Résumé : l'humain produit la richesse par son travail. Le capitalisme fait de l'humain une marchandise. L'humain produit plus de valeur que celle de sa rétribution. La différence, la plus-value, ne lui sera pas payée mais accaparée par l'acheteur de la force de travail, le capitaliste. Il y a donc accumulation de capital par une minorité de personnes. La manière d'exercer le travail (emploi) façonne les gens et les relations entre eux, donc la société. Cette structuration produit les idées dominantes : ce n'est pas la société qui forme le capitalisme, mais l'inverse. Cela signifie qu'un raisonnement au cas par cas, "bon ou mauvais patron", est hors sujet : même le bon patron est dans l'incapacité de redistribuer l'intégralité de la plus-value, sinon il n'y a plus de capitalisme. Le capitalisme produit exploitation, globalisation et impérialisme, même si le gentil patron ne le souhaite pas. Le capitalisme n'est pas un système stable : il est traversé par des crises régulières inhérentes à sa contradiction : pour augmenter les gains, il faut virer l'humain… qui produit la valeur. L'histoire est écrite par les peuples, il n'y a pas de grands hommes (rois, empereurs). Les idées sont produites par les conditions de vie (quantité de temps libre, pauvreté, infériorité, etc.). Les malheurs des humains trouvent leur origine dans les faits (économiques, historiques), pas dans l'abstrait et les représentations mentales. Le communisme, c'est produire les richesses utiles à la société sans artifices et sans exploitation, tout en restant un groupe. Cette production devient donc un projet commun.
Le communisme fait peur depuis que des régimes autoritaires se sont réclamés de lui. On mélange la chute de ses régimes à celui du communisme.
Alors on évite de prononcer son nom et celui de son premier théoricien. On ne sait même plus ce que communisme signifie.
Principes de l'analyse marxiste :
- La valeur d'un bien, c'est le temps de travail cumulé nécessaire à sa confection. C'est le travail, l'humain, qui produit la richesse. On peut produire sans capital en récupérant des matières premières naturelles. C'est le travail qui transforme des ressources en des biens / service ;
- L'humain est une marchandise : il vend sa force de travail. Il a la particularité de produire plus de valeur que celle de sa rétribution pour survivre. La différence, la plus-value n'est pas payée au travailleur mais elle est accaparée par l'acheteur de la force de travail. Il y a donc accumulation du capital par une minorité plutôt que redistribution. Quand les travailleurs réclament de travailler moins ou une hausse de leur salaire, ils réclament leur dû et on ne leur donnera jamais la totalité de la plus-value, sinon il n'y a plus de capitalisme ;
- L'économie est politique (organisation d'une société). Elle n'est pas isolée, avec ses règles qui seraient prétendument naturelles. Le travail et la manière de l'exercer (emploi) façonnent les gens et le lien entre eux, donc la société (somme des relations des individus). La circulation des idées ne suffit pas, la structure des rapports entre les individus est importante, car elle porte des pratiques qui, elles-même, forment des idées qui deviendront (ou non) celles dominantes. Changer les idées dominantes = changer la structure. Ce n'est pas la méchante Europe ou le méchant Macron qui saignent les hôpitaux, l'école, le salarié, etc., mais bien le capitalisme comme mode de production qui produit un type de société c'est-à-dire un type de relations entre individus (exemple simpliste : tu ne formes pas la même société quand tu considéres un humain comme une marchandise que quand tu le considères comme un égal) ;
- Un raisonnement au cas par cas "bon ou mauvais" patron n'est pas le sujet. Même s'il ignore qu'il accapare la plus-value, même s'il traite bien ses salariés, il veut rentabiliser, faire du bénéfice, donc ses salariés doivent travailler plus, avec moins de coûts salariaux, etc. Il est en incapacité de redistribuer l'intégralité de la plus-value. D'où la globalisation (le dumping social réduit les coûts) et le pillage du monde (comme l'Afrique) pour des matières premières qu'on nomme impérialisme, qui est l'une des excroissances, le paroxysme du capitalisme. Le capitalisme produit ceci, que le patron gentil le veule ou non ;
- Il n'y a pas de stabilité, pas de système stable. Tout bouge. En oubliant ce fait, les capitalistes sont aveugles aux crises régulières (surproduction qui entraîne crise financière, etc.) qui naissent de la contradiction du capitalisme : pour augmenter les gains du capitalisme, il faut virer l'humain… qui produit la valeur ;
- L'histoire est populaire. Il n'y a pas de grands hommes (rois, empereur, etc.). Les peuples font l'histoire. Les actions changent le monde. Les idées ne mènent pas le monde, elles sont produites par les conditions humaines (de vie, de production). C'est le matérialisme historique de Marx. Exemple simpliste : tu ne développes pas les mêmes idées quand tu es rentier, donc que tu peux réfléchir à l'état du monde, que ton temps libre est accaparé et que t'es accablé par tes conditions de vie (pauvreté, infériorité, etc.). Les malheurs des humains trouvent donc leur origine dans des faits économiques (l'inégalité née de la relation différenciée patron / salarié au système production), dans l'histoire, etc. donc on peut procéder à une analyse scientifique. Il y a rien d'abstrait, aucune représentation mentale ;
- Communisme ? Produire les richesses utiles à la société, sans artifices et sans exploitation de l'humain. Par exemple, dans la vision marxiste, le travail occupe une petite part d'une journée, le reste sera pour le développement personnel de l'individu et de la société (culture, arts, sciences, politique, etc.), c'est-à-dire vivre. Refus que l'individu soit traité séparément, comme quand les zadistes de NDDL refusent d'acheter individuellement les terres au motif qu'ils forment un groupe, un projet collectif / commun.
Pour en savoir plus, Le Capital (œuvre de Marx / Engels) version manga est un bon point d'entrée. Mon avis et mes notes de lecture sont disponibles.