The Daily Shaarli
Habitué à la commande shred, je découvre la suite d'outils secure-delete. Quelles différences ?
sfill (effacer, de manière sécurisée, l'espace disponible sur un support de stockage), sswap (effacer, de manière sécurisée, une partition swap) et smem, renommé sdmem dans le package Debian (effacer, de manière sécurisée, l'espace disponible en RAM) n'ont pas d'équivalent avec shred ;srm et shred ?
srm travaille exclusivement sur des fichiers réguliers. Ainsi, il n'existe pas d'équivalent à shred /dev/sdc avec srm. Du coup, il n'est pas possible d'effacer juste l'entêtre d'une partition chiffrée ou un disque dur en entier (y compris la table des partitions et tout), par exemple ;shred réécrit plusieurs fois (3 couches par défaut) des nombres aléatoires sur chaque fichier puis ajoute éventuellement une couche de zéros (si c'est demandé avec l'option « -z ») puis renomme puis tronque puis efface chaque fichier. srm suit la méthode de Gutmann : réécrit plusieurs fois des couches de nombres aléatoires, des couches avec les valeurs spéciales définies par Gutmann puis ajoute éventuellement une couche de zéros (si c'est demandé avec l'option « -z ») puis renomme puis tronque puis efface le fichier. srm veuille à vider les buffers à chaque passe, pas shred. srm est, a priori, un poil plus sécurisé même si Gutmann a modifié son papier depuis pour indiquer que quelques passes suffisent avec les disques dur récents (pas besoin de dérouler les 38 passes de son algo initial, quoi) et le NIST (peut-on leur faire confiance ? ;) ) a confirmé que les analyses magnétiques sont rendues inopérantes avec les nouveaux disques dur, compte-tenu de leur grande densité ;srm possède un mode récursif (« -r »), pas shred. Le comportement de shred est plus personnalisable (nombre de passes, nombre d'octets à écraser, etc.) que celui de srm.Je profite de ce shaarli pour rappeler que si ce type d'effacement sécurisé (shred ou srm, peu importe) a montré son efficacité sur les disques dur, c'est tout l'inverse pour les supports de stockage basés sur de la mémoire flash (SSD, clé USB, carte SD, etc). De plus, il faut faire attention aux autres traces laissées par la journalisation des systèmes de fichiers modernes (qui, par défaut, ne contient pas le contenu des fichiers mais quand même), les mécanismes de cache, RAID, snapshots, compression, etc. ainsi que les mécanismes de lissage de l'usure incorporés directement dans le microcode de nos supports de stockage modernes. À ce sujet, le manuel de shred a une longueur d'avance sur celui de srm car il présente les limites de l'outil. La seule solution fiable, c'est d'utiliser le chiffrement intégral des supports de stockage.
« Dans le cadre de la consolidation en cours de Cyanogen, tous les services et les compilations journalières soutenues par Cyanogen seront supprimés au plus tard le 31/12/2016. Le projet Open Source et le code source resteront disponibles pour tous ceux qui veulent construire CyanogenMod individuellement, » pouvons-nous lire sur le blog de la société.
Le dérivé d’Android CyanogenMod, privé du support et des ressources de la société, peut aujourd’hui être considéré comme mort. L’éditeur, dont le management actuel l’a mené à cette décision pour le moins regrettable, se coupe toute possibilité de revenir dans la course.
[...]
Un nouvel OS mobile sera proposé au public : Lineage. « C’est plus qu’un nouveau nom, explique l’équipe en charge de CyanogenMod. Ce fork reviendra aux racines de l’effort communautaire qui définissait CyanogenMod, tout en maintenant la qualité et la fiabilité professionnelles à laquelle vous vous attendez maintenant. »
:((((
Comment veux-tu convaincre des noobs d'utiliser autre chose que du Google Android de base ? Au moins Google ça marche et ça ne prend pas la tête à suivre. Là, il faudra expliquer aux gens que Cyano => Lineage pour des raisons qui sembleront totalement obscures aux non-initié-e-s. Continuons comme cela, le libre vaincra. Pffffffffff :((((
Ne jamais oublier que sur BSD et GNU/Linux, cette option est gérée par le noyau lui-même, pas par l'implémentation BGP (BIRD, OpenBGPd, Quagga, XORP, etc.). Cela signifie que si le mdp n'est pas le même sur chaque routeur BGP, la session ne se monte pas car le noyau du receveur d'un SYN n'y répond pas car il ignore silencieusement ce segment TCP car son condensat MD5 est incorrect.
Dans un lab, une capture réseau me montrait que les SYN étaient bien envoyés et reçus mais que mes routeurs les ignoraient. Je pensais à un problème de pare-feu mais j'avais bien ouverts les ports. Si l'on stoppe l'implémentation BGP, le routeur d'en face reçoit bien un RST. Jusqu'à ce que je relise la conf' de mes routeurs et que je constate l'absence de mdp d'un côté. J'ai désormais l'explication : les SYN étaient ignorés car le hash MD5 était incorrect. Tout s'explique.
Le passage des saisons est une alternance entre deux périodes :
- du 21 juin au 21 décembre : où la journée dure de moins en moins longtemps et où le Soleil est de plus en plus bas dans le ciel ;
- du 21 décembre au 21 juin : où la journée est de plus en plus longue et le Soleil va de plus en plus haut dans le ciel.
Nos ancêtres l’avaient également remarqué, et comme le Soleil était essentiel, ne serait-ce que pour faire pousser les récoltes et pour éclairer, ils étaient inquiet que le Soleil descende si bas dans le ciel hivernal.
Quand finalement vint le solstice d’hiver (de « sol », Soleil et « -stice », arrêt), ou le Soleil s’arrête de descendre pour ensuite commencer à se relever, les anciens organisaient alors une fête, le « Sol Invictus » destinée à célébrer le présage de jours plus longs et plus chauds.
L’idée du Soleil renaissant dans sa splendeur a donné l’expression « dies natalis solis invicti », ou « le jour de la naissance du Soleil invaincu ».Le solstice d’hiver ayant généralement lieu autour du 21 décembre, et comme il faut toujours quelques jours pour que la remontée du Soleil dans le ciel soit visible par les astronomes, Sol Invictus se tenait autour du 25 décembre.
La définition chrétienne de Noël, elle, a été placée ce même jour par l’Église afin de profiter d’une fête qui était déjà largement implantée dans la culture populaire et mieux se propager un peu partout en Europe.
Il a tout de même fallu attendre l’an 336, soit plus de trois siècles après Jésus Christ, pour que la naissance de ce dernier soit placée au 25 décembre et vienne remplacer Sol Invictus. Car bien avant l’an 336, et même avant l’an 1, Sol Invictus et toute cette période était déjà festive pour beaucoup
