The Daily Shaarli
Besoin d'un hyperviseur ?
Pour des machines virtuelles durables ? Exit OpenStack qui est plus orienté "à la demande".
Sans besoin de redondance, sans besoin d'un cluster ? Exit Ganeti.
Sans besoin de trouzemilles fonctionnalités dans une usine à gaz ? Exit Proxmox.
Besoin d'une interface graphique minimaliste mais fonctionnelle ? Exit la ligne de commande et virsh.
Solution retenue : KVM + libvirtd sur l'hyperviseur, virt-manager sur le poste des admins.
Sur le poste des admins : apt-get install virt-manager et c'est prêt. La communication entre les PC des admins et l'hyperviseur se fait avec SSH.
Sur l'hyperviseur : apt-get install openssh-server qemu-kvm libvirt-daemon-system puis ajouter le compte UNIX de chaque admin aux groupes kvm libvirt et libvirt-qemu : usermod -aG <groupe> <admin>. Configurer SSH, distribuer les clés publiques, tout comme d'habitude.
Dans virt-manager, Fichier -> Ajouter une connexion. Hyperviseur : QEMU/KVM. Cocher Connexion à un hôte distant. Méthode : SSH. Nom d'utilisateur : compte UNIX de l'admin sur l'hyperviseur. Nom de l'hôte : nom ou IP de l'hyperviseur.
Et voilà. Un petit hyperviseur simple pour des besoins simples administrable à distance par des personnes très peu familières avec la ligne de commande.
Prenons l’exemple de la Tesla modèle S : il y a plusieurs configurations possibles, mais la plus petite batterie fait 75 kWh. Ce nombre correspond à la quantité d’énergie que la batterie peut stocker. 75 kWh d’énergie, c’est une façon de dire que la batterie peut délivrer une puissance continue de 75 kW émise durant 1 h. Ou bien 150 kW émise durant 30 minutes. Ou encore 300 kW émise durant 15 minutes.
Lors de la recharge (supposée sans pertes), c’est l’inverse : pour recharger une telle batterie en 1 h, il faut l’alimenter avec 75 kW de puissance. Pour la recharger en 15 minutes, il faut un chargeur de 300 kW.
Pour recharger la batterie de 75 kWh en 10 secondes, il faut un chargeur capable de délivrer une puissance de… 27 000 kW. Soit vingt-sept mégawatt.
Pour vos donner une idée, le type d’installation la plus répandue en France est celle qui propose 6 kW à une maison toute entière (en réalité on parle de 6 kVA, mais pour simplifier un peu, on va dire que c’est la même chose, l’erreur n’est pas très importante et de toute façon pas énorme).
Afin de recharger en 10 secondes notre Tesla S, il faudrait donc une puissance électrique équivalente à 4 500 ménages, soit la puissance électrique délivrée par EDF à une ville de 10 000 habitants environ.
Le problème n’est pas la quantité d’électricité nécessaire, mais la vitesse à laquelle on l’injecte dans notre batterie : pour transporter 75 kWh d’énergie en 10 secondes de votre prise à la batterie, il faut non seulement une source d’énergie colossale, mais aussi une prise énorme ainsi que des câbles démesurément gros.
Si on reste sur du 230 V, le câble serait traversé par 117 000 ampères. N’importe quel câble fondrait instantanément avec une telle intensité. Avec la gaine du câble, la prise, le mur, le compteur, le transformateur électrique et même toute l’installation EDF jusqu’à la sortie de la centrale. C’est juste infaisable.
Pour vous donner une autre idée, même recharger un téléphone portable en 5 secondes n’est pas possible : il faudrait faire passer du 16 A sous 230 V dans votre téléphone. C’est à peu près le câble utilisé pour un chauffage électrique de 3 000 W : ces câbles sont gros et ce n’est pas pour rien : à cette puissance, le cordon d’alimentation risque de fondre si il était moins gros, tellement ça chauffe.
