The Daily Shaarli
Qu’on ne s’y trompe pas : ces hackathons sont des pièges à cons et je m’excuse pour la vulgarité du propos. Sous couvert d’organiser un évènement populaire, ces structures réalisent une économie substantielle. Au lieu d’embaucher ou même de faire appel à des freelances, elles utilisent du temps de cerveau gratuitement, de personnes qui ont besoin de se faire la main, sans rémunération ni réelle contrepartie, si ce n’est de la bière et de la pizza. Si, en tant que technicien, vous ne valez pas plus qu’une bière et une pizza, vous faites un bien vilain métier.
Il est bien évident que des débutants ont besoin de se faire la main, tout le monde est passé par là et cela vaut dans toutes les professions. Mais demander à des personnes d’œuvrer quasiment sans interruption pendant 48 h ou 72 h, sur un projet gouvernemental ou privé, sans les rémunérer ni les gratifier, cela s’appelle du travail dissimulé et quand on voit le nombre de hackathons qui fleurissent chaque semaine, on se demande sincèrement pourquoi l’URSSAF ne met pas son nez dedans.
En effet, à partir du moment où quelqu’un vous impose un lieu d’exercice, une mission, un délai et des instructions, cela peut relever du contrat de travail et qui dit contrat de travail dit salaire. Autant, dans le cadre des organisations non gouvernementales, cela peut tout à fait s’apparenter à du bénévolat et il n’y a pas matière à polémique, autant quand il s’agit de Cap Gemini, dont le chiffre d’affaires est conséquent, il est possible de supposer qu’un budget pour du développement puisse être débloqué, sans difficulté majeure.
Gros gros gros +1. Ces hackathons sont une version moderne du mythe "fais-moi telle ou telle chose, un design de site web, par exemple, gratos, ça te fera de la pub".
Et dans les commentaires :
Entièrement d'accord avec les propos tenus, et au delà de l'aspect réglementaire du travail dans lequel l'ursaff ferait bien de fourrer son nez, il y a aussi l'aspect prédation intellectuel. Combien de participant se font voler leurs idées en passant par les hackatons avec des promesses de développement et d'investissement non tenu pour se retrouver quelque mois plus tard avec l'organisateur qui sort une solution brevetée similaire...
A report in the Southern Metropolis Daily newspaper, translated by the SupChina newsletter and website on Wednesday, found that vast amounts of citizens’ private information can be freely bought by strangers, for very affordable prices.
For just 700 yuan, or $100, the paper’s reporters were able to find huge amounts of information about a colleague — including a full list of hotel rooms checked into, airline flights taken, Internet cafes visited, border entries and exits, apartment rentals and real estate holdings. All they needed was his personal ID card number.
They were also able to purchase data to pinpoint another colleague’s location in real time via his mobile phone or buy detailed information about bank transactions, driving infractions and train journeys — even whom their colleague stayed with during each hotel visit.
[...]
The data is available on hundreds of tracking services advertised on China’s Internet platforms. Some may be fraudulent, but others are clearly accessing information from national police and government databases, as well as banks and mobile carriers, David Bandurski, a researcher at the University of Hong Kong’s China Media Project, wrote in the SupChina piece.
It is either being sold by the police and authorities — or outsiders are hacking into national databases, Bandurski wrote.
If that wasn’t bad enough, China is already in the midst of an ambitious plan to centralize everyone’s data and issue everyone a score based on their “social credit.”
[...]
A city government official told NPR the score draws on up to 3,000 items of information collected from nearly 100 government entities to determine an individual's public credit score, adding the city also plans to reach for other sources of personal information. A good score earns rewards like discounted airline tickets, and a bad score could one day lead to problems getting loans and getting seats on planes and trains.
But it also quoted Zhu Dake, a humanities professor at Tongji University in Shanghai, as warning the authorities could start judging people in moral or ideological grounds.
Nan mais ce n'est pas grave ça, tu auras des promotions commerciales en échange, imagine comment ça sera trop mieux !
[...]
"It's definitely the police who sold this information. You don't need to pretend it is not you,” said one user, while others complained that it would be impossible to buy government officials' personal data.
“Only we, citizens, don't have any privacy,” one wrote.
Via La ML Désidédata (voir http://shaarli.guiguishow.info/?NewrhQ )
