Je me mets cette vieille réflexion de côté.
Avantages des livres numériques :
- Déplaçables facilement. Ceux et celles qui déménagent fréquemment peuvent témoigner que transporter plusieurs kilos de livres, ce n'est pas simple, notamment quand on a très peu d'affaires persos (car alors la location d'un camion ou d'une prestation de déménagement n'est pas rentable) et/ou que l'on déménage en TGV. La facilité de transport permet également d'amener autant de livres que l'on veut lors d'un déplacement ponctuel, ce qui est très pratique pour comparer des points de vue d'auteur-e-s différent-e-s sur un même sujet ou lorsque des notes de bas de page renvoient vers un autre livre.
- Recherche automatique de mots. Ctrl+F. Un livre papier nécessite une recherche manuelle qui est impraticable. J'aime beaucoup revenir sur des écrits que j'ai lu, notamment pour les citer aux moments opportuns, donc la recherche automatique est une fonctionnalité que j'aime beaucoup.
- Diffusion accrue du savoir. Le savoir inerte est inutile, le savoir n'existe que s'il est diffusé. L'acheteur peut diffuser plus facilement des bouts de textes voire l'intégralité d'une œuvre. La librairie ne gère plus de stock physique encombrant donc elle peu commercialiser une quasi-infinité de livres donc les anciennes œuvres ne disparaissent pas. Et c'est cool parce qu'on a parfois besoin de revenir aux sources.
Neutre :
- Écologie : la production d'une liseuse aurait une empreinte écologique plus forte que d'abattre des arbres, sans compter des dégâts humains (coupe illégale de bois / extraction mortelle des composants) dans les deux cas. Ceci dit, on n'est pas obligé d'acheter une liseuse pour lire des livres numériques : ils se lisent très bien sur un laptop / desktop, même si, pour en avoir testé une, je reconnais le confort supérieur qu'apporte une liseuse.
- DRM / logiciel libre : les DRM sont une saloperie à éviter à tout prix (car le savoir ne saurait avoir de frontières basées sur rien). Même chose pour les liseuses crevues de logiciels privateurs qui traquent les lectures de leurs utilisateur-rice-s au mot près. Mais, là encore, la liseuse n'est pas obligatoire et je n'ai jamais été confronté à un choix "version crevue de DRM ou version papier ?", d'où mon classement en "neutre".
Inconvénient :
- Prix : quand je vois que l'écart de prix entre un livre numérique ou papier d'une même œuvre est de seulement quelques euros alors que la production d'une unité supplémentaire d'un livre numérique ne coûte rien… ça pique. On en revient au vieux débat sur la meilleure manière de financer la première unité c'est-à-dire le travail de l'auteur-e, de la composition / mise en forme, etc. tout en prenant en compte que le modèle de la rareté ne peut pas s'appliquer aux unités supplémentaires produites.