The Daily Shaarli
Alors que Cazeneuve l’attaque et dénonce ses dangers, ses collègues en usent et en abusent. Pour échapper à quelles grandes oreilles indiscrètes ?
Nos élus sont très à l’écoute. À l’instar des terroristes, ils utilisent de plus en plus les messageries téléphoniques cryptées et instantanées. Un comble, au moment où le ministre de l’Intérieur - qui, le 23 août, recevait à ce sujet son homologue allemand Place Beauvau - veut lancer une initiative européenne pour contrer Telegram si utile aux terroristes.
Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais. C'est pour ça que cet article du Canard est très important : dénoncer les contradictions, c'est important. Le chiffrement fort ne doit pas être réservé à une élite et encore moins à des représentant-e-s du Peuple.
Durant l’été, la liste, déjà longue (« Le Canard », 20/7), des adeptes de cette messagerie cryptée d’origine russe - la plus prisée, semble-t-il - s’est considérablement allongée. Comme si certains craignaient, à l’approche des échéances électorales, des écoutes d’officines ou de services de l’Etat. Mais qu’ont-ils donc à cacher ?
La confiance règne !
Même le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, s’est récemment converti à Telegram. Pas (encore) le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Mais ses proches - notamment sa conseillère spéciale, Marie-Emmanuelle Assidon - l’utilisent depuis belle lurette. Autre récente convaincue : Juliette Méadel, secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes. L’actuel numéro 1 de la police judiciaire de la préfecture de police, Christian Sainte, s’en sert aussi, tout connue ses prédécesseurs — parmi lesquels Frédéric Péchenard, aujourd’hui dircab de Paul Bismuth… pardon, Nicolas Sarkozy !
Au moins trois candidats à la primaire ont adopté l’application russe. Deux à gauche : Benoît Hamon - qui a rejoint l’application le 27 juillet - et Arnaud Montebourg. À droite, pour le moment, un seul adepte : François Fillon, fan de Poutine. Si Alain Juppé ne s’y est pas encore mis, son bras droit, Gilles Boyer, si. De même Aquilino Morelle, l’ex-conseiller spécial de Hollande, devenu éminence de Montebourg.
Sans doute pour tromper l’ennemi, Montebourg, Hamon et leurs amis proches utilisent également ProntonMail, une autre application chiffrée, dont les serveurs sont basés en Suisse. Y ont-ils planqué leurs tré—
sors programmatiques ?Chez les députés, Telegram rencontre également un vrai succès... Ils s’échangent des mots doux dans l’hémicycle, sans doute. À moins qu’ils ne partagent leurs photos de vacances. A gauche, en effet, Olivier Dussopt, Patrice Prat, Edouardo Rihan Cypel, François Lamy, le lieutenant de la maire de Lille, et quelques autres se sont connectés à la mi-juillet. Plus anciens utilisateurs de la messagerie cryptée : Pascal Terrasse, Pascal Popelin ou Richard Ferrand, député du Finistère et principal soutien d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie. Il faut dire que l’élu breton est un peu obligé de se servir de Telegram : Macron en est un fervent adepte ! Pas mal, pour le promoteur de la « French Tech »…
À droite, le grand organisateur de la primaire et député des Hauts-de-Seine, Thierry Solère, utilise les messageries cryptées. Au moins, lui a une bonne raison : il aurait été écouté par la DGSE, sur ordre de Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée… Éric Ciotti, le Monsieur Sécurité des Républicains, partage également ses secrets via l’application russe. Thierry Mariani échange aussi sur Telegram. Mais, lui, c’est pour faire marcher le commerce avec la Russie : il est député des Français résidant dans les pays de l’Est…
Russe de Sloux
Eux aussi sensibles à l’âme slave et, de surcroît, génétiquement méfiants, le trésorier du Front national, Wallerand de Saint-Just, ainsi qu’Alain Vizier — conseiller en communication de Marine Le Pen, après avoir été celui de papa — échangent via l’application chiffrée. Jean—Luc Mélenchon, qui se veut le meilleur ennemi de la candidate frontiste, fait également partie des utilisateurs. Comme tout son état-major, d’ailleurs.
Dernier candidat putatif à la présidentielle, François Bayrou s’est récemment converti aux échanges chiffrés. Il est le seul, au MoDem.
Normal, les centristes se font rares...
Jérôme Canard
Je n'ai qu'une seule chose à dire : envoyez-moi tous ces terroristes au trou ou dans un centre de détention préventive !
Dans le Canard Enchaîné du 24/07/2016. Merci Alarig. :)
Sur 3597 publications étudiées, 987 sont touchées par de telles erreurs, soit près de 20 % ! La cause de cette épidémie est simple : l’évocation de gènes suppose souvent l’utilisation de longues listes, qui sont stockées dans un tableau. Problème, Excel confond certains noms de gènes avec des dates ou nombres classiques. Un souci que rencontrent également d’autres tableurs.
Exemple, Septin 2, connu sous le nom de SEPT2, se transforme en 2 septembre sous Excel. Il en va de même avec MARCH1, converti en 1er mars. Quant aux identifiants RIKEN utilisés dans ce secteur, ils sont eux aussi convertis par Excel. Par exemple, 2310009E13 devient 2.31E+13. De nombreux fichiers Excel liés à des publications scientifiques sont touchés par ces problèmes, faussant ainsi les données proposées par les chercheurs.
Ces documents étant massivement réemployés par la communauté scientifique, ces erreurs se diffusent. Un nettoyage des fichiers Excel en circulation et une meilleure formation des utilisateurs seront requis pour éliminer ce problème, qui atteint aujourd’hui une ampleur inédite. Une suite de scripts Bash est proposée sur SourceForge.net afin d’aider à détecter les erreurs dans les noms de gènes présents au sein de fichiers Excel.
O_O
En clair, le pilote Intel ne supporte pas la gestion des VLAN et de l’agrégation sous Windows 10 avec l’ensemble des modèles de la gamme. Ces fonctionnalités, très répandues dans le monde professionnel, fonctionnaient pourtant sans heurts depuis des années sous Windows XP, 7 et 8, ainsi que sur toutes les versions « Server » de Windows.
[...] La myriade d’ingénieurs d’Intel serait-il incapable de développer un pilote fonctionnel depuis plus d’un an ? C’est plus compliqué. Selon nos sources, le problème viendrait surtout de Microsoft.
Après avoir supprimé discrètement ses propres fonctionnalités d’agrégation réseau (New-NetLbfoTeam) dans l’update 10586 de Windows 10 (qui fonctionnaient sans problème auparavant), le mammouth de Redmond souhaiterait désormais interdire aux fabricants tiers de proposer des fonctionnalités « avancées » dans son système d’exploitation « grand public ». Microsoft se réserve d’ailleurs le droit de supprimer arbitrairement une application qu’il juge « inopportune » de votre machine lors d’une mise à jour. Et il ne s’en prive pas : la dernière « Anniversary Update » a ainsi désinstallé d’office les pilotes réseau avancées de Realtek, qui proposaient justement les mêmes fonctionnalités (VLAN, Teaming, …).
D’autres fonctionnalités « pro » comme l’initiateur iSCSI ou Hyper-V seraient aussi sur la sellette. Microsoft souhaiterait probablement, au final, supprimer l’ancienne segmentation Home/Pro en vigueur jusqu’ici pour ne proposer qu’un système d’exploitation strictement « grand public » et dépourvu d’options avancées. Ceux qui s’en servaient devront alors se tourner vers les versions « Server » de Windows (prévue pour rappel pour fin septembre) bien plus chères.
Écosystème verrouillé, tout ça. J-O-I-E.
Via #grifon.
