurer le respect d’une concurrence équitable et la protection des droits des utilisateurs ».

    Réguler les plateformes, dans la bouche des politicie-ne-s, ça a toujours voulu dire "instaurer une censure de droit privé, en dehors de tout juge judiciaire". Le Pen qui promet de lutter contre l'évasion fiscale alors que les membres-clés de son parti y ont aussi recours, ça me fait bien marrer.


    Vie privée : les données des Français en France pour Le Pen, renégocier le Privacy Shield pour Macron

    […]

    Pour Marine Le Pen, c’est clair : la lutte contre le terrorisme doit passer par d’autres méthodes que le chiffrement, indispensable pour « l’expression de la liberté de chacun ». Par conséquent, la candidate du FN est aussi contre la « surveillance de masse », surtout avec des logiciels américains liés à la CIA comme Palantir, qui a signé un contrat avec la DGSI. Elle préfère développer le renseignement pénitentiaire et réorganiser les services de renseignement. Sur ce sujet, Emmanuel Macron est complètement dans le flou. Il promeut une mission d’évaluation parlementaire sur la loi Renseignement, votée en 2015. Dans son programme, le candidat soutient officiellement le chiffrement, qu’il veut même généraliser auprès des PME et TPE. Mais il a récemment indiqué qu’il compte prendre, dès l’été, une « initiative majeure et coordonnée » au niveau européen et avec l’OTAN, pour imposer un « système de réquisition légale » aux entreprises pratiquant le chiffrement de bout en bout, telles Apple ou Facebook sur Messenger et WhatsApp.

    E-administration : Macron pour un État 100 % numérique, « hors de question de tout dématérialiser » pour Le Pen

    […]

    Open data, inclusion numérique : Macron proactif, Le Pen silencieuse

    […]

    Culture : Netflix européen et Pass Culture de 500 euros pour Macron, licence globale pour Le Pen

    Via cheppu qui, désolé. :(

    April 28, 2017 at 5:28:17 PM UTC - permalink - http://www.euractiv.fr/section/economie/news/macron-et-le-pen-deux-visions-opposees-des-enjeux-numeriques/#link_time=1493200724
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