J'ai assisté à la 24e édition de ce festival.
Il faut commencer par dissiper un malentendu (que j'ai subi) : « arts de la rue », ça veut dire théâtre, contes, musique, etc. Ça ne veut pas dire art urbain, graffs, sculptures, etc. Du coup, Font'arts, c'est un festival d'Avignon miniature.
J'ai assisté à trois spectacles :
Certains gens du cru présentent ce festival comme un tremplin pour les débutants. Je ne partage pas cet avis. Il y a une programmation in, off et Fest'Ici (artistes locaux), mais le ratio est d'un débutant local pour cinq spectacles, et tout se déroule en parallèle sur trois jours, donc la visibilité des petits n'est pas acquise. De plus, le niveau est disparate : oui, un conteur peut être un débutant, mais le niveau d'exigence (préparation, accessoire, etc.) de la majorité des spectacles dépasse l'amateurisme. Enfin, dans le programme, il y a une photo de chaque spectacle, donc ils tournent déjà…
La rue, par opposition à un lieu fermé, c'est agréable (plein-air, etc.), mais il faut prévoir un minimum : Les conteurs du trac (du Fest'Ici, justement), installés dans un jardin public sans sonorisation, forcément, leur voix ne porte pas loin et elle se fait pourrir par le bruit ambiant des rues…
Les descriptions des spectacles dans le programme sont floues voire lunaires, donc elles ne permettent pas un choix éclairé. À titre d'exemple, Deux secondes ! est présenté comme « Que contiendrait aujourd’hui la boîte de Pandore, si ce n’est un de ces nouveaux objets qui ont envahi notre quotidien ? Technologiquement brillant, incroyablement confortable, mais tellement sournois. ». Du coup, je m'attendais à une critique de la technologie.
Ce festival est cher. Il y a de gros partenaires (Crédit Agricole) et des pubs dans le programme. En plus de cela, le programme papier est à 3 €, le verre en plastique consigné (intérêt ?) est à 1 €, le soda est à 2 € et les boissons alcoolisées sont à 3 €. Évidemment, il faut convertir de l'argent en jetons… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Comme ça, quand on change d'avis, que l'on veut une boisson d'un autre type, le jeton devient inutile. J'ai fini par consommer auprès des commerçants du coin hors festival.
Mention spéciale à la boulangerie pâtisserie artisanale de la place Aristide Briand dont les glaces maison sont vraiment délicieuses. :D
C'est la première fois que j'pisse dans des toilettes sèches. Pour le « tkt les toilettes sèches c'est sans odeur, si, si, j't'y jure tranquille", on repassera. Y'a peut-être une explication genre chaque usager n'a pas recouvert ses déjections d'une pelle de copeaux ?