The Daily Shaarli
[...] Am I a grown-up? And what is the meaning of growing up? And why do I care so much?
Do I even care at all? Actually, now I'm really wondering if I care at all, I think the answer is no. I don't care not knowing. Because it won't make a difference. I'll still be the Petite weirdo with bow in her hair that orders beer with grenadine syrup. I don't want to be a grown-up nor I want to be a kid.
I know growing up is not having a real job or paying a rent. Growing up is not drinking red wine or going to parties with your fellow students.
I don't need to know what is the meaning of growing up. I don't need to know if I am a grown-up. The only thing I need is to be consistent with myself. And tell the world: hello world, this is who I am. Would you like me to send you a nice unicorn illustration?
Gros +1.
Un annuaire, une base de données de l'industrie de la surveillance numérique. Quels acteurs interviennent ? Comment vendent-achetent-ils les outils de surveillance numérique ? Quels gouvernements sont acheteurs ? Bref, faire la lumière sur un monde qui aspire à vivre dans le secret. Par Privacy International. Basé en partie sur les SpyFiles de Wikileaks.
Via la liste de discussion générale de LQDN.
Je mets ces quelques mots de côté :
Oui le monde il est critiquable, mais c’est pas pour ça qu’il faut s’étendre dans le glauque, l’abject, le provocant, le sang, le sexe, le très haut et le radiateur. Même si ça fait des jolies photos commerciales après. Faut rigoler.
[...]
Si on se promène dans la rue on vit on voit on rêve, même quand il pleut il y a de la lumière. Pas besoin de vivre des extases par procuration opposons notre petite énergie et toute l’énergie de la terre du monde aux empêcheurs de tourner en rond
[...]
Pourquoi on se sait plus s’émerveiller, parce qu’il y a trop de choses à changer, à faire évoluer pour vivre bien, pleinement.
Gros +1.
Ça date d'un an mais je recopie en intégralité ce texte car je le trouve d'une grande beauté, bien écrit, avec le propre style littéraire de son auteure, ce qui fait que j'ai envie que ce texte perdure sur les Internets.
À ce moment-là, tu es en pleine période de doute. Tu te demandes ce que tu fais. Tu te demandes si tu y crois. Tu as peur de ne bientôt plus y croire, parce que tu as perdu ton envie de décentraliser la moindre information, le moindre octet ; parce que tu n’as plus l’énergie de fournir des clés Linux un peu partout autour de toi. Tu sens que tu as perdu un certain enthousiasme.
Tu te poses des questions. Tu peines à trouver des réponses. Parfois, même souvent, tu te sens seul-e. Tu as quelques discussions sur les Internets ou dans la vraie vie, mais il manque quelque chose. Tu penses que tu cherches des réponses, parce qu’à ce moment là, tu es un-e.
Tu cherches quelqu’un qui n’existe pas. Les amis imaginaires sont partis. Et il t’arrive parfois de te sentir isolé-e.Et puis tu te lances. C’est le moment venu. Tu impulses des trucs. Tu donnes rendez-vous à des gens. Tu n’as pas la moindre idée de ce que tu fais. Tu ne te sens plus vraiment seul-e parce que tu es tellement pris-e dans ce que tu fais que tu ne te poses plus vraiment la question, tu ne réfléchis pas trop et tu y vas. Tu expérimentes complètement. Tu ne te sens plus isolé-e parce que tu ne te poses plus la question. Tu as arrêté de chercher quelqu’un qui n’existe pas parce que tu sais que les amis imaginaires ne reviendront pas. Tu es suivi-e dans ce que tu fais.
Et puis. Tu t’en souviens encore exactement. C’est drôle que ça t’ait marqué à ce point. Comme si tu savais, inconsciemment. Tu te souviens d’être intrigué-e. Parce que tu connais tous les gens qui sont assis à côté de toi. Et débarque quelqu’un que tu ne connais pas. Tu te demandes si la personne est arrivée là par erreur. Tu es tout de suite intimidé-e, et il te faudra longtemps avant que tout ça disparaisse.
Ce soir là, tu es encore un-e.Et puis. Progressivement, tu deviens un-e + un-e. Il y a beaucoup de gens autour de toi et tu es content-e que ça marche, mais quelque part tu t’en fous. Tu penses efficience. Tu penses projet. Tu es carré-e, il n’y a pas de place pour les choses émotives parce que tu organises. Tu as tendance à être rigoureux-euse et tu te concentres sur l’efficacité. Mais tu sens que quelque chose est là. Tu ne te préoccupes plus des amis imaginaires. Tu ne t’en rends pas compte tout de suite, et tu en as douté pendant assez longtemps, mais tu n’es plus seul-e. Tu n’es plus isolé-e. Parce que tu as trouvé quelqu’un qui existait. Tu as trouvé ce quelqu’un que tu as cherché pendant si longtemps.
Et c’est drôle parce que tu l’as voulu dès le premier jour. Tu ne t’en rendais juste pas compte.Tu es deux désormais. Et tout va très vite, parfois tu ne te rends pas vraiment compte que tout ça est en train d’arriver. Tu as l’impression que désormais, tu peux affronter le monde entier. Tu n’as plus peur de rien. Parce que tu es deux. Tu as l’impression que tu pourrais faire ce que tu veux, accomplir ce que tu veux, même si tu n’as pas vraiment d’ambition. Ton ambition, c’était ça, et tu l’as eu pendant un certain temps. Tu as été deux.
Tu as été deux comme tu n’aurais jamais pu l’imaginer. Et tu ne pourras plus jamais être deux de cette manière.
Parce qu’il y avait tellement de choses, implicites et explicites, que ça ne pourra jamais être pareil.
Il y avait tellement de choses spontanées. Tellement de légèreté et tellement de sérieux.
Tu as trouvé là un écho que tu n’aurais jamais envisagé.
Et même si tu devais être à nouveau deux avec un-e autre un-e, tu voudrais que ce soit différent.
Parce que c’était unique, et que, quelque part, tu veux que ça reste unique.Tu te mets à faire plus de trucs, aussi. Et toutes ces questions que tu te posais, tu as arrêté de te les poser. Tu as arrêté de te poser les questions parce que les réponses étaient évidentes. Tu as retrouvé ton enthousiasme. Tu as même trouvé plus que ça. Tu étais invincible quand tu étais deux. Tu as continué à faire. Tu as rencontré plus de gens et tu es content-e d’avoir rencontré ces gens. Mais quelque part, tu t’en fous. Parce que tu es deux, et que c’était beaucoup plus important que tout le reste.
Mais du tout premier jour jusqu’à aujourd’hui, tu craignais exactement ce qui est arrivé. Tu craignais que tout ça disparaisse. Tu craignais d’être à nouveau un-e. Et tu t’es souvent demandé : « Comment je ferai si mon partenaire dans le crime n’est plus là ? ». Aujourd’hui, tu ne te le demandes plus vraiment ça parce que tu n’as plus tout à fait le choix. Il y a encore peu, tu te demandais « Comment je vais faire maintenant ? ». Parce que tu savais que tu avais beaucoup à perdre, et tu es en train de perdre tout ça.
Ce n’est pas une question d’efficience. L’efficience, c’est devenu secondaire dès lors que tu es devenu-e deux. L’important était de faire. Faire à deux. Plus les autres gens. Les autres gens sont importants, ils ont toujours été importants. Ce n’est pas ce que tu es en train de dire. Simplement, ce n’est pas avec les autres gens que tu étais deux.À ce stade de la rédaction, tu te mets doucement à pleurer et c’est une bonne chose parce que ça fait trop longtemps que tu minimises tout ça, ça fait trop longtemps que tu ne dis rien à personne. Ça fait trop longtemps que tu gardes tout ça parce que tu as toujours gardé espoir, secrètement, que tu étais redevenu-e un-e temporairement.
Tu continues à espérer, mais ta boite de réception associative est vide et c’est de mauvais augure. Tu continues à espérer, mais ta boite de réception personnelle est vide et c’est encore pire.Tu vas continuer à faire les choses parce que tu as envie de les faire. Tu ne te demandes plus comment tu vas faire parce que tu vas juste le faire. Et tu vas essayer de t’empêcher du mieux que tu peux de ne pas te sentir triste. Ni vide. Tu continueras à faire des choses avec les copains et les copines, avec les gens qui viennent aux trucs. Et tu seras heureux-euse de tout ça. Tu le seras sincèrement.
C’est jusque qu’une partie de toi sera creuse.L’autre soir, alors que tu regardais une série en version originale, un des personnages a dit « Let her go ». Et tu as pensé aux mots « let your partner in crime go » et tu t’es rendu-e compte que c’était désormais ça qu’il fallait que tu fasses.
Mais tu n’as pas envie de le faire parce que tu ne sens pas prêt-e à passer à autre chose. Tu n’as pas envie de passer à autre chose parce que ce que tu as eu pendant ces brefs mois, c’est quelque chose que tu as toujours voulu avoir, et quelque chose que tu n’auras peut-être plus jamais.Alors tu penses à tous ces endroits qui sont sinistrés. Tu penses aux chemins du retour dans le silence. Toi qui a horreur du vide, tu n’as jamais été trop gêné-e par ce silence. Parce que tu étais deux, et que c’est tout ce qui t’importait. Tu penses aux cris. Tu penses aux mots. Aux gens qui te regardent bizarrement parce que tu parles fort. Tu penses à ton insolence dans ces moments-là. Tu te sentais insolent-e parce que tu étais heureux-euse. Et c’était ta revanche sur le monde entier.
Tu penses à ces stickers que vous deviez faire, et tu ne sais plus trop si tu dois les faire. Tu ne sais plus si tu dois les faire et les garder juste pour toi, si tu dois les faire et les diffuser anonymement dans le milieu ou si tu dois les faire et les diffuser non anonymement. Mais qu’est-ce que tu diras aux gens ? Tu te mettras à pleurer quand tu diras que c’était un échange par mail, comme il y en a eu de nombreux ?Parfois tu penses aux endroits où vous pourriez vous recroiser et tu restes perdu-e dans tes pensées, les yeux humides et le regard hagard. Tu ne sais pas ce qui pourrait se passer parce que tu ne sais pas ce qui se passe présentement. Tu n’arrives pas à démêler les nœuds, tu continues à être en plein milieu de la tempête alors que tout le monde l’a traversé.
Tu sais que tu as toujours voulu être fort-e pour deux, parce qu’être deux t’a rendu fort-e et invincible. Mais quand les choses se sont compliqués, tu n’es pas sûr-e d’avoir été fort-e. Tu ne sais pas ce qui s’est passé parce que tu ne sais pas ce qui se passe présentement.
Tu as l’impression que ton monde s’est écroulé depuis, alors que c’est peut-être juste une fêlure. Mais tu n’es sûr-e de rien et ta boite de réception continue d’être vide alors que tu la relèves frénétiquement depuis plusieurs jours.Tu as arrêté de pleurer. Tu as écrit beaucoup de choses. Mais tu sais que tu continueras à pleurer parce que ça n’a pas été assez. Et tu sais que tu pourrais continuer à cracher encore plus de mots parce que ça n’a pas été assez.
Tu n’es plus une licorne depuis longtemps. Tu es juste un chaton triste.Ton monde s’est écroulé et tu ne sais pas comment le reconstruire. Tu voudrais demander pardon. Parce que tu sais, peu importe ce que diront les gens autour de toi, que si tu dois demander pardon, ce sera pour des raisons légitimes.
Mais tu ne veux pas forcer les choses. Tu veux prendre ton mal en patience. Même si tu continueras à attendre un ping de manière indéterminée, ou éternelle.Parce que ce que tu as eu, tu ne l’auras plus jamais avec personne d’autre, et tu n’es pas prêt-e à dire au revoir.
Parce que tu as été deux, et que tu n’es pas prêt-e à être à nouveau un-e.
Asexualité, Gray-A, demisexualité, kézako ? Je trouve ce témoignagne intéressant car il est loin d'une définition type dictionnaire comme on en trouve ailleurs.
J’écris cet article, peut-être même ces articles, pour documenter l’asexualité, pour la revendiquer, la légitimer, et, principalement, je l’écris pour cette personne à l’autre bout d’un tuyau qui s’est peut-être posé les mêmes questions de moi, qui s’est peut-être demandé si il/elle était asexuel-le.
J’écris cet article, peut-être même ces articles, pour toutes ces personnes qui se reconnaîtront en me lisant, et qui y trouveront la bouffée d’air frais et le soulagement que j’ai ressenti en découvrant l’asexualité.[...]
Asexuel ne veut pas dire asexué (asexué, c’est se reproduire sans l’existence d’individus de sexes distincts).
Asexuel ne veut pas dire non binaire (être non binaire, c’est ne s’identifier ni au pronom il, ni au pronom elle).
Asexuel ne veut pas dire être antisexuel (ça, c’est ne pas pratiquer de sexe).
Asexuel, ça veut simplement dire ne pas ressentir de désir sexuel. Quoique, ce n’est pas aussi simple. L’asexualité, au même titre que l’autisme, se définit plus par un spectre.
Avec divers degrés, diverses nuances, diverses identités.
Il existe aussi l’aromantisme, qui s’applique aux personnes qui ne connaissent très peu, ou pas du tout, d’attirance romantique. Mais je ne traiterai pas d’aromantisme parce que je suis tout l’inverse.
Par contre, je serai très certainement amenée à parler de « Gray-A », qu’on peut aussi écrire « Grey-A », et qui correspond exactement à ce que je suis.Gray-A
Lors de la première ébauche de cet article, j’ai tenté de faire une traduction du terme GRAY-A. Mais la traduction était très maladroite et induisait possiblement en erreur. C’est donc la version originale, en anglais, que je colle ici.
Asexuality and sexuality are not black and white; some people identify in the gray (spelled « grey » in some countries) area between them. People who identify as gray-A can include, but are not limited to those who:
• Do not normally experience sexual attraction, but do experience it sometimes
• Experience sexual attraction, but a low sex drive
• Experience sexual attraction and drive, but not strongly enough to want to act on them
• People who can enjoy and desire sex, but only under very limited and specific circumstancesSimilarly, some people who might technically belong to the gray area choose to identify as asexual because it is easier to explain. For example, if someone has experienced sexual attraction on one or two brief, fleeting occasions in their life, they might prefer to call themselves asexual because it is not worth the bother of having to explain these one or two occasions to everyone who asks about their orientation.
Gray-As may also append a gender orientation to the label, as in « Gray-heterosexual ».
Je recopie ici la traduction parce qu'un pastebin est tout sauf permanent et je pense qu'il est important de ratisser large et ça implique de ne pas causer qu'en anglais sinon c'est perdu d'avance.
L'asexualité et la sexualité ne sont pas quelque chose de noir et blanc. Certaines personnes s'identifient dans les nuances de gris.
Les personnes qui s'identifient comme Gray-A sont :
- Celles et ceux qui ne ressentent pas d'attirance sexuelle de manière générale, mais à qui cela peut parfois arriver
- Celles et ceux qui ressentent de l'attirance sexuelle mais ont peu d'expérience
- Celles et ceux qui ressentent de l'attirance sexuelle et ont de l'expérience, mais pas d'une manière suffisamment forte pour pratique
- Celles et ceux qui peuvent aimer le sexe et en avoir envie, mais seulement dans circonstances très spécifiques
Certaines personnes qui se situent dans la zone grise choisissent de s'identifier et de se revendiquer asexuel parce que c'est plus facile à expliquer. Par exemple, si quelqu'un a ressenti une attirance sexuelle à de brèves occasions, il/elle va préférer se dire asexuel plutôt que de rentrer dans les détails, parce que ça ne vaut pas le coup de rentrer dans les détails et expliquer ces rares fois où il/elle a senti du désir.
Gray-A peut également se définir comme un complément d'orientation sexuel, du genre "Gray-A hétérosexuel-le".
Retournons au billet de blog original :
Demisexuelle
Je corresponds également à la définition de demisexuel-le. Le terme demisexuel décrit, d’une manière générale, les gens qui ressentent de l’attirance sexuelle uniquement pour des gens avec qui ils ont noué de fortes connexions émotionnelles.
Si je publie mon asexualité en ligne, c’est parce que toute ma vie, j’ai cru être un monstre. Toute ma vie, j’ai été angoissée de ne pas correspondre à des normes. La plupart du temps, je suis assez heureuse de ne pas correspondre à des normes. Ce sont des choses que je revendique. Parce que j’ai toujours pris le soin de rester en dehors de la norme puis, plus tard, de questionner cette norme ; et même ces normes.
Par exemple, c’est exactement comme ça que je suis devenue féministe. Parce qu’on m’a ouvert les yeux. Parce qu’on m’a montré de nouvelles normes dont je n’avais pas conscience.
Avant ça, j’étais dans la norme et je pensais que les féministes étaient une bande d’hystériques qui ne se rasaient pas sous les bras.Puis il y a eu les autres normes. Des normes qui m’ont angoissé toute ma vie. Et c’est en partie le féminisme qui m’a libéré d’une partie de ces normes.
Et je crois qu’appréhender mon asexualité aurait été bien différente si je n’avais pas découvert le féminisme entre temps.Toute ma vie, j’ai cru être un monstre. Toute ma vie, j’ai été angoissée par ma sexualité.
Et j’ai été engloutie pas la pression de ne pas être assez bien pour mes partenaires.
J’ai été rongée par la culpabilité de n’avoir que peu d’intérêts pour les mœurs légères.Être une jeune femme asexuelle dans une société où la sexualité est aussi banalisée a été une honte pendant toutes ces années.
J’ai eu si peur, pendant toutes ces années, de finir seule, rejetée et montrée du doigt.Et cette honte est en train de disparaître. Cette honte est en train de se muer en quelque chose de très positif.
Parce que cette honte est en train de se muer en une fierté.
Parce que je suis quelque chose. Je corresponds à quelque chose.
Et je suis légitime. J’existe. J’ai ma propre identité sexuelle.Elle ne correspond certes pas à celle de la plupart des gens (les asexuels représenteraient 1% de la population seulement), mais elle correspond à quelque chose.
Et j’ai passé tant d’années à chercher cette identité que j’ai maintenant envie de la porter avec fierté et de la crier sur tous les toits.Parce que je ne suis pas un monstre.
Et parce que je ne veux pas que d’autres asexuel-le-s qui s’ignorent continuent à ressentir tous ces sentiments négatifs que j’ai ressenti pendant tant d’années.
Parce que le silence tue, et que ne pas connaître l’asexualité m’a doucement et gentiment tué pendant toutes ces années.Les enjeux sont différents parce qu’il ne s’agit pas que de moi.
Il s’agit de toutes ces autres personnes qui se posent des questions, et qui peut-être comme moi, n’ont jamais pris le temps de se renseigner parce que la honte était trop forte.
Il s’agit de toutes ces personnes qui ont peut-être été comme moi, terrifiées par leur propre corps, terrifiées par leur propre sexualité.[...]
Je ne suis pas antisexuelle. Je fais du sexe.
Simplement, je n’en ai pas la même vision que la plupart des gens.Par exemple : Je trouve qu’il y a un tas de trucs plus intéressants que le sexe. Genre, manger !
C’est quelque chose que je dis souvent à mes proches. Je préfère manger que faire du sexe.
Hé bien la communauté asexuelle en a fait un slogan ! Et il y a même une approche hipster de ce slogan !Sex? Too mainstream. Cake is better.
Par exemple : Si vous me lisez et que vous m’avez rencontré loin du clavier, peut-être que vous avez flirté avec moi. Et peut-être même que j’ai flirté avec vous.
La différence, c’est que je ne m’en suis pas rendue compte et que je ne l’ai pas fait exprès. Parce que, de manière générale, j’éprouve de grandes difficultés à déchiffrer les relations humaines implicites. Et encore plus avec quelque chose dont je n’ai pas les codes.Par exemple : Je n’ai jamais eu de coups d’un soir. Premièrement parce que, comme je l’ai défini plus haut, je suis incapable d’avoir une attirance sexuelle pour quelqu’un envers qui je n’éprouve pas de sentiments amoureux. Deuxièmement parce que ça ne m’intéresse pas. Je ne vois pas l’intérêt.
Par exemple : Je ne regarde pas de porn. Parce que je n’en ai pas envie. Parce que je ne vois pas l’intérêt. Parce que je préfère manger et que bon, obviously, le porn c’est trop mainstream.
Et je ne comprends pas non plus pourquoi tout le monde en fait toute une histoire. Pas du porn, mais du sexe en manière générale. C’est quelque chose qui me dépasse, et c’est quelque chose pour lequel j’ai peu d’intérêt.Du moins toute seule. Et je crois que c’est bien ça qui définit mon asexualité.
Que je n’y vois pas d’intérêt immédiat et que mon intérêt se porte plus vers la personne dont je suis amoureuse.
Simplement, je ne pourrai jamais être frustrée d’avoir une relation platonique parce que faire du sexe, ce n’est pas quelque chose que je recherche. C’est quelque chose que je fais, mais il est rare que l’initiative vienne de moi.
