The Daily Shaarli
Il n’y a pas si longtemps, je tiltais que l’espèce de flamme en forme de croix de l’attaque Déflagration (image d’en-tête) représentait le kanji « 火 », qui symbolise et signifie le feu.
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Une autre chose, bien plus ancienne, mais qu’on ne remarque pas quand on est petit et qu’on joue à pokémon Rouge ou Jaune, c’est le nom des villes du jeu. Saviez-vous que chaque nom provient d’une couleur ?
Jadielle : provient de jade, une teinte de vert. Azuria : provient d’azur, référant au bleu. Carmin sur Mer : le carmin est un rouge sombre. Si l’on se souvient dans pokémon Jaune, un jeu plus récent que Rouge et Bleu qui pouvait utiliser les capacités de la Game Boy Color, on voyait chaque ville avec une couleur différente : les couleurs choisies correspondaient à leur nom.
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Chaque ville dispose d’un panneau quelque part, qui décrit la ville : « Argenta, le gris et le mat de la roche ». Ou bien, « Bourg Palette : un monde de couleur s’ouvre à vous ». Ça vous revient ? Et vous notez les jeux de mot à chaque fois ? La couleur de la roche grise est celle de l’argent ; quant au Bourg Palette, la palette symbolise le monde de couleur. Peut-être également un lien avec le pokémon Ho-oh (le pokémon arc-en-ciel), que Sacha aperçoit lors de son départ…
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Chaque ville représente quelque chose, un concept. Lavanville par exemple, dont la couleur est le pourpre clair : le lavandin, couleur de la lavande. Cette ville contient la tour pokémon, qui est le cimetière pokémon dans le jeu. La ville dégage une aura reposante et sereine (avec une touche de glauque, c’est vrai). Maintenant, que symbolise la lavande dans le langage des fleurs ?? Le repos et la sérénité.
Un autre ?
Carmin-sur-mer, le « port au crépuscule flamboyant » : sa couleur est le rouge carmin. Quelle est la couleur du soleil au crépuscule ? Rouge. Cette ville est également le port de la région : le navire qui part (au cours du jeu) symbolise la fin d’une histoire et le début d’une autre… comme un jour qui s’en va au crépuscule et un autre qui commence !
ffserver is a streaming server for both audio and video. It supports several live feeds, streaming from files and time shifting on live feeds. You can seek to positions in the past on each live feed, provided you specify a big enough feed storage.
Via https://imil.net/blog/2018/05/12/MacBook-webcam-streaming-with-ffmpeg/
I always manage to get myself into weird issues… I have this (pretty old) wrt54g router that works well with dd-wrt v3.0-r34311 vpn release […] The apartment is located on a small mountain and electricity is not exactly stable, from times to times power goes down and comes back up. And I noticed the openvpn link sometimes fails to reconnect.
After some debugging, I finally noticed that for some reason, the enabled NTP feature sometimes do not fetch the current time, and so the router’s date is stuck to epoch. In order to be sure the access point gets the right time, I took a different approach, when booting, it will fetch current time online and setup date accordingly.
nginx ssi‘s module has interesting variables for this particular use, namely date_local and date_gmt.
On en apprend toujours : j'ai bloqué un moment sur du code C, pour comprendre pourquoi mes printf n'apparaissaient pas quand je faisais une redirection dans un fichier, et un tailf dessus…
Forcément c'était une histoire de buffer, forcément un write allait être la solution. Mais je voulais quand même savoir, et effectivement le buffering n'est apparemment pas le même par défaut si on envoie sur de l'interactif (line-buffered) ou un fichier (full buffering) !
« Device for and method of computer intrusion anticipation, detection, and remediation », c’est le titre d’un brevet n°8,898,784 B1 déposé à Washington par … la NSA ! […] Le brevet en question[1] traite du thème général de l’intrusion dans les ordinateurs, et surtout à l’analyser de près, il s'agit d'une méthode de lutte contre ces intrusions.
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Imaginons qu’une société présente sur le marché américain, développe une technique d’intrusion, d’anticipation, de détection et de remise en état des suites d’une intrusion, qui intéresse la NSA.
Elle l’intéresse par exemple parce que cette technique fait échec à des pratiques de la NSA ou parce que la NSA entend que cette technique ne tombe pas dans d’autres mains.
L’existence d’un tel brevet ne serait-il pas l’arme juridique idéale qui viendrait menacer le business de cet acteur ? Face à cette menace, cette Société ne se verrait elle pas contrainte de coopérer avec la NSA ?
Cette façon de faire a un nom, on l’appelle la Law Intelligence ou comment utiliser le droit à des fins autres que la justice.
Sans surprise, et par application d’une réglementation spéciale, la Loi Informatique et Libertés de 1978 qui l’a créée, la CNIL disait dans sa Délibération n°2011-203, que « la circonstance que des profils personnels sont affichés publiquement sur internet ne permet pas pour autant à un organisme tiers (en l'occurrence PagesJaunes) de procéder à une collecte massive, répétitive et indifférenciée de ces données sans avertir les personnes concernées » et condamnait PagesJaunes à un avertissement rendu public.
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Dans cette décision du 21 septembre 2011 confirmée par le Conseil d’Etat le 12 mars 2014, le gendarme des données personnelles français ne répond pas directement à notre question, mais la position qu’il prend rend un fieffé service à la société de Mountain View en Californie.
En effet, en interdisant à tous tiers d’accéder et de capter les données des profils publics Linkedin sans l’accord des intéressés, accord en pratique impossible à mettre en oeuvre, la CNIL réserve ses données à Linkedin. La solution a donc la couleur de l’appropriation et de la propriété …
À mettre en relation avec la partie « EU DisinfoLab » de l'affaire Benalla (collecte et classification des tweets ayant trait à l'affaire par une ONG Belge).
Entretien avec Michel Collon, journaliste-écrivain, à propos de géostratégie et des mensonges permettant de justifier une guerre. C'est très intéressant, j'en recommande vivement le visionnage.
Depuis 15 ans nous dit Gaspard Koenig, « les données numériques sont une zone de non droit. Les grandes entreprises numériques en ont largement profité car il y avait une manne à prendre. »
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Cette situation peut s’expliquer de trois façons.
En premier lieu, le pouvoir politique, de qui vient le droit car c’est lui qui le décide, a limité le montant des sanctions que peuvent prononcer les autorités de contrôle européennes, c’est-à-dire les CNIL européennes qui sont des gendarmes des données personnelles.
La seconde explication réside dans l’inaction des pouvoirs publics européens qui ont failli dans leur rôle de protection de leurs citoyens. Ainsi et par exemple, la réglementation en matière de données personnelles connaît depuis 40 ans une sorte de double peine. D’un côté, il y a les sanctions administratives de la CNIL que nous venons d’évoquer. De l’autre, des sanctions pénales, avec de lourdes peines, en moyenne des peines maximales de 5 ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende. Le problème : ces sanctions ne sont jamais appliquées. Pire encore, l’action publique n’est jamais mise en mouvement. Cela tient au fait que les Parquets sont sans doute plus occupés à lutter contre le terrorisme, la fraude financière ou le harcèlement sexuel et qu’ils considèrent que les manquements aux données personnelles ne sont pas des troubles à l’ordre public suffisamment importants, pour mobiliser la machine policière et judiciaire. A cela s’ajoute, un problème plus général de moyens de la justice et une formation insuffisante des magistrats dans ces matières spécialisées.
Enfin, et c’est la troisième explication, les GAFAM ont tissé un « système » qui paralyse notre Etat de droit.
Or, si on retient la patrimonialisation de la donnée, si on soumet la donnée à un droit de propriété, la situation serait alors toute différente. La personne qui, pour quelques euros, a cédé sa donnée en perd ainsi totalement le contrôle. Une fois la cession réalisée, le nouveau « propriétaire » en fait ce qu’il veut. Plus question non plus de revenir sur le consentement donné.
Quelles seront les pratiques des grandes entreprises du digital pour obtenir de l’individu la donnée convoitée ?
Par quels contrats ? Car en effet, s’il y a propriété, donc appropriation possible, et qu’il y a cession, cela donne forcément lieu à un contrat.
Ce contrat sera-t-il celui bien connu que nous rencontrons quasi quotidiennement, les CGU que personne ne lit ?
Chacun sait que ce sont des documents, on a peine à dire des contrats, qui sont surtout faits pour ne pas être lus ? Où les droits du plus fort, c’est-à-dire du rédacteur du document, sont respectés et c’est tout ?
[…] Les États ne parviennent jamais à atteindre leurs objectifs. D’abord parce qu’ils ne font rien pour, mais aussi et surtout parce qu’ils ne le peuvent pas. Croire que l’État pourrait mettre un terme au réchauffement climatique, à la destruction des écosystèmes et au massacre des autres espèces, c’est croire qu’un marteau pourrait faire office de télescope. Ça ne fonctionne pas, peu importe à quel point on le souhaite, on ne voit rien. Ce n’est pas dans ses cordes, ce n’est tout simplement pas sa fonction. L’État moderne organise le système capitaliste mondialisé (la civilisation industrielle), fondé sur l’exploitation et la destruction perpétuelles de la nature. […]
Par ailleurs, ces ONG, ces youtubeurs, tous ces gens animés à n’en pas douter de la meilleure volonté du monde, ignorent-ils que les États ne disposent plus que d’une latitude très limitée en ce qui concerne la création et l’édiction des lois qui gouvernent nos sociétés ? Le transfert de souveraineté des États vers des entités supra-étatiques, plus importantes commercialement parlant, a longtemps été un secret de polichinelle : il a récemment été débattu publiquement, dans les médias, discuté à l’Assemblée… Le TAFTA (pour ne citer qu’un exemple) ne leur évoque-t-il donc rien ?
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Des cas de ce genre, il en existe pas loin de 500, à en croire ce papier[4] du Monde Diplomatique. Ce que l’on appelle l’arbitrage international est de plus en plus utilisé par les sociétés. Peu importe, finalement, que dans le cas évoqué plus haut l’État ait eu gain de cause sur l’industriel. Ce qui importe ici est de comprendre la portée de l’événement : une multinationale est tout à fait en mesure d’attaquer un État « souverain ». Que faudra-t-il faire, alors, pour interdire le dernier produit phare de Bayer lorsque la France aura émis une loi l’interdisant mais que la multinationale aura eu gain de cause et aura contraint le pays à revenir sur sa décision ? Qui attaquera-t-on en justice, à ce moment-là ? […]
[…]
Nous pouvons sauver la civilisation industrielle (prolonger, pour un temps limité, son existence, grâce aux énergies et technologies dites « vertes » et à la géoingénierie), ou nous pouvons sauver le monde vivant qu’elle détruit (et nous sauver par la même occasion). Il faut choisir. Il n’est pas possible de sauver les deux ensemble.
[…]
On nous rétorquera qu’il s’agit toujours de quelque chose, et que ce quelque chose vaut toujours mieux que rien. Affirmation douteuse. Primum non nocere : d’abord, ne pas nuire. La multiplication frénétique de ces initiatives citoyennistes (le mois dernier a vu naître l’initiative « On est prêt », et juste avant elle l’initiative « Il est encore temps », et voilà maintenant « L’affaire du siècle ») semble remplir un vide. Semble. En réalité, la prolifération de ce type d’initiatives est incroyablement nuisible, en ce qu’elle fait naître, qu’elle encourage ou qu’elle renforce un espoir naïf et absurde, une illusion. À grand renfort de moyens techniques stimulants, à l’image des vidéos des youtubeurs écolos, et du clip de promotion de cette « Affaire du siècle » : le format est « cool », le montage dynamique, la propagande réussie. Seulement, la lutte écologique n’a pas vocation à être « cool ». Notre mode de vie — la civilisation industrielle — constitue une menace pour l’ensemble des espèces et de la toile du vivant. Une extermination (les scientifiques parlent, plus insidieusement, d’extinction) de masse est en cours. Il faut se rendre à l’évidence : le combat nécessaire pour sortir de cette civilisation qui porte la mort comme la nuée porte l’orage sera long et douloureux.
Étant donné tout ce qui précède, force est de constater que les initiatives de ces ONG, de ces youtubeurs et de ces figures de l’écologie médiatique, loin de sensibiliser l’opinion publique aux problématiques socioécologiques, ne servent qu’à alimenter les illusions et les faux espoirs dominants, notamment en promouvant les idées suivantes :
- L’idée selon laquelle notre problème se résumerait au réchauffement climatique, à un taux de CO2 atmosphérique qu’il nous faudrait contrôler.
- L’idée selon laquelle le « développement durable » (les énergies dites « renouvelables », l’efficacité énergétique, etc., en bref : un ajustement technologique de la société industrielle) pourrait nous tirer d’affaire, endiguer le réchauffement climatique — et faire en sorte, accessoirement, même si cela a de plus en plus tendance à être éclipsé par la focalisation sur le climat, que la société industrielle devienne soutenable, respectueuse du monde naturel.
- L’idée selon laquelle à l’aide d’un ajustement économique (qu’on appellerait économie sociale et solidaire, économie du partage, économie collaborative, économie contributive, ou quelque jolie expression que les experts du marketing auraient inventée), la société industrielle pourrait devenir socialement juste, en plus de soutenable.
- L’idée selon laquelle, bien que récalcitrant, l’État serait techniquement en mesure de réaliser les fantasmes précités, et qu’il nous faudrait seulement l’y contraindre.
[…] Nous avons besoin de rien de moins que du démantèlement complet de la société industrielle mondialisée, de l’État, du capitalisme. Nous avons besoin d’une décroissance radicale, d’une dissolution de la société de masse au profit d’une multitude de sociétés véritablement démocratiques — fondées, donc, sur des technologies démocratiques. Ce que ni l’État ni son système judiciaire ne permettront ni n’encourageront jamais. Il va falloir se battre.
Gros +1.
