Un petit point d'histoire sur HTTP : la version 1.1 (dont la norme précédente datait de 2014) utilise du texte, ce qui est pratique pour les humains (on peut se servir de netcat ou telnet comme client HTTP), mais moins pour les programmes. En outre, il n'a aucun multiplexage, encourageant les auteurs de navigateurs à ouvrir plusieurs connexions TCP simultanées avec le serveur, connexions qui ne partagent pas d'information entre elles et sont donc inefficaces. La version 2 de HTTP (RFC 9113) est binaire et donc plus efficace, et elle inclut du multiplexage. Par contre, les limites de TCP (une perte de paquet va affecter toutes les ressources en cours de transfert, une ressource lente peut bloquer une rapide, etc) s'appliquent toujours. D'où le passage à QUIC pour HTTP/3. QUIC améliore la latence, notamment grâce à la fusion avec TLS, et fournit du « vrai » multiplexage. Autrement, HTTP/3 est très proche de HTTP/2, mais il est plus simple, puisque le multiplexage est délégué à la couche transport.
[…]
La possibilité qu'offre QUIC de faire migrer une session d'une adresse IP vers une autre (par exemple quand un ordiphone passe de 4G en WiFi ou réciproquement) soulève également des questions de sécurité.