The Daily Shaarli
La modulation à la baisse du prélèvement est possible lorsque le montant du prélèvement au titre de la situation et des revenus de l’année en cours est inférieur de plus de 10 % et 200 euros au montant du prélèvement supporté en l’absence de cette modulation.
Compte tenu des éléments déclarés, vous ne remplissez pas ces conditions. Vous ne pouvez donc pas modifier votre prélèvement à la source.
Le montant de mon impôt passant de 370 euros à 0, le montant du prélèvement est bien supérieur à 200 € et à 10 % puisqu’il est de 100 %.
La réponse qui m’a été faite est visiblement inappropriée puisque je rentre bien dans le critère de réduction du PALS.
Chez moi, ça marche : avec une baisse de 518 € de mon salaire mensuel net entre 2017 et 2018-2019, je passe d'un taux de prélèvement à la source de 7,1 % à 5,8 %, ce qui réduit ma mensualité d'environ 25 €.
Notons qu'une partie de mon calcul est pifométrique. Il faut indiquer le salaire annuel imposable. J'ai multiplié par douze mon dernier salaire mensuel imposable, celui qui ne contient pas de prime ou autre. Cela est grossier : je peux percevoir une prime de fin d'année, mais pas forcément tous les ans, mon salaire peut être réévalué en cours d'année mais pas forcement, etc. Je déclarerai les suppléments à mon salaire de base ou la réévaluation de celui-ci dès que j'en aurai connaissance, c'est tout le jeu du prélèvement à la source.
Notons qu'une des étapes consiste à déclarer ses revenus 2018, ce qui confirme les publications du Canard enchaîné (entre autres) : 2018 n'est pas une année blanche, il n'en a jamais été question.
Deux entretiens avec l'éditorialiste (non, selon mes critères, elle n'est pas journaliste, elle se contente de donner son avis sur tous les sujets) Natacha Polony.
On a cassé la spécialisation des journalistes avec le roulement au sein des rédactions (l'interchangeabilité), la mise en avant de l'investigation au détriment de la réflexion de fond), etc., ce qui rend les journalistes inaptes à comprendre les sujets qu'ils traitent, car ils ne peuvent pas démêler le vrai du faux ;
Le mot « fake news » permet d'éviter de se poser des questions et constitue un leurre politique. Exemple : la nouvelle selon laquelle la méchante Russie installe le méchant Trump au pouvoir est d'un simplisme qui évite de remettre en cause la politique US qui a conduit à ça ;
Le « fact-checking » et le Decodex dépossèdent le citoyen de son esprit critique. Les faits se vérifient, mais pas une analyse politique qui est forcément contradictoire puisqu'elle dépend des valeurs que l'on promeut, que l'on veut faire respecter à travers elle ;
Plutôt que son rôle actuel, on pourrait impliquer le CSA dans la réflexion sur la concentration des médias, l'indépendance de la presse, la diversité des formations (faut-il avoir suivi une formation de journaliste pour être journaliste comme on fait l'ENA pour être politicien ?), etc. sans pour autant entrer dans le jugement politique. Pour ma part, je suis nuancé : oui, une autorité de contrôle des points exposés serait intéressante, mais on n'évitera jamais le jugement politique dans une instance de régulation, et, appliqué au journalisme, ce jugement me laisse présager le pire ;
La concentration politicienne à Paris entraîne une concentration des médias nationaux à Paris, ce qui entraîne un isolement social (fréquentations, etc.) et culturel (pratiques quotidiennes, pratiques culturelles, etc.) des journalistes ;
Natache plaide pour une immigration contrôlée qui permet l'existence d'une communauté politique apaisée. L'intégration prend du temps et nécessite l'implication des gens qui accueillent. En l'absence de ce terreau-là, on est obligé de faire des lois pour contraindre les gens à vivre ensemble. Oui, c'est ce qui s'est passé en France avec Internet (lire le premier point). Cette intégration passe par le fait de combattre la peur, fondée ou non, d'être minoritaire chez soi à cause de valeurs importées qui seraient perçues comme étant trop différentes des valeurs du pays d'accueil ;
Le règlement européen dit de Dublin est inhumain : on crée artificiellement un flux interne de migrants en boucle fermée qui tentent de passer, se font renvoyer dans le pays de leur demande d'asile, re-tentent un passage, etc. pendant des années… Ça alimente, en partie la trésorerie des passeurs ;
Natacha rappelle que la colonisation n'est pas vraiment terminée puisque des multinationales, dont des Françaises, pillent les ressources minières des pays d'Afrique, ce qui tue dans l'œuf toute possibilité de développement économique local, donc qui fait émerger toujours plus de candidats à l'exil en raison de la démographie ;
Voile :
Nous vivons aujourd'hui dans un totalitarisme doux basé sur la gestion de l'espoir de posséder, la gestion de la frustration née du spectacle de la consommation par ceux qui ne peuvent y accéder, etc. qui permet de canaliser les comportements qui naissent dans une société consumériste dans laquelle les pulsions sont favorisées au détriment de la réflexion, ce qui délite complètement le vivre ensemble, la politique. Le totalitarisme doux permet de gérer ce délitement.
